Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 I'm sorry... {Elio ♥}

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MessageSujet: I'm sorry... {Elio ♥}   Dim 23 Mai - 3:39

I'm sorry...

Ambulance ~ Eisley

    Première journée. Première journée où elle s’était évadée dehors, où elle s’était éveillée dans un souffle, la faible bruine ruisselant sur la fenêtre de la chambre. Elle savait qu’aujourd’hui, elle partirait une autre fois dans le déluge de l’extérieur, des gens et de leurs cris. Elle allait se perdre dans les couloirs d’une école qu’elle n’avait jamais encore vue. Se levant difficilement du petit lit, les mêmes hurlements retentirent dans la maison jusqu’à ses oreilles. Les mêmes, comme à chaque jour. Ils étaient toujours fâchés. Pourquoi? Contre qui? Contre elle peut-être. Tentant de contrôler sa panique grandissante, Lou posa ses petits yeux à peine éveillés sur la porte de la chambre, hésitant à plusieurs reprises de l’ouvrir. Malgré tout, elle savait qu’elle devait y aller, qu’elle devait s’y jeter et en endurer les conséquences. Les doigts presque tremblants, tendus vers la poignée, elle se dirigea vers la cuisine, entendant les sons de la télévision lui noyer l’ouïe. Elle s’était habillée péniblement avant de sortir de la pénombre de sa chambre. Une chambre si noire qu’elle en avait peur elle-même. Elle gardait toujours sa peluche serrée dans ses bras, ayant peur de voir surgir quelqu’un devant elle, un monstre. Tu as peur d’eux, des monstres, de tout. Et tu auras toujours peur… Recroquevillée sur le mur, elle avançait en le longeant, redoutant plus que tout d’arriver au bout de ce couloir presqu’effrayant. Mais elle y arriva, accélérant pour les éviter, dès qu’elle les vit. Murmurant un « bonjour » effrayé et angoissé, elle se dirigea rapidement vers la porte d’entrée, ne prenant pas même le temps d’emmener un fruit pour l’école. Mais elle ne passa pas aussi inaperçue qu’elle l’avait souhaité, se retrouvant au sol en deux secondes. Sa « mère » s’était avancée vers elle, un air de colère trempé sur son visage. De sa main, elle claqua la joue de Lou, énervée.

      - Alors on ne dit plus bonjour?


    Les yeux reflétant le gris du dehors, la petite voulu lui montrer qu’elle avait bien dit ce qu’il fallait, mais tout ce qu’elle eut le courage de prononcer furent de plates excuses, empreintes d’une petite voix ébranlée et secouée.

      - Je… je… dé-déso…


    Mais la voix de sa « mère » s’éleva dans un ton de sévérité et d’insistance, criant encore presque, ne voulant accepter aucune excuse. Son regard lançait sa rage, mais elle laissa malgré tout la petite fille trébucher jusqu’à la porte, la laissa s’en aller.

    Une voiture attendait à l’extérieur, prête à partir, n’attendant que Lou pour accélérer. Elle traînait ses affaires avec difficulté sous la pluie, le cœur encore tout déstabilisé. Montant enfin son petit sac dans le véhicule, elle s’assit à l’arrière, évitant le moindre échange avec son frère qui conduisait à l’avant. Il ne fit bien entendu aucune remarque sur sa joue meurtrie, et brusqua l’auto pour se débarrasser de cette tâche de devoir mener sa sœur adoptive à l’école. Lou se sentait très mal et piégée, ses sens se brouillaient comme si des nuages l’entouraient. Mais elle ne se plaignait pas. Après tout, tu ne te plains jamais, jamais de quoi que ce soit. La route semblait longue, interminable, parsemée de tournants et de tremblements. La voiture se précipitait et se hâtait dans tous les coins et les recoins. Le front appuyé sur la fenêtre étroite, Lou tentait d’une façon désespérée de se plonger dans le sommeil ou dans un endroit oublié de tous, mais elle n’y arrivait jamais. Son âme était crispée et serrée, son petit cœur était tendu, s’effarouchant de devoir aller dans un endroit qu’elle ne connaissait pas, où elle tout le monde l’entourerait, où elle ne pourrait pas se cacher des yeux de tous. La voiture freina alors précipitamment, devant un chemin inconnu.


      - Tu suis ce chemin… et tu devrais arriver au bon endroit.


    Les petits yeux bleus de Lou s’inondèrent d’une certaine panique, ne connaissant rien, se sentant perdue et troublée. Mais elle se leva et traîna à nouveau ses affaires derrière elle, alors que le véhicule disparu en un grondement martelé.

    Les yeux perdus et effrayés dans l’abîme du jour, elle chancelait en marchant. Le cœur aux battements saccadés et tremblants, elle passait sur le chemin. La pluie martelait l’herbe et les arbres, le vent refoulait ses pleurs et ses cris sur les feuilles. Les cheveux laissant glisser des larmes de la bruine, ses pas hésitants semblaient avancer dans le vide du noir. Ses vêtements ruisselaient de gouttelettes, ses petits yeux bleus se mêlaient à la tourmente du temps. Elle était si frêle, si chétive parmi les autres. Ils bourdonnaient autour d’elle comme des abeilles autour d’une fleur. Son regard exprimant trop de remords et de peur, elle le posa sur le sol, sur le chemin de pierre qui s’étendait devant elle. Sa peau frissonnait dans le froid de l’averse, presque glacée. Elle était comme une brebis parmi les loups. Le martèlement de son cœur résonnait dans son âme et dans son esprit comme si l’écho d’un carillon s’entendait jusqu’à la nuit des temps. La direction qu’elle prenait n’était qu’un rêve, la petite s’en rendait difficilement compte, noyée dans l’extérieur et dans son propre souffle. Le soleil était oublié et fourvoyé, troublant la lumière et les gens qui s’aventuraient au dehors.

    Et finalement, un énorme bâtiment se dressait devant elle. Un bâtiment aux grands murs, imposant et assez intimidant. Beaucoup se dirigeaient à l’intérieur, sans aucune peur, aucune hésitation. Mais elle, elle, son regard était déconcerté et presque désemparé. Les pas, les rires et les voix l’enfermaient dans un endroit refoulé, noir. Elle se tenait à peine, elle était comme un roseau secoué et déstabilisé par le vent, alors que les autres, eux, ils se tenaient droits et fiers. Les regards qui se posaient sur elle la déstabilisaient encore plus, et ses pauvres yeux éperdus se fixaient sans plus attendre sur le sol, n’y trouvant tout de même aucun réconfort. Sa petite main se plongea instinctivement dans son sac, cherchant le secours et la douceur de sa peluche. Ce n’est qu’après l’avoir trouvé qu’elle se décida à affronter le reste du chemin jusqu’à l’entrée de l’école. La pluie continuait à s’acharner sur tout ce qui se trouvait sous les nuages. Les petits souliers insignifiants de Lou laissaient passer toutes les gouttes qui s’étaient accumulées au sol, et ses pieds en tremblaient, mais elle avança malgré tout jusqu’à la grande porte. Un groupe de gens entra juste avant elle, et elle du poser ses deux mains sur la porte pour ne pas la voir se refermer sur elle. Aussitôt entrée, la jeune enfant ne prit pas le temps de regarder autour d’elle, elle ne fit que sortir un papier dont l’encre commençait à s’effacer à cause de l’averse de l’extérieur. Après une vingtaine de secondes, de sa démarche hésitante, elle se perdit dans le bâtiment, cherchant désespérément sa classe, serrée contre elle-même. Elle n’osait que quelques regards dans toutes les directions, cherchant son chemin. Sa gorge était nouée et sa respiration bien silencieuse. Malgré ses hésitations, elle passait presque comme invisible, tellement elle était petite et inconnue aux yeux de tous.

    Son souffle noyé se rendait imperceptible, et elle arrivait devant le cadre d’une porte de classe déjà plus ou moins remplie. Confuse et incertaine, elle se glissa dans le cadre de porte, espérant par-dessus tout qu’elle passerait comme un fantôme. Sans un bruit, sans rien dire, elle entendait les paroles et les mots des autres couvrir son passage, l’intimidant et la rendant aussi discrète qu’un lapin dans les hautes herbes d’une prairie venteuse. Elle frissonnait non seulement à cause de ses vêtements mouillés, mais aussi à chaque fois qu’elle avait l’impression d’être regardée. Son once de calme disparaissait de plus en plus à chaque pas qu’elle faisait, et une certaine angoisse prenait la place du calme. Oui, tu es une brebis parmi les loups, et n’essaie pas de te sauver, car ils t’entourent, quoi que tu fasses. Ton souffle et tes gestes sont petits, invisibles… tu te sens perdue? Comme s’il n’y avait plus une seule lumière dans cette boîte, dans cette cage? Tu resteras toujours enfermée, et la réalité te rattrapera toujours

    Puis des rires l’éveillèrent de sa perte grandissante, une voix qu’elle n’avait jamais entendue, mais une voix qui semblait lui caresser l’oreille comme aucune autre ne l’avait fait jusqu’à maintenant. Une voix qui ne chantait pas pourtant, mais qui lui chantait aux oreilles comme une mélodie de réconfort. Les yeux de la petite timide se levèrent doucement, craintifs, sans le vouloir, vers cette voix. Qui était-il? Quel était son nom? Pourquoi était-il là, devant elle? Elle, elle voulait se faire encore plus chétive à côté de lui, elle voulait disparaître et n’avoir jamais entendu sa voix. Presque émerveillée en étant affolée, ses yeux s’inondèrent d’une tout autre lueur, d’une lumière apeurée, intriguée, réconfortée. Qui était-elle pour avoir osé poser son regard sur lui, un regard que si peu avaient eu le droit de voir? La peur s’emparant d’elle, elle perdit pied en reculant, manquant de trébucher. Ses yeux s’évanouirent vers le sol, embarrassés, inquiets, anxieux. Excuse-moi.



Dernière édition par Lou le Dim 23 Mai - 8:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I'm sorry... {Elio ♥}   Dim 23 Mai - 6:16

Moi, responsable?...Un peu mon n'veu! [... ¬.¬']



Elio s'avançait dans les couloirs peu sûr de lui en cette matinée. Car ce matin-là, il marchait avec un poids nouveau sur les épaules, du nom de "responsabilités". Quelle étrange sensation pour le jeune homme qui n'avait jamais eu comme "responsabilités" que sa petite sœur, dix fois plus mature et "responsable" que lui. A se demander si ce n'était pas elle qui gardait le grand-frère. Ses épaules se voutèrent et un soupire s'échappa de ses lèvres, cette pensée venant picoter désagréablement sa sensation d'être un aîné indigne. Suivant le dédales pour arriver à sa classe, plusieurs de ses camarades vinrent à sa rencontre, et, ayant toujours pas capté comment peut-on ne serait-ce que penser donner une telle "responsabilité" à cet énergumène, venaient se foutre littéralement de sa gueule. Repoussant gentiment leur moquerie, il continua les épaules basses son chemin, d'autres pensées venant s'ajouter sur ses épaules. Il n'a pas fallu deux mois à Elio pour faire la connaissance d'une grande partie des lycéens, et tous connaissaient Shunsûke comme l'idiot de service, le type sympa qui s'entend avec tout le monde mais pas très malin. Il se pinça la lèvre en prenant une résolution. Leur montrer. Puisque le destin avait voulu qu'il soit le seul bilingue de la classe, le seul donc, à pouvoir s'occuper d'une parfaite ignorante de la langue japonaise, il montrerait qu'une personne comme lui est capable d'avoir des "responsabilités". Et puis en même temps, les élèves japonais sont cruels, la plupart se moquant de l'apparence non-conforme aux idéaux japonais qu'ont les étrangers. L'américain ressentit un peu de pitié pour la nouvelle, qui ne sera pas capable de se défendre contre des moqueries qu'elle ne comprendra même pas. Puis il bomba le torse en pensant que ça irait, vu qu'il sera là, puis son dos se recourba sous la pensée qui suivit immédiatement "Ou pas..." Qu'est ce que ces deux mots peuvent être exaspérants, réduisant si facilement en charpies le peu de convictions que l'on se force à monter avec de belles paroles. Puis les rires étonnés de la classe en chœur venant d'apprendre la nouvelle annoncée par le professeur la veille lui fit se baisser sa tête encore plus. Il commençait à douter de ses propres capacité, on aurait presque dit qu'un nuage de pensées noires flottait au dessus de la tête d'Elio quand il franchit le seuil de la classe.

Ce matin, en l'annonçant à sa petite sœur, celle-ci avait aussi pouffer de rire manquant de s'étouffer avec un grain de riz, comme c'est beau la famille, à cinq ans déjà sa petite voix pleine de sagesse et de vérité disant "Elio, il peut pas être responsable, non!" se répétait en boucle dans son crâne et toutes les têtes présentes dans la classe se tournèrent vers lui, un sourire déjà tout tracé sur leur visage. Laissant ses cheveux mouillés par la pluie goutter sur le carrelage, il avançait mollement dans la classe, essayant d'ignorer le regard moqueur des autres et prit place sur son bureau. Il posa son regard sur les traits et dessins gribouillés en vrac sur les coins et fronça les sourcils, quelque chose n'était pas pareil. Il leva la tête et fit le tour de la classe des yeux, alors tous les élèves présents dans la salle explosèrent de rire. Il rebaissa son regard sur son uniforme trempé, se demandant si c'était ça qui les faisaient rire ainsi, puis quelques commentaires fusant çà et là de la classe le sortit de sa réflexion

-Comment veux-tu qu'il arrive à s'occuper d'une nouvelle après ça?!

-Ce mec c'est vraiment un cas!! Je plains la nouvelle qui devra se coltiner ce boulet!

Ses sourcils se froncèrent, puis, ayant assez d'entendre ces critiques il se leva en frappant un grand coup sur son pupitre pour faire cesser ce vacarmes, jetant un regard furieux demandant des explications sur toute l'assemblée. Son exaspération grimpante en voyant les énormes sourires indécollables de leur visages. Il cria presque sur le petit lui tapotant l'épaule de puis un bon moment, celui-ci, prit de peur, bafouilla quelques syllabes incompréhensibles, avant d'enfin sortir une phrases entière.

-Ex, excusez-moi...Shu..Shunsûke-san...de...demo...c'est ma... ma place...euh ici...


Elio leva un sourcil en fixant le petit doigt frêle pointant quelque chose, il suivit la direction de son doigt et ses yeux se posèrent sur le bureau qu'il venait de frapper. Un nouvel éclat de rire se fit entendre et un professeur posa ses affaires sur le bureau devant le tableau dans la classe en gueulant lassement après Elio:

-Encore toi?! Ta classe c'est celle d'à côté baka!

Prenant rapidement une moue embarrassée, il se retourna vers toute la classe pliée de rire, de les voir tous étalés à terre lui arracha un sourire et les envoya gentiment se faire foute tous autant qu'ils sont avant de quitter rapidement les lieux, puis revint prendre les affaires qu'ils avaient entreposées sur le bureau du minus et se dépêcha de rejoindre sa classe. Il s'imaginait encore ses camarades lui faire une remarque quant aux éclats de rire de la classe d'à côté, puis soupira avant d'ouvrir la porte dans un grand fracas. Elio manqua de trébucher sur une personne se tenant juste devant et se chopa le bord de la porte dans la tête dans son recul, faisant exploser de rire les spectateurs. Nouveau soupir, il frotta son front en baissant son regard sur ce qu'il avait manqué de percuter, une silhouette qui ne lui rappelait aucune autre personne de la classe. Pivotant alors autour de celle-ci, il comprit qu'il avait trouvé la personne dont il serait responsable, ayant oublié quelques instants cette histoire quand il s'était trompé de classe, Elio lui sourit gentiment, ne sachant pas comment l'interpeller. Mais il se sentait déjà plus détendu qu'en arrivant à l'école et sûr de lui en prenant cette résolution, traiter la nouvelle comme une "princess". Ça leur apprendra aux autres. Au moment où il allait se présenter, ses sourcils se froncèrent.

-Hey! A-are okay? You're shaking...

Les yeux clair de la frêle personne en face de lui se levèrent et se plongèrent dans son regard. Ses cheveux mouillés tout autant que ses vêtements lui collaient à la peau la pauvre semblait frigorifiée. Elio enleva alors son uniforme trempe puis son veston qu'il avait mis en dessous, résistant à la pluie, celui-ci l'avait mainte fois protégé de pneumonies. Entourant gentiment les épaules de sa princesse avec il lui adressa un nouveau sourire en renfilant son haut d'uniforme.

-My name is Elio Shunsûke, welcome to Konoha Gakuen.


Puis l'incita à se diriger vers le fond de la classe où devait se trouver sa place, mettant habituellement les nouveaux aux fonds dans ce pays. Une fois arrivé auprès du bureau libre n'étant pas présent hier, il lui fit un signe de tête de s'asseoir et alla chercher la chaise d'un bureau à côté, s'assit à l'envers en prenant le dossier pour appuyer ses bras et son menton dessus. Il replongea son regard dans ses yeux timides et continua de se présenter.

- I will help you and translate all the japanese words. You can't speak japanese at all, can you? The first lesson is science, but before all, you must introduce yourself in the front of the class, I'll help you, don't worry.



En prononçant sa dernière phrase, le regard d'Elio se posa sur le professeur qui faisait son entrée en quémandant aux élèves d'aller s'asseoir sagement. Une fois arrivé au centre de la classe, ses mains croisées derrière son dos, il examina du regard la nouvelle élève, puis étant au courant que Shunsûke en était "responsable" ( évidemment qu'une telle nouvelle n'as pas fait qu'une fois le tour de la salle des profs ) lui demanda de faire les présentations. Les professeurs le font en général eux-même, mais le prof de sciences avait envie de bien commencer sa journée en ayant l'occasion de voir ce qu'allait faire ce sale cancre aujourd'hui. Elio adressa un coup de tête vers le tableau, ayant très bien compris que le prof' avait l'intention de se foutre de sa gueule. Il se leva en premier, attendit qu'elle fasse de même et marcha silencieusement en affrontant les regards dubitatifs des autres élèves. Arrivé près du tableau, le professeur de sciences lui tendit une feuille avec le nom de sa protégée dessus, Elio se saisit d'une craie et tenta de retranscrire son nom en japonais sur le tableau. L-o-u. Un nom court, une syllabe dure mais prononçable
d'une façon douce à souhait. Il se retourna vers la silhouette chétive et tremblant tous ses membres devant l'assemblée qui faisait face à elle, prête à se décomposer sous leur regard en un instant, et il ne perdit pas de temps à prendre la parole, expliquant simplement et rapidement qu'elle ne savait pas parler un mot de japonais et c'est pourquoi il en avait la charge pour les semaines qui viendraient, le temps qu'elle s'accommode à la langue. Puis rejoint rapidement le fond de la classe sentant que sinon la pauvre Lou allait faire un malaise. Il prit sa chaise et la poussa sur le bord du bureau de sa protégée, un porte-mine à la main. Il ouvrit les livres de sciences à la bonne page, et se prépara à traduire à voix basse les paroles du professeur, allant pour la première fois de sa vie suivre entièrement un cours. Le pupitre étant peu large, il essaya de ne pas la gêner des frôlements avec ses larges épaules et la cloche retentit. le cours allait commencer.
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MessageSujet: Re: I'm sorry... {Elio ♥}   Lun 24 Mai - 0:48

    Le regard accroché au sol, inquiet et peu sûr de lui, Lou n’osa pas même le relever lorsque le garçon en face d’elle se présenta. Ses yeux avaient profondément troublé ceux de la jeune fille, qui avait encore du mal à se calmer. Son souffle était imperceptible et saccadé, son air demeurait effaré. Elle avait trouvé un secours dans les yeux où elle s’était perdue, un secours et une volonté. Résignée, elle ne voulait pas le regarder à nouveau, elle espérait simplement que… que la Terre arrête de tourner. Mais elle ne pouvait pas demander à la planète d’arrêter de tourner, et ni se demander à elle-même de disparaître. Le corps ainsi tremblant, quelque chose se posa sur ses frêles épaules, quelque chose comme une couverture, un soulagement et une chaleur. Elle n’osa pas se blottir dedans, mais sa vision égarée se releva encore une fois vers le haut, malgré elle.

      - My name is Elio Shunsûke, welcome to Konoha Gakuen.


    Elio… Elio Shunsûke. Elle se voulu stupéfaite de comprendre ne serait-ce qu’un mot de ce qu’elle venait d’entendre, mais ses pensées entières se bloquèrent sur le nom qui venait de glisser à son oreille. Elle ne le connaissait pas. C’était la première fois. Mais son cœur n’arrivait pas à s’arracher à ce nom. À la fois embêtée et effrayée, le tout premier sourire d’Elio lui revint en mémoire, alors qu’elle restait là, n’ayant pas le courage de répondre quoi que ce soit. Son sourire qui lui avait réchauffé son petit cœur tremblant, comme sa veste qui lui avait réchauffé son corps tout entier, parcouru de frissons. Timidement, elle suivit la grande silhouette qui se dirigeait vers le fond de la classe, fixant d’une façon angoissée ses souliers. Les mots fusaient autour d’elle, des mots qu’elle n’arrivait pas à saisir, et ni à comprendre. Sa tourmente grandissait alors seulement en entendant des voix se bousculer dans ses pensées. Voyant enfin les souliers devant elle s’arrêter, elle hésita avant de s’asseoir derrière un bureau, presque pelotonnée sur une chaise rigide et glacée. Du coin de l’œil, elle perçu le mouvement d’Elio et celui d’une deuxième chaise, se serrant automatiquement contre elle, ramenant ses mains. Le sentant plonger ses yeux dans les siens, elle ne tenta pas même de le soutenir, déviant sa vue sur ses mains encore toutes tremblantes.

      - I will help you and translate all the Japanese words. You can’t speak Japanese at all, can you?


    Il allait… l’aider? Pourquoi lui? Pourquoi perdrait-il son temps avec toi? Pourquoi une personne comme lui allait-il aider une personne comme elle? Son cœur s’emporta dans ses battements, résonnant dans sa petite âme angoissée.

      - The first lesson is science, but before all, you must introduce yourself in front of the class, I’ll help you, don’t worry.


    Se présenter… devant la classe. Toute seule. Avec tous les yeux posés sur elle. Alors qu’elle se submergeait de désarroi, d’autres paroles rassurantes se faufilèrent. I’ll help you, don’t worry. Don’t worry. Ses joues prirent alors une teinte rosée, couvrant la couleur rougeâtre de la blessure de la maison. C’était comme s’il venait de lui dire que tout ira bien, qu’il sera là. Comme un gardien, comme… comme un protecteur. Qui était-il… pourquoi? Elio Shunsûke… son nom résonnait dans la tête de la petite nouvelle, qui se hâta alors, le voyant se lever et marcher vers l’avant de la classe. Aussitôt debout, un malaise s’empara d’elle, une peur grandissante, une peur qui lui lacérait tout le corps et l’esprit. Elle semblait perdre tous ses moyens devant le regard des autres, ne les affrontant pas une seule fois. Se rapprochant des pas d’Elio, cherchant un soutient quelconque, une consolation et un soulagement, elle ne trouva une fois de plus que ses souliers. Tous les deux arrivés devant le tableau, les têtes tournées vers eux, Lou sentit son cœur la lâcher comme le mécanisme d’une horloge qui se bloque. Mal à l’aise non seulement devant les autres mais aussi à côté de lui, elle perdit même pied, chancelante. Le son de la craie sur le tableau vint lui griffer les oreilles, lui enlevant toute tranquillité. Lou, malgré tout, remercia silencieusement les mots qu’Elio venait de prononcer, des mots presqu’entièrement incompréhensibles pour elle. Finalement, il se dirigea de retour vers le bureau du fond, suivit encore une fois par l’attention des autres. La pauvre Lou, visiblement perdue, manqua le départ et accéléra vers Elio, anxieuse.

    Encore tremblante, sentant la pluie glaciale de l’extérieur lui décrocher des frissonnements, Lou se serra sur la chaise et contre la veste de son « gardien ». Les livres de science posés à plat sur le bureau, elle les regarda avec ignorance, méconnaissant chacun des mots. Seules quelques images lui parlèrent, mais ses talents et ses compétences étant très limités en science, les formules mathématiques lui troublèrent les yeux. La cloche retentissante fit sursauter la petite fille, décrochant un léger saut à sa personne. Puis, les paroles du professeur se tenant à l’avant la désespérèrent par-dessus tout, comprenant qu’elle n’irait pas bien loin avec son peu de vocabulaire japonais. Il expliquait avec une vitesse effrayante une matière qu’elle avait déjà du mal à saisir et avec des mots qui ne lui disaient absolument rien. Envoyée ici… pourquoi? Pour apprendre? Pour apprendre dans un endroit inconnu, dans un endroit tiraillé par des sons et des syllabes qu’elle n’arrivait pas à s’approprier ne serait-ce qu’une seule fois.

    Et lui… lui qui était là, qui l’entourait sans vraiment le faire, qui la rassurait sans peut-être le penser… elle qui voulait le regarder, voir ses yeux une autre fois, voir quelques mèches de ses cheveux tomber devant son regard bleu comme l’abîme de l’océan. Qu’est-ce que tu fais? Qu’est-ce qui te prend? Tais ton cœur et tes pensées. Tais-toi.

    Lou n’arrivait pas même à se concentrer, même en écoutant attentivement. Ses idées se transformaient en rêveries dès qu’elles apparaissaient. Tassée sur elle, elle ne savait même plus ce qu’elle devait regarder. Ainsi elle fermait les yeux, voilant son regard et le brumant de tout, mais l’éveilla presqu’aussitôt. Se souvenant sa blessure du matin, elle espérait avoir passé inaperçue. Au fond d’elle, pour se rassurer, elle posa une main sur sa joue, cachant ainsi sa teinte rougeâtre. Tu sais pourtant que ça ne changera rien, non? Que ça ne changera rien qu’il voit cette joue meurtrie? Ce n’est que pour te rassurer… ou pour le rassurer lui. Pour n’éveiller aucune incompréhension dans sa vision à lui.

    Elle voulait lui demander pardon, elle voulait s’excuser d’être un fardeau et une responsabilité. Elle n’arrivait pourtant pas à lui dire : elle n’osait pas déranger le professeur, les autres, et surtout lui, et sa main tremblait un peu trop pour arriver à écrire quoi que ce soit. Si il lui traduisait tout pour qu’elle comprenne, elle se sentait retirée et mal à l’aise. Son regard volait du livre à ses mains, et de ses mains au livre. Puis, dans sa panique silencieuse, quelque chose vint frôler ses petites épaules, alors que son âme au complet semblait bondir de surprise, d’hésitation, d’embarras et de gêne. Elle n’essaya même pas de tourner la tête pour découvrir ce que c’était, de peur de voir ce qu’elle s’imaginait. Mais tu sais bien ce que c’est, tu le sais bien. Essaie de le fuir si tu veux… mais ne pense pas t’en sauver, y échapper. Il est là. Pourquoi est-ce qu’il est près de toi? Pourquoi est-ce que sa veste t’enveloppe? Pourquoi est-ce que sa voix résonne encore en toi, comme des battements mélodieux? De toute façon, tu n’as nulle part où aller, nulle part où t’enfuir. Même si tu cherches en toi, tu ne trouveras aucun endroit où te cacher. Mais tu as toujours été comme ça, à vouloir fuir… et même maintenant, tu as peur? Ou peut-être as-tu peur de le blesser? Mais de toute façon, pourquoi serait-il là, près de toi, si insignifiante… est-ce un rêve? Est-ce une réalité? Perds-toi dans tes songes, tu ne trouveras jamais de réponse. Même si tu trembles, ça ne changera rien. Mais tu es habituée, de trembler, tu es habituée, de ton regard où se lit l’angoisse et le trouble. Elle se cache, elle se cache, où, pourquoi? Effrayée, une mine timide empreinte sur le visage, la petite Lou savait qu’un frisson énorme lui parcourait la peau à cet instant.

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MessageSujet: Re: I'm sorry... {Elio ♥}   Sam 24 Juil - 3:56

    Elio soupira et ses yeux se posèrent sur le cadran de sa montre. Ç'allait sonner la fin de l'heure dans moins d'une minute. Il jeta alors un œil aux affaires éparpillées sur le bureau, sa main balayant d'un geste ses stylos pour les ranger dans son plumier. Un peu exténué de sa première expérience [C'est à dire avoir suivi un cours en entier xD], il négligea quelques crayons qui tombèrent à terre, les ramassant avec peine. Elio baissa son visage pour espérer croiser le regard de sa petite 'protégée' et lui expliquer la raison de son geste, mais fut interrompu dans son élan par le retentissement de la cloche. Il se contenta de lui sourire et se lever de sa chaise en l'invitant à faire de même. Ils avaient droit à quelques minutes entre les cours pour changer de classes, prendre leur affaires et respirer un peu, Elio n'avait pas l'intention de faire de ce temps libre le même usage. Il s'appuya sur le bord du pupitre et posa son autre main dans son dos, en penchant le visage pour pouvoir regarder son visage.

    -Maintenant qu'on a du temps, je vais vite voir ce que j'ai pour te changer, tu dois être gelée avec tes habits trempés....[*atteinte de flemmingites aiguë pour retranscrire ça en anglais =_=*] Tu me suis?

    Il se retourna alors en direction de la porte arrière de la classe et attendit quelques secondes le temps que Lou se hisse de sa chaise et le rejoigne. Il l'avait sentie mal à l'aise depuis le début du cours, depuis la première qu'il l'avait croisée, peu avant que la cloche ne sonne. Il n'avait croisé son regard clair comme un ciel de printemps que cette fois et essayait désespérément de le revoir. D'un pas lent pour ne pas perdre le petit être, il se dirigea vers son casier dans les couloirs, ceux-ci se remplissaient rapidement d'étudiant. Il se retourna alors vers elle, se stoppant pour l'attendre et se ranger à ses côtés. Elio la trouvait horriblement timide et une jeune fille comme elle devait sûrement se sentir perdue dans une foule de monde comme celle-ci. L'accompagnant en la tenant à l'écart de tout contact avec d'autres, il se posta devant son casier et l'ouvrit, farfouillant ci et là ces affaires, jetant de temps en temps un coup d'œil à Lou. Tout ce qu'il trouva comme vêtement de rechanges étaient ces affaires de sport, un simple t-shirt et un short qui sont, bien évidemment trop grands pour la petite qui faisait deux fois moins sa taille. Penchant la tête de côté, il se souvint alors que les deux prochaines heures de cours étaient sport, justement. Il fit la moue et se retourna vers la jeune fille et lui tendant son sac:

    -Ces affaires sont propres et...il y a un linge à l'intérieur pour te sécher, tu peux les mettre le temps que tes vêtements sèchent. Les toilettes sont par là.


    La portes des WC se trouvaient juste en face des casiers, et, la sonnerie allant bientôt retentir, les élèves parcourant les couloirs se faisaient déjà plus rare. Le rouquin l'accompagna jusque là et lui tendit son sac. En patientant le temps qu'elle se change, appuyé contre le mur à côté de ceux-ci il constatait donc avec joie qu'ils se retrouvaient tout deux privés de cours pour les deux prochaines heures. Lui et sûrement Lou s'en retrouvant démunis. Dans une occasion pareille, l'étudiant aurait volontiers été glandouiller sur le toit et ne rien faire en regarder les nuages passer, mais il y avait d'autres activités à proposer à la nouvelle...comme...lui faire la visite des lieux. C'était une bonne opportunité, ils ne seraient pas dérangés par les autres élèves puisque la majorité se trouvera dans leur salle de classe. Suivant ce déroulement de pensées, ils se hissa du mur et, le temps qu'elle se change, alla s'acheter quelque chose au distributeur de boissons et revint juste à temps quand Lou sortit des WC. Le t-shirt était tellement grand qu'il lui servait presque de pull, le rouquin pensa qu'elle n'aurait au moins pas froid, . Il lui sourit et lui tendit une brique de jus de pêche et récupérant ensuite son sac vide, ainsi que sa veste d'uniforme encore trempée qu'il balança sur un radiateur. Il espérait toutefois ne pas trop gêner sa 'protégée' en agissant comme ça, en même temps il lui forçait à sécher les cours ... Et puis il se rendait compte que cette dernière ne lui avait pas encore adressé la parole, le lycéen commençait même à se demander s'il ne la dérangeait pas. Au moment où il ouvrit la bouche, la cloche retentit à nouveau, lui coupant la parole une deuxième fois. Il soupira brièvement et inséra la paille dans son propre jus au goût d'algues marines avec crème [parce que monsieur a des goûts bizarres xD], secouant un peu son contenu avec l'embout. Il lui adressa un nouveau sourire, lui incitant à goûter le sien avant de lui faire part de ses plans pour la suite, omettant évidemment de lui transmettre qu'ils sécheraient les cours pour cela.

    - On a un peu de temps libre devant nous...ça te dit d'aller visiter les locaux?

    Puis il se mit à la fixer discrètement en attendant une quelconque réponse de sa part, tout en sirotant son jus. Son visage était toujours baissé vers le sol, témoignant de sa timidité et l'on avait du mal à pouvoir observer le visage de la jeune fille. Ses joues étaient légèrement rosies..mais il y avait une anomalie. Elio fronça un peu les sourcils mais ne dit rien, se contentant de disparaître quelques fractions de secondes, le temps de franchir le seuil de la porte de toilettes pour hommes. Il saisit rapidement un mouchoir qu'il imbiba d'eau froide du robinet pour réapparaitre ensuite devant Lou. Il se baissa, s'appuyant d'une main sur son genoux pour que son visage soit à la même hauteur que cette dernière il posa très délicatement le tissu froid sur la marque rougeâtre.

    -On dirait que tu t'es blessée, garde ça un moment sur la joue, ça te fera du bien.

    Et son regard put enfin croiser celui de Lou. Il avait une vague idée de l'origine de cette petite enflure sur sa joue mais consentait à ce que chacun ait sa vie privée et décida de ne lui poser aucune question. Bien sûr, si jamais elle voulait se confier, il l'écouterait sans problème, mais pour l'instant, le jeune homme se perdait dans les iris claires de son interlocutrice, le court de ses pensées momentanément stoppé par cet instant privilégié, qui semblait ne pas prendre de fin.







Mhhu pardooon pour le temps et pis pour la longueuuur .___. Mhhais j'savais pas trop quoi faire, je trouve que je décide déjà beaucoup à la place de Lou et en général j'aime pas trop faire ça ...alours...valà '_'

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I'm sorry... {Elio ♥}

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