Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 Dorothy l'immortelle [xXx]

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MessageSujet: Dorothy l'immortelle [xXx]   Mer 28 Avr - 19:46

-†- Dorothy l'immortelle
My Immortal -†-


Ce soir le vent se fait entendre à ma fenêtre. Couchée sur mon lit, dans la position du foetus je réfléchis encore à cette vie étrange que je mène depuis maintenant plus de cinq longues années. Ce soir encore j’ai quitté sans le vouloir ma prison… tirée par elle, mes mains ont une fois de plus faits couler le sang. Chaque nuit elle me fait regretter le jour où je l’ai faite naître de mes propres entrailles. Elle n’a aucune reconnaissance, elle ne peut être moi, elle ne peut être la personne que je souhaitais être… Je serre un peu plus mes draps en voyant dans quel état elle a ravagé ma vie. Pourtant au dépars elle me paraissait si correcte, si charismatique, si parfaite … J’ai voulu être des plus douces, des plus aimantes, des plus attentionnées, mais rien n’y fait, elle court toujours les rues en quête d’un peu de sang et de danger. Grace à moi, elle a évité une infinité de problèmes, grâce à elle j’ai pu vaincre bons nombres de mes peurs, mais à quel prix ? Je suis si fatiguée d’être ici, de vivre chaque soir le même cauchemar sans pouvoir changer quoi que ce soit. Etouffée par mes craintes enfantines, je me retrouve maintenant bloquer dans ce cercle vicieux où tu en es la seule maitresse du jeu. Si tu dois partir, j’aimerais que tu partes tout simplement à présent. Je ne souhaite plus être à tes côtés, je ne veux plus revivre ça… Et pourtant, l’ombre de ta présence persiste et elle ne me laisse pas en paix. Tel un vautour, elle tourne autour de mon corps attendant patiemment que je tombe pour déchiqueter ma chair.

Il faut que cela cesse une bonne fois pour toute, les blessures que tu m’as faite sont maintenant trop nombreuses, trop importantes, trop douloureuses pour être effacer. Cette douleur, cette souffrance que tu fais autour de toi n’es que trop réel maintenant et le temps ne pourra pas les effacer. Regarde-moi, regarde-nous… Nous sommes seules dans une même chambre, nous sommes deux et pourtant nous sommes toutes deux seules… Deux êtres opposés dans un même corps. Toi la nuit, moi le jour. Toi le danger, moi la sécurité. Toi l’ivresse, moi la sagesse. Toi la beauté et moi … Autrefois tu me captivais. Par ta beauté, ton agilité, ta souplesse… Mais maintenant il ne reste rien. La lumière que tu dégager ne me fait plus aucun effet, tu as fait couler trop de sang. Maintenant il ne met plus possible de voir cette lumière divine qui me réchauffait le cœur, cette lumière qui me sécurisée tu l’as remplacé par une flamme remplit de haine, de colère et de corruption. Maintenant à cause de toi, je suis prisonnière de ma propre chair, prisonnière dans mon propre corps. Prisonnière de cette vie de vandalisme que tu m’imposes. Ton visage hante chacune de mes pensées, chacun de mes rêves eux qui par le passé étaient si doux, si agréables. Ta voix froide et pourtant si douce a chassé tous mes rêves, tous mes espoirs toute la raison en moi…

Quand je pleurais, tu séchais mes larmes… Quand je criais, tu combattais mes craintes… Tu m’as tenu la main pendant pas mal d’année, mais tu as toujours, toujours voulu me dominer entièrement en vérité … J’ai tant lutté pour me convaincre que ce que tu faisais était bien, était fait pour mon bien… Mais bien que quelque part tu sois près de moi, j’ai l’amère impression d’être toujours aussi seule depuis le début maintenant que j’y pense. Je ne sais pas comment te faire partir, je ne sais pas comment gérer tous cela, la seule chose que je sais, c’est que je ne peu plus vivre comme ça. J’ai tellement mal, je souffre tellement de voir ses gens que tu assassines. Leurs hurlements, leurs pleures me hantent. Leur sang sur mes draps, sur mes murs, sur mon sol … je ne peux plus le voir, je ne veux plus le voir ! Malgré ça, chaque soir, tout recommence comme si je n’avais jamais rien dit… Ce soir encore je lave mes murs de tout ce sang, je nettoie ma salle de bain, ma peau, mes draps, mes vêtements de toutes ses taches. Je sais qu’en passant devant mon miroir je vais encore me regarder pendant des heures, me demandant comment j’en suis arrivé là. Il est peut-être temps que j’aille dans ce monument blanc que l’on nomme Hôpital. Peut-être que la bas, ils pourront m’éloigner de toi. Mais avant ça, je vais te laisser cette nuit pour toi. Maintenant que tu as fait couler la sang de ta dernière victime, je te laisse une dernière nuit pour jouir de ta liberté avant qu’on ne nous sépare.

Habillé d’un jeans d’un haut noir et de ta veste en jeans voilà que tu te rends sans un mot vers la boite de stripe-tease… Ai-je bien fait de te laisser cette nuit finalement ? Comme si de rien n’était tu te rends au bar pour saluer Daisy… Si mes souvenirs sont encore bons, cela fait depuis à peu près deux voire trois ans que nous la connaissons maintenant. Depuis la première fois où tu es entré ici pour servir l’un de tes premiers clients. Tu lui souris, tu engages la conversation avec elle comme si de rien n’était, comme si demain soir tu serais encore la … Ton visage est serain, tu souris même. Tu collectionnes les petits boulots, de tueuse sur gage tu es passée à stripe teaseuse et dans peu de temps Geisha professionnel. A la fin de cette année scolaire tu aurais dû être la gérante de la Maison des Geishas ainsi que le Maison de thé. Je pense que de toute façon, je pourrais gérer sans toi ces deux lieux, ainsi ils ne seront pas un nid à voyou par la suite. Comme d’habitude tu vas t’amuser à te déguiser et à monter sur scène pour danser de façon vulgaire avec ses autres filles. La seule chose qui te différencie d’elles c’est que toi quand tu commences à danser, le vulgaire laisse place à tout autre chose de plus propre. Sur scène tu as pris l’habitude d’avoir le visage masqué, seuls tes beaux yeux bleus et tes lèvres se voient. Mystérieuse danseuse qui attire chaque nuit un peu plus d’hommes dans cette boite de morceaux de viande. Tu m’as volé mon identité, tu te laisses facilement appeler Dorothy maintenant… Profite, ce soir c’est ta dernière danse Ruby….


Dernière édition par Dorothy Butterfly le Sam 1 Mai - 20:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 1:02

Il commençait à se faire tard quand Kitsu sortit pour se changer les idées. Il abandonna sur son lit ses deux petits canidés qui dormaient déjà profondément. Il remplit la bassine d’eau au cas où ils se réveilleraient, jeta un œil sur les rations de nourritures puis prit son perfecto et s’en alla. Il se rapprocha du centre-ville, où l’activité était bien plus importante ; et surtout plus intéressante. En traversant le quartier riche de la ville, il se fit lorgner par quelques vieillards et quelques jeunes dans le genre propres sur eux. Il s’arrêta à un Konbini où il s’acheta un petit remontant alcoolisé qu’il but en quelques minutes. Cela le remit d’aplomb, et il reprit sa route au travers des ruelles.

Au fur et à mesure il approcha des bas quartiers, un peu sales et franchement mal fréquentés. Il s’y sentit déjà plus à son aise. Il croisa quelques garnements préparant sûrement des mauvais coups, quelques voyous qu’il salua d’un signe de tête et quelques
ex-collègues prostituées avec qui il discuta amicalement, puis s’en fut finalement. Sortir ainsi lui faisait du bien. Profiter du monde bien pourri qui l’entourait. Les bas fonds, où la seule différence avec les autres quartiers était qu’ils avaient le monopole de la franchise. Ici, tout le monde est plus ou moins mauvais. Mais tout le monde l’admet. Les rejets de la société, les révoltés, les laids, les miteux, les prostitués, les dealers, les malfrats, ici c’était la Cour des Miracles ; là où chacun fait sa loi, aux risques
d’empiéter sur celle d’un plus fort. C’était ainsi, et cela lui convenait et lui suffisait largement. On évitait d’emmerder un ex-yankee dont le passé un peu flou se situait tout de même dans la violence. Dans la rue, on ne le cherchait pas ; quand deux types discutent, celui qui fait plus d’1m90 a toujours raison. Y’a des statistiques là-dessus.

Perdu dans ses pensées, il se rendit compte que ses pas l’avaient dirigés à la boîte de strip-tease/bar « The Scarlett Jewell », comme par automatisme. Le chemin était gravé dans sa tête, et même quand elle était dans la lune crasseuse et enfumée, ses jambes arrivaient mécaniquement à quelques endroits
tel que celui-ci. Il observa le vieux panneau en néon qui pendait hideusement au mur. Il avait l’impression de ne plus être revenu ici depuis des lustres ; il ne se souvenait même plus à quand remontait la dernière fois. Un sourire se peignit sur son visage. Il entra.
Le puissant bourdonnement de la musique vint se heurter à ses oreilles et il s’habitua dès la première seconde au volume sonore, contrastant avec le calme inquiétant du dehors. Il avanca et croisa Teppei, le videur qui ressemblait à un sumo en costard moche. Il lui sourit et rendit la puissante poignée qui lui labourait
la main, en répondant vaguement aux banalités que lui posait le gorille avec son air stupide mais amical. Il avança jusqu’au bar, et il fut accueilli par un :


« - AAAAH ! Ca fait une sacré paye Foxy boy ! Comment vas-tu ? Tu as encore grandi, tu fais encore plus mature maintenant ! »

Le sourire sincère de la barmaid Daisy accompagné de la préparation instantanée de son verre de rhum le mit à l’aise, et il s’assied sur une haute chaise de bar en répondant :


« - Ca fait plaisir de te voir aussi Daisy-san. Moi ça va. Les études s’écoulent tranquillement.. J’ai tendance à regretter un peu ma période de lycéen insouciant, mais bon il faut bien avancer hein ? Et toi tu racontes quoi ? »

Tandis qu’elle répondait avec enthousiasme tous les changements banals de sa vie merdique, elle lui tendit son verre, accompagné d’un sous-verre sur lequel était posé une petite boîte neuve d’allumette. Il sourit, n’écoutant que d’une oreille distraite ce que lui disait la brave femme et s’alluma une cigarette, de laquelle il tira une grande bouffée. Il écouta jusqu’au bout le discours, mais sa tête se redressa vivement quand il l’entendit dire :


« - enfin tu connais ces salauds-là… Au fait Kitsu-kun, ta petite préférée fait le show ce soir. Comme d’habitude, elle est envoûtante. »


Il se figea, puis se retourna en un éclair. Là, sur le devant de la scène, éclairée par de multiples projecteurs et sous les yeux avides de toute la gente masculine présente dans la salle, elle était là. Elle dansait autour de sa barre comme une succube, et
fixait d’un regard chaud et glacial l’assemblée. Son corps ardent et luisant ne présentait pourtant pas le moindre signe de fatigue ni de transpiration. Elle était là, dans sa tenue vulgaire à danser, comme si un démon menait la marche du Jugement dernier ; ici, elle était un démon parmi les anges. Ses cheveux noirs comme le néant suivait les courbes de son corps et de sa danse comme une plume vole au vent. Ce soir, comme tous les autres soirs, mais encore plus à cet instant, elle était magnifique.

Kitsu eut un sourire cynique dès que la jeune fille l’aperçut, et tira une bouffée de sa cigarette en la regardant d’un œil très hagard, presque indifférent. C’était leurs petits jeux le regard ; comme une promesse à moitié accomplie. La musique s’arrêta et elle descendit de la scène pour sa pause. Le jeune homme tourna nonchalamment la tête vers Daisy et lui commanda un verre pour la splendide femme. A son approche, il lança d’un ton faussement détaché :


« - Tu étais pas mal ce soir.. Ca faisait longtemps Dorothy. »
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 9:44

Alors qu’elle avait la tête penchée en arrière, le corps à l’envers, elle fut comme soudainement surprise en posant ses yeux d’un bleu azure sur son publique. Que se passait-il ? Avait-elle penché trop rapidement la tête pour avoir un tel vertige soudain ? Non, c’était encore plus étrange que ça. Mes yeux avaient êtes du premier coup dirigé dans le fond de la salle. Estomaquée je reconnu le fameux Mister Fox, un de ses amis étranges et aussi sale qu’elle. J’étais terrifiée de le voir ici, car en plus de ne pas l’apprécier je le trouvais terrifiant. Mais tout à mon opposé, Ruby les jambes nouées à sa barre, la tête penchée vers le sol, elle resta un petit moment ainsi sans bouger comme une chauve-souris. Puis lentement elle fit glisser ses mains vers le sol et en une petite galipette dont elle avait le secret, se retrouva dos au public juste au moment où la lumière des projecteurs du devant de la scène se coupèrent. Son show venait de se terminer. Je sentais chez elle une bien étrange sensation. Mon cœur semblait battre à tout rompre. Est-ce à cause de la danse ? Ou à cause du jeune homme qui se trouvait au fin fond de la salle ? Dès qu’elle avait ouvert ses yeux, ils avaient êtes comme attiré automatiquement vers les siens et j’avais la désagréable impression qu’elle aurait pu sans aucun soucis reconnaitre de tel yeux parmi des millions de paires. Je réfléchi alors sur son cour moment stoppé, il n’était pas si court mais assez pour n’avoir à la fin juste assez de temps pour clore le spectacle sordide en une cabriole bien placée.

Cette sensation me ramena alors longtemps en arrière, elle avait déjà vécu cette impression auparavant. C’était un mélange de crainte et en même temps d’excitation noire qui me ramenaient directement au meurtre de mon tuteur masculin. C’était quand la conjointe de celui-ci nous avait surpris sur le cadavre dénudé de son époux. C’était comme si elle était une femme prise en plein adultère et en même temps fière d’elle. Un drôle de mélange se concocté en elle et pourtant son visage semblait inchangé. Alors qu’elle quittait la scène, faisant un tour parmi les chiens affamés que représentait son public pour ramasser ses gages, ses yeux fondèrent sur le portefeuille d’un homme peut généreux. C’est sans gêne qu’elle glissa ses fins doigts dans celui-ci pour en ôter l’argent, en échange elle se pencha légèrement pour lui susurrer quelques mots à l’oreille avant de déposer ses lèvres sur la joue de celui-ci. Je m’entendis alors à un éventuel retour de flamme, mais non, la salle n’était que plus bruyante et les hommes plus agités. Elle se faufila ensuite jusqu’à Teppei, glissant dans la poche de celui-ci les quelques billets qu’elle venait d’extraire du porte money, susurrant une fois de plus à l’oreille de celui-ci avec une sourire enjôleur. Elle s’était admirablement bien intégré dans ce monde de la basse société que cela m’effrayais. Elle n’était pas en train de se forger une réputation du tonnerre, elle était en train de pourrir mon image jusqu’à la moelle.

Une fois les messes basses dites elle se dirigea vers le bar de Daisy, son sourire était devenu mesquin et ses yeux légèrement plissaient laissaient apparaitre la fourberie de son intellect. Lentement elle alla s’assoir au côté de son « vieil ami ». Depuis combien de temps le connaissait-elle ? Je n’en avais aucune idée mais je savais pourtant que même en Angleterre on parlait de lui. J’avais encore seize ans que je rencontrai ce personnage mystérieux. Moi qui pensais qu’il n’était qu’une légende parmi d’autre dans les journaux, certes il avait eu de petit article mais il en fallait quand même beaucoup pour qu’un américain trouve sa place dans un journal Britannique. Depuis qu’elle était assise à côté de lui, elle n’avait dit point mot et aucun regard ne se posèrent sur lui. A mon grand étonnement elle jouait avec tact la carte du snobisme britannique à merveille. Par moment, je me disais qu’avec de telle manière il était étrange de la retrouver là, assise à un bar, dans une tenue de stripteaseuse à siroter sagement son Rhum Caramel comme une enfant sage. Cependant elle semblait bouder, chose qui m’interpela. C’était étrange de la voir réagir ainsi ce soir. Après quelques gorgés elle saisit la cigarette du jeune homme, en fuma une partie avant de jeter la fin dans le fond de sa boisson pour ensuite jeter celle-ci à la face de Kitsu. Ce qu’elle venait de faire était très dangereux et il est bien évidemment interdit de le refaire chez soi. Elle se releva doucement tout en le fixa et d’un ton glacial laissa s’échapper quelques mots en même temps que la fumée qu’elle avait emmagasiné.


- Ou pas assez longtemps encore… Bon retour parmi nous.


Que voulait-elle dire par bon retour ? S’agissait-il seulement de cette soirée où voulait telle parlait d’un délai plus long ? Lentement elle glissa sa main dans les cheveux du jeune homme avant de quitter la salle pour se rendre dans sa loge pour ramasser les billets éparpillés sur elle, qu’elle avait pu gagner en un show. Malgré le geste qu’elle avait fait, elle semblait quand même plus douce par son second geste. Il était bien rare de la voir si tranquille au point de glisser sagement sans arrière-pensée malsaine. Cette main dans ses cheveux était donc un geste affectif ? Je ne pouvais clairement le dire, Ruby était si étrange par moment. Par exemple, elle venait de lui jeter le fond de son verre en pleine face et maintenant ce geste de la main plutôt amical. C’était à ne rien y comprendre et pourtant tous avaient l’air d’avoir compris. C’est avec appréhension que j’attendais la suite. Seule dans les couloirs, Ruby marchait sagement en comptant les billets, se dirigeant vers son compartiment.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 15:41

Lorsqu’elle s’approcha sans dire mots, Kitsu ne réagit pas. Il la connaissait depuis longtemps, et elle avait toujours été comme ça. Hautaine et froide. A vrai dire cela l’amusait beaucoup d’ailleurs, la manière dont une jeune fille qui semblait fragile comme du verre se comportait comme une petite effrontée. Tout cela n’était qu’apparence. Elle n’était pas du verre, mais du cristal. Magnifique et précieuse, et pourtant inébranlable.
Il savait maintenant interpréter les réactions de Dorothy ; et ça l’énervait beaucoup. Elle détestait qu’on cerne son personnage et qu’on la comprenne. Elle le détestait.
La jeune fille sirota en silence son Rhum et ne daigna accorder aucun regard au jeune homme. Elle le boudait. C’était sa manière de lui en vouloir parce qu’ils ne s’étaient pas vus depuis des mois et des mois. Elle prit sa cigarette, en fuma la fin et l’éteignit dans le fond de son verre, qu’elle lui lança rageusement à la figure. C’était sa manière de lui faire payer son absence. Quelques personnes se retournèrent, mais il n’y prit pas gare. Il entrouvrit la bouche, puis la referma. Son silence ; c’était sa manière de s’excuser auprès d’elle. Elle lui fuma ces quelques mots en le foudroyant du regard :


« - Ou pas assez longtemps encore… Bon retour parmi nous. »

Il esquissa un petit sourire en guise de remerciement. Mais soudainement elle s’approcha de lui et glissa dans ses cheveux sa douce main. Il lui suffisait de lever ses mains pour atteindre les courbes enivrantes de son corps, mais il ne fit absolument rien. Son odeur faisait l’effet d’une dynamite pour chacun des braves petits soldats dans la salle ; pour lui c’était un doux aphrodisiaque qui berçait ses sens. Elle retira sa main puis s’en alla vers le long couloir où se trouvait les chambres/salles privés, et au bout les loges. Il la regarda s’éloigner peu à peu, puis d’un geste simple de la main recommanda une autre boisson. Il observait la salle, un peu rêveur, où tous les hommes suaient le désespoir. Le désespoir d’être seul, le désespoir de ne jamais pouvoir accéder à ces filles qui passaient, le désespoir de leurs vies. Kitsu en sourit ; il trouvait ça très amusant. Il fut tiré de sa torpeur quand il entendit Daisy lui dire :

« - Tiens. D’habitude je ne fais pas ça, mais là c’est vraiment trop tentant. »

Il se retourna, intrigué par la phrase de la barmaid, et observa son verre, en tout point identique avec le premier. Il le souleva afin de l’observer en détails, pour voir quel ingrédient elle avait bien pu ajouter, et au moment de décoller son verre, il vit sur le petit set carré une clé, avec un petit porte-clé en plastique noir sur lequel était inscrit sur une étiquette un numéro. Et le numéro était encadré par deux étoiles. C’était la clé d’une loge.
Instantanément les engrenages se mirent en route. Sa tête se leva, le sourire de Daisy s’agrandit largement, la main de Kitsu empoigna la clé, il alluma une nouvelle cigarette et enfin disparut dans le long couloir, qui le mènerait encore plus profond en Enfer.
Il arriva à la loge sur laquelle était marquée le même numéro que la clé. Etrangement la porte n’était pas verrouillée. En vérité elle n’était même pas fermée ; elle était entrouverte. En jetant un rapide coup d’œil, il y vit Dorothy faire glisser son haut de ses épaules, puis ses mains atteindre son soutien-gorge et le dégrafer pour le retirer lentement. Il pouvait apercevoir son dos entièrement nu, totalement immaculé, blanc comme la neige. Il ouvrit la porte sans faire de bruit et entra de même, mais il savait que la jeune fille le savait ici, avant même qu’il ouvre la porte peut-être. Il la referma, inséra la clé dans la serrure et la fit tourner. Une fois. Il s’approcha ; elle était toujours dos à lui. L’odeur puissante de sa cigarette emplit la petite salle en quelques secondes. Il aspira une grande bouffée de tabac. Leurs corps étaient maintenant à quelques centimètres ; non quelques millimètres. Ils pouvaient presque se toucher, mais ils ne sentaient que la chaleur de leurs corps. Ses mains effleurèrent ses hanches, puis sa taille, puis sa poitrine et arriva jusqu’à ses épaules. De sa main gauche il écarta les longs cheveux noirs de Dorothy, figée, et il murmura en relâchant tout doucement la fumée :


« - Un simple sourire m’aurait suffi. »

Il planta l’ongle de son index jusqu’au sang dans le cou de la jeune fille, et il laissa une légère griffure diagonale sur celui-ci. Un peu de sang perlait au bout de son doigt. Il suça le sang et vint embrasser le creux de son cou, puis ses mains rencontrèrent dans le hasard les siennes. Il sentait le souffle de plus en plus chaud de Dorothy. Le jeu augmentait en intensité pour tous deux. Il savait que dans sa tête elle se délectait de cet instant, tout comme lui. Si elle stoppait le jeu en le repoussant elle perdait, si elle continuait…
Et voilà, Kitsu était de retour. Le couple infernal se retrouvait.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 17:45

Une fois arrivé dans sa loge, je pu entendre pour la première fois Ruby pester autant en peu de temps contre Kitsu. C’était avec colère qu’elle ouvrait les placards de sa loge pour se changer pour son prochain numéro vulgaire. Enragée par la soudaine apparition de Kitsu, je pense, elle en oublia même de fermer à clé sa porte, la poussant simplement. Puis sans trop savoir pourquoi, elle se stoppa en enfila son collant. Ses yeux se plissèrent alors pour la Xème fois de la soirée. Lentement elle se redressa et je pu sentir sur mes lèvres un léger étirement. Généralement quand elle avait cette expression, les évènements qui allaient se poursuivre n’allaient pas me plaire. Soudainement j’entendis la porte se fermer dans mon dos. Un frisson parcouru alors ma colonne vertébrale. Seigneur, elle avait un invité surprise ?! Intérieurement je me crispais, appréhendant un peu la suite des événements. Petit à petit la pièce avait la désagréable odeur de la fumée de cigarette, rien ne me rassurais, j’en vins même à me demander ce que fabriquait Ruby. Pourquoi était-elle si calme avec en plus un sourire serin ?! Ne se rendait elle pas compte qu’une crapule avide d’argent était peut être dernière nous, un revolver à la main ?! Voilà pourquoi je détester faire acte de présence dans ces lieux sombres et miteux. La sécurité y était inexistante et les voyous étaient à chaque tournant. Une chose me traversa alors l’esprit, Pourquoi Diable n’avait-elle pas eut la bonne idée de se changer derrière le paravent ! Ainsi au moins le voleur ne nous aurait peut-être pas vus.

Quand j’entendis la clé faire un demi-tour dans la serrure j’eu une envie immense d’hurler ! C’était la fin ! Je ne pouvais rien faire et Ruby avait surement prévu de me tuer pour de bon cette fois si à cause de ce que j’avais pu dire avant qu’on ne quitte le studio d’étudient. C’était normalement sa dernière nuit, après quoi nous irions en soin intensif pour qu’elle disparaisse. J’aurais dû m’en douter qu’elle était bien trop calme ce soir ! Elle avait déjà tout calculé ! A cause de ma bonté j’allais mourir à coup de balle ou bien même de couteau dans cette pièce miteuse. Je voulais partir, courir, fuir le plus loin possible cette pièce et ce cauchemar ! Et pourtant… Il m’était impossible de bouger à cause de Ruby qui sagement remonter son collant jusqu’à sa cuisse, le haut du corps nu. Très vite mon cœur s’accéléra si bien que je n’arrivais plus à faire la différence entre Ruby et moi. Le corps de l’inconnu pouvait facilement se faire sentir dans mon dos, une envie de pleurer comme une enfant me prit alors que Ruby ne bougeait toujours pas d’un centimètre. Au contraire son sourire était plus doux voir même malicieux. La suite devient encore plus insupportable ! Voilà que le voleur était en train d’effleurer ma peau de bas en haut. J’avais peur, je ne voulais plus bouger, je voulais juste que tout se termine là ! Suppliant comme jamais Ruby de faire quelques choses au plus vite ! Un nouveau frisson me parcouru alors quand de sa main, l’inconnu écarta mes cheveux pour accéder à mon cou. Ah ! Quel mort horrible ! J’avais finir la tête tranchée ! Il parait d’ailleurs qu’une fois la tête tranchée le corps bouge encore et que nos yeux photographies la dernière image que nous avons vu. Ah ! Je ne voulais pas voir ma tête rouler au sol comme un vulgaire fruit !

Alors que je me faisais toute une scène de mon éventuelle mort, j’eu un soupir de soulagement quand j’entendis la voix de Kitsu. Ce sale voyou venait de me donner une trouille inimaginable juste en voulant voir Ruby ! Toutes ces sensations, ses frissons, les accélérations de mon cœur n’était pas dû à la peur alors … Il avait êtes provoqué par Kitsu oui, mais étaient les sensations que Ruby avait ressenti. « O! Horror! Horror! Horror! » Comme disait si bien Shakespear, je venais de comprendre un truc bien … Enfin quelque chose que j’aurais préféré ne pas connaitre. Par malheur… Est-ce possible que Ruby, personnage fabriqué de toute pièce par mon subconscient dans ma jeune enfantine soit amoureuse ? J’en restais bouche bée et ne voulais pas y croire. Elle qui était d’humeur glacial, insensible, elle ne pouvait éprouver tel sentiment de plus qu’elle était censé réagir comme je voudrais être d’après les médecins. En rien ce voyou ne m’attirait et bien au contraire il me révulser. Quand il planta son ongle dans mon cou je sentis Ruby pencher légèrement la tête pour lui faciliter la tâche. Est-elle folle ? Ou voulait elle me dégouter à vie des hommes ? Lentement les mains de celui-ci se joignirent aux miennes. Mes mains étaient froides si froides qu’il m’était impossible de sentir le bout de mes doigts. La faute à qui ? Plutôt la faute à quoi… la barre de fer avait toujours était fraiche et comme mes mains étaient déjà froides avec le temps de l’extérieur, cela n’arrangea rien. Je remarquai qu’il commençait déjà fort, le cou étant le point le plus sensible chez Ruby.

Lentement Ruby pencha sa tête en arrière sur le côté pour mieux voir le visage d’une jeune homme avant d’aller récupérer sur les lèvres de celui-ci le gout répugnant du sang. Soit j’étais en plein rêve, soit Miss Ruby était en train de batifoler à moitié nue dans une pièce complètement miteuse… Tout cela n’avait rien de romantique, c’était tout simplement dégoutant. Pourtant Ruby et Kitsu n’avaient pas l’air de cet avis et encore moins disposés à m’entendre. Je me sentais comme de trop en ce moment. Je pense que c’est justement à ce moment où j’aurais préféré mourir plutôt que de tenir le chandelier, impuissante devant eux… Je ne sais pourquoi, mais j’espérais vraiment que quelque chose vienne briser leur petite scène. Je savais très bien que s’ils continuaient comme ça, Ruby n’aimant pas perdre à ce petit jeu de séduction, irait facilement et sans mal jusqu’au poteau rose… Et par miracle du Saint Esprit, on vint frapper violement à la porte pendant que Ruby avait glissé ses mains sous le haut de Kitsu tout en jouant avec ses lèvres. Je bénissais déjà d’avance cette personne bienfaitrice qui venait d’attirer leur attention. Un silence se fit alors dans la pièce, la cigarette de Kitsu c’était retrouvé au sol à demi éteinte. Ruby mordilla ses lèvres avant de fixer d’un peu mieux la porte en haussant un sourcil. Un nouveau coup plus brusque se fit entendre contre la porte. D’un air blasé Ruby laissa son regard sur la porte avant de reporter son attention sur Kitsu pour poursuivre son petit jeu.

Celui-ci d’ailleurs ne continua pas plus longtemps, la porte fut défoncée à coup de bélier humain. Des hommes salement amoché étaient en train de se battre au sol. J’en restais une fois de plus stupéfaite. Enfin, Ruby finit par mettre un vêtement plus chaud, même si ce n’était qu’un kimono pourpre au moins mon corps était caché des yeux de ses hommes. Avec un sourire angélique elle poussa Kitsu contre l’un des bagarreurs avant de filer gentiment hors de la pièce en prenant soin d’observer un court instant Mister Fox. Etait-elle en train de jouer ? Cela faisait partie de leur jeu ? Je n’y comprenais rien mais au moins ils étaient pour le moment décollé l’un de l’autre. Ruby emprunta l’escalier en passant devant Daisy, là encore un seul regard suffit pour que celle-ci comprenne la situation. Comment pouvaient-ils tous comprendre avec simplement des regards ? C’était à n’y rien comprendre ! Dans quel monde étais-je encore tombé ?! Le jeu de la séduction était si compliqué ? Temps qu’elle se tenait loin de lui cela me convenait. Je savais qu’elle ne se laisserait pas avoir si facilement. Elle n’était pas du genre à faire simple et bons nombres de mystères tournaient au près d’elle. Arrivée devant la porte d’une chambre, celle-ci me fut étrangement familière. Tout devient très clair quand elle se faufila à l’intérieur. C’était la chambre de l’horrible personnage collectionneur de plante ! C’était dans cette chambre où elle était passée par la fenêtre la nuit de sa première arrivé ici. Horrible souvenir ! J’avais encore l’immonde impression de sentir la transpiration de l’énorme personnage qui l’avait attiré ici quelques années plus tôt.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 18:57

Le jeu était entamé, les dés jetés. La succube s’était tourné et l’avait embrassé. Lentement, tout doucement. Elle se tenait droite et Kitsu s’était penché pour que leurs lèvres se rejoignent. Ses mains lâchèrent les siennes et glissèrent sans peine sous son t-shirt. Ses mains froides donnèrent la chair de poule au jeune homme. Ou peut-être était-ce autre chose ? Au moment où le monde sembla se décomposer autour d’eux, des coups violents à la vieille porte branlante les coupèrent. Dorothy enfila un haut, lui sourit. La porte céda sous les coups. Kitsu fit volte-face et trouva quelques querelleurs. Il n’avait pas la moindre idée de qui étaient ces types, mais ils le coupaient en pleine action. Il n’appréciait pas cela. Du tout. Il sentit deux petites mains le pousser contre l’un des hommes. Ils étaient moins d’une demi-douzaine. Dorothy enjamba l’un deux et s’enfuit par la porte, avant de jeter un regard amusé au jeune homme. Pause.

* Très bien. Je m’occupe d’eux et j’arrive tout de suite.*

Elle disparut dans le couloir. Les hommes se relevèrent et envisagèrent leur nouvel adversaire, qui semblait se foutre totalement de la bagarre général. L’un d’eux, un petit plutôt trapu et aux multiples cicatrices, lui décrocha un violent coup de poing dans la mâchoire. Kitsu s’écroula au sol. Il se remit sur pied, se tourna vers eux, une lueur malicieuse dans ses yeux vairons, et dit :

« - Ok. Je vous accorde cinq minutes à tous. J’espère que vous êtes prêts à vous prendre la dérouillée de votre vie les gars. »


Silence. Puis ils se ruèrent sur lui. Le premier chargea inconsciemment. Il l’évita et dans la lancée de son adversaire lui administra un violent coup de coude dans le haut du dos, tout prêt de la nuque, puis un coup de pied sec dans son genou. Il entendit un craquement, signe qu’il lui avait brisé la rotule ; mais il était déjà à terre, inconscient. Un second s’approcha et l’empoigna au col. Le grand punk lui saisit les bras, donna un coup de boule dans le nez, se recula pour le faire basculer vers lui et sa jambe monta droit dans le menton de son assaillant. Il bondit en arrière et s’écrasa sur le sol poussiéreux de la loge. Le second finit, un troisième arriva de plus belle sur le côté. Il était assez grand et semblait encore intact. Il balança un coup de pied dans sa direction, mais Kitsu lui attrapa la jambe en plein vol ; ses parties génitales à découvert, il lui donna un coup de talon approximativement dans le nerf sciatique. Il sentit l’homme vaciller et en profita pour lui donner un vif coup de poing dans le thorax ; respiration bloquée, il s’évanouit à terre. Le quatrième le surprit et lui donna un coup de poing dans le ventre. Il serra les dents, crispé, et sentit la rage monter. Son regard bicolore transperça les yeux vides du lutteur, un peu effrayé. Il se redressa de tout son long, le surplombant largement de ses 1m92, recula calmement et sa jambe gauche fusa droit dans la calotte de l’homme. Il fit un court vol plané et atterrit de toute sa masse sur le lavabo, le brisant net. Il en avait pour quelques semaines de coma. Tout à coup, une vive douleur parvint dans le dos de l’ex-yankee. Il entendit le bois craquer sur son dos avec violence, et alors que sa vue se troublait légèrement, il vit à terre de nombreux bouts de paravent. Il lui avait éclaté ça dans le dos. Le rire du petit trapu parvint à ses oreilles, et il céda à la tentation. Sa main glissa dans son cuir et empoigna quelque chose. Il se releva subitement.
Bras tendu vers lui, le pistolet fit couper le rire du dernier adversaire.


« - Assez joué. Les 5 minutes vont s’écouler, désolé pour toi. »


La magnifique lueur de peur mélangée aux larmes dans ses yeux fit sourire Kitsu. Mais soudain une nouvelle présence apparut, et vint briser le moment ultime de la fin de cette stupide bagarre. Le canon d’un fusil était pointé sur le jeune homme.

« - Range ça Kitsu. Tu connais les règles de la maison, pas de ça chez moi.

- Daisy-San, tu me coupes en pleine discussion amicale. Tu ne voudrais pas juste..

- Tout de suite Kitsu. »


Court moment d’hésitation. Puis il rangea son arme. La barmaid retira son fusil, et l’homme eut un soupir de soulagement, comme si c’était le plus beau moment de sa vie. Il détestait cette expression. Il lui donna un grand coup de crosse dans la tempe, et il s’écroula à terre dans une petite flaque de sang pas bien méchante. Daisy eut un soupir de lassitude.

« - Tu es un vrai trouble-fête.

- Dis ça à ces types, ils m’ont dérangé en pleine action.

- Et tu vas casser la tête à chacun des types qui te dérangeront, pour chaque chose ?

- Ce programme me semble plutôt attrayant. Où est-elle ?

- Chambre 15… J’sais que je suis mal placé pour te dire ça, mais tu devrais écouter ta conscience. Ecoute ton âme Kitsu. Que te dis ton âme ? »


Il nettoya sa veste d’un geste de la main, sortit une nouvelle cigarette. Il l’alluma avec son zippo. Aspira puis souffla. Il regarda les cinq types à terre, puis en poussa un du pied. Il approcha de la porte où la barmaid attendait sa réponse. Il sortit un billet gageant ses excuses qu’il glissa dans la main de Daisy, tourna sa tête vers elle. Il réajusta le col de son perfeto.


« - Elle me dit d’aller me faire foutre. »

Il sortit de la pièce, laissant Daisy seule avec le ménage de tout ça à faire. Il se dirigea calmement vers les chambres. Ses Docs Martins résonnaient dans le couloir ; sa démarche était lourde, son dos le faisait souffrir. Il arriva devant la porte et l’ouvrit sans frapper avant. Un sourire sincère se peignit sur son visage, et un petit filet de sang s’échappa de ses lèvres. Il s’approcha d’elle, se pencha, et l’embrassa passionnément, tandis que ses mains retiraient délicatement le kimono qu’elle portait. On ne fait jamais attendre la passion.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 20:25

Pendant que la bagarre se faisait rage plus bas, Ruby avait ouvert la fenêtre avec un petit sourire étrange sur les lèvres. Je ne l’avais encore jamais vu sourire ainsi et je ne sais pourquoi mais quelque part au fond de moi, je m’en voulais un peu de lui retirer ce bonheur dès le lever du soleil. Je l’avais dit ! Je me l’étais juré ! Il fallait que je vive moi aussi ma vie, je n’allais pas rester toute ma vie ainsi à vivre dans la vie d’une autre. Mais d’un côté, après le retour de ce Kitsu, retour imprévu, je ne savais plus trop quoi penser. Qu’arriverait-il s’il me croissait dans la rue ? Il voudrait surement sa Dorothy, celle qui écrase celui qui ose lui marcher sur les pieds. Qu’arriverait-il si les fréquentations de Ruby venaient me voir ? Je ne pourrais pas rester face à eux… Car tout simplement je ne sais absolument pas me défendre. Alors que de mon côté, je ne connaissais personne. Il serait égoïste de ma part de supprimer Ruby de cette vie. Mais en même temps je ne pouvais plus supporter tous ce sang, cette violence, cette vie miséreuse… D’un côté elle avait besoin de très peu pour avoir une vie confortable cette geisha. Grace à elle j’avais eu la chance d’avoir tout le confort possible même s’ils avaient êtes acheter avec de l’argent sale. Je vivais a ses crochets comme un parasite, elle gagnait magnifiquement bien sa vie et passer des moments vivants, elle s’avait s’amuser par rapport à moi, obsédée par les études…

Des bruits de pas me ramenèrent à la réalité, cette démarche lourde Ruby l’avait reconnu, elle s’empressa alors de fermer la fenêtre et se tournât rapidement vers la porte. Celle-ci s’ouvrir brusquement, laissant un courant d’air frai faire voleter quelques mèches de mes longs cheveux noirs. Devant se tenait le géant, une sourire sur ses lèvres avec en bonus une ouverture au niveau de ses lèvres. A la vue du sang, je sentis Ruby se mordre légèrement les lèvres, ils avaient tous les deux le don pour me donner la nausée. Je sentis le souffle de Ruby s’accélérer au fur et à mesure qu’il s’approchait d’elle. Une fois qu’ils furent assez proche, une fraction de seconde n’avait pu s’écrouler qu’ils étaient déjà collé l’un contre l’autre. Je sentis les mains du jeune homme glisser sur mon corps, je me sentais déjà mal et voulait que tout deux arrête ce jeu. Seulement j’étais apparemment la seule à vouloir cesser de « jouer ». Ruby laissa sagement son kimono pourpre glisser le long de son corps avant de faire reculer Kitsu jusqu’au lit qui venait d’être fait. Pauvre Daisy… Elle aurait une chambre à refaire après leur passage. Ils étaient de véritables enfants en train de … « jouer » à qui tiendra le plus longtemps au jeu de la séduction. J’avais envie de soupirer … S’ils s’étaient amusés à faire ça quelques années plus tôt, je pense que j’aurais êtes folle de rage car je considérais Ruby comme ma propriété personnelle. J’avais quand même un certain dégout en voyant Kitsu aussi proche d’elle en train de la peloter… Mais que pouvais-je bien faire d’autre ? De toute façon je savais que Ruby irait papillonner ailleurs après. Elle en avait pris l’habitude dans le passé, elle n’allait pas s’arrêter la sur si cela pouvait le rapporter un petit quelque chose en échange…

A cette pensée je ne savais plus qui plaindre… Le pauvre Kitsu qui devrait à un moment ou un autre surprendre Sa Dorothy avec une ou un autre ou Ruby à cause de ses envies diverses et variés. D’un côté si cela ne dérangeait aucun des deux, cela me dérangerais moi car une fois de plus j’allais être le témoin de multiples choses pas très jolie à voir. Mais pour le moment, j’étais la seule spectatrice des ébats amoureux de ses deux jeunes gens, j’avais la net impression d’être une voyeuse… Mais en même temps que pouvais-je bien faire d’autre ? Bien que les hommes me dégouté, je n’allais tout de même pas pousser Kitsu loin de Ruby, de toute façon même si j’aurais voulu, je n’aurais pas pu. Je devais rester l’impuissante Dorothy, ou plutôt sa conscience maintenant ou bien quelque chose du genre. Plus les années passaient, plus je m’apercevais de mon autodisparition. J’avais de moins en moins de contrôle sur mon corps et mes pensées étaient toutes aussi troublent les unes que les autres. Mais revenons plutôt aux deux batifoleurs. Ruby avait pris place sur les genoux du jeune homme. Elle était à cheval sur lui et lui avait déjà retiré son T-shirt pour déposer quelques baisers sur le torse de celui-ci. Elle remarqua aussi les marques rouges qu’il avait dans le dos à cause d’un coup reçu surement avant qu’il monte la rejoindre. Puis lentement elle revient à ses lèvres, passant la pointe de sa langue de vipère sur la petite plaie qu’il avait au coin de la bouche. Son regard était très doux, j’avais du mal à croire qu’elle pouvait avoir ce genre de regard pour quelqu’un. Depuis le début de la soirée, ils ne s’étaient adressés qu’une seule fois la parole qui plus est pour s’envoyer des pics.

Doucement elle glissa son visage dans le cou du jeune homme, jouant de sa langue sur la peau de celui-ci. Mais ce ne fut pas la seule chose qu’elle bougea doucement, sa main droite avait elle aussi changée de place pour se poster sur le haut de la cuisse de Kitsu. Sa main gauche quant à elle était restée plaqué contre son torse. La suite de la soirée allait s’annoncer mouvementé à mon simple avis. J'espérais encore une fois que quelqu’un ait la délicatesse de les déranger encore une fois. Mais cette fois ci je pense qu’il ne servait à rien d’espérer. Si cela arriver, c’était Ruby qui se mettrait en colère et je ne tenais pas plus que ça à ce qu’elle se balade nue dans les couloirs … Ou que ma peau soit abimé. En parlant de peau, la mienne c’était soudainement réchauffée et j’avais l’impression d’avoir une étrange poussée de fièvre. Comme quoi Ruby pouvait parfois réagir comme une jeune femme normale par moment. Ses grands yeux bleus étaient vifs et cherchaient à se perdre dans ceux du jeune homme. Etait-elle à son tour hypnotisé ? Elle avait l’air d’apprécier la chaleur que pouvait dégager le corps de celui-ci. Je dirais même qu’elle s’amusait à faire monter la température. Lentement elle glissa ses doigts au niveau de la fermeture du pantalon sans pour autant vouloir défaire celui-ci s’amusant par moment à détailler le visage de son partenaire. Quel drôle de jeu .
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 21:54

Chacun de ses baisers étaient des brûlures sur son corps ; elles embrasaient celui-ci. Ses lèvres pulpeuses faisaient frémir la peau du jeune homme. Sa main caressait son torse et ses nombreuses cicatrices tandis que l’autre se rapprochait de son entrejambe ; il sourit. Il posa une main sous le menton de Dorothy, et releva son visage vers lui. Il l’observa un peu. Elle était belle comme l’Enfer. Ses yeux incroyablement bleus réchauffaient son cœur, sa peau blanche faisait perdre goût à tout autre mets et son parfum l’hypnotisait. Il devenait fou, son esprit perdait le contrôle. Le désir était là, rien n’était plus sûr. Mais le doute s’installa, entre amour et passion. Ils avaient joué si longtemps à ce jeu que lui-même s’était perdu dans les règles et les émotions. En tout cas en cet instant précis, il tuerait quiconque approcherait son amante, ou même la toucherait.
A cheval sur lui, elle se rapprocha, et ses tétons frôlèrent ses pectoraux ; un frisson lui traversa l’échine. Une de ses mains empoigna ses cheveux pour l’embrasser tendrement tandis que l’autre arriva jusqu’à sa poitrine et s’amusa avec. Il lâcha ses cheveux, et fit descendre sa main dans son dos ; tout doucement. Dans sa bouche la langue de la jeune fille tournoyait sans cesse, saccadé par des petits halètements chauds. Il avait du mal à résister aux caresses de la main droite de Dorothy, il sentait la température augmenter au fur et à mesure qu’ils se touchaient.
Il s’arrêta, recula son visage, puis de ses deux mains empoigna la fine taille de la belle anglaise, la souleva sans peine et l’allongea sur le lit. Ses seins le fixaient, et il ne put empêcher ses lèvres gourmandes d’en profiter allègrement. Pendant ce temps ses mains arrivèrent aux bas de la jeune fille. Il déchira sans peine ses collants noirs et caressa ses cuisses parfaites. Elle étaient chaudes et ne tremblaient pas du tout. En haut il la sentait respirer bruyamment, dans un rythme régulier. Elle était froide comme de la glace, et pourtant ardente comme la braise. Il joua avec elle encore un moment, puis sa bouche remonta jusqu’à la sienne. Sa main gauche arriva jusqu’en haut de ses cuisses où il restait le seul vêtement de la douce, et plus il remontait, plus il pouvait sentir l’intensité de la chaleur, et un filet de liquide près de son entrejambe. Lorsqu’il l’effleura de quelques doigts, elle ne put retenir un gémissement, mais elle se mordit la lèvre inférieure. Kitsu devenait dingue et en même temps plus conscient à chaque instant.
C’était ça. C’était son monde à lui. L’univers de la luxure. Il l’embrassa fougueusement, et commença avec ses doigts un numéro expert totalement improvisé, qui arrachait peu à peu quelques gémissements supplémentaires et un liquide de plus en plus abondant. Et à l’intérieur de lui, tandis que le monde réel s’écroulait, il avait l’impression d’entendre dans sa tête un accueil chaleureux de son univers.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Sam 1 Mai - 23:43

A bien y voir de près, je sentis chez le jeune homme un regard troublé, le charme de Ruby l’avait déjà complètement hypnotisé ? En tout cas, je ressentis dans ses gestes une envie de la posséder comme je l’avais un jour ressentis. Cette envie de n’avoir que pour soi et prêt à risquer n’importe quelle vie pour la garder près de soi. Depuis notre première rencontre j’avais appréhendé ce moment. Me sentant depuis le départ menacer par sa présence, j’étais plus rassuré pendant un moment, moment où il ne donna plus aucun signe de vie à sa belle. J’avais osé penser qu’un tel moment d’absence aurait suffi pour faire changer les sentiments de Ruby, mais apparemment non. Elle collectionnait les hommes et les femmes, pourtant jamais je ne l’a vit aussi vivante que ce soir-là. Ce n’était pas purement et durement des actes, elle y mélangeait des sentiments que je n’avais jamais vu chez elle auparavant. J’étais alors soucieuse… Et si par la suite il l’abandonnait ? Après tout dans ce monde sale, cette idée ne me parut pas choquante. Mais une question m’ébranla… Pouvait-elle en mourir ? Ou se remettrait-elle facilement de cette chute ? J’étais un peu moins sûre pour la seconde hypothèse car après tant d’années à se chercher, je pense qu’elle aurait du mal à oublier le passer. Une chose horrible se mit alors dans ma tête. Et si elle devenait encore plus cruelle si jamais il … Oh My God ! Déjà qu’elle profitait d’un bain de sang assez souvent, si d’un bain ou passait au double ou au triple … Quel massacre !

Les pointes de ses seins ressortaient somptueusement bien. Si bien que j’étais presque jalouse qu’il lui fasse autant d’effet. Sous ses mains, Ruby sentit tout comme moi la peau du jeune homme réagir au contact de son approche. Le frisson qu’il avait ressenti fit sourire Ruby, bien que le spectacle me dégoutait, il fallait bien admettre que par moment ils étaient mignons… Ruby, mignonne … mais où allait donc le monde ? Les yeux de celle-ci justement se plissèrent un peu plus quand Kitsu lui agrippa les cheveux pour l’embrasser des plus tendrement possible. C’est sans broncher qu’elle se laissa faire alors que d’ordinaire elle n’était pas du genre à aimer qu’on touche à ses cheveux. Très vite elle semblait oublier se détaille pendant que son autre main justement s’occuper de sa poitrine généreuse. Elle avait de la chance, j’avais au moins un corps bien fait malgré ma couleur de peau blanche comme la neige. Je sentis un frisson la parcourir quand il laissa ses cheveux pour glisser sa main dans son dos. Leurs lèvres ne semblaient pas vouloir se quitter et pendant les quelques secondes ou elles servaient à reprendre une bouffée d’air, on pouvait clairement distinguer à quelle température était monté leur corps. Alors qu’ils avaient à peine commencé, je me demandais déjà comment tout ceci allait finir … Si l’un deux finissaient en prison ça serait bizarre ou si l’un deux perdait la vie suite à une mauvaise bagarre ? Décidément je n’arrivais pas à les comprendre, ils ne pouvaient vivre que le moment présent avec peut être l’appréhension de voir le lendemain une bande ou la police frapper à leur porte. A ce moment-là, que ferait l’autre ? Leur mode de vie était bien trop complexe pour moi mais de toute façon je ne m’inquiétais pas vraiment pour eux. Ils savaient tout deux très bien se défendre et étaient pas mal rusés dans leur genre.

Quand il la recula un peu de lui, Ruby eu un petit tremblement. Tremblait-elle à cause de l’excitation qui grimpait au fur et à mesure ou une petite crainte que tout s’arrête là ? Je penchais plutôt pour la première hypothèse, car quand il la coucha dans le lit le léger tremblement ne c’était toujours pas arrêté. Ce tremblement me fit penser à celui d’une droguée en manque. A cette image je ne pus m’empêcher d’étouffer intérieurement un rire pour moi-même. La Luxure devait être son plus vilain pêché parmi tous les autres. Peu à peu il approcha ses lèvres de sa poitrine et Ruby encercla de ses bras la tête de son amant. La tête légèrement penchée sur le côté, les yeux à demi clos relevé d’un sourire enfantin. Elle glissait ses longs doigts fins entre les mèches de cheveux du jeune homme, tirant légèrement par moment sur ceux-ci quand la douceur de ses lèvres devenait trop ardente. J’avais l’impression que mon corps fondait comme neige au soleil sous celui de Kitsu. A cette idée j’aurais bien froncée les sourcils mais ce droit m’avait êtes retiré pour laisser place aux humeurs coquines de Mademoiselle Ruby. Adieu collants parfaits, ils n’avaient pu résister au manque de patience du jeune garçon. Son cœur battait de plus en plus vite et son souffle bien que régulier se faisait entendre distinctement. Lentement elle fit glisser ses mains dans le dos du jeune homme laissant la pointe de ses longs ongles glisser et effleurer sa peau. Elle laissa échapper un premier gémissement léger en inclinant légèrement la tête vers le haut avant de mordre les lèvres de plaisir.

Très vite elle remonta ses mains au niveau du visage de Kitsu et tout en les glissant sur sa joue et son cou elle poursuivait les baisers brulants qu’il lui donnait. Par moment elle laissa échapper des gémissements étouffés par les baisers, ils étaient légers et étaient d’un son mélodieux. C’était l’une des particularités de Ruby, elle n’était pas du genre bruyante sauf en dans des cas extrêmes et ses gémissements semblait être de doux soupires de plaisir arraché aux flammes de l’Enfer. Peu à peu ses jambes s’éloignèrent l’une de l’autre pour laisser à son partenaire plus d’espace dans ses mouvements. Elle avait chaud, elle remonta donc ses cheveux au-dessus de sa tête pour laisser son cou libre. De temps en temps elle ne put s’empêcher d’agripper les oreillers, les draps ou bien encore son partenaire de jeu tellement l’excitation augmentait. La seule chose que je craignais le plus était qu’elle s’ouvre la lèvre tellement elle mordait de plaisir. Légèrement elle remonta l’une de ses jambes pour la frotter contre l’intérieur de celles de Kitsu. Ruby avait perdu au jeu de la séduction, elle avait échoué dès son premier gémissement, mais cette fois si cela n’allait absolument pas l’air de la déranger bien au contraire. Maline comme elle était, elle s’amusa à glisser l’une de ses mains au niveau du bas ventre de Kitsu pour lui défaire le pantalon. Elle effleura l’intérieur avant de remonter délicatement sa main sur le torse du jeune homme avant de déposer quelques baisers dans son cou, se retenant de le mordre. C’était d’un côté assez amusant de la voir perdre autant son sang-froid ce soir. Elle qui d’habitude s’avait retenir ses envies pour mieux faire languirent son partenaire. Ce soir elle avait l’air d’être dans l’incapacité de jouer les fausses et de prendre ses airs de dominante. C’était bien la première fois que je la voyais ainsi, elle semblait des plus naturelles et plus épanouit ce qui me fit quand même un petit pincement au cœur.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Lun 3 Mai - 0:37

Kitsu ne sentait plus rien sinon son corps et celui de son amante. Chacun de ses gestes désintégrait son âme. Jamais il n’avait autant perdu la tête pour une fille ; il s’effrayait lui-même. Il avait horriblement peur de tomber amoureux. Mais dans chacun de ses propres gestes obscènes, il n’y avait que douceur et passion.
Lui, le mécréant, le voleur, le bagarreur, le rejeté, le révolté, le répugné et le voyou ; le croque-mitaine qui vivait dans le lit de toutes les femmes éperdues, le monstre vaginale, le gigolo sans limites et sans cœur, le grand dégueulasse qui faisait les gosses et les bien-portants se pisser dessus, qui faisait vomir la perfection. Maintenant il n’était qu’un homme amoureux. Tout ceci semblait se trouvait loin dans le passé, à cet instant où il était près d’elle.


* Mais qu’est-ce qu’il m’arrive bordel, qu’est-ce qu’il me prend ?! *

Alors qu’il l’embrassait tendrement, il se recula subitement. Il était à bout de souffle, tout rouge et semblait sous le choc. Il tourna la tête vers Dorothy, qui était étonné de sa réaction.
Il se mordit la lèvre, un peu penaud. Il s’en voulait d’avoir réagi ainsi. Il la regarda droit dans les yeux. Il se perdait dans l’immensité de ses magnifiques yeux et il découvrait une nouvelle galaxie à travers elle ; une toute nouvelle vie. Il se releva un peu, puis il la déshabilla correctement et entièrement, découvrant ainsi tout son corps. Les réseaux et liens dans son cerveau sautaient. Court-circuit dans sa matière grise. Il s’approcha de son oreille qu’il mordilla, puis murmura :


« - Je ne partirais plus maintenant. Tu es là et c’est tout, je ne m’en irai plus. »

Il l’embrassa. Plus que jamais ; mieux que jamais. Il baissa son pantalon et son boxer, puis pénétra dans la jeune fille. Elle se mordait la lèvre d’une force terrible. Il la lui mordilla à sa place, mais plus doucement. Il n’arrêtait pas de l’embrasser pour qu’elle cesse de se faire du mal.
Au fur et à mesure que le rythme de leur danse augmentait, les gémissements de la jeune fille étaient de plus en plus puissants, et Kitsu perdait encore plus le contrôle de lui-même. Il bougeait en elle de plus en plus vite ; il connaissait à vrai dire le chemin par cœur. Mais cette fois-ci il l’empruntait différemment. Il commençait à sentir les symptômes ; ceux qui vous font dire que vous ne baisez pas, mais que vous faites l’amour. Et il semblait apprécier. Il ne voulait faire qu’un avec elle. S’insérer dans sa chair, s’insérer dans son âme, ne plus faire qu’un avec elle. S’unir ; à l’infini.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Lun 3 Mai - 20:04

Douceur et passion étaient les deux seuls moteurs de cette union diabolique. J'en fus je pense la seule vraiment étonnée en ce lieu. Alors, même dans un monde aussi sombre, aussi sale et aussi lugubre, « aimer » n'était pas un mot bannit ou inexistant? Ces êtres presque inhumains et immoraux pouvaient eux aussi ressentir et faire ressentir des émotions si douces? Moi qui avais toujours pensé qu'elle n'avait aucune sensibilité... Je découvrais seulement maintenant la véritable Ruby. Celle qui se cachait derrière une montagne de glace épaisse. La Reine de la froideur était en train de fondre dans les bras d'un homme et j'étais au premier rang pour assister au spectacle brûlant. Alors que la magie opérer, alors que plus rien n'avait l'air important pour eux, une chose fit subitement stopper leurs gestes passionnés. En plein baiser, alors que les bras de Ruby se nouaient autour du cou de son galant, celui-ci se recula assez rapidement, interrompant ainsi leurs caresses. Je sentis alors mon cœur se figer, se glacer, tomber dans les méandres de l'enfer. Ruby ne bougeait plus, tétanisé par la peur qu'il se désiste à ce dernier moment, peut-être. Que se passait-il dans la tête du voyou pour qu'il s'arrête à un tel moment ? J'étais curieuse. Je me demandais ce qui avait bien plus clocher chez lui pour qu'il interrompe aussi vite ce moment qui avait l'air des plus agréables pour les deux. Ruby le fixait de ses grands yeux bleutés, sa peau c'était réchauffée et était passée du blanc des neiges éternelles à une couleur plus chaleureuse, un rose saumon léger. Elle semblait détailler le visage de Kitsu, celui-ci avait aussi changé de couleur de peau, il était d'un rouge bien remarquable et semblait avoir un air choqué sur le visage. Quand il se rendit compte de sa réaction, c'est avec un air de confusion qu'il se mordit la lèvre avant de fixer Ruby dans les yeux. J'eus je pense un petit moment de panique, ses yeux vert bleu ressortaient étrangement bien avec sa couleur de peau du moment et j'en fus sacrement surprise. Il ressemblait à un vrai diable et pourtant avait ce je ne sais quoi de doux à l'intérieur.

Ruby était toujours un peu chamboulée par ce soudain temps mort. Puis par la suite, je sentis mon cœur battre de nouveau, tout doucement puis de plus en plus vite de nouveau sous les gestes du jeune homme. La Sorcière venait d'être mise à nue, envoutant par la même occasion le pauvre fou qui était en train de la découvrir. Il s'approcha d'elle et à ce moment je sentis mon cœur de nouveau s'arrêter, bloqué, redoutant la suite des événements avant de finalement se laisser se noyer dans un flot de passion à la suite des mots qu'il prononça. Venait-il de se rendre compte de quelque chose de très important ? Surement... Ruby d'ailleurs ne lui avait demandé aucune explication de sa soudaine disparition. N'avait-elle pas envie de savoir où il avait trainé tout ce temps ? Parfois il était préférable de ne pas savoir certaine chose de toute manière. Le baiser qui suivit était d’une force et d’une puissance encore jamais réalisé jusque-là. Il semblait renaitre, éveillé par de nouveaux sentiments plus forts et plus puissants que celui qu'il avait connu jusque-là. Telle une clé dans une serrure, il s’inséra dans elle et comme s’il avait remarqué qu’elle se retenait de pousser la note du plaisir plus loin, pour ne pas attirer l’attention sur eux et ainsi garder une tranquillité parfaite, il vint à ses lèvres pour la remplacer avec une douceur qui eut le dont l’exciter ses sens un peu plus encore. Une chose m’effleura alors l’esprit et si elle ne se mordait pas pour retenir ses gémissements mais plutôt pour éviter de le mordre et le griffer de plaisir ? C’était assez tordu je dois l’admettre mais venant de Ruby, cela ne m’aurais pas étonné et de toutes les façons le résultat était le même. Elle n’était pas insensible à son charme.

Malgré tous ses efforts pour retenir le plus longtemps possible ses gémissements, arriva le moment fatidique où, la passion et l’extase étant là qu’elle ne put retenir plus longtemps les gémissements qu’elle cherchait à faire taire. Je remarquai alors une nouvelle chose, ce soir je découvrais d’ailleurs énormément de chose … mais celle-ci me fit sourire. Depuis je ne sais combien d’année, je n’avais pas entendu une telle tonalité sortir de sa gorge. Dévoilant donc qu’elle avait déjà simulé plus d’une fois avec d’autre partenaire. Les pauvres … S’ils pouvaient seulement entendre la différence qui sortait de sa bouche. Plus d’un en serait resté bouche bée devant tel exploit et aurait sentit au plus profond d’eux leur fierté descendre. J’eus, par contre, la désagréable sensation qu’il ne voulait pas que recevoir un tel plaisir, il semblait vouloir beaucoup plus, ne faire qu’un avec elle… Là je n’étais pas du tout d’accords ! Déjà que je partageais mon corps avec une fille complètement folle, froide, séductrice, amoureuse du danger et j’en passe… Je n’allais pas en plus héberger un voyou aussi fou qu’elle ! Mais le pire dans tout cela, c’était que Ruby lui laisser largement les portes grandes ouvertes pour que Monsieur viennent emménager à la maison ! J’avais envie de leur dire que maintenant qu’ils s’étaient bien amusés, il faudrait peut-être penser à fermer les portes célestes du Paradis pour que chacun rentre entier chez soi. Mais c’était comme, excusez-moi l’expression… « Pisser dans un violon ». Plus il la couvert de baisers et d’attention, plus elle s’accrochait à lui, si bien qu’elle finit par nouer ses jambes autour de son bassin avec l’un de ses petits sourires coquin, le mettant presque au défi de faire mieux encore. Etait-elle folle ? Voulait-elle casser ce lit et finir matelas à même le sol ? Remarquait elle que déjà elle était en train de perdre entièrement le contrôle de ses vocalises ? Voulait elle que tout le monde qui se trouvait dans ce lieu sache qu’elle était en plein batifolage avec lui ? Si seulement ta luxure avait une limite Ruby …

Alors que je les laissais jouer ensemble… En même temps que pouvais-je faire d’autre ? M’enfin bref, je fus aussi la seule à remarquer et à réagir à l’évènement suivant. Une bouteille de Rhum venait de briser la fenêtre de la chambre. Si ce n’était que cela, rien de grave me direz-vous… Oui mais non justement ! A l’intérieur de celle-ci, une feuille de papier avait êtes mise, dépassant de peu et devinez quoi ? Le bout qui dépassait était en feu. Je résume pour ce qui n’aurait pas vu le poteau rose : Une bouteille d’alcool enflammé venait d’atterrir dans la chambre, mettant au passage le feu aux rideaux. La bouteille laissa tout son liquide alcooliser se répandre sur le sol mettant en même temps le feu autour du lit. Les flammes avaient beaux être encore petites, elles étaient tout de même présente et j’eus beau hurler de toute mes forces, Ruby faisait la sourde oreille. Elle était bien trop concentrée à jouir d’un moment quasi parfait en compagnie de Kitsu. Quasi parfait car pour être parfait il aurait fallu que je sois absente pour ne pas la déranger. Rien ne semblait avoir de l’importance, tout était en train de prendre feu progressivement et pourtant tous deux continuaient leur ébat amoureux. Leur vie était en danger et pourtant le seul effet que cela avait l’air de produire était une montée d’excitation chez eux. L’enfer… Voilà où ils étaient tous d’eux plongés, au sens propre comme au sens figuré. Et Dieu merci ! Ils touchèrent enfin l’extase parfait. Je sentis alors une chose étrange se déverser dans mon corps. J’avais la désagréable sensation qu’un barrage venait de s’ouvrir et que l’eau qu’il retenait, venait à toute vitesse. Il est inutile de vous dire, que je pense, le niveau du dégout qui monta en moi au même moment. Je trouvais ceci d’un répugnant affligeant et pourtant Ruby semblait vivre ça tout autrement… Je pu percevoir dans le crépitement des flammes, le jeune homme pousser un râle de satisfaction inégalable et qu’au même instant les petits arrosoirs collés au plafond semblaient s’être enfin déclenchés. L’atmosphère était lourde, humide et chaude comme une nuit d’été.

Lentement, Ruby laissa la pointe de ses ongles glisser le long du dos de Kitsu. Elle n'avait pas l'intention de lui faire du mal, non, son geste est lent et doux et ses ongles qui d’habitude étaient de vraies lames de rasoir, s’étaient changées ce soir en une caresse aussi légère que celle d’une plume qui frôle votre peau. L’eau qui tombait sur eux n’avait pas l’air de la déranger et c’est avec tendresse qu’elle alla embrasser les lèvres de son amant. Les flammes commençaient à perdre de l’ampleur et je pu entendre des bruits de pas monter et s’avancer vers la porte qui séparer les deux tourtereaux du monde extérieur. Qui cela pouvait-il bien être maintenant ? Daisy armée d’un extincteur ? Ou peut-être Teppei ? Les voyous de tout à l’heure ? Je ne tarderai pas à le découvrir ... La poignée de la porte allait bientôt tourner…
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Mar 4 Mai - 2:20

Alors que la valse effrénée de leurs corps se terminait, une bouteille d’alcool vint éclater la fenêtre et mettre feu à la chambre. Absorbé dans la contemplation du corps de sa belle, Kitsu ne voyait autour de lui qu’une lumière tamisée qui se rajoutait et teintait la pièce d’une ambiance encore plus chaude. Il savait que les flammes les entourait, mais rien à faire, il s’en foutait. Ce capharnaüm destructeur n’était pour lui qu’un arpège en triple croche guidant la danse de leurs étreintes.
L’eau jaillit au-dessus de sa tête et les éclaboussa ; les laissa au fur et à mesure dans une couche aqueuse qui laissait comme voler ses cheveux. Dans ce contraste entre sa peau clair et sa chevelure sombre perçait ses deux yeux d’un bleu céleste. Il voulait brûler ; juste rester là et brûler, avec elle. Droit dans les Abysses. Eux les damnés, eux qui maintenant n’avaient leurs places ni dans le monde trop sordide des brigands ni dans le monde trop beau de tous les autres. Le Firmament était trop pur ; ils iraient piétiner les anges et s’aimer devant les démons.
Le feu s’approchait dangereusement, même si sa puissance décroissait. Il pouvait presque sentir les langues brûlantes lui lécher les doigts ; mais il souriait. Elle caressait de la pointe de ses ongles son dos. Il aurait voulu qu’elle l’empoigne fermement et s’incarne en lui. Il l’aimait tant. Depuis des années la coquille de la fierté faisait office de rempart ; mais elle venait de partir en miettes. Depuis la première fois, où il l’avait surprise nue à se baigner dans un lac un parc en pleine nuit et où il l’avait menacé jusqu’à aujourd’hui, il n’avait cessé de l’aimer. Il aurait voulu lui dire, le hurler, mais il en était incapable. Rien; rien lui dire. Il pouvait simplement l’admirer d’un air béat.
Les coups à la porte se faisaient de plus en plus puissants, mais restaient insuffisants. Il lui semblait entendre une voix de femme, Daisy sûrement. Les voyous de tout à l’heure étaient hors d’état de nuire ou même de bouger pour un bon bout de temps. Mais les coups se métamorphosèrent, et devinrent soudainement d’une toute autre puissance. A regret, il se retira des bras de Dorothy. Il enfila son caleçon puis son vieux jean troué, mit ses chaussures et prit le haut de son t-shirt et son manteau en cuir. Son amante n’ayant pas bougé il la leva, déposa un baiser sur ses lèvres, puis lui enfila son propre haut. Le grand t-shirt arrivait au-dessus des genoux de la sublime créature, et elle n’avait rien en dessous. L’habit lui seyait à merveille. Il perfecto clinquant sur les épaules, l’embrassa une dernière fois autour du décor chaotique, l’empoigna par la main et alla ouvrir la porte.
Teppei et Daisy étaient là tous deux, extincteur à la main, l’air blême et furieux en même temps. Ils se ruèrent dans la chambre afin d’éteindre le reste d’incendie, et la barmaid arriva à hauteur du jeune homme, prête à en finir avec les multiples conneries de son client. Kitsu mit un doigt sur sa bouche et lui chuchota :

« - Il reste tout l’argent qu’elle a gagné ce soir dans sa loge, et crois-moi il doit y en avoir pour un paquet. Cadeau. Désolé pour le bazar. »

Elle ouvrit la bouche pour le réprimanda, la referma. Il la sentait bouillonner. Lui serrait à ses côtés Dorothy d’un bras assuré. Il se pencha vers Daisy et rajouta avec une voix suave et dure :

« - Ah dernière chose… Elle démissionne. »

Il l’enlaça, puis finalement l’embrassa langoureusement. Il ne lui avait pas demandé son avis, et il s'en fichait bien. Plus personne n'irait baver ou payer sur son corps. Et avec lui, pas de "Mort ou Vif"; une seule alternative: Mort.
Il sortirent à grand pas de la boîte de strip-tease, bien remué par tous les évènements de cette nuit, et se retrouvèrent tous deux dans les rues mal famées, l’un torse nu et l’autre jambes découvertes et pieds nus. Il ne put s’empêcher de rire. Autour, les quelques gens qui étaient encore debout à cette heure les regardait, craintifs et inquiets. Il se tourna vers la belle et dit d’un air enjoué :

« - Voilà le programme : Tu viens chez moi, on se dou… Non d’abord on re-baise, ensuite on se douche, on se change et après on va au lit profiter un peu de cette nuit… Plutôt pas romantique du tout, mais incroyablement belle à mon goût. »

Son sourire sincère laisser deviner que malgré son sarcasme omniprésent, il ne mentait absolument pas, et n’avait qu’une hâte : retourner chez lui, s’allonger au chaud et s’endormir à ses côtés. Juste poser sa tête sur sa poitrine et s’endormir. Juste.
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MessageSujet: Re: Dorothy l'immortelle [xXx]   Mar 4 Mai - 20:15

Très vite les coups à la porte se firent entendre et devinrent de plus en plus fort. C’est donc avec une petite mine boudeuse que Ruby laissa Kitsu se retirer de ses bras pour aller ouvrir la porte. Mais avant que celle-ci soit ouverte justement, Kitsu prit soin de s’habiller et d’habiller sa demoiselle. Elle semblait être une poupée de porcelaine habillée par son collectionneur vicieux qui prenait bon plaisir à la dévêtir puis la rhabiller autant de fois qu’il voulait. C’est avec un regard amusé qu’elle semblait le dévorer des yeux. Son petit sourire en coin, elle se laissait facilement tirer en tous sens par Kitsu, comme une vulgaire poupée de chiffon. Ca me fit assez de peine de la voir maintenant aussi calme et sage. Elle me rappelait la vulgaire poupée qu’elle était en arrivant pour la première fois à Konoha. L’amour la rendait vraiment bête… Mais de quoi je me plaignais moi ?! Je voulais qu’elle soit douce et elle était en train de le devenir ! Mais … Ce n’était pas pour moi qu’elle devenait comme ça, c’était pour les beaux yeux d’un voyou qui avait un air béta tout comme elle. Jalouse ? Non, pas du tout ! Juste dégoutée qu’elle devienne soudainement ainsi avec lui… En plus ils ne s’étaient même pas protégés ! Vous vous rendez compte ?! Quelle honte ! Si elle tombait malade ou si elle tombait enceinte, c’était mon magnifique corps qui allait en pâtir à cause d’un voyou de passage ! Oui, je ne donnais pas chère de leur histoire d’amour … J’avais la désagréable sensation d’avoir une boule dans la gorge à force de voir leur bonheur s’étendre ainsi…

Le gredin venait à peine d’ouvrir la porte que Daisy et Teppei jouaient déjà les pompiers. Quand la femme revient vers eux, prête à déverser sa colère sur le bec de Kitsu, celui-ci la stoppa d’un geste simple du doigt. Ruby semblait n’écouter que d’une oreille ce que disait Kitsu, bien trop occuper à déposer dans son cou un suçon. Par la suite Daisy voulu s’exprimer, mais elle n’eut pas le temps de dire un seul mot qu’il avait déjà repris la parole pour lui annoncer le départ de sa meilleure danseuse. A cette annonce Ruby sorti son visage du cou de Kitsu pour faire un malicieux clin d’œil à Daisy. Le marché qu’elles avaient fait venait de prendre fin. Mais quel marché me direz-vous ? Et bien depuis la première fois ou elle était venue danser ici pour rencontrer son client, Daisy et elle avait passé un petit marché. Ruby danserait ici temps qu’elle n’aurait pas Kitsu dans ses filets et Daisy gagnait l’argent si elle la laisser danser. A ce clin d’œil, la femme comprit la gravité de son erreur ce soir-là, d’avoir laissé Kitsu se jeter dans la gueule de la louve. Quand le jeune homme l’embrassa, son regard continua de fixer Daisy quelques secondes avant de fermer ses yeux. C’était un regard fourbe et malicieux dont elle avait le secret. A ce regard, je reconnue automatiquement la véritable Ruby que j’avais toujours connue. Celle qui se jouait des gens pour avoir ce dont elle voulait. Quelque part en moi je me disais que Kitsu n’avait vraiment pas de chance d’être tombé dans les bras de Ruby… Savait il doit quoi il était en train de s’embarquer avec elle ? Peut-être … Même si j’en doutais très fortement.

C’est pieds nus qu’elle quitta avec son amant la boite de strip tease en riant comme jamais. Elle était blottit contre lui et n’avait pas l’air de vouloir se détacher de son corps. Ses yeux pétillaient et son sourire était ineffaçable. Véritablement amoureuse ou jouait elle la comédie ? Je n’en savais rien… Elle jouait si bien que maintenant je ne pouvais absolument pas dire si elle jouait ou non. En y réfléchissant bien … Je ne l’avais jamais vue amoureuse et je la voyais mal le devenir maintenant. Elle était si imprévisible que finalement l’hypothèse qu’elle soit véritablement amoureuse ne m’étonnait pas tant que cela. Il me dégoutée plus je dirais même… De temps en temps elle faisait exprès de se mettre devant lui pour lui voler un baiser avant de poursuivre la marche. A quoi jouait-elle ? Ne pouvait-elle donc pas se passer de ses lèvres un instant ? Avait-elle vraiment besoin de garder ce sourire ? Je pestais au fond de moi… Dégoutée du spectacle qu’ils donnaient d’eux dans les rues étroites de Konoha. A l’annonce du programme de Kitsu j’eux envie de me faire violente ! N’avaient-ils pas assez profité ?! Demain j’avais cours moi ! Il était fou ! Ils étaient complètement fous ! D’ailleurs, le jeune homme semblait lui-même perdu dans ses idées, Ruby avait du mal à la suivre dans ses propos tellement elle était dans la Lune… Ecœurant … Sans savoir vraiment le programme, elle disait oui à tous et profitait d’un petit coin d’ombre pour y pousser ou y tirer Kitsu, s’amusant à exciter encore un peu les sens de celui-ci.

Tous deux se dirigeaient d’un pas presque pressé vers des habitations… Je compris alors qu’elle avait pris soin d’ignorer mes paroles. J’étais moi aussi un peu chamboulée par ce changement de comportement. Elle s’emblait plus épanouis, plus souriante, plus vivante qu’avant… Et tout ça, grâce à lui ? Je ne voulais pas le croire ! C’était impossible qu’un simple homme la change autant ! Si moi je n’avais pu la changer, ce n’était pas lui qui pourrait le faire ! Ruby était à moi ! Et à moi seule ! Jamais il ne pourrait la comprendre mieux que moi ! Et pourtant… J’avais beau me répéter ses phrases dans la tête, j’avais un petit doute à chaque baiser qu’elle s’empressait de lui faire… à chaque caresse … à chaque pas qui guidait chez cet homme. Il était en train de me la voler, sous mon propre nez et moi… Je ne pouvais comme toujours rien faire devant ça. Comme il était horrible de voir l’être aimer courir à demi chez un autre… J’avais l’impression que mon cœur saignait et qu’à chaque baiser échangé, un poignard venait pourfendre mon cœur sans aucune pitié. Qu’il était loin le temps où elle était encore gentille avec moi… Qu’il était loin le temps où nous vivions en Angleterre. Pour tout l’or du monde, je pense, que j’aurais aimé retourner vivre là-bas avec elle… Et pourtant, je savais parfaitement que jamais je ne pourrais retourner vivre là-bas. Les crimes de Ruby étaient si important qu’ils nous avaient poussé jusqu’ici et qu’une fois que j’aurais mis le pied sur les terres anglaises, les autorités viendraient me passer leurs magnifiques bracelets métalliques…
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