Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 Un oubli [Fini x)]

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MessageSujet: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 2:42

Une veste posée sur le dossier d'une chaise, un cours qui se déroulait sous le son de la voix d'un professeur d'histoire qui semblait ne pas aimer son travail mais qui enseignait quand même pour avoir sa paie. Mariko avait devant elle, une feuille double ouverte, elle marquait à l'aide de sa main gauche, les idées principales du cours et il y en avait beaucoup. Qu'est ce que ça pouvait être ennuyant, mais la jeune fille avait décidé de ne pas décrocher et de suivre calmement, elle avait deux heures d'histoire le vendredi soir et ils venaient à peine d'entamer la vingt et unième minutes du premier cours. Il y avait quelques bavardages derrière la skateuse mais elle n'y faisait pas cas, de temps à autres, elle fermait les yeux pour pouvoir mieux se focaliser sur le cours.

Elle fini par décrocher du cours à la deuxième heures, Deux heures d'affilées, quelle supplice, elle dessinait au coin de sa feuille, feintant d'écouter alors que ce n'était pas du tout le cas, d'ailleurs le professeur le remarqua et posa violemment ses mains sur le bureau de Mariko qui sursauta, A présent, elle avait les yeux écarquillés à regarder son professeur d'histoire qui ne semblait pas très content,


« - Ishikawa, je vous prierez d'écouter ce cours au lieu de dessiner sur votre feuille!



  • Oui, monsieur »
Elle ravala sa salive, elle s'était crispée un moment à cause de sa petite frayeur, Mariko sentait, d'ailleurs, son palpitant battre la chamade. Elle reprit le fils du cours après s'être un peu calmée. Au bout de vingt minutes, elle regarda par la fenêtre et se fit encore rappelé à l'ordre ou encore interrogée, bien sûr, elle ne savait pas répondre puisqu'elle n'écoutait pas du tout. Qu'est ce qu'elle aurait aimé être dehors à ce moment là, pouvoir faire du skate tranquillement, mais il fallait qu'elle suive ce foutu cours d'histoire plus qu'ennuyeux, Elle n'en pouvait, elle qui était une vraie pile électrique, elle changeait souvent ses jambes de position, un coup croisées, un autre normale, après en mode vautrée sur sa chaise, ainsi de suite.

Les minutes défilèrent lentement, très lentement. Le son de la liberté retentit enfin, Mariko rangea ses affaires puis au moment de sortir...


« Ishikawa! »

Mariko s'arrêta à contre coeur et regarda son professeur d'histoire qui lui disait de venir au bureau, ce qu'elle fit, elle mit ses mains dans ses poches et le fixa, il lui faisait la morale, ça ne changeait pas trop, il lui demandait d'être plus attentive et comme d'habitude elle répondait avec un petit sourire qu'elle suivrait mieux la prochaine fois, alors que ce n'était pas du tout le cas, Elle retourna juste après aux dortoirs, elle arriva à sa chambre, posa ses affaires et alla s'installer à son bureau où elle travailla un moment sur ses devoirs. Et oui, Mariko sait travailler, c'est étonnant mais elle sait faire! Elle allait ensuite faire un peu de guitare puis sortir un peu avant le couvre feu. Ses devoirs finit, elle chercha sa veste, aucun signe de celle-ci, elle souffla en se souvenant qu'elle était dans la salle d'histoire, elle croisait les doigts pour que le prof ait oublié de fermer la porte à clef.

La jeune skateuse regarda par la fenêtre, le soleil commençait à se coucher lentement, elle s'étira puis se drigea vers la salle d'histoire, comme prévu, personne dans les couloirs et elle avait eu de la chance, le professeur avait oublié de fermer la porte. Elle souria gaiement et entrebâilla la porte, elle parcourue la salle du regard et remarqua sa veste, seule au monde dans cette salle vide, enfin plus si vide que ça maintenant, Elle alla la récupérer et se dirigea vers le bureau en remarquant un papier sur le bureau, Mariko se retint de rire en voyant que le professeur dessinait sur ses cours quelques arabesques.


*Et après ça me fait la leçon, alors qu'il n'est pas mieux? Hum... Amusant. Faîtes ce que je dis et pas ce que je fais? *


Dernière édition par Mariko Ishikawa le Ven 29 Jan - 22:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 3:45


    Un sombre jean slim, un sweat-shirt noir trop long dont les manches lui cachent les doigts, l’être sombre et filiforme auquel on a attribué l’étiquette du parfait mec à ne pas fréquenter se tenait bien droit sur sa chaise et copiait assidûment la leçon que le professeur était en train de dicter. Voilà ce qu’un observateur extérieur aurait pu constater : c’est un élève sérieux qui aspire à devenir quelqu’un. Il a la tête solide malgré un passé sans doute sordide. Il a les épaules fortes et supporte sur son dos toutes les peines qu’ont dû subir ses pauvres parents, c’est un exemple parfait de la capacité de l’homme à l’adaptation. Ce petit ira loin. S’il ne devient pas un grand homme d’affaire, il fondera une belle famille et sera le chef d’une grande firme fructueuse.

    Vrai. Faux. Vrai et faux comme tout ce que l’on dit des fous, comme tout ce que l’on pense des hommes. Si lui, Ciel, était bien assis sur ce dit siège et copiait cette dite leçon il ne le faisait que machinalement, avalant sans réfléchir les données que l’on lui transmettait. Aspirait-il à devenir quelqu’un ? Sans nul doute mais certainement autre chose que ces pauvres PDG enfermés dans son bureau et dans sa solitude. Avait-il les épaules fortes ? Dans ce cas pas assez car il n’arrivait même pas à supporter le mini bout de passé que sa conscience avait bien voulu lui lâcher. Lâche, lâche, lâche : il courait à reculons après un passé qu’il ne supporterait pas. S’il faisait la tête de quelqu’un de concentré ce n’était que pour avoir constaté que le pédagogue interrogeait plus facilement un élève qui avait la tête ailleurs. Laisser courir son stylo sur le papier lui permettait de songer discrètement aux choses de la vie sans être dérangé. Mais où allaient donc ces notes qu’il s’efforçait de soigner et par lesquelles il se soignait ? Ailleurs. Il les perdait généralement en sortant de la salle. Il doit exister un endroit entre les salles de cours et le dortoir où vont se nicher toutes les copies oubliées. Un jour il s’aventurera peut-être à la recherche de cet endroit mystérieux. Bien que ce soit strictement inutile. Tout est enregistré là, dans sa boîte crânienne. Mais laissez-le mieux vous expliquer… Vous savez, le cerveau est une chose particulièrement complexe. Parfois on l’oublie un peu mais c’est plus lui que le cœur qui est responsable de la gestion des sentiments. C’est par lui qu’on aime, c’est pour lui qu’on hait. Pour lui ça a fait un drôle de trou dans tout son être. Un trou qui va d’un côté à l’autre de sa poitrine. Un trou tout net au travers du quel il peut passer son bras. La cloche sonna. Surpris, il lâcha son stylo et se leva en regardant autour de lui. Les autres élèves se dirigeaient déjà vers la sortie.

    Après une longue journée passée en compagnie de lui-même seulement, il dut, à sa plus grande exaspération, admettre que les chances qu’il fasse quelque chose d’intéressant ce soir étaient minces. Presque autant qu’une fourmi pouvait se transformer en papillon quoi. Évitant tout contact avec les autres, réellement, il pesta et se rendit en vitesse en direction du lycée, pour allez chercher Haru ; Il ne lui avait pas parlé aujourd’hui, et la douce voix aigu de l’adolescente semblait lui manquer. Ah, cette fille. Etait-ce de l’amour ? Il n’en savait rien, il ne voulait pas chercher à comprendre, pas maintenant. Mains en poches, il observa du coin de l’œil le soleil se coucher, une légère brise vint même le faire frissonner. Une chance pour lui que le Lycée n’était qu’à deux pas de l’Université, il n’avait pas la moindre envie de tomber malade. Ah, et Haru, espérons qu’elle ne soit pas déjà sortie, elle va attraper froid. Il s’inquiéta vivement, et accéléra sa marche. Poussant le portail fait de fer forgé, et pénétrant ainsi la cours pour finalement se dépêcher de rentrer dans le bâtiment. Ils n’avaient rien changé en matière de décoration, quoique, ils avaient peut-être refait la peinture, les lieux semblaient avoir pris un coup de jeune. Bref, il ne s’y attarda pas plus que ça. Gravissant les marches pour se rendre au deuxième étage. A moins qu’ils aient changé la disposition des classes, les deuxièmes années se trouvent là bas. Une fois dans le couloir, il observa attentivement les lieux. Tout était totalement désert. Une pointe d’inquiétude se forma chez Ciel, il examina du coin de l’œil chaque classe, toutes étaient fermées … Ou presque, l’une d’entre elle était ouverte, il se plaça devant celle-ci, et poussa délicatement la porte, appelant naïvement Haru d’une voix chaleureuse.

    « Haru … ? »

    Il pénétra la pièce, et scruta les lieux. Une personne était bien présente, mais à en juger par sa taille, ce n’était très certainement pas Haru. Cette dernière avait beau être petite et frêle, elle n’en était pas naine avec ses un mètre soixante et un. Il plissa ses yeux, observant longuement l’inconnue. Le couché de soleil ne l’aidait pas à déterminer l’identité de la jeune fille, au contraire, il était complètement aveuglé. Il s’avança donc machinalement, silencieusement et s’arrêta environs à mi-chemin. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise, ses sourcils s’étaient automatiquement. Et, automatiquement, il déposa sa main sur l’un des bureaux qui se trouvait juste à côté de lui, comme pour essayer de se retenir de tomber. Mariko. Ca faisait un baille, deux semaines après leur dernière rencontre au gymnase, Ciel c’était absenté jusqu’à sa rentrée à L’université. Soit environs un mois. Faute de place chez les troisièmes années, ils l’avaient autorisé à partir faire des études supérieures. Quelle chance il avait eu.

    « Mariko »

    Apparemment il ne savait pas vraiment quoi dire. Il était loin d’être bouche bée, non, il s’était remit rapidement de sa surprise, c’est juste que répéter ce nom l’amusait. Il remit ses mains silencieusement dans les poches de son jean et s’avança vers Mariko. Ah, lui, il n’avait plus besoin de porter cet uniforme. Vive la liberté, moi j’vous l’dis. Les converses lui vont tellement mieux que ces chaussures bizarres là qui font mal aux pieds à la fin de la journée. En faite, il n’y a que sur les filles que ça va bien. Enfin, sur certaines filles, les lycéennes mignonnes quoi. La mini jupe allait divinement bien à Haru, elle laissait le champ libre pour regarder ses fines jambes métissées. A Mariko aussi ça allait bien, mais pour tout vous dire, depuis que Ciel a été voir plus loin, il s’en fiche un peu maintenant. Enfin … Il ne serait absolument pas contre pour une deuxième nuit en sa compagnie, même si c’est sa jeune sœur qui occupe pour le moment toutes ses pensées.

    « Tu vas bien ? »

    Naturellement, il avait posé cette question naturellement, presque comme si ce qui c’était passé il y a quelques mois n’avait pas eu lieu. Non pas qu’il ne s’en souvenait plus, enfin, si, mais il refusait de s’en souvenir volontairement. Mariko devait très certainement avoir peur de lui après toutes les frayeurs qu’il lui avait fait subir. Il en était sincèrement désolé, je crois qu’il ne s’en été pas vraiment rendu compte. Serait-il durant ces quelques mois, devenu quelqu’un de responsable et un peu moins égoïste ? Cela reste à prouver je pense. Ciel reste Ciel, c’est dur de le changer.


Dernière édition par Ciel Kuran le Sam 23 Jan - 21:49, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 12:21

La deuxième années était toujours devant ce bureau vide de présence excepté ce cours et ce cahier d'absence si bien exposé sur celui-ci. Elle, qui n'aimait pas l'ordre trouvait cela, franchement ridicule. A quoi bon ranger proprement ses affaires de cours, pour les redéfaire à chaque cours? Encore une question sans réponse et, à vrai dire, elle ne voulait pas tant le savoir. Mariko posa son regard sur la fenêtre, le soleil était un peu plus bas que lorsqu'elle était sortie de sa chambre. Il se cachait presque sous la montagne, il descendait si lentement comme s'il narguait la lune en la faisant languir.

Elle croisa les bras puis alla sur le côté gauche du bureau, non loin de la fenêtre, elle s'appuya dos contre celui-ci et regarda le ciel, avec un air un peu rêveur. Mariko aimait bien ce genre de couleur, les nuages prenaient une teinte rougeâtre/ rosâtre, et le ciel virait de l'orange au rouge, c'était apaisante.

Pour ne pas changé, elle plongea dans ses pensées observant à présent l'azur d'un air totalement absent. Elle sentit son ventre se torde, ainsi que son cœur qui loupait un battement, elle avait sursauté en entendant le prénom « Haru ». Elle se tourna vers la personne qui parlait, elle n'avait pas eu de mal à le reconnaître, elle avait tellement eu de frayeur à cause de lui. Mariko soupira, se demandant ce qu'il faisait là, alors qu'il devait être à l'université. Elle décroisa ses bras puis les mit dans les poches de sa veste qu'elle était venue récupérer, le Don Juan l'avait enfin reconnue en prononçant son prénom. Elle laissa un blanc avant dire:


« Tiens, Sora, quelle surprise »



C'était bien le cas de le dire, elle ne s'était pas du tout attendu à le voir là et à cette heure-ci aussi. Le ton de sa phrase n'avait rien d'enthousiaste ou de joyeux, et elle ne semblait pas en colère. Elle resta de son côté du bureau, elle comptait bien rester derrière cette limite, elle ne voulait vraiment plus l'approcher, Mariko s'était donnée une raison de ne pas tant avoir peur de celui-ci, il n'avait pas pu la violer mais seulement, c'était grâce l'arrivé de Miruku et au comportement soudainement bizarre de Sora, qui avait eu l'air d'avoir des pensées douloureuse, finalement, il était inoffensif ou bien se trompait-elle encore?

Mariko fronça un sourcil à la question de celui-ci, elle haussa les épaules. Elle allait répondre mais en prenant sur elle.


« Ça va et toi? »



Elle s'était retenu de dire « Ça allait bien » à quoi cela lui servirait de dire une chose pareil? Mariko en eue vite marre de rester debout, elle s'assit sur le bureau après avoir sortit ses mains des poches, elle n'avait pas eu trop de mal pour s'y installer, elle balança un peu ses pieds, c'était plutôt inconsciemment. Elle avait beau tenté de se dire qu'il était inoffensif, elle avait cette boule au ventre qu'elle n'aimait pas tant que ça, cela la rendait anxieuse et à chaque fois qu'elle l'était, elle devait bouger ou bien, attraper l'un de ses habilles et le pinçoter pour se calme.

Une question lui traversait l'esprit depuis qu'il était arrivé et aller bien lui en faire part...


« Dis moi, a cette heure-ci, tu n'es pas censé être à l'université au lieu de traîner dans les couloirs des deuxièmes années? »


La question avait été posée avec un peu d'hésitation, elle regardait de temps à autre le guitariste puis se décida à regarder dehors. De toute façon, elle sentait bien que cette question allait se retourner contre elle, c'était vrai que normalement, elle ne devrait pas être ici, et encore moins après les heures de cours.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 16:01


    Son regard était inexpressif comme si on avait enlevé le restant d’humanité qui était dans ses prunelles. Il avait baissé ses yeux vers la jeune lycéenne, une silhouette bien plus petite que la sienne, et qui ne semblait pas des plus épaisses. Si petite devait-elle se sentir face à Ciel, de sa position assise cela n’y arrangeait rien. Il se contentait de détailler la silhouette de Mariko, elle n’avait pas vraiment changé en quelques mois. Peut-être que si finalement, en y regardant de plus près, elle avait maigris, elle semblait avoir perdu le gras de bébé qu’elle avait au niveau de ses joues. C’était dommage, car elle était plus mignonne avant, et moins maigrelette. Bon, avouez-le, ses critiques sur la maigreur sont de moins en moins vexantes. Il semble avoir prit conscience que lui-même n’est pas bien épais. Mais ce qui l’a fait changé d’avis radicalement là-dessus, c’est très certainement en ayant vu Haru. Cette dernière est mince, très mince, mais ça lui va terriblement bien ; Et puis, cela doit être de famille, en plus de leur beauté naturelle. Tient, maintenant qu’il y repensait, Ciel n’avait toujours pas eu l’occasion de voir à quoi son père ressemblait. De plus, il n’avait pas osé demander à sa jeune sœur de faire une description détaillée de son défunt paternel. Il voulait à tout prit éviter de faire pleurer la jeune adolescente. Quittant le monde des douces rêvasseries, Ciel reporta sa délicate attention sur son ancienne camarade. Mains en poche, il tripotait son portable, attendant impatiemment un appel d’Haru, pour avoir des nouvelles de celle-ci. Un peu trop protecteur sur les bords ? Je crois bien qu’il l’était devenu, quelque part, le simple fait de protéger sa jeune sœur, arrivait à faire naître en lui le sentiment de ne pas être tout seul. Et cette fameuse solitude là, semblait le quitter dès lors qu’il était en compagnie de la jeune Kuran. Dire qu’il allait enfin s’ouvrir au monde était un grand mot, trop grand pour lui. Ciel reste un homme discret et inextensible pour tous, oui, tous sauf Haru. C’est la seule qu’il aime profondément. Reste maintenant à savoir si c’est un amour fidèle, mais entre frère et sœur, ou le commencement d’une relation incestueuse.

    La chaleur de la pièce disparaissait petit à petit, ils devaient avoir coupé le chauffage pour qu’il fasse aussi froid désormais. Enfin, être dans la salle de cours était toujours mieux que d’être dehors. Il n’allait pas tarder à faire nuit, doucement, le soleil laissait place à la lune, plongeant alors lentement le ciel dans une couleur chaleureuse, aux multitudes de teintes, allant du rouge rosé, au orange jaune par endroit. Une vue magnifique, qui reteint bien longtemps l’attention de Ciel. Ce dernier prit l’initiative se re-concentrer sur Mariko, naturellement, elle avait joué le jeu et avait répondu avec une certaine décontraction à la question de Ciel. Cependant, quelque chose le fit doucement rire, elle l’avait appelé Sora. Ah, ce bon vieux Sora, cela faisait peu de temps qu’il avait abandonné ce bon vieux pseudonyme, pour se familiariser avec son véritable prénom : Ciel. Peu commun pas vrai ? Pourtant c’est bel et bien comme cela qu’il se prénomme. Oui, cela faisait longtemps que lui et la jeune lycéenne ne s’étaient pas revus, trop longtemps. Il aurait voulu recoucher avec elle, c’est si amusant. Et puis, pour tout vous dire, durant ces grandes vacances, rares ont été les fois où il a pu se divertir sexuellement. Etant beaucoup trop occupé avec sa jeune sœur, il n’a pas cherché à se trouver des amants. Revenant doucement dans son calme habituel, Ciel passa outre ce petit détail sur son identité, de toute manière, elle s’en rendra très certainement compte un de ces jours. L’université et le lycée étant lié, et les rumeurs parcourant les deux établissements, Mariko se rendra très vite compte de son erreur.

    - « Ca va et toi ? »

    D’un mouvement lent, Ciel hocha sa tête, pour dire tout simplement oui. A quoi bon se compliquer avec de longues phrases ? Il n’aime pas gaspiller sa salive, ou du moins, seulement lorsque c’est pour un langoureux baiser. En parlant de baiser, ah, qu’est-ce qu’il mourrait d’envie de voler un baiser à Mariko, là tout de suite ; C’est si amusant. Voir quelqu’un être surpris lorsque Ciel heurte ses lèvres aux votre, ça le fait doucement rire. Mais c’est aussi, quelque par, un moyen de se prouver à lui-même que la personne en face de lui rougit face à ses gestes déplacés. Il aimerait faire la même chose à sa sœur, mais pas maintenant, c’est trop tôt. Délicatement, il s’avança vers Mariko, et pu seulement appuyer le bas de son dos contre un des bureaux, juste en face de celui où se trouvait assise la jeune lycéenne. La distance maintenant écourtée, Ciel observa plus en détail chaque partie du corps de la deuxième année, guettant chacun des gestes de celle-ci avec le plus grand amusement.

    - « Dis moi, a cette heure-ci, tu n'es pas censé être à l'université au lieu de traîner dans les couloirs des deuxièmes années? »

    Esquisse d’un petit sourire moqueur, machinalement, Ciel baissa son visage vers les pâles genoux de Mariko, avant de relever les yeux vers cette dernière et d’ainsi lui répondre.

    « Je suis venu juste pour te voir. ♥ »

    Ah, quel charlo celui là, ses phrases idiotes ne faisaient vraiment rire que lui. Il laissa un long moment de blanc, pour mettre le doute en Mariko. Voir les autres dans l’incompréhension la plus totale était quelque chose de divertissant pour lui. Bon, histoire de ne pas trop laisser le temps s’écouler, il se décida de réellement expliquer les raisons de sa venue dans le lycée.

    « Non, ce n’est pas vrai. Je suis venu ici pour voir Haru, Haru Kuran. Tu la connais ? » Dit-il avec un petit sourire décontracté, à la limite d’avoir des petites étoiles qui brillaient dans ses yeux. « Et toi alors ? Tu attends quelqu’un ? Tu avais un rendez-vous amoureux ici ? » Fît-il ironiquement à Mariko, en plaçant délicatement ses mains sur son jean.


Dernière édition par Ciel Kuran le Sam 23 Jan - 21:52, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 16:58

Sa veste lui tenait assez chaud mais pas assez puisqu'elle sentit que la salle s'était refroidie, elle fut parcourue d'un léger frisson dans tout le corps, c'était fort désagréable. Mariko regardait toujours à l'extérieur, le ciel était vraiment magnifique. Elle pensait que le lendemain, elle irait sur le toit, fumer sa clope du soir et regardant paisiblement le couché de soleil, elle pourrait se coucher totalement calme, quoi de mieux qu'une cigarette et un beau paysage?
Elle dut regarder Ciel puisqu'il ne parlait pas, elle eut facilement sa réponse, il allait bien, Quoi dire de plus? Elle ne savait pas trop, elle allait pas non s'en réjouir, bien que s'il avait dit non, elle aurait demandé pourquoi en s'attendant à ce qu'il ne réponde pas, il restait toujours aussi mystérieux. Mariko posa ses mains sur le bureau, pianotant celui-ci par pur réflexe, ca retranscrivait aussi le fait qu'elle soit guitariste et bassiste à la fois, il fallait à tout prix qu'elle fasse un peu de son avec ses doigts.
La jeune fille soupira un instant puis posa ses iris grises dans ceux azur du jeune homme, depuis qu'il était arrivé, elle ne l'avait pas encore fait, le regarder en face. Totalement, en face. Elle attendait une réponse de Ciel, elle souffla un peu à sa réponse. Elle se doutait bien qu'il disait n'importe quoi, voilà pourquoi elle réagit directement après cette réponse.


« T'as pas mieux en réponse bidon, la vraie raison peut être? »


Elle eut enfin la vraie réponse, elle fronça un sourcil lorsqu'il dit Haru Kuran. Ce n'était pas une fille de sa classe? Elle regarda un instant le sol, réfléchissant. Mariko attrapa le cahier d'absence et d'appel, elle regarda à sa classe. Elle fit glisser son doigt sur la page et trouva le nom et prénom de la fille en question, elle visualisa ensuite. La jeune fille reposa le cahier comme il le fallait.


« Ouais, elle est dans ma classe mais je ne lui ai jamais parlé, personnellement »


Elle le regarda puis souria amusée en voyant la tête qu'il tirait, elle secoua lentement la tête. Rien de tout ça, d'ailleurs, elle n'avait pas eu de nouvelle de Subaru pendant les vacances, elle regarda un instant le sol puis fini par relever les yeux et montrer sa veste.


« J'ai oublié ma veste après le dernier cours, je suis venue la chercher, donc rien de tout ça. »


La skateuse était bien amusée par ses questions mais bon, elle ne le montrait pas trop. Elle se leva puis se mit derrière le bureau pour bien replacer le cahier d'absence, au moins, le professeur ne se douterait de rien, Mariko revint s'asseoir à sa place peu après.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 18:09


    Ah, toutes ses pensées semblaient s’être tournées vers Haru. C’était la première fois qu’il pensait réellement à quelqu’un. Doucement, il se remémora les rares moments passés avec elle ces derniers jours, elle était malheureusement souvent enfermée dans sa chambre, très certainement à pleurer la mort de ses très chers parents bien aimés. Je me demande bien qu’elle serait sa réaction si elle apprenait que son père avait mit enceinte une prostituée qui, à la suite de cela, mit au monde Ciel, avant de tout bonnement l’abandonner dans les bras d’un pervers qui exploita jusqu’au bout l’innocent corps de son premier véritable premier enfant. Rien qu’à y penser, l’Universitaire en eu des maux d’estomac puissants. Il était assez responsable pour savoir que dire ce genre de chose à une jeune fille qui vient de perdre la prunelle de ses yeux était une chose totalement abominable. Enfin, pas aussi abominable que la dure vérité sur l’enfance de Ciel. Ce dernier mourrait d’envie de frapper à mort sa mère, pour l’avoir abandonné à un sort des plus horribles : Pour l’avoir contraint à la remplacer. Mais quelque part, aucune trace de jalousie n’émanait du regard de Ciel à l’égard de sa jeune sœur, il ne semblait pas rancunier, car en ayant vécus tel un moins que rien, il a su développer une robustesse physique à toute épreuve. Son mental en reste cependant un cran moins avancé, traumatisé par tout ce qu’il a subir, il reste aussi fragile psychologiquement que Haru peut l’être physiquement.

    Ciel ne semblait pas écouter les dires de la jeune lycéenne, il s’en contre fichait apparemment, les mots n’étaient parfois que poussière, rien ne vaut un geste. De son point de vu, c’est quelque chose qui l’atteindra moins que des paroles. En effet, puisqu’il est habitué à recevoir toutes sortes de coups, les paroles en sont devenues presque inexistante. Ce n’est pas pour autant qu’il ne possède pas un vocabulaire riche, bien au contraire ! Le brun a beau ne pas avoir suivie une scolarisation normal, il en reste quelque de suffisamment intelligent et charismatique pour faire éprouver chez autrui un certain sentiment de respect. Sous ses airs de sauvage, Ciel reste quelqu’un de calme, rêveur, et dont la logique est souvent impressionnante. Son petit air sadique et inhumain éveille cependant la méfiance des autres. Après tout, ils ne savent jamais à quoi s’attendre de la par d’un homme tel que Ciel, dont le regard vidé de tout bonheur semble vous noyer dans une mer de regret. En parlant de ses yeux, il semblerait que le droit soit légèrement voilé, de plus, il est plus clair que le gauche qui est d’un bleu azur nettement visible. Notre jeune Don Juan remarque-t-il la différence ? Et les autres ? Arrivent-ils à le voir même avec l’épaisse mèche brune de celui-ci ? Toutes ses questions partirent en fumées dès lors que le sujet de conservation se porta sur Haru. Mariko et elle était dans la même classe.

    « Ah ? Elle ne parle pas beaucoup ? Elle reste toute seule ? Désolé, je crois qu’elle est timide. »

    C’était fou comme Ciel pouvait s’inquiéter pour cette petite Lycéenne, il ne voulait absolument pas qu’elle devienne comme lui : Un être renfermé, un ermite, quelqu’un de froid et distant avec tout le monde. Non, c’était bien la dernière chose qu’il voulait. Machinalement il serra ses poings et se pencha vers Mariko qui s’était rassise sur son bureau. La distance entre les visages des deux jeunes étudiants désormais réduite ; Ciel semblait vouloir tout savoir sur la jeune Haru, mais autre chose détourna son attention au même instant. Son regard se porta sur les lèvres rosées de son ancienne camarade. Il n’avait même pas écouté ce qu’elle avait dit juste avant, attiré comme un aimant vers la bouche de la jeune fille, il n’hésita pas une seule seconde pour faire ce qu’il voulait déjà faire il y a quelques minutes.
    Doucement, délicatement, chaleureusement. Il déposa sa main sur le bras de Mariko, pencha légèrement sa tête tout en fixant les lèvres de la lycéenne. C’était comme une drogue, une soif qu’il était incapable de contrôler, Tel un vampire en quête de sang. Et il s’approcha, pour calmer ses étranges pulsions, encore légèrement, jusqu’à frôler la bouche de l’adolescente. Il l’embrassa, longuement. C’était un baiser passionné, car ils se faisaient rare du côté de Ciel ces temps-ci. Cette extrême douceur semblait être anormale venant de celui-ci, tous semblaient s’être habitués à voir un Sora Sauvage et fougueux. Ce Ciel serait-il différent ?


Dernière édition par Ciel Kuran le Sam 23 Jan - 21:54, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 15 Nov - 20:02

Mariko était, clairement, dans la classe de la petite Kuran, Elle se demandait si elle comptait pour Ciel, il semblait s'en inquiéter, C'était amusant de voir un être comme lui s'inquiéter pour quelqu'un. La skateuse pianotait toujours inaudiblement sur le bois du bureau, elle était si bien installée ici, bien qu'il n'y ait pas de coussin et autre, en fait on pouvait parfois la comparer à un chat, elle aimait dormir dans des endroits peu confortable mais elle trouvait toujours le moyen pour que ce le soit, en ayant une position décontractée, comme à présent. Est ce que Haru était seule? Elle n'en savait rien, elle ne faisait pas tant attention aux personnes environnantes, Mariko était déjà assez solitaire, pourquoi ce soucier de quelqu'un d'autre? Bonne question.

La jeune fille regarda le sol puis haussa les épaules et ne tarda pas à répondre.


« Tu sais, je passe pas mon temps à regarder la façon dont vives les gens, je la connais de nom, en cours, et j'entends très peu sa voix durant ceux-ci. Mais bon... Comme tu dis, elle doit être timide.»


Même sûrement, elle regarda Ciel qui se penchait dangereusement vers elle, la jeune fille ne bougea pas, il était déjà beaucoup trop proche à son goût et son ventre commençait à se faire sentir ainsi que la peur. Finalement, elle en avait toujours peur, elle n'arriverait peut être jamais à agir sans frayeur avec lui. La crainte s'était emparée de Mariko, elle n'osait pas bouger, elle ferma les yeux assez forts lorsqu'il posa sa main sur son bras, puis il l'embrassa, c'était bizarre, Mariko trouva on ne sait comment, le courage de poser ses mains sur les épaules de Ciel et de le faire reculer. Elle tremblait un peu, cela se sentait rien qu'en regardant ses bras, ses mains étaient toujours sur les épaules du jeune homme. Elle voulait garder une distance et restait ainsi, ou bien elle était tout simplement trop terrorisée pour pouvoir baisser les bras et aller de l'autre côté du bureau pour éviter qu'il ne la retouche.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Dim 22 Nov - 22:01


    Cette sensation étrange revenait à chaque fois qu’il embrassait quelqu’un. Une boule au ventre lui tordait les boyaux silencieusement ; Et son cœur ne semblait plus vouloir battre d’excitation. Et dire qu’il avait posé ses lèvres sur bon nombre de bouche, jamais, non, jamais il n’avait eu un sentiment autre que cette fameuse anxiété. Pourtant, tout le monde dit qu’un baiser c’est la plus belle chose que l’on peut offrir à quelqu’un, que c’est réconfortant, et chaleureux. Pourquoi avec lui ça ne marche pas ? Qu’est-ce qui ne va pas avec Ciel ? Qu’est-ce qu’il manque pour que cela soit si plaisant ? L’amour. Encore ce mot ? Il revient à chaque fois dans son esprit, pourquoi-donc à la fin ? Il n’arrivait plus à réfléchir ni à comprendre, c’était quelque chose de si mystérieux pour lui, que ça l’effrayait plus qu’autre chose. Venant de lui, ce manque de courage reste incompréhensible. Comment ce si fort Don Juan pouvait-il donc manquer de bravoure ? Aurait-on réussit à percer cette impénétrable carapace avec un simple mot ? Il est perdu le pauvre. Quoique, sur ce sujet là, il a toujours prit ses distances. Il se persuade que l’amour n’existe pas, mais ce petit côté romantique qui ressort de temps à autre l’en empêche farouchement. C’est comme si cupidon luttait contre l’esprit têtu de Ciel qui n’écoute que lui et lui seul. Un brin égoïste ? Oh, il est ! Totalement même. Mais qu’est-ce qu’il aimerait comprendre ce sentiment là, mais rien qu’à l’idée d’en devenir soi-disant dépendant, cela arrivait à le faire fuir loin, très loin !

    Non, même pas avec Mariko. Ca ne marchait désespérément pas, le soir où il avait couché avec elle avait donné le même résultat : Une insatisfaction totale. Vis-à-vis de lui, et de l’étudiante bien évidemment. Mais ce n’était très certainement pas la faute de celle-ci, sa pauvre naïveté l’a méchamment trahie en l’envoyant tout droit dans les bras d’un manipulateur de première : Ciel. Mais cette manie à vouloir tout contrôler parfaitement n’est qu’un bouclier face à sa fragilité naturelle. Cet être que l’on voit fort en apparence n’est qu’un vulgaire enfant sans défense en réalité. Un gosse, effronté, froid et distant ; Mais terriblement souffrant. Bah, personne ne l’a remarqué, heureusement pour lui : Se sentir faible par rapport aux autres et la chose la plus effrayante à ses yeux. Quel égoïste, quel idiot. Il pense connaître presque tout de la vie, mais c’est faux, totalement faux. Il a connu bon nombre de chose malheureuses, mais son existence n’est pas encore prête à s’arrêter, il a encore beaucoup de chose à voir, à entendre, à sentir et à ressentir. Tel que L’amour. Tel que L’amitié, la confiance, la joie. Et bien d’autre encore. Donc non, Ciel n’a pas encore vécus sa vie, ou du moins, il ne fait que l’entamer.

    Il sentit nettement les bras de Mariko le repousser, faiblement. Son regard devenu quelque peu hostile, il fronça fortement les sourcils, assombrissant son regard insensible. Elle était complètement terrorisée, et ça l’agaçait profondément, à la limite même de faire naître en lui une haine profonde envers sa propre personne. Ce regard le tiraillait de l’intérieure, oui. Ce regard qu’il cherche à avoir par tous les moyens, rien que pour se sentir intouchable, ce regard là le poignardait aussi. Sa vue s’embrumait, mais pourquoi les larmes lui montaient aux yeux comme ça ?! Il baissa son visage, et brutalement, il se retourna et prit ses distances avec Mariko, le dos tourné à celle-ci. Sa main vint se mettre violemment devant son visage, cachant ses yeux qui trahissaient beaucoup trop bien le sentiment de faiblesse dans lequel il était. Sa mâchoire devint crispée lorsqu’il serra les dents pour retenir du mieux qu’il pouvait une certaine haine envers ce foutu regard. Non, il n’y arrivait même plus, il voulait comprendre, là maintenant.

    « Putain...Pourquoi…Pourquoi tu as peur de moi ?! Qu’est-ce que je t’ai fait ?!
    »
    Des paroles bouffées par les tremblements de sa voix, et de sa totale perte de contrôle de lui-même. Il se sentait complètement désarmé, sans plus aucun moyen autre que la violence pour se faire comprendre. Frappera-t-il Mariko si celle-ci ne donne pas une bonne réponse à ces deux questions ? Les violents coups de Ciel pourraient laisser des marques chez la jeune fille, et intensifier encore plus la peur qu’elle a pour notre jeune homme.


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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Mer 25 Nov - 20:51

Les bras de la jeune fille tombèrent lourdement sur le bureau après que Ciel se soit retourné. Mariko avait les yeux fixés sur le sol, ses membres tremblants, elle ne se sentait plus vraiment bien. La deuxième années était entrain de regretté d'avoir oublié sa veste dans cette salle, d'ailleurs, elle prit ses coudes dans ses mains, s'accrochant au tissu qui les recouvrait, elle serra celui-ci de toute ses forces.

Elle avait ses yeux rivés sur le carrelage froid de la salle de classe, celui-ci semblait ne pas exister mais pourtant elle regardait bien dans cette direction. La jeune fille sursauta quand Ciel ouvrit la bouche, sa voix s'était élevée, elle avait un ton énervé mais au fond on sentait une minuscule pointe de tristesse. Mariko ne répondit pas tout de suite, ça non, elle ne savait pas quoi dire, elle avait peur et c'était ainsi. Elle ouvrit la bouche mais les seuls sons qui sortaient de celle-ci étaient étranglés et tremblants, sa voix était vraiment inaudible pourtant elle était sûre de parler à voix haute presque en criant. Mariko ravala sa salive et ferma les yeux pour se calmer. D'une voix à peine audible, elle tenta quand même de dire clairement ce qu'elle voulait dire.


« Je … J'ai ... »





Manque de chance sa voix se brisa, elle était vraiment effrayé pourtant il n'avait fait que l'embrasser et hausser la voix, pourtant... Mariko n'était pas si faible que ça? Eh bien, pour tout dire, si. Elle serra les poings puis prit une grande inspiration.


« Pourquoi j'ai peur de toi? »





Elle avait prit le peu d'assurance qu'elle avait pour se mettre sur ses pieds, regarder le dos de Ciel. Mariko avait toujours ses bras croisés fortement contre elle.


« C'est tout... Tout bête, l'épisode du gymnase ne te dit rien? Voilà pourquoi, ce que t'as fait et aussi dans cet épisode là »





Elle avait buté sur les mots et elle les murmurait. Sa parole était vraiment inégale, un coup montante d'autre descendante. A vrai dire, il y avait aussi celui où elle avait couché avec lui, la seule et unique fois d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Ven 4 Déc - 18:44


    Il n’arrivait plus à penser, à parler, à tout bonnement se contrôler. Ses yeux étaient perdus, égarés ; en eux, seul le sentiment de solide pouvait se lire. Bleutés, profonds, lointains. Sa faiblesse en émanait froidement, sa peur, son incompréhension et sa douleur, s’échappaient de ces deux grandes pupilles noires. Doucement, il ferma ses fragiles yeux meurtris, et, en un long soupir d’anxiété, il relâcha ses poings, jusque là intensément fermés. Il releva son visage lentement. Ses paupières se relevèrent elles-aussi, accompagnées par de violent tambourinement dans sa poitrine. Le silence était là, la nuit aussi. Il frissonna, il avait froid, encore et encore, où était partie cette si douce chaleur ? Ses mains était rêches et froides comme la neige, il le sentait, tout son corps était gelé, il avait réellement froid, même à l’intérieure. Il s’en souvient, de ce sentiment de chagrin, qu’il avait, chaque matin, en se levant de son lit, en essayant en vain d’oublier, oublier la nuit, et toute l’agitation qui en faisait partie. Mais c’était une chose totalement impossible. Car, machinalement, ses yeux se posaient sur son frêle corps d’enfant, recouvert de bleus, suçons, griffures, et parfois même de brûlures. Ces matins là, il avait froid, si froid qu’il espérait en mourir. Mais non, il devait trop tenir à la vie, ou peut-être, est-ce elle qui tenait trop à ce si profond Ciel pluvieux.

    « C'est tout... Tout bête, l'épisode du gymnase ne te dit rien? Voilà pourquoi, ce que t'as fait et aussi dans cet épisode là »

    C’était un bel après-midi si ses souvenirs étaient bons. Il s’en souvient, vaguement. La soirée qui précéda ce jour avait marquée un petit passage de sa courte vie d’adolescent, aussi courte soit-elle que son enfance. Il se souvient du sang qui coulait le long de sa main, ainsi que de sa hanche. Il se souvient aussi de la faiblesse qui l’avait fait croire, en l’espace d’une longue nuit blanche, qu’il allait tout simplement mourir, vidé de ce précieux liquide pourpre. Il s’en souvient bien, parce que la douleur physique qui avait engourdie son esprit lui donnait envie de se tuer sur-le-champ. Mais non, il attendit gentiment le levé du jour dans la salle du club de littérature, la seule dont il avait la clé, et qu’il savait que personne n’allait fréquenter lorsque le soleil laisse place à la lune. Les images de cet événement sont vagues, mais il garde au fond de lui la marque de cette longue soirée de souffrance, dans laquelle, les petits gémissements du début, se changèrent en cris étouffés.

    « Un jour tu comprendras quelles étaient mes réelles intentions cet après-midi là. Jusque là, je comprends, détestes-moi, ais-peur de moi. Mais avant tout, apprends à dire réellement ce que tu penses, sinon tu n’arriveras jamais à comprendre comment je fonctionne. »

    Il humidifia doucement ses fines lèvres du bout de la langue et remit calmement ses mains dans ses poches. Comme il le pensait, Mariko fait partie de ces filles qui ne savent pas s’exprimer avec confiance, avec franchise. Ciel déteste ce genre de personne. Peut-être qu’il est trop spirituel, ou qu’il réfléchit tout simplement trop. Il ne se pose pas cette question, car il a trouvé une réponse d’après lui plus que bonne il y a bien longtemps. Il soupira, ennuyé par les enfantillages qui se trament autour de lui. Autant le dire clairement.

    « Sache aussi que je n’ai plus l’utilité de coucher avec toi, j’ai vu à quel point tu es une fille superficielle, même si tu crois ne pas l’être. J’espère pour toi que tu oublieras la nuit que j’ai passé en ta compagnie. En ce qui me concerne, tu n’es qu’une des nombreuses idiotes avec qui j’ai pu tirer mon coup, alors ce ne sera pas très difficile. »

    Il la blesse, la poignarde, l’insulte et l’humilie sans sourcilier. Ciel s’en fiche. Ciel n’a aucune pitié. Il vit pour lui et lui seul, il ne se prend pas pour le nombril du monde, il fonctionne juste de façon méchante et égoïste. Mais qu’importe ? Pour lui, la vie est solitude. On construit son avenir seul, ceux qui se trouvent autour de nous ne sont que des pions, avec qui on se divertis, on manipule et abuse. Tout simplement.


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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Mer 16 Déc - 15:47

Mariko l'écoutait bien qu'elle n'en avait pas l'envie, elle voulait plutôt reprendre son assurance habituelle, ne pas paraître comme une faiblarde. Bien qu'ici, elle faisait plus penser à une petite fille sans défenses, dans l'impossibilité de répliquer.
La jeune fille inspira et expira lentement, elle se rendit compte après avoir, légèrement et malencontreusement, humé l'air que celui-ci était humide, froid. Elle entendait ces paroles qui se voulaient blessantes, manque de chance pour Ciel, ça ne marchait pas, après son discours, elle ria un peu.

« Tu crois franchement que je veux savoir comment tu fonctionnes? De un, j'en aurais pas l'utilité, de deux, quelqu'un d'aussi détestable ne mériterais pas qu'on fasse attention à sa personnalité. »


Elle avait dit ce qu'elle pensait, elle souria amusée et croisa les bras, fixant Ciel avant de commenter ses dernières paroles, bizarrement, elle s'en doutait. Elle étira ses bras face à elle. A croire qu'il s'est cru pour le centre du monde, c'était ridicule, ce qui lui donnait plus de raison de le détester, maintenant. Si c'était dans l'intention de la blesser, elle avait réussie à se mettre à l'extérieur de la conversation, ne se sentant pas visé du tout.

« J'avoue que c'était une belle connerie, mais tes mots ne m'atteignent pas pour une fois! Comme on dit si bien « la bave du crapaud, n'atteint pas la blanche colombe. » »


Mariko souria puis mit ses mains dans ses poches, elle sentit comme un papier qui gênait le passage, elle écarquilla les yeux se rappelant de Nanami et de Yano. Le petit était né, il y a quelque mois, et la jeune mère s'en occupait bien de ce qu'elle avait comprit. Elle regarda un peu plus sérieusement Ciel. Autant balancer la nouvelle maintenant que plus tard.

«  Au fait, Nanami a accouché, si tu veux voir ton fils, j'ai une photo sur moi, là. »


Elle la sortit d'ailleurs, on pouvait voir Nanami avec un grand sourire et un bébé qu'elle tenait dans ses bras. Elle la tendit au jeune homme.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Ven 29 Jan - 22:07


    Il y avait, dans les yeux de Ciel, quelque chose qui trahissait son comportement hautain et vexant. Un indice, très peu visible, certes, mais qui restait néanmoins là, au plus profond de son regard turquoise. Le silence régnait dans la pièce, et, c'était peut-être la première fois de sa vie, qu'en un instant, il déglutit et laissa l'angoisse prendre le contrôle de son esprit. Il n'osait pas quitter Mariko du regard. Non, il en était totalement incapable. Et, lorsqu'elle lui eut dit ces mots, son teint d'habitude si bronzé, se pâlit brutalement ; Comme si, on avait violement arraché le cœur d'une pauvre bête sans défense, coincé entre quatre murs. C'était fou, totalement impossible, inimaginable. " Ton Fils ". Ces mots résonnaient dans son esprit, et, accompagné à cela, les battements de son cœur s'accélérèrent subitement. Si subitement, qu'une atroce douleur se réveilla, sans qu'il n'ait eu le temps de réfléchir à quoique ce soit. Une peur incommensurable, un instant de frayeur qui ne semblait pouvoir s'arrêter. Un seul geste de la part de la lycéenne, et tout sembla s'écrouler devant Ciel, tout, y compris lui-même. Car non, il n'était pas assez fort pour y croire, pour croire à cet enfant, dont il ne connaissait même pas encore le visage. Non, car il n'avait pas jeté un seul regard, sur ce, soi-disant, fils.

    Et pourtant, ses yeux s'aventurèrent sur cette petite photographie. Alors, les battements de son cœur s'accélèrent encore plus. Désormais, c'était comme si ses yeux turquoises ne pouvaient se détacher du visage angélique du bambin, et du sourire ravissant de Nanami, sa compagne d'une nuit. L'enfant avait les mêmes yeux clairs que lui, le teint bronzé lui aussi, et déjà, d'épais cheveux noirs de jais. Il était horriblement mignon, et c'est un étrange sentiment qui apparut chez Ciel. Aussi fort et profond que de l'amour, et pourtant, horriblement douloureux. Il n'avait aucune idée de quel était ce sentiment-ci, c'était totalement nouveau, et trop brusque pour lui, qui est décidément, bien trop habitué à prévoir le bon déroulement de sa vie. Il n'arrivait pas à croire Mariko, c'était, à ses yeux, totalement impossible pour lui d'avoir un fils, d'être père. Jamais, oh, non, Jamais, il ne s'était dit que peut-être, un jour, il allait y avoir un accident, comme celui-ci. Parce que ce petit bout, malheureusement, ne pourra très certainement pas connaître Ciel. Car, ce dernier, niera sa naissance. Peut-être à contre cœur. Il n'en sait rien, finalement, il a beaucoup trop peur pour le savoir.

    C'est violement, qu'il arracha la photographie des douces mains de Mariko, et qu'il déchira en deux d'un mouvement brusque le seul lien qui aurait pu le relier avec son fils. Ciel était contre, contre tous ces problèmes qui viendraient encore s'ajouter, à toutes ces difficultés, qu'il tente, chaque jour, de faire face. En vain. Non, notre jeune homme n'était pas assez fort, pas assez courageux, pour être le père de cet enfant. C'est d'un pas cependant hésitant, qu'il tourna le dos à Mariko, et qu'il sera, de toutes ses forces, la photographie déchirée, entre ses doigts. C'était étrange, d'un côté, il avait envie que cette preuve formelle qu'il est père disparaisse, mais de l'autre, il avait envie de la garder ainsi, dans la paume de sa main. Réfléchissant un petit instant, Ciel se décida finalement à quitter la salle, n'accordant qu'un dernier regard à Mariko.

    - Ne répète ça à personne.

    D'un ton froid, distant, mais néanmoins calme. Enfin, calme, seulement en apparence ! En vérité, c'est comme si, une montagne de problèmes venait de se dresser à nouveau devant lui, comme si, son combat perpétuel avec les difficultés ne semblait faire que commencer. Ciel devait réfléchir, seul.
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MessageSujet: Re: Un oubli [Fini x)]   Ven 29 Jan - 22:46

La jeune fille tenait toujours ce bout de papier rigide et glacé qui représentait la photo de sa colocataire de l'an passé et du fils de celle-ci, l'enfant était magnifique, Mariko ne pouvait le nier et ce n'était pas bien dur de voir les ressemble que celui-ci avait avec Ciel.
Elle regarda, d'ailleurs le jeune homme, il semblait avoir pâlit malgré sa peau mâte. Un de ses sourcils se fronça se demandant ce qu'il se passait, elle pensait que le garçon était au courant qu'il était père, non? Ou bien Nanami avait-elle mal transmit le message? Ou bien Mariko n'avait-elle pas comprit celui-ci? La skateuse ne chercha pas plus loin, cela lui donnerait un magnifique mal de tête.
Mariko sursauta un peu quand Ciel prit brusquement la photo, la lui arrachant carrément des mains, la jeune fille posa celles-ci, sur le bureau derrière elle et le regarda faire. Il la déchirait. Mariko soupira retenant tout commentaires susceptibles d'être déplaisant, pourtant elle n'en pensait pas moins, elle aurait tellement envie de lui dire qu'il niait sûrement la réalité, qu'il ne voulait pas accepter le fait qu'il y ait eu un accident avec une de ses nombreuses conquêtes. Non, elle ne le dirait pas, elle ne voulait pas se recevoir de coups.
Elle le fixait, il était de dos, il finit par avancer en direction de la sortie en lâchant un message clair et net aux oreilles de la deuxième année. Elle hocha la tête.

« T'inquiètes... »


Mariko soupira légèrement une fois Ciel sortie, elle regarda le plafond en se mordillant son piercing à la langue. Elle réfléchissait.
Au bout d'un moment, vu qu'il commençait à faire de plus en plus frais dans cette salle, elle se décida à sortir de celle-ci et de fermer avec précautions la porte. Elle se dirigea d'un pas lent vers les dortoirs, après avoir mit ses écouteurs.
S'il n'y avait pas eu le couvre feu, elle se serait tenté à sortir, mais la surveillance était un peu plus renforcé pour elle ne savait quelle raison.
Elle se retrouva bien vite dans sa chambre essayant de ne réveiller personnes puis se coucha, le lendemain, elle irait sûrement faire un tour hors du lycée armée de sa guitare et de son skate.
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