Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 †- Douce nuit -† [Elio]

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MessageSujet: †- Douce nuit -† [Elio]   Ven 21 Mai - 15:22

† ~ Douce nuit
Hurt - Christina Aguilera.~†


Ce soir était diffèrent de tous les autres soirs. Ce soir je n’allais ni faire de meurtre, ni passer une nuit mouvementer avec ce rusé renard qui s’était pris d’affection pour Ruby. Ce soir j’avais étés nominée pour faire un spectacle de mon art avec deux autres de mes amies geishas. L’une se nommée encore Atsuko et l’autre Sayuri, en effet elles n’avaient encore pas reçu leur nouveau nom. Le nouveau nom chez les Geishas, se décidait après une série d’évaluation de nos aptitudes. Alors tout comme moi, ce soir, elles n’avaient pas droit à l’erreur et moi non plus. Ce spectacle nous devions le réaliser à la perfection, il devait plaire, il devait être inoubliable ! Nous n’avions rien préparé ensemble, nous avions une véritable rivalité, une seule d’entre nous pourrait accéder au niveau suivant et je voulais absolument l’atteindre. J’avais alors dans mon coin, loin de tout regard, commencé mes enchainements, je les trouvais simple mais magnifique, mais c’est alors que Yuko, la « mère » critiqua toute ma chorégraphie. D’après elle, ce que je faisais n’était pas suffisant pour monter au stade supérieur et que le soir même je n’aurais pour trophée que des moqueries et des fruits pourries. L’image qui se fit alors dans ma tête m’attristât. Je ne savais quoi faire d’autre. J’étais tellement préoccupé par cet examen que j’en oubliais Ruby dans tout ça. Celle-ci n’avait fait aucune apparition depuis ce matin. Soucieuse je décidais alors de revoir mes pas, mes mouvements, mes objets… Tout ce qui pourraient m’aider à gagner un rang de plus dans cette société.

L’heure passait et je n’avais encore aucune idée de ce que j’allais produire ce soir. A bien y réfléchir, je ne savais ni le thème, ni le lieu, ni même l’heure. Soudainement paniqué, je m’empressai d’aller observer le tableau d’affichage. Sur celui-ci, je découvrir plusieurs affiches, toutes les mêmes mais dans des langues différentes. Pourquoi dans des langues différentes ? Je supposais alors que cela avait étés fait pour que toutes les élèves puissent comprendre au maximum l’enjeu de ces trois jours. Je fus stupéfaite de découvrir le lieu. Le CADIZ était un Love Hôtel de Konoha. Qu’est-ce qu’un tel établissement avait besoin de nos services ? Je pris à la hâte l’une des affiches collé au mur pour en avoir un exemplaire. Celle-ci était écrite en Espagnol, je n’y comprenais strictement rien en Espagnol mais je pouvais reconnaitre avec facilité, les jours et les heures. Si mes souvenirs étaient bons encore, Cadiz ou Cadix était une ville en Espagne et plus exactement elle était une cité trimillénaire et capitale du flamenco, restant dans l'histoire comme le port espagnol de la conquête des Amériques. Alors j’avais énormément de mal à savoir pourquoi un Love Hôtel avait étés nommé ainsi. Je n’eus pas le temps de passer plus de temps sur la question qu’il était déjà seize heure. Nous dûmes alors nous dépêcher pour nous rendre le plus vite possible au Love Hôtel mes consœurs et moi-même. Arrivée là-bas, on m’accorda une chambre pour que je puisse me préparer seule. J’eus de justesse le temps de mettre mon maquillage, mon kimono et le temps de me coiffer qu’il fallait déjà que je retourne dans le Hall pour accueillir mes futurs juristes.

Le stress empoissonnait mon sang, si bien que j’eus un court malaise. Enfin je crus tout d’abord à cella, plus au fur et à mesure je sentis un étrange liquide froid se répandre à travers mes veines. Des tremblements me prirent, Ruby était en train de reprendre le contrôle. Ce trop de stress l’avait éveillé. Sans m’en rendre compte, j’avais réveillé mes plus grandes peurs et mes angoisses, perdant ainsi le contrôle de tout mon être pour laisser place à ma seconde personnalité par mesure de sécurité. Je ne savais pas exactement pourquoi elle reprenait le dessus dans de tel moment. Peut-être parce que je me sentais beaucoup mieux en temps qu’être passif qu’être actif. Une main se posa alors sur mon épaule, un homme assez âgé me demanda si j’allais bien. D’un signe de la tête, Ruby lui répondit que oui, tout allait bien. Un sourire charmeur se dessina alors sur mes lèvres rosées, d’une démarche assurée elle allait accueillir pour moi ces jurés. Le spectacle n’avait pas encore commencé qu’on la complimentait déjà sur ses yeux d’un bleus parfait et ses cheveux longs et noirs joliment coiffés. Tous lui semblaient être si faciles pour elle. Compliments, mots doux, sourires… elle avait droit à tous. Les yeux étaient déjà braqués sur elle alors qu’elle n’était pas encore sur scène. Elle avait, je l’avoue un charisme époustouflant. Je l’enviais déjà et me demandais ce qu’elle allait faire pendant le spectacle car mise à part ses podiums de strip teaseuses, elle n’avait encore jamais vraiment animait de telle fête publicitaire.

Mon stress reprit alors, pouvais-je la laisser jouer à ma place ce moment cruciale de ma vie ? Je n’avais apparemment pas le choix, bloquée dans mon subconscient, Ruby aux commandes. Les larmes me montaient alors, j’avais envie de pleurer ces derniers jours. Elle était si belle, j’étais si désolée de l'avoir blâmé tant de fois en ne voyant que la surface de ses actions. Pour tout ce que je n'arrivais pas à faire, elle était là et elle le faisait pour moi. Moi, par pur égoïsme jamais je ne lui ai dit merci, mais en revanche chaque meurtre, chaque bêtise, je lui bassinais les oreilles avec. J’avais peur d’une seule chose maintenant, qu’elle parte. Quelques jours encore je souhaitais sa mort, mais maintenant, j’avais peur qu’elle parte. Si elle partait avec ce voyou de Renard, si elle décidait de ne plus m’aider, que deviendrais je ? Probablement rien, il suffisait de la voir pour voir tout le bonheur et la beauté qu’elle émanée en un simple regard, en un simple sourire. Pourtant elle pouvait en même temps, certains soirs, se transformer en véritable sorcière d’Halloween. Elle était si changeante, si mystérieuse. L’ancien temps me manquais, l’ancienne Ruby me manquait mais maintenant devant cette mystérieuse enchanteresse, il aurait étés déplacé d’essayer de remonter le temps. Cette diablesse aux courbes et aux formes angéliques, cette vipère dont la voix était semblable au chant de l’hirondelle. Je voudrais la prendre dans mes bras, je voudrais chasser cette douleur de la voir dans les bras de ses hommes. Egoïstement, depuis le début, je ne l’a voulais que pour moi et moi seule. J’avais la crainte qu’elle parte, j’avais la crainte qu’elle me laisse seule dans ce monde hideux qu’était la société. M'aurait-elle dit que j'avais tort ? M'aurait-elle aidé à comprendre ? Est-ce qu’elle veille sur moi ? Est-elle fier de ce que je suis ? Questions stupides ! Il y a des jours où je me sens brisée de l'intérieur, mais je ne veux jamais l'admettre. Quelques fois j’avais juste envie de me cacher car j’avais honte d’en arriver là. D’arriver à ce point, ne pas savoir se débrouiller seule, toujours la faire intervenir. J’avais pensé à mourir, un suicide propre et bien fait… J’avais pensé à lui dire tout simplement au revoir. Mais c'est dur de dire au revoir, quand on en arrive là… Je ne savais toujours pas quoi faire. Alors, bêtement je continuais dans cette voie, la même voie que j’avais suivit depuis mon enfance.

Ces immenses loges, ces costumes magnifiques, ce maquillage, ces gens, cet alcool, ce tabac, cet argent… Je méritais tous cela ? Je n’avais pourtant rien fait pour l’avoir. Ruby avait tous fait, les examens, les métiers les plus horribles, les actions les plus durs. Moi ? Je profitais simplement de ses gages comme un parasite. J’avais honte de la voir ce soir si belle et si parfaite. Fantôme de ma propre vie, je voulais m’enfuir, mourir… Mais rien, rien n’était possible. Je devais rester là, la regarder avancer à ma place. Je sentais alors que la nuit allait être dès plus longues et d’une lenteur des plus douces.
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MessageSujet: Re: †- Douce nuit -† [Elio]   Ven 21 Mai - 19:37

Qu'est-ce qu'il faut pas faire pour avoir de l'argent...!



Bon sang! S'il y a bien une chose insoupçonnée de notre société et parfaitement subie chaque jour par les ....femmes de ménages et autres boniches, c'est qu'il n'y a pas que les chiottes qui devraient être condamnées dans ce satané monde! C'est dé-goû-tant! L'odeur dans tout ce fatras y est aussi, il suffit de chercher... Et quand on croit avoir tout vu, on soulève un rien dont l'utilité première et l'aspect sont tout fait innocents, pour y retrouver un amas de choses non-identifiées, et encore une fois...l'odeur y est. Alors là, on se dit que ça ne pourrait être pire... Jusqu'au moment où on tire un simple objet encombrant, et y découvre tout un écosystème développé en l'espace d'une journée. Les premières heures, l'envie de rendre au sol ce que la nature nous a offert dans notre boîte de tupperware (contenant les restes de hier déjà pas très appétissants) est intenable, étalant dessus donc et avec enthousiasme une nouvelle couche d'ectoplasmes pas très homogènes, ayant étés dans une vie meilleure de la nourriture ou tout du moins quelque chose de comestible. C'est dans ces moments où toutes nos petites données se retrouvent aussi ébranlées. On pensait être bordeliques, c'est rien comparé à certains. On pensait que les filles étaient propres et soignées, une autre donnée à foutre au fond de la poubelle.

Un endroit qui révèle malgré vous vos petits secrets, habitudes, manies, tics, caractère, phobies, personnalité. C'est à dire l'endroit élu comme votre couche! Votre chambre, votre suite, [toutes options, c'est à dire .... avec un lit surtout], votre petit coin secret, votre espace vitale et solitaire, loin des problèmes du quotidien,...! Ce que vous pouvez être dégueulasses les gens!

Puisque le coup de gueule est passé, revenons au rp...Et pis bon, y'a des maniques de l'inspection sanitaire aussi... C'est rare mais y'en a, même qu'on en a tous une, elle est votre voisine, votre belle-mère, votre grand-mère, votre femme voir votre maîtresse! Elle vient contrôler la poussière entre chaque page des livres! Et passe son doigt sur le rebord de la poubelle! Et fait passer un mouchoir entre le poster et le mur pour voir s'il y a de la poussière! Quand elle repart de sa chambre provisoire on glisse sur le sol et tout est bien plus propre que ça ne l'est jamais été, à croire qu'elle n'a fait que ça, pas de dodo ni rien, uniquement du nettoyage de printemps. Le pire en tant que boniche, on sait très bien que tout est parfaitement propre, mais il faut quand même faire le nettoyage habituel, nettoyer sur du propre ça a toujours du bon il faut se dire! le temps qu'on trouve c'est quoi le bon...

Tout ce délire de boniches pour simplement décrire la journée qu'avait passée Elio.
En effet, cet éternel fauché avait vraiment eu besoin de trouver un travail depuis la semaine dernière, et tout ce qui lui est tombé entre les mains est un petit travail temporaire en tant que "responsable de surface" [le nouveau terme pour dire bonne! C'est scandaleux! ]dans le Cadiz, Love Hotel très prisé de Konoha. Il s'y était rendu en pensant simplement passer la panosse et empocher l'argent, il en est ressortit dégoûté de la vie. Le plus dur fut de se forcer à y retourner, croisant filles de joie, trafiquants de bonbons de toutes le couleurs et de farine [ *sbaf*], petits wesh-wesh et autres exhibitionnistes au bord des trottoirs... car Konoha peut sembler une ville très animée et agréable, le soir, c'est toujours un autre profil qui fait son apparition. Le rouquin avançait allégrement dans entres ces ombres parcourant la ville la nuit, n'ayant aucun problème à se fondre dans la masse s'il le fallait, parfaitement habitué à ce genre d'ambiance. Ayant lui-même passé sa vie dans les quartiers bas des grandes villes des States, il respirait le fumet du léger vent nocturne avec un certain air de nostalgie, la pression planant constamment sur l'endroit lui redonnait un petit coup de viguousse agréable. L'horreur se trouvait plus loin, dès l'entrée du Love Hotel. Une fois entré à l'intérieur, il regrettait déjà l'idée de ne pas avoir prit au sérieux la petite voix qui l'incitait à aller racketter des gamins... Se faisant prendre tantôt pour le policier d'une sex-party, ensuite pour le gars au fouet d'une soirée-sado-maso, le plombier, le pote de Jeremy, cousin de la sœur du type ayant organisé une partouze au troisième, il parvient enfin aux vestiaires et enfile son ravissant uniforme de bon-...responsable de surface.

Un nouveau train-train quotidien pour l'américain, qui entamait sa 5ème journée. Aujourd'hui le nettoyage avait été poussé sur les scènes du Love Hotel. Ayant été particulièrement heureux de passer l'aspirateur et de ne pas trouver de choses auxquels on ne pourrait mettre de nom dessus, le responsable de surface et fier de son statut entreprit son boulot avec un certain enthousiasme et le finit plus vite que prévu. Il s'informa sur l'origine de la prestation qui aurait lieu ce soir pendant qu'il se changeait dans le vestiaire. Tou(te)s ces collègues le regardèrent avec des yeux gros comme des soucoupes, le prenant pour une ermite sortant de sa caverne. L'évènement qui aurait lieu ce soir était prévu depuis des mois, connu nationalement, visité par les plus grandes têtes peuplant tout le pays. Elio du se forcer à tendre l'oreille pour comprendre le sens des cris hystériques de ses collègues, ne saisissant qu'une partie de leur jérémiades.

Cependant le peu qu'il comprit l'intéressa fortement, comme quoi des "Geïshas" viendraient animer les scènes du Cadiz. Cet espèce d'inculte n'en avait jamais vu, ne savait même pas en quoi consistait exactement le boulot des Geïsha mais fut gentiment entrainé par l'état d'excitation de ses aînées qui avaient bien l'attention d'assister à la représentation. Il leur promit de les rejoindre d'ici une heure afin de les accompagner, et sortit avec entrain de la salle.

"Shunsûke! Je vous avais demander de nettoyer les loges! Vous avez déjà fini?!"

L'interpelé se retourna lentement vers l'origine de la voix, son patron. Il venait de trouver la raison au quelle il avait fini le travail plus tôt que prévu et afficha une mine embarrassée. Il eut à peine le temps d'esquisser un quelconque mot sur ses lèvres que son supérieure l'apostropha, le teint de son visage devenant progressivement rouge, puis bleue, Elio en face de lui, eu le loisir de recevoir une douche gratuite et se contenta de hocher la tête faiblement en admirant l'actuel teint violacé de ses joues. Il avait encore un peu de temps, et courut en direction des loges sans se rechanger afin de passer rapidement un coup d'aspirateur. Les écouteurs sur les oreilles, il aspira avec entrain chaque recoins de la salle, sans se rendre compte que l'heure était souvent notre ennemie et aimait se faire désirer. L'arrivée des stars de la soirée se rapprochait indubitablement, et Elio daigna enfin retrousser sa manche pour prendre conscience que les Geïshas devait arriver...maintenant. Il éteint vite son mp4, ainsi que l'aspirateur, ayant finit juste à temps. Mais déjà des bruits se faisaient entendre à l'aute bouts de la salle. Après avoir tendu l'oreille contre la porte de la cabine, le lycéen jugea bon de sortir des cabines d'essayages avant que quelqu'un n'entre, se retourna afin de ranger tous ses produits de nettoyage. Encore attelé à mettre chaque chose à sa place dans des bacs de rangements prévu pour, il n'eut pas le temps de se rendre compte qu'une présence venait d'ouvrir la porte, et à peine celui de se retourner pour comprendre qu'il s'était fait pincer, et que si son boss le savait, il sera finalement condamné à racketter des enfants dans la rue pour avoir de l'argent de poche.
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MessageSujet: Re: †- Douce nuit -† [Elio]   Sam 22 Mai - 13:43

Alors que j’étais en train de maudire ma pitoyable existence, un homme s’était mis à saigner du nez, renversant alors quelques gouttes de sang sur mon kimono neuf. A ma grande surprise Ruby ne broncha pas. Elle gardait se parfait sourire, se parfait sourire qui me faisais fondre, me donnait envie de coule, de me noyer dans ses yeux blues. D’un geste maniéré elle essuya le peu de sang qui s’écouler alors du nez du pauvre homme confus. Elle lui laissa le mouchoir et se retira pour aller changer le kimono abimé. Un fois loin de tous, un fois après avoir fait quelques pas dans un long corridor sombre, le sourire de Ruby descendit puis disparu. Qu’avait-elle ? Elle Pestait sur le vieil homme qui l’avait salit. Les yeux clos, elle marchait lentement dans ce couloir lugubre qui l’amenait aux loges. De toutes évidences elle aurait dû se changer pour mettre un tout autre kimono pour les représentations. En tout dans une soirée, je devais porter pas loin de cinq kimonos à mettre le plus vite possible, cinq coiffures et cinq idées pour que mes représentations soient parfaites. A cette idée, j’en étais déjà toute découragée. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais produire ce soir et je craignais de ne pas être à la hauteur de tout cela. D’un geste las, Ruby prit son kiseru et y déposa une petite pincée d’ haschisch à l’intérieur de l’embout à pipe. Elle l’alluma tout en gardant les yeux fermés et entra dans sa loge.

Lentement elle ferma la porte, ses yeux ne daignaient s’ouvrir me laissant alors aveugle. De cette même lenteur elle défit son kimono et le laissa glisser le long de ses fines jambes. Ruby avait repris sa mélancolie habituelle. Il y avait des soirs comme celui-ci ou elle pouvait pratiquement tout faire les yeux fermés, c’était étrange mais en même temps fascinant. Les yeux alors clos, tous ses autres sens se développés et étaient encore plus aiguisé que jamais. Elle aurait très bien pu se changer derrière le paravent, mais pour une x raison elle ne le faisait jamais. Laissant alors le kimono taché sur le sol, elle alla en direction de la petite malle qui était à mon nom. Elle fit avec facilité le code en utilisant seulement son ouïe et son touché. Elle laissa ses mains toucher les diffèrent tissu avant dans choisir un et de l’enfiler. Elle fit alors avec rapidité un nœud avec l’une des ceintures qui était dans la malle et se tourna brusque en ouvrant les yeux. Le kimono n’était pas encore totalement attaché, on pouvait alors voir une partie de ses jambes ainsi qu’une partie de son tronc. La ceinture de tissu gardait comme elle le pouvait les deux extrémités du kimono pour ne pas dévoiler mon corps nu en dessous. Une main sur l’une de ses hanches, l’autre main en train de tenir son kiseru, Ruby plissa ses bleus yeux en direction du paravent. Quelque chose semblait attirer son attention, elle recracha alors la fumée qu’elle avait aspiré et d’un ton moqueur elle lança en direction de l’objet.


- Sors-toi de là petit ou j’appelle la sécurité.


J’étais alors surprise. Nous n’étions alors pas seules dans cette loge ? Quelqu’un avait donc vu Ruby… Enfin Mon pauvre corps… sans mon kimono ?! Si cela ne faisait aucun effet à Ruby qu’on la voit nue, c’était son problème, mais moi ! Il en était hors de question ! Je tenais à ma pudeur ! Ruby semblait être amusé de savoir qu’un jeune espion trainait derrière ce paravent. Elle mit son kiseru à sa bouche et défit alors la broche que j’avais installée dans mes longs cheveux noirs. Elle n’aimait pas avoir les cheveux attachés en hauteur de la sorte, pour cause cela tirait le cuire chevelue et donnait d’horrible mal de tête. Cheveux alors défaits, kimono à moitié attaché, Ruby semblait reprendre ses anciennes habitudes d’ex-starlette de boite de strip-tease. Je n’eus pas le temps de voir qui était l’espion que Ruby se tourna de nouveau vers la malle pour chercher mes éventails. Les yeux de Ruby se posèrent sur le miroir qui était sur le côté, je pu ainsi voir un court instant une chevelure rougeâtre. Cette couleur de cheveux me rappela alors quelqu’un. Je devais être un première ou en deuxième années au lycée quand je fis la connaissance assez curieuse d’un certain Gockin. Qu’était-il devenu depuis que Ruby lui avait tordu le poignet ? Je l’avais totalement perdu de vu depuis cette première et dernière rencontre. Je savais que Ruby ne l’appréciait absolument pas depuis ce premier jour et que si un jour elle le croisait de nouveau, elle lui arracher à mains nues la pompe qui lui servait de cœur. Autrement dit, jamais je ne reverrais ce personnage ou une dernière fois pour sa mise à mort…

- Que dirais tu de gagner un peu d’argent facilement ?


De l’argent facilement ? De quoi Ruby voulait parler ? Elle ne comptait tout de même pas donner de l’argent à ce voyeur ?! C’était la meilleure ! Un inconnu l’observe pendant qu’elle se dévêtit et en plus elle lui propose de gagner de l’argent ! Ah ! Mais où allait donc le monde ?! J’étais alors folle de rage au plus profond de moi-même. Elle n’allait quand même pas donner de l’argent à un tel personnage ?! Ruby se redressa et vint s’allonger sur un sofa tout en fumant et en jouant avec l’un de ses éventails. Elle n’avait pas encore levé les yeux vers l’inconnu et semblait s’en moquer qu’il l’ai vu nue pendant un instant. J’avais du mal à la comprendre par moment. Comment pouvait-elle être si détachée ? Si j’avais étés à sa place j’aurais crié « SECURITE !!! » dès que j’aurais remarqué la présence de cet inconnu dans ma loge. Alors qu’elle continuait à fumer tranquillement sa résine de cannabis. Drogue et Alcool lui minaient à ce point le cerveau ou est-ce dans sa nature d’être aussi ouverte d’esprit ? Par moment j’avais envie de la comparer à Maryline Monroe. Cette femme belle et talentueuse qui au finale se pourrissait la vie avec cette drogue, cet alcool et ce sexe. Tout comme elle, Ruby dormait très peu la nuit avait-elle comme elle peur de ne jamais se réveiller ? Contrairement à elle, Ruby n’était jamais en retard, mais toujours en avance. La seule chose que je pouvais affirmer c’était que tout comme elle, Ruby allait mourir jeune… Ces Vamps, ces femmes fatales étaient éphémères comme la beauté, comme la vie d’un papillon. D’un battement de cils elles pouvaient faire tomber un homme mais une fois dans la tombe c’étaient les autres femmes qui danseraient sur cette même tombe.

- Il me faudrait quelqu’un pour m’aider à me préparer en vitesse et pour me donner mes apparats sur scène…


Lentement elle se tourna dans son sofa, fixant alors le plafond tout en fumant de temps en temps son kiseru. Sa voix était suave et douce et son sourire toujours présent. Si ce petit pervers mettait ses mains sur moi, je le mordrais en un clair ! Enfin… Si seulement j’arriver à déjouer l’imposante force psychique de Ruby, chose dont les résultats étaient proches de zéro. J’étais tout à fait contre l’idée qu’il s’approche trop près de Ruby, car je la connaissais cette sorcière, elle n’en raterait pas une pour lui voler un baiser, puis une caresse pour finir ensuite à l’apocalypse ! Cette accro à la luxure avait énormément de mal à ne pas jouer de ses charmes pour passer un bon moment. Amoureuse ou non de Kitsu, elle allait fondre comme un aigle sur sa proie si par malheur l’inconnu s’approchait de trop près d’elle. Comme si cela ne suffisait pas, si Kitsu l’apprenait par la suite, une bagarre des plus violentes aller s’enchainer à mon grand désespoir. J’espérais quand même que par amour pour ce voyou aux allures de goupil, Ruby allait rester sage. Je pouvais toujours rêver, après tout le rêve, lui, ne tuait pas à ma connaissance.


Dernière édition par Dorothy Butterfly le Dim 6 Juin - 17:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: †- Douce nuit -† [Elio]   Dim 23 Mai - 2:20

Apparemment, cette personne entrait seule et pour on ne sait quelle raison, Elio resta muet. Caché derrière le paravent, il se tenait debout sans qu'elle ne puisse le voir, pensait-il, car lui-même devait se pencher et se mettre à découvert pour l'observer. Il se décida à le faire après quelques instants, le temps de soupirer intérieurement et d'imaginer quelques scénarios possibles, débouchant tous sur son renvoi définitif et catégorique. Il avait fermé les yeux lors du court visuel de ces différents scénarios catastrophes et, une fois ouverts, prêt à sortir la tête du paravent, Elio fronça les sourcils. La silhouette s'était déplacée gracieusement et silencieusement si bien qu'il eut du mal à se dire où elle pouvait se trouver dans la loge. Quand il pencha sa tête en pivota légèrement, posant une main sur le bord du paravent, celle-ci commença à se dévêtir. Comme il avait envie de disparaître et se retrouver hors de la salle en ce moment-même, et ferma les yeux, une mine affligée se figea sur son visage. Ayant à peine eut le temps d'apercevoir les traits d'une femme aux longs cheveux ébènes, le jeune homme se cala alors dans le coin de la pièce et attendit sagement, joignant ses deux mains pour envoyer une petite prière à Dieu histoire qu'il fasse jarter la demoiselle au plus vite d'ici. Il entendit les pans de ses vêtements glisser au sol, puis vint une odeur familière à son nez, ses traits se faisant grimace. Ses poumons se remplirent rapidement de ce fumet et voulurent immédiatement l'expulser. Le rouquin apporta une main à sa bouche, faisant tous les efforts du monde pour s'empêcher de tousser. Puis sa respiration devint un peu sifflante le temps qu'il s'habitue de nouveau à cette vieille odeur empli de souvenirs lointains. Voilà qu'il se prenait à être mélancolique en respirant du haschich... Mais il savait qu'il avait fait trop de bruit alors, et attendit avec une certaine résiliation la réaction à son manque de discrétion.

- Sors-toi de là petit ou j’appelle la sécurité.

Comme il l'imaginait, la voix suave mais sévère résonna dans la salle, laissant deviner au fraudeur que la personne qu'il avait en face de lui n'était pas quelqu'un de malléable. Il pinça ses lèvres le temps d'analyser la situation et se résigna à sortir de sa "cachette". Après tout, il en n'avait pas tant besoin de ce boulot, et il aurait enfin une bonne occasion d'exposer ces quatre vérités à son responsable. Il n'avait rien fait de spécial pour que ce dernier prenne un certain plaisir à le faire tourner en bourrique pour un rien, cherchant comme un maniaque la petite bête de poussière traînant dans un périmètre inconnu pour lui en tenir rigueur. Si ce n'est que la plupart de ces collègues bien plus âgées que lui, quant à elles, s'amusaient à le reluquer et se laissaient aller dans leur comportement face à lui prétendant qu'à leur âge, on peut se permettre de faire des folies. Bien sûr, le patron qui n'est pas le genre de type net et loyal, avait très visiblement des vues sur une et n'appréciait simplement pas qu'elle s'intéresse plus au petit stagiaire qu'à son vieux et chauve de supérieur. Elio se remémora cette situation désagréable dans laquelle il s'était retrouvé en l'espace d'une semaine, et était néanmoins ravi d'en sortir de cette façon. Il se leva donc avec lassitude en craquant sa nuque et n'eut pas le temps de franchir totalement le seuil du paravent quand cette femme fit à nouveau entendre sa voix, d'un ton moins sévère voulant se faire plus agréable, mais le jeune américain, pour avoir trop souvent entendu ce genre de requête, réfléchi quelques instants à sa demande.

- Que dirais tu de gagner un peu d’argent facilement ?

Bien sûr, l'idée n'était pas déplaisante, mais la dernière fois qu'on avait proposé de gagner de l'argent facilement à Elio, il s'était retrouvé un flingue à la main, ayant pour mission d'effacer une certaine erreur... De plus son interpellatrice ne lui inspirait à première vue pas confiance. Faisant un trait l'argent qu'il avait besoin de gagner, il alla en secouant la tête pour lui répondre qu'il n'était pas intéressé et partait, mais elle le prit de court en continuant sa proposition.

- Il me faudrait quelqu’un pour m’aider à me préparer en vitesse et pour me donner mes apparats sur scène…

Restant une fois de plus silencieux, il recalcula la proposition en la jaugeant du regard. Ses sourcils se froncèrent légèrement reflétant ses pensées. Il avait la sensation que quelque chose n'allait pas chez cette Geïsha, et c'était une des principales raisons qui l'empêchait d'accepter, car dit comme ceci le travail ne semblait pas difficile. Il l'observa aller s'asseoir sur le sofa et savait très bien qu'en face, elle le jaugeait pareillement en attendant sa réaction. Son sourire narquois le dérangeait tout particulièrement aussi, faisant se froncer un peu plus ses sourcils. Le pesage du pour-contre penchait à présent bien assez pour le contre, et Elio entrouvrit la bouche pour annoncer à la jeune femme louche qu'il refusait. Puis une pensée lui traversa l'esprit comme un éclair, son regard devenant vitreux un court instant, puis il s'entendit alors répondre:

-Je veux bien.

Prenant conscience de ses paroles, il écarquilla un peu les yeux en voyant le sourire s'élargir sur le visage de sa nouvelle employeuse. Se demandant alors plus intensément sur quel genre de personne il était tombé et regrettait amèrement la petite voix qui l'avait fait changer d'avis au tout dernier moment. Pas celle de sa bonne conscience, qui criait depuis un bon moment de ne pas s'approcher de cette énigmatique entité, mais l'autre, le grain de folie qui vous pousse à des actes démesurément stupides. Elle ne lui avait encore à présent jamais rien apporté de bon, et il s'interrogea sur les retombées de la soirée, qu'il allait passer aux services de cette femme au regard d'un bleu plus clair et plus perçant que le sien, prenant alors la résolution de rester stoïque face à elle et de faire simplement son boulot. Espérant qu'ainsi tout se passerait le plus tranquillement au monde. L'espoir fait vivre comme un dit.

Il avança alors un pied, puis leva son regard vers les nombreux vêtements suspendus près du sofa. S'avançant tranquillement vers eux, il sentait le regard de l'autre continuant son observation. Il soupira intérieurement en se demandant bien quelles étaient ses pensées puis posa délicatement une main sur des habits tissus de soie, cachemire et différentes matières toutes plus chères et fines les unes que les autres. Elio baissa son regard sur les motifs, regardant tour à tour chaque kimono. Il s'impressionna de leur étonnante légèreté et volupté, se disant qu'il devait être agréable d'en porter. Son regard se porta jusqu'au bout de la file de vêtements, puis se retrouva à nouveau sur le sofa, longeant son regard dans celui électrique de la personne posée dessus. Attendant qu'elle brise le silence.

*Qu'une parole...*

Il avait dit qu'il le ferait, et pour cela il lui fallait une certaine somme, donc maintenant qu'il a trouvé un moyen d'en gagner une partie, autant faire tourner cette phrase dans sa tête qui lui avait auparavant fait changer d'avis et terminer au plus vite ce travail.

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MessageSujet: Re: †- Douce nuit -† [Elio]   Dim 6 Juin - 19:24

L’heure sonna au moment où le jeune homme accepta la requête de cette sorcière. J’avais l’impression de tourner dans un film, cette scène, cette horloge qui sonne juste à ce moment. Sonnait-elle la mort de quelqu’un ? Le stress montait alors en moi, je m’attendais déjà au pire avec Ruby. L’argent… Il était toujours un excellent mobile pour tuer quelqu’un. Il rendait l’être humain fou et bien qu’on puisse jurer qu’il n’est pas d’odeur, l’argent de Ruby était sale et sentait à plein nez la corruption et l’odeur de la rose. L’odeur de la rose … Pourquoi ? La rose était la fleur favorite de Ruby il me semble, elle s’aspergeait toujours une fois avec avant de quitter ses loges. Une question m’effleurait alors l’esprit. Pourquoi toujours ce même parfait ? Il était léger, frai et lui donnait une touche de douceur. Cette odeur de rose… je ne pouvais plus la sentir, de loin comme de près cette odeur était devenu pour moi l’odeur de la mort. Ruby se tourna vers son nouvel esclave d’un soir, son sourire était l’un des plus carnassier qu’il me soit permis de sentir sur mon visage. Sans bouger de son sofa, Ruby ne le quitta pas une seconde des yeux. Voyant qu’il s’approchait des costumes, j’avais envie de le mettre en garde ! Ce tissu était affreusement couteux ! Une seule tâche et le pauvre homme devrait rembourser toute sa vie la tunique. Ma colère fut encore plus grande quand je le vit poser ses pattes sales sur mes précieux costumes. Ruby, quant à elle, était des plus calme et semblait se moquer éperdument qu’il tache ou non ses vêtements. Elle se releva un peu, s’asseyant enfin sur le sofa. Son sourire c’était radoucit, elle semblait fatiguée et en même temps apaisé.

- Très Bien… Ton premier boulot sera de me trouver de l’alcool et des piques métalliques.


Des piques métalliques et de l’alcool ? Que voulait-elle faire avec ça ? Lentement elle se releva et termina le peu de produit qu’elle avait inséré dans son kiseru. Une main sur sa hanche, elle alla se poster à côté du jeune garçon, détaillant elle aussi les différents costumes qui étaient devant eux. Elle semblait réfléchir au quel elle allait porter pour la première représentation. Puis sans même que je n’eu le temps de comprendre pourquoi elle voulait de l’alcool est des baguettes métalliques, Ruby tourna la talons, faisant dos au jeune garçon et prit mes grands éventails. Ils étaient de couleur rouge et étaient joliment brodés. Dessus on pouvait facilement distinguer des papillons dorés sur un fond rouge sang. Les baguettes qui tenait l’éventail était en boit joliment sculptées. Ces objets étaient de magnifiques objets de collection. Une fois qu’elle les eu en main, elle alla s’assoir à la coiffeuse et commença à défaire doucement les attaches qui reliaient le tissu aux baguettes en bois. La Malheureuse ! Qu’était-elle en train de faire !? Elle était en tain de foutre en l’air mes magnifiques éventails ! Pauvre sotte ! Idiote du village ! Savait-elle le prix de ses petits bijoux ! Ah ! J’étais verte de voir un tel spectacle ! J’avais alors plus qu’une envie, me pendre avec le cordon du rideau ! Mes pauvres éventails ! Moi qui avais temps travaillé pour me les procurer ! N’avait elle donc aucun amour ni même aucun respect pour mes affaires ?! D’une voix presque absente elle reprit le fils de la conversation avec le jeune garçon. Ce que j’entendis par la suite me fus encore plus horrible que la mort des mes éventails.


- Je n’ai pas d’argent liquide sur moi ici, donc tu pourras prendre un costume de ton choix après chaque petit boulot que tu auras fait pour moi. Ils ont une grande valeur, revend les où bon te semble et si on te dit quelques choses sur ses costumes, tu n’auras qu’à répondre que c’est Dorothy Butterfly qui te les a offert en échange de quelques bons services. Cela te convient il ?


Ah… Elle était en train de m’achever à coup de sabre… Elle allait le payer avec mes costumes… Ces vêtements qui coûtent une fortune à eux tout seul. Je savais qu’elle était folle mais à ce point… Oh ! Non… Je n’avais alors plus qu’une envie, non pas me pendre mais la pendre avec le cordon du rideau ! Décidément elle faisait vraiment tout pour m’énerver !
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†- Douce nuit -† [Elio]

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