Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 †- L’immortelle Amour -†

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MessageSujet: †- L’immortelle Amour -†   Dim 18 Avr - 4:02

-†- L’immortelle Amour
Brennende Liebe -†-

La nuit est fraiche ce soir, la pluie vient de cesser et je suis déjà dehors ou du moins une partie de moins marche dans les rues sombres de Konoha. Voilà depuis plus de six ans maintenant que mon tendre et délicat oiseau noir me pourrit jusqu’à la moelle. Six années dans lesquelles j’ai souffert le martyr, six longues et douloureuses années qui se répètent sans cesse depuis des années… Je n’en peux plus, je suis fatiguée, je veux me laisser tomber dans les flammes brulantes des entrailles de la Terre. Pourtant, je ne peux… Cette sorcière, mon double comme diraient les médecins. Est-ce possible de l’auto-aimer à ce point ? En créant cette image de moi j’aurais voulu m’aimer ? Quel complexe… J’en souffre et pourtant je ne peux mettre fin à ce calvaire qui réjouit cette femme serpent. Chaque nuit elle me tire hors de ma couche, poussée par une envie folle de sang, de cris, de violence… Moi qui t’ai aimé, chéris… Pourquoi me torture tu t’en ainsi ? Pendant combien de rêves t'ai-je mis au monde ?

Encore une fois tu restes silencieuse, joliment vêtue tu t’en va donc cueillir innocemment le cœur de ces hommes alors que moi, ici, seule dans cette enveloppe charnelle, tu n’y prête que peu d’attention. Si seulement nous étions divisés en deux, chacune un corps, peut être que tu m’aurais remarqué ? N'y a-t-il plus aucun dieu et aucun miracle pour te délivrer de cette folie sanglante ? Tu me maudis, me déguste lentement, mon cœur … tu le découpe pour ensuite le porter à tes délicates lèvres avant de mordre dedans comme l’une de ces chiennes affamées ! J’ai beau parler tu ne m’entends jamais… je me demande même comment je peux aimer un être aussi égoïste, aussi sanglant, aussi froid ! Tu me révoltes, me dégoute, tu n’as aucun respect pour notre corps, tu me tue foutu venin.

Voilà encore une nuit où je suis couverte de sang par ta faute. Ce qui est le plus désagréable je pense, c’est d’être conscient des crimes que l’on accomplit physiquement alors qu’on ne voulait pas cela. Si vous n’avez pas encore compris je vous explique, depuis quelques années les médecins ont détectés en moi une étrange anomalie, je serais schizophrène. Je n’y crois pas, je suis en, revenge, convaincu que cette fille diaboliquement parfaite dont je suis éperdument amoureuse existe. Elle est tout mon opposé et bien qu’avant elle n’apparaissait que très rarement, voilà que chaque nuit elle prend place et me fait une vie d’enfer. Ces nuits tournent autour du sexe, de la drogue et des bains de sang… Imaginez-vous, au matin vous vous levez plus tôt pour non pas réviser mais effacer les taches de sang qui sont encore sur vous… C’est horrible. Pourtant, avant elle n’était pas comme ça, ou du moins elle ne l’était pas avec les humains…

Après donc la cérémonie habituelle, le petit tour chez son client préféré je pensais que nous allions enfin pouvoir rentrer. Erreur de ma part et pas en ma faveur. Elle se dirigeait droit vers la mer. L’idée de voir ce vaste étendu d’eau salée me donnais déjà des frissons dans tout le corps. Depuis très jeune, j’avais une peur extrême pour la mer ou l’océan et ses fonds marins. Qu’avait-elle décidé de faire ? Voulait-elle encore une fois essayer de noyer mon corps dans de l’eau ? En effet ce n’était pas la première fois. Déjà à ma première année au lycée de Konoha elle avait essayé de me tuer ici même, sur cette plage, devant une foule impressionnante. Elle avait recommencé en troisième année de lycée, puis en première année universitaire. Toujours ce même lieu, ces mêmes rochers, ses mêmes vagues… J’aurais aimé fermer les yeux, mais elle en avait décidé tout autrement et une larme coula machinalement sur ma joue. Moi qui avais envie de mourir, je perdais tous mes moyens quand elle me mettait au pied du mur. Comme je suis lâche à côté d’elle qui bien qu’elle sait que nous ne savons pas nager, qu’il fait nuit et que les vagues sont assez fortes, elle ose mettre ses pieds dans l’eau et regarder l’horizon avec un sourire étrangement sournois.

Mes longs cheveux noirs étaient portés par la brise légère, mes pieds s’enfonçaient doucement dans le sable humide et l’eau glacé semblait danser une gigue à mes pieds. Contemplant cette mer mystérieuse qui réveillait ma trouille incontesté pour ce qui m’étais inconnu, je pu au final trouver un décor plus beau. Il avait beau m’effrayer, sa beauté n’était égale à aucun autre décor. C’est alors qu’une chose étrange me venue en tête, ou plutôt une comparaison. Si Ruby devait être un décor se serait celui-ci. Elle m’effrayait et pourtant sa sombre beauté m’éblouissait. Lentement, Elle décida de s’assoir gardant les pieds dans l’eau. Mes bras entourant mes jambes je préférais rester tranquille et ne pas me plaindre de peur de finir la tête sous l’eau. Observer la mer de loin me convenait parfaitement, nous étions déjà un peu trop près à mon goût. Je me demandais à quoi pouvait bien penser cet être sombre qui partager mon corps, ce personnage Romantique qui en un claquement de doigts pouvait faire entrer dans mon lit n’importe qui, qui pouvait résoudre un problème, qui pouvait changer la vie des gens tout simplement.

Cette année elle avait réussi à me mettre entièrement de côté, je n’arrivais plus à contrôler mon propre corps, elle faisait tout à ma place. Cette année était ma dernière à l’université, après quoi j’irais surement à la célèbre maison des geishas pour continuer ma passion première, l’écriture. Je regrettais un peu le temps au j’étais pendant deux année de suite, Plume au club de littérature du lycée de Konoha. Arrivée à l’université j’avais comme qui dirait changé de voie pour me lancer dans les arts en entrant chez les Geishas. Bientôt Yuko allait se marier et ça voulait dire qu’une autre gérante allait devoir être élue pour s’occuper de la maison et du salon de thé. Tous mes espoirs se portaient alors dessus et Ruby n’avait pas l’air contre. C’est donc songeuse que je fixais cette étendu d’eau froide, imaginant avec délice ma vie dans un an, Dorothy dirigeante d’une maison de Geisha… ça sonnait bien à mes oreilles.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Dim 18 Avr - 9:02


Silencieuse, elle était. Perdu dans ses pensées qui allaient des plus simples aux plus compliquées. Elle était arrivée lorsque l’hiver était vers sa fin et maintenant, le printemps venait d’arriver. À peine une semaine avait défilé, chaque jour poignardait la gamine qu’un peu plus. Le 14 février, elle avait déposé son pied sur les dalles du trottoir en face du lycée de Konoha en même tant que sa cousine et son cousin. Elle n’avait toujours pas revu les seuls membres de sa famille qui lui restait, mais elle ne S’en souciait peu. Ils ne pensaient sûrement pas à elle. Après tout, elle n’était qu’un cadeau forcé par un testament qui avait été implanté dans leur système familial. Jamais elle ne s’était vraiment présentée devant eux, jamais elle n’avait tenté de se rapprocher d’eux. Une famille de perdu était suffisant pour elle. Deux serait de trop..

Le 14 février, date qu’elle détestait tant. La fête de l’amour où les petits cœurs roses poussent un peu partout tout comme les amoureux. Date de sa fête. Date de sa naissance. Jour qu'elle tentera de faire devenir cauchemar aux autres. Jour où elle ne reçoit pas d'amour.. Elle avait à peine déposé ses effets personnels dans le dortoir du lycée qu’on lui avait assigné qu’on lui apprenait qu’elle devait changer de bâtiment. Il avait eu une erreur lors de son inscription.. Ce n’était pas en troisième année du Konoha Kôkô qu’elle devait être, mais à sa première année à l’université. Les dortoirs étaient plutôt des studios, petit et simple. Sans colocataire ce qui arrangeait bien la gamine.

En pyjama depuis pratiquement une semaine, l’adolescente regardait, depuis son lit, la petite horloge de la forme d’un dango qu’elle avait accroché au mur. Encore une journée s’était écroulée sans qu’elle sorte de ce petit endroit confiné. La blondinette se contentait de sortir une petite dizaine de minutes pour se laver et revenait aussitôt dans sa chambre où un bordel était roi des lieux. Elle n’avait aucune envie de s’en occuper, préférant regarder les bols de ramens à moitié vide qui trainait sur la table, les bouteilles d’eau et de jus traînant un peu partout autour de ce qui était une poubelle vide. Dans un simple soupir, son corps tomba à la renverse, faisant tomber quelques unes des oreillers qui couvraient sa tête de lit. La japonaise approcha ses jambes de sa poitrine, se plaçant dans une position rappelant un fœtus. Sa main vint se poser sur le kangourou noir qu’elle portait et se serra au niveau de son cœur. Il battait si fort pour une fois, prouvant qu’il existait. Cependant, il faisait si mal tout en faisait tant de bien. Il avait lui.. Lui qui avait réussi à réchauffer son corps et à simplement redonner un souffle de vie à son cœur. Mais, il y avait eux aussi.. Eux qui la hantaient toutes les nuits depuis son arrivée. Son visage mi-détruit s’imposait dans ses rêves. Son regard vide de vie ne voulait pas quitter son esprit, malgré qu’elle fût réveillée.

Un frisson la parcourut et la gamine se releva, ouvrant ses yeux qu’elle avait fermés. Sa chambre était enveloppée par le doux voile de soie noir que formaient les ombres. Il n’y avait que la petite lampe de chevet à côté d’elle qui était ouverte, laissant apercevoir un simple cadre où se trouvait auparavant une photo. Elle y était encore, mais mise à l’envers, rendant l’image inaperçu et d’un blanc pure. Malgré ce détail, les formes , les traits, les couleurs. Tout s’imposait dans la tête de l’enfant, reconstituant l’image sans qu’elle le veuille. Il y avait le sourire de cet homme, si pure et agréable à regarder qui était confronter à celui de ses rêves. Son dernier souvenir de lui était sa tête où le sang coulait tandis que le sien se déversait sur le sol glacé. La gamine ferma les yeux, secouant la tête avant d’attraper le cadre et de le placer face contre la table de chevet.

Lentement, elle étira ses membres endoloris par le manque de mouvement avant de poser un pied sur le sol, glacée et frais, mais ensevelit d’emballages de nourriture. Quelques sacs de pocky, d’autres étaient simplement de petites barres de chocolat ou des barres tendres. Ils formaient une petite montagne qu’elle venait d’écraser. Simplement réunis à cette place parce que la poubelle était trop loin de son lit. Elle n’avait pas eu envie de se lever pour tout faire le ménage et l’aspect de sa chambre la dégouttait encore plus maintenant. Elle qui avait toujours apprécié l’ordre, comment pouvait-elle laisser ce lieu devenir ainsi? Malgré le froid qui envahissait sa voûte plantaire, la japonaise fit un pas vers l’avant, puis un second et un autre jusqu’à ce qu’elle soit arrivée devant l’interrupteur de la lumière principale. Un simple petit son et la lumière fut, aveuglant celle aux iris semblable aux albinos. Elle se rendit avec hâte devant son ordinateur pour l’ouvrir, comme elle faisait à chaque fois qu’elle se réveillait. Ses nuits n’étaient plus régulière et l’heure qu’elle observait depuis plusieurs secondes, minutes et heures prouvait que la nuit commençait. Encore une fois, elle avait fait la marmotte toute la journée?

Rim attrapa son ipod et regarda ce que le calendrier affichait pour cette journée. Aujourd’hui était ce jour.. Le jour où elle pouvait enfin enlever le bandage au niveau de son cou et de sa cheville. Pourtant, l’enfant ne sautait pas de joie, ne laissa pas un cri de bonheur l’échappé. Non, elle n’était que terrorisé par l’idée de quitter ce bandage, prouvant que le temps commençait à s’effriter, que le monde continuait de tourner autour d’elle. Elle reposa l’appareil comme si elle ne l’avait jamais pris et se leva. Cependant, son regard fût attiré par une feuille qui traînait à côté de son portable. C’était la feuille de son inscription à l’université. Celle qu’elle avait rempli afin d’être accepter à la bonne place. Ses études en Art au niveau du design de la mode commençaient cette année.


- Maintenant.. Je suis tes traces.. Je ne veux pas t’oublier malgré tout..

La gamine retira ses vêtements, décidée à sortir de lieu afin de prendre un peu d’air frais. Elle attrapa une simple robe beige tirant vers un jaune pâle où les épaules étaient légèrement bouffante et le tissu serré au niveau des bras ainsi que de sa poitrine à la fin de sa taille. Le tissu reprenait sa liberté à ses poignets et à ses jambes pour terminer à sa mi-cuisse. Ajouter une simple paire de ballerine noir avec une petite boucle sur le dessus. Rim ne prit rien d’autre et partit, fermant la lumière et la porte derrière elle.

Ses cheveux glissaient sous les caresses du vent pour venir flatter son menton et ses joues. Elle n’avait toujours pas enlever ses rallonges, mais cela ne l’importait peu. Le ciel était sombre, mais éclairé par les milliers d’étoile au-dessus de sa tête. Le talon de ses chaussures claquaient contre le sol jusqu’à ce qu’elle arrive là où elle voulait tant aller. La plage, endroit merveilleux où se jetait la mer. Elle retira ses chaussures , les garda dans une main avant de se glisser dans le courant jusqu’à ce que l’eau arrive à ses mollets. Lentement, la gamine a avancé, se penchant de temps à autre pour attraper les roches dans le fond de l’eau pour les lancer. Elle continuait de marcher, le froid du liquide ayant envahi ses jambes. Sa main s’élança vers l’arrière avant de faire un brusque mouvement vers l’avant en lâchant une pierre bien plate. Elle vit les ondulations sur l’eau. Elle entendit le bruit de la pierre lors de ses impacts sur la surface jusqu’à ce qu’il toucha un obstacle. Ce ne fût pas le même bruit que celui de la pierre frappant un rocher. Comme si le son était amorti par .. par quoi? La gamine plissa les yeux, tentant de distinguer s’il avait une silhouette non loin d’elle.


- Il.. Il y a quelqu’un.. ?
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Sam 1 Mai - 0:41

Lentement je sentis mes mains s’enfouir dans le sable encore chaud. Finalement, Ruby avait préféré se cambrer légèrement en arrière pour laisser ma tête basculer dans ce sens. C’était avec grâce qu’elle poursuit son geste et se coucha sur la plage. Son souffle était lent, si lent que je finis par penser qu’elle n’allait pas tarder à n’en avoir plus du tout. Mes beaux yeux turquoise étaient eux aussi en train de se clore. Avait-elle envie de dormir ? Non, elle était bien trop maligne et bien trop active pour vouloir s’endormir bien sagement sur cette plage. Mais je fus bien surprise de constater le contraire ! Une chose me revient en tête quand je sentis l’eau froide sur mes cuisses. C’était leur de la marée montante. Si je m’endormais ici, à moitié enfoncée dans le sable encore humide, je risquais de rester bloquer et de mourir une fois que l’eau aurait recouvert mon visage ! Peste ! Elle avait bien calculé son coup une fois de plus ! Je m’en voulais alors d’être aussi naïve et de remarquer trop tardivement les mauvais tours de cette sorcière. Un sourire naquit sur son visage quand elle sentit que j’essayais temps bien que mal de reprendre le contrôle du corps que nous partagions. Elle se redit alors, rendant ma quête plus difficile encore. Je pouvais jurer, crier, hurler … Personne ne m’entendrais car j’étais maintenant une sorte de voix off, une conscience, seul Ruby pouvait m’entendre parfaitement et apparemment, à en juger par son sourire grandissant, elle jouissait de ma détresse.

Alors que tout me semblait perdu, une chose non identifiable vient taper sur mes jambes. Apeurée, je n’avais pas entendu ces petits clapotis plus tôt. Je n’étais donc pas seule avec Ruby ! Quelqu’un d’autre était ici et en plus elle n’était pas très loin de moi puisqu’elle avait réussi à avoir mes jambes. Cette personne remarqua aussitôt qu’elle aussi n’était pas seule. En effet, le bruit de l’eau sur mes jambes à moitié sous l’eau étouffa la chute de l’objet. Je priai alors pour que celle-ci se rapproche encore un peu plus et me trouve ! Très vite je cru ma prière exaucé, remerciant alors les divinités tout en sentant mon cœur battre de toutes ses forces dans ma poitrine. Je constatai alors que la voix de cette personne était plutôt féminine et assez jeune. Mais un frisson glacial me parcouru quand je vis la réaction de Ruby fasse à ce caillou mal lancé. Brusquement elle avait rouvert mes yeux pour ensuite les plisser en direction de l’inconnu. Mécaniquement elle redressa la tête ainsi que son tronc, ses lèvres étaient légèrement pincées et sur celles-ci un sourire malsain se dessinait. Peu à peu je pu remarquer la silhouette de ma sauveuse. Elle portait un vêtement ample et clair et semblait avoir de longs cheveux. A cause de l’obscurité de la nuit, je ne pus en voir plus à ce moment. Insensiblement la pointe de ma langue passa sur mes lèvres, c’était le signal, le déclic… J’avais envie de lui crier de partir le plus vite possible, de ne pas se retourner et de fuir comme jamais elle n’avait fui de sa vie ! Mais il était déjà trop tard… Ruby était en chasse.

A quatre pattes dans le sable, lentement, la prédatrice s’approchait de sa proie dans un noir presque parfait. Ruby avait toujours eu la chance de son côté, au plus elle se rapprochait de sa victime, au plus la lune jouait à cache-cache avec les nuages qui semblaient arriver du Nord. Il était impossible de savoir où elle était vraiment, ses pas et ses gestes étaient étouffés par le sable et le bruit des vagues de plus la nuit couvrait entièrement sa posture animal. C’est dans un tel moment que je pouvais remarquer facilement ce qui me différentier d’elle. Elle était presque primitive par moment et grâce à ce détachement et à cette absence de sentiment je l’a trouvais invincible ou presque. L’homme était capable de tout faire, seulement dirigé par sa conscience et ses sentiments il pouvait se retrouver dans l’incapacité de faire certaines choses. Hors elle, elle semblait dépourvue de tout cela. Petite sauvageonne tu caches bien ton jeu … Ton petit côté appart intrigue et inquiète les gens qui t’entoure, tu es un véritable objet de foire et pourtant … C’est toi qui te ris de nous. Tu te moques de la société et des lois, tu t’amuses à les enfreindre et pourtant aucune justice n’arrive à te coincer. Cette manière si subtile de tromper son monde en est presque inimaginable et pourtant tu es là… à quelques mètres maintenant de cette enfant. Que vas-tu lui faire ? Quel supplice vas-tu exercer sur elle ? Sera-t-elle encore en vie quand tu en auras fini avec elle ? Ou sera-t-elle comme toutes tes présidentes victimes, complètement refroidit ?

Quand Ruby fut assez près de la jeune fille, elle tendit brusquement le bras et d’un coup sec et ferme tira la cheville de la jeune fille vers elle. Celle-ci perdit l’équilibre et ne pouvant se rattraper, chuta au sol. L’Amazone profita de ce moment de surprise pour grimper sur la fillette et la bloqua fermement contre le sable. A califourchon sur elle, je ressentis avec dégout les souvenirs de la nuit passé. Généralement, au moment de ses ébats sexuels, Ruby avait la fâcheuse habitude d’être dans cette posture avant de tordre d’un coup vif la tête de son partenaire. Je n’avais pas envie de voir cela une fois de plus. M’obligeant à fermer les yeux, je ne pus qu’entendre le désagréable craquement des os de la nuque craquer et sentir dans mes mains le visage frai de la jeune fille. Seigneur … Elle aussi avait eu le droit à une mort si hideuse ? Je sentis mon corps se pencher en avant, à demi couché sur celui de l’enfant. Ruby écarta lentement ses cheveux et lui susurra quelques mots. Lentement alors j’ouvris les yeux, rassurée qu’elle n’ait pas encore perdu la vie. Les craquements que j’avais entendus étaient ceux de Ruby quand elle craqua ses cervicales en un petit basculement de tête. Quel peur je venais d’avoir… La voix qu’avait pris Ruby était lente et semblait aussi fragile que le souffle d’une mourante. Sur son visage aucunes expressions ne pouvaient se lire et lentement les nuages laissèrent la place à l’astre lunaire.

- Qui es-tu ?

D’un geste mécanique elle plaça sa main sur la gorge de la fillette. Elle n’appuyait pas mais laisser sous-entendre avec facilité qu’elle n’hésiterait à aucun moment pour refermer ses doigts. Mes longs cheveux noirs coulaient en cascade autour de nos visages. Le mien était à quelques centimètre de l’oreille de la victime et sa voix de plus en plus glacial n’avait rien de très rassurant.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Dim 2 Mai - 3:04

Les vagues caressaient lentement ses chevilles, la faisant frissonner à chaque nouveau mouvement. Ses mots résonnaient dans sa tête, un vide constant appuyé par le son de la mer qui se jette sur la rive. Un silence lointain, oubliés par les murmures de sa faible voix. L’inexistence simple et pure qu’elle pouvait créer en moins de quelques secondes. N’avait-elle pas toujours été qu’un fantôme dans ce monde? Un fantôme effrayant les gens par ses yeux d’un rouge écarlate et de cette peau pâle qui couvre que des os étant donné la minceur de l’enfant qui était plutôt étonnante et peu respectueuse d’une alimentation digne du guide alimentaire. On aurait plus la laisser vivre dans son silence en la croyant albinos. Une excuse pour ce détail, mais par ses cheveux d’un magnifique blond, la croyance était trompée. Les gens venaient à la détester sans même la connaître. Pour eux, elle était anormale. Peut-être que dans cette nouvelle ville, cela changera?

Il reste pourtant ce détail. L’enfant n’était pas folle. Le bruit de sa roche bien ronde et plate avait touché quelque chose. N’était-ce qu’un rocher finalement? Pourtant, la lune montrait une forme humaine qui s’allongeait sur la rive, près de la marée qui n’avait pas encore fini de monter. Aucun autre détail visible, mais pourtant, c’était bien une personne qui se trouvait là. Dormait-elle? Devait-elle aller l’avertir que la mer montait vers elle et risquait de lui donner un sommeil immortel plutôt qu’un simple sommeil reposant. La japonaise avança un pied vers l’avant, hésitante de ses gestes. Cependant, elle s’immobilisa lorsqu’elle remarqua que la silhouette bougeait. D’un mouvement simple et lui rappelant celui d’un robot ou d’une de ses personnes qui se fait réveiller dans le train par erreur et qui ne semble que vous en vouloir. Un rayon de la lune alla directement frapper l’inconnue, ne montrant qu’une parcelle d’une peau encore plus blanche que celle de l’enfant avant de disparaître sous les épais nuages qui s’étaient décidé à venir gâcher cette belle nuit.

Les contours étaient flous. La nuit emballait ce monde. Elle sentit comme des aiguilles à ses pieds, par le manque de mouvement combiné à la température un peu fraîche de l’eau là où elle se trouvait. Le noir entourait l’enfant avec rapidité comme lorsque l’on prend un animal au piège. Le rat qui se fait attraper par le serpent. L’humain prit dans les dents d’un requin. L’air se fit froid autour d’elle, mais l’enfant ne tremblait pas. Il manquait quelque chose pour qu’elle finisse en boule contre elle-même. Enfant, le noir la terrifiait. Maintenant, ce n’était plus que ces éclairs et ce liquide d’un rouge pure qui circulent dans son corps. La gamine secoua la tête, tentant de faire partir cette mauvaise image de son crâne pour calmer son estomac qui semblait vouloir faire rencontrer son lunch avec la mer. Pourtant, le cœur de la gamine battait à pleines mesures dans sa poitrine. Lui faisant mal. La faisant toujours aussi souffrir. L’enfant avait une mauvaise impression. Ce n’était pas la pénombre qui l’étouffait, mais cette sensation dans l’air. Celle d’être prise au piège.

Un bruit dans l’eau fit sursauter l’enfant, mais ce n’était rien comparé à la suite. Alors qu’elle s’apprêtait à reculer d’un pas, quelque chose ou plutôt quelqu’un l’attrapa par la cheville. Un cri survint dans la bouche de l’enfant, mais n’eut le temps de sortir puisqu’elle était déjà plaquée contre le sol. L’eau caressant les bordures de son visage. La tête enfoncé dans le sable humide. Cette douleur intense sur son corps. Le rappel de la souffrance. Des blessures qui n’allaient finalement pas guérir aussi facilement. Ne lui avait-il pas dit de ne pas faire d’activités physiques ou trop intense? Ce médecin qui l’avait soigné sans jamais lui jeté un seul regard, s’occupant d’elle par simple intérêt professionnel. Rim ouvrit les yeux de douleur, mordant sa lèvre pour retenir cette affreuse sensation. La personne sur elle n’était pas très lourde, mais pour l’adolescente qui n’a aucune force physique et est d’une faible nature en plus d’être encore plus affaiblit qu’à la normale, ce poids supplémentaire au sien l’écrasait dans le sable. Exerçant une pression douloureuse sur ce pauvre corps.

Le souffle court, petite enfant tentait de respirer avec calme, mais son cœur battait si fort qu’elle n’en était à peine apte. Un cri voulait déchirer sa poitrine, mais il n’en fut rien. Un craquement fût audible et l’enfant ouvrit les yeux de surprise. Ce n’était pourtant pas elle qui venait de craquer sinon, n’aurait-elle pas mal en ce moment? Elle observa avec tant de mal et de peine la jeune fille face à elle qu’elle remarqua son visage tourné vers le côté, s’occupant à craquer son propre cou pour bien l’étirer. Une vague vint à nouveau caresser les traits de la gamine, mais vint se rajouter une caresse délicate de l’adolescente sur sa peau. L’écrasant encore plus dans le sable, poussant délicatement les mèches de son visage, susurrant des mots que l’enfant n’entendit point tellement son cœur tambourinait ses tempes. Pourquoi? Que se passait-il? Qui était cette fille? Qu’avait-elle fait pour se retrouver ainsi?

Le vent souffla sur les deux corps figés dans l’eau. Lentement, le ciel se dégagea, laissant à Rim, la chance ou la malchance d’apercevoir la personne qui était à califourchon sur elle. Une jeune femme qui semblait bien normale. Une longue chevelure d’un noir de jais. De grands yeux bleus. Une peau d’un blanc comme la neige. Des lèvres d’une teinte plus pâle que celle de l’enfant qui se faisait soit blanche, soit rosé. Les siennes étaient d’une teinte saumon qui ne la rendait encore plus jolie. Rim s’arrêta aux simples détails de ses traits. Lorsque le regard terrifié de l’enfant rejoint celui de la jeune fille, Rim sentit son sang se glacer. Aucune expression, qu’un vide. Que le néant. Seul un sourire en coin qui n’avait rien de rassurant était visible. Les mots qui étaient qu’inaudible par l’enfant depuis le début formèrent enfin une phrase. Une question banale qui ne semblait pas l’être autant pour celle qui la posait. Une main se posa sur le cou de l’enfant. Un geste simple qui effrayait encore plus l’enfant. Prouvant qu’elle était misérable, inférieur et vulnérable..


- Je.. Je ne suis rien.. Un déchet de la société.. Une chose qui ne mérite même pas d’attention.. , commença-t-elle d’une voix tremblante et faible. Je devrais peut-être mourir? Pour rendre la monnaie à leurs sujets.. Pourquoi est-ce.. est-ce que ce n’était pas que moi la victime de tout ça.. Je ne suis rien. Je suis son ange tombé dans ce ravin qui ne cesse de se déchirer pour m’apprendre qu’il existe un nouveau fond.. Et qui êtes-vous, vous? Le signe de ma mort ou une simple personne qui se joue des autres.. ? Êtes vous comme eux ou différente.. ?

Elle s’arrêta sur ses mots, les larmes coulant sur ses joues. Pourquoi dire de telles paroles dans une telle situation? Elle n’en avait aucune idée. Elle avait juste dit les mots qui lui traversaient l’esprit. Des souvenirs que l’ont tente d’oublier. Les remords qui agissent comme des parasites dans nos pensées. Lorsque la mort semble si proche, n’est-ce donc pas normal d’y penser? Alors, peut-être était simplement étrange de penser à auparavant.. À cette mort qui aurait du être la sienne et non la leur..
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Lun 3 Mai - 23:34

Lentement Ruby se releva, mettant son visage au-dessus de celui de la jeune fille. D’un regard vidé de vie elle la fixait. Je me demandais alors à quoi elle était en train de penser tout au fond de sa cervelle tordu. Mécaniquement elle se releva par la suite et aida la jeune fille à se relever. Qu’avait-elle ce soir ? Les paroles de la jeune fille l’auraient touché ? Non pas le moins du monde, elle s’en moquait même éperdument de qui elle était. Un soupir s’extirpa de ses lèvres, j’en fis la conclusion que cette fillette la fatiguée déjà. Ruby avait horreur des questions et elle s’arranger pour ne jamais y répondre ou pour y répondre à moitié seulement. C’était dans ses petites manies de ne dire que la moitié des choses. Elle n’était pas du genre bavard et bien qu’elle pouvait avoir un bon contact avec les gens, je savais qu’elle était aussi une très bonne comédienne et qu’il était dur de pouvoir la cerner. La fillette pouvait remercier sa bonne étoile, ce soir elle serait encore en vie pour voir le soleil se lever. A moins que quelqu’un d’autre que Ruby décide de lui ôter ce droit… Je ne l’espérais pas pour elle, mais il fallait avouer que se balader seule en pleine nuit n’était pas quelque chose très recommandait… Surtout que c’est temps-ci, une dangereuse psychopathe cherchait des organes frais à revendre ainsi qu’un peu de sang pour sa baignoire. Oui… Ruby était persuadée que le sang gardait ma peau belle, ferme et douce… Je ne sais pourquoi, mais j’avais énormément du mal à la croire de plus le sang me donnait la nausée.

J’observai à mon tour plus attentivement la jeune fille, quelque part je me retrouvais en elle. La jeune fille fragile, assez renfermée sur elle-même. Je pus remarquer avec facilité la couleur de ses yeux, un rouge comme il n’était pas permis et des cheveux blonds à en faire pâlir Boucle d’Or elle-même. Elle devait avoir de sérieux problème avec de tels yeux, à moins qu’ils ne soient faux et que par pur esthétisme elle les portait. D’après elle, elle serait un déchet de la société… Là encore je me retrouvais facilement… J’avais toujours pensait n’être qu’un fantôme de ce monde et pour preuve, me voici en train de faire la narration de ma vie, vie qui soit dit en passant est menée par Ruby. Pour ne pas sombrer comme elle, j’avais dû me forger une carapace solide qui donna naissance au monstre qu’était Ruby. Une jeune femme sanguinaire, accro au sexe, à la drogue… Une femme qui n’a peur de rien qui aime frôler le danger et qui sans gêne pouvait facilement dire aux gens ce qui n’allaient pas chez eux. Je savais très bien que j’avais toujours voulu être cette fille qui n’a peur de rien… Mais maintenant elle avait pris tellement de pouvoir, qu’elle avait tout poussé à l’extrême et j’étais donc prisonnière de ma propre invention. D’un côté je ne voulais pas admettre qu’elle n’était qu’une invention de mon imaginaire, d’un autre côté, la chose me paraissait normale qu’elle ne soit qu’une invention… Alors coincée entre deux versions, je ne savais pas trop quoi choisir. Pendant que j’étais en train de penser à ça justement, Ruby c’était enfin décider à dire quelques mots.

- Tu parles trop pour ne rien dire … Si tu n’étais qu’un déchet je n’aurais jamais fait attention à toi et t’aurais noyé puis piétiné comme j’écrase mes cigarettes quand des sales mômes inconscients me dérange pendant ma balade nocturne. Et pour enfin te répondre… Je dirais que tu peux me désigner comme étant la faux de la faucheuse…

Je fus surprise d’entendre la fin de sa phrase, la faux de la faucheuse ? D’où ? Diable ! Tirait-elle cela ? De plus, je pus facilement remarquer le petit sourire sombre qu’elle avait sur les lèvres à cette fin. Mmmmh… Je n’aimais pas ça. Comment pouvait-on affirmer que nous avions le droit de vie et de mort sur une personne ? C’était tout simplement inhumain ! Scandale ! Et pourtant… elle l’avait clairement dit. Lentement elle alla s’assoir sur une roche face à la mer et sortie son kiseru, y inséra du tabac, l’alluma et commença à le fumer sagement. Elle semblait méditer sur quelque chose de nouveau, mais cette fois ci je ne préférais pas savoir sur quoi… J’avais bien trop peur de deviner que derrière un tel sourire sinistre se cachait une histoire horrible. Elle plissa les yeux et tout en s’amusant à jouer avec sa fumée elle semblait marmonner quelques mots que moi-même je ne pus distinguer. D’un geste de la main, elle repoussa en arrière les cheveux qui lui barraient les yeux pour mieux voir la lune. La criminelle de service aurait posé ses armes pour laisser place à la geisha ? Ruby semblait bien plus sage et avait un je ne sais quoi de maturité dans son regard perçant. Sa voix était douce et semblait être porté par la brise légère qui commençait à souffler. Légèrement elle croisa ses jambes et tout en fixant la grande étendue d’eau salée, elle enleva son kiseru de ses lèvres pour laisser entendre plus clairement sa voix de nouveau. Ruby ne cesserai de m’étonner… Les mots qu’elle prononça par la suite me firent moi-même réfléchir un instant. Elle avait une capacité d’observation rapide et brillante, je m’en demandais presque qui était la plus intelligente de nous deux…

- Tu dois être vraiment chamboulée pour sortir de telles âneries à la première inconnue qui te tombe dessus… L’existence est une chose précieuse, que tu sois une plante, un chat ou un être humain… Du moment que tu vis tout est important. Il suffit d’un rien pour faire basculer ta vie… du bon ou du mauvais côté. Mais ne demande jamais pourquoi tu es encore en vie. Tu pourrais le regretter un de ces soirs … M’enfin, suffit les discours soporifiques. Comment te nommes-tu ?

Ruby n’avait rien perdu de son charme Britannique. Son accent bien prononcé et son charisme pouvaient faire bons nombres de miracles. Ce n’était pas pour rien qu’elle usait parfois de mots pour charmer son monde…
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Mar 4 Mai - 4:54

Cette sensation fraîche dans son cou. La mer avait toujours eu un aspect relaxant selon plusieurs. Le doux son qui sonne dans vos oreilles, vous berçant dans des songes magnifiques sous le soleil. Cet astre qui était obligatoirement présent si l’on voulait une belle sortie à la plage. Le sable doux et chaud qui glisse entre nos orteils. Pas de ce sable sec et granuleux ou qui est plus composé de résidus rapportés par la mer et de petites pierres. Non, cette étendu devait être d’une belle teinte d’un blanc tirant vers le beige, brillant comme de petits cristaux. Une bonne journée était accompagnée de vent chaud et frais qui nous protégeait de ce soleil ardent sans pour autant nous faire suer à grosses gouttes. Pourtant, ce n’était pas de la relaxation que l’enfant ressentait en ce moment. La marée montante frappait contre les bords de son visage. Le sable se mélangeait avec ses cheveux sous sa tête, s’agrippant dans les mèches et créant une affreuse démangeaison au niveau de son cuir chevelu. L’eau salée caressait son menton avant de s’éclater contre ce dernier et de laisser quelques gouttes tomber dans sa bouche entre ouverte ou dans ses yeux. Les larmes avaient cessé de couler. Pleurer ne sert à rien dans la vie. Cela ne nous aide pas à résoudre un problème et ce n’est que dans les contes de fée qu’une larme pourrait se transformer en un objet utile pour le héro. Sauf que, présentement, Rim n’avait rien de l’étoffe d’un héro. Elle n’était qu’une adolescente prise entre les crocs de la réalité qui, elle, n’a aucune pitié.

Elle sentait ses vêtements lui coller à la peau. Elle savait que la teinte plutôt pâle et claire de ce tissu allait devenir un peu plus transparente, laissant sûrement voir ses sous-vêtements. Cette pensée fit rougir l’enfant qui était plutôt pudique comme personne. Ses sous-vêtements n’avaient aucun lien avec ceux que certaines filles de son âge portaient. Elle préférait le simple et le classique qui est confortable tout en étant mignon. Cependant, le fait que c’était présentement la nuit la rassurait. Après tout, la pénombre enveloppait tout le monde de son voile noir, laissant apercevoir quelques détails ici et là par le reflet de la lune sur l’eau. Un spectacle magnifique que l’enfant ne pouvait voir, plaquer contre le sol par cette femme. Le regard prise dans celui vitreux de l’adolescente, Rim ne savait plus quoi penser. Devait-elle se dire que cette femme était une folle furieuse ou simplement quelqu’un qui cherche à jouer avec les autres? S’amusait-elle ou s’ennuyait-elle? Pourquoi attraper ainsi quelqu’un par la cheville? Ses interrogations n’eurent aucune réponse et l’inconnue se contenta de se relever et de lui tendre le main pour l’aider à se relever. La japonaise sorti sa tête de l’eau, libérant afin sa bouche de cet affreux liquide et de cette sensation qui la faisait frissonner. La nuit se posait sur chacun. L’heure devait tourner autour de minuit. Qui sait? Si une telle fille peut exister, peut-être qu’un prince charmant va arriver sur la plage pour la secourir?

Sa robe était lourde sur sa peau, collante et dégoulinante de ce liquide salée. Un vent plutôt froid se promenait sur l’eau, créant chair de poule sur la peau de ceux qui se trouvait à cet endroit. Pourtant, l’enfant avait l’impression d’être la seule à avoir froid. La jeune femme face à elle semblait ne rien sentir du tout, comme si chaleur et froid n’existait pas. Attrapant la main tendue, Rim se redressa légèrement et tenta de se relever. Elle vacilla légèrement sur le poids que sa robe exerçait sur elle, avança et reculant comme si elle était saoule, suivant le rythme des vagues qui venaient et repartaient loin de la rive. Elle plaça son poids sur l’une de ses chevilles, mais, malheureusement, la mauvaise. Ses dents accrochèrent les lèvres, mordant fortement pour retenir la douleur avant de chanceler et de retomber dans l’eau. L’enfant avait froid. La gamine ne tenait plus sur ses jambes. La peur était un parasite dans ses os. Le vent était le virus dans son sang. La lune reflétait sur l’eau, éclairant faiblement le visage des jeunes filles. Ce n’avait pas été qu’un effet si elle avait vu cette peau d’un blanc de neige. Cette couleur semblait réelle à la jeune adulte. Comme ses longs cheveux noirs qui glissaient sur son corps et qui étaient beaucoup plus long que ce que Rim aurait cru. Elle remarquait le corps maigre , mais qui semblait solide de l’inconnue. Cette femme était magnifique et avait toutes les qualités physiques que la japonaise n’avait pas.

Des mots résonnèrent de la douce voix bien féminine et pure de la femme. Des mots à la tonalité agréable, mais à la définition détestable. Un frisson parcourut la gamine lorsqu’elle termina ses dires. Ce qui la dérangeait n’était pas les premiers mots. On lui disait souvent de se taire, même dans les moments où elle parlait très peu. On lui faisait souvent ressentir ce sentiment d’infériorité. Mais, se désigner comme la faux de la faucheuse. L’arme de la mort. Ce qui te tue, te déchiquette, qui t’enlève l’âme de ton corps sans laisser de traces de toi. Bref, la signature de la mort. La fin d’une vie. Pourtant, elle semblait se ficher de ses paroles comme de l’an quarante. Rim se contenta de tenter de se relever, sans aide cette fois étant donnée que l’inconnue était repartie avec sa main, tournant dos à la gamine pour s’installer sur un rocher. À nouveau, l’enfant chercha son équilibre, mais ne fit pas la même erreur et plaça son poids sur sa cheville non blessé. Tremblante, Rim s’avança vers un autre rocher qui baignait beaucoup plus dans l’eau que celui de la Geisha et s’installa sur ce dernier en ramenant ses genoux vers sa poitrine, les entourant de ses bras, plaquant sa tête sur ses dernières en n’ayant plus que les yeux et le bout de la tête de visible.

Comme une enfant curieuse qui risque de se faire prendre en train de faire une bêtise, Rim l’observait de ses grands yeux écarlates. Des traits inexpressifs qui semblaient ailleurs. L’inconnue semblait en train de réfléchir, mais l’enfant ne pouvait en être sure, n’était pas doué pour ce qui concerne les relations sociales ou les sentiments. Les mots qu’elle dit furent moins blessant que les précédant. Plutôt surprenant. Suite à ses précédents dires, Rim aurait plutôt crue que cette personne relevait d’un goût pour blesser et être cruelle envers les autres. Une personne qui sait comme se défendre autant par les poings que par les mots. Elle avait raison. Pourquoi avoir tant parlé pour une fois? Elle qui se contentait toujours de se taire, de rester dans son coin à se perdre dans l’ombre des murs. Elle semblait avoir des pensées philosophiques bien réfléchit. Vrai, mais que l’enfant n’avait plus de confiance en ceux-ci. L’existence n’est rien. Juste une chose que l’homme croit. Un chemin qui t’aide ou te dupe. L’existence est amie avec le destin. Les deux vont ensemble et le sont toujours. Une vie n’est rien sans destin, mais le destin se change-t-il ou non? Il restait à savoir.. Certains avaient la langue bien pendue pour clamer haut et fort qu’il était plus fort que lui. D’autres, comme elle, se laissait faire à ses paroles et suivaient ce qu’on leur avait dit de suivre. Pourtant, il restait cette tonalité à la fin de ses mots. Comme si elle n’était pas d’ici. Pourtant, ses traits semblaient typiquement japonais. Pourquoi alors cet accent? Rim ne se posa aucune autre question, préférant répondre franchement pour une fois au risque de retourner voir le sable, la mer et les petits poissons qui s’y promenaient sagement.


- Je.. Je ne crois pas.. Que.. Que l’existence soit précieuse.. Sinon, pourquoi beaucoup la pendrait.. Pourquoi le destin serait copain avec pour nous détruire ou nous aider.. ?dit-elle toujours aussi faiblement avant d’avaler sa salive, regrettant déjà d’avoir donner son avis alors que personne ne le demandait .. Je.. Je m’appelle… Rim .. Rim Suzuki.. Et vous.. Quel est votre nom.. ? Désolé pour cette question si elle est indiscrète.. Mais.. Mais venez-vous d'ici.. ? Vous.. Vous avez un.. accent qui ne semble pas japonais.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Mer 12 Mai - 22:54

Aucuns détails n’échappaient à la sorcière. Perchée du haut de son roché, telle une sirène guettant le prochain navire qu’elle allait faire couler, elle scrutait la mer. Les longs cheveux noirs retombaient sur ses épaules et contrastaient parfaitement bien avec la couleur pâle de sa peau. Lentement elle glissa sa main à la ceinture de son kimono rouge pour-il attraper son Kiseru, une sorte de pipe japonaise. Avec la même vitesse, elle retira le tabac humide pour en glisser à l’intérieur de l’embout pour y glisser de l’opium. Je savais qu’elle préparer ses boulettes elle-même et parfois, j’avais peur qu’elle ne se trompe dans les dosages, la boulette d’opium n’étant pas très recommandait même si elle fait la taille d'un pois chiche. Sans quitter la mer des yeux, elle gratta une allumette et alluma l’objet avant de porter la pointe à ses lèvres diaboliques qui avaient plus d’une fois causé la perte de plusieurs personnes. Il ne fallait pas brûler la boulette, simplement l’effleurer avec la flamme, car c’était simplement le contact de la chaleur qui était recherché. Elle inspira donc une fois, deux fois… elle semblait écouter l’enfant qui donnait son opinons. A la troisième bouffée, elle mit plus de temps à recracher la fumée, comme si elle chercher à retenir celle-ci à l’intérieur de sa bouche gardée par des dents aussi tranchantes que des lames de rasoir. La sorcière finit quand même par relâcher la fumée qu’elle avait gardé pendant un certain temps entre ses crocs. D’une seule main, elle craqua les doigts de celle-ci et me provoqua un frisson terrible. Ces bruits d’os qui craquent sous une pression… Des craquements court mais si peu discrets. Son visage était une fois de plus neutre ou du moins pouvait elle paraitre absente, complètement déconnecté du monde, les paroles de la jeune fille étaient alors loin, très loin.

Cette boulette on pouvait facilement la décrire comme de la morphine, elle en avait toute les allures. L'opium à fumer ou également nommé chandoo, est différent de l'opium brut car il nécessite une préparation minutieuse afin d'obtenir une substance sirupeuse, débarrassée des produits indésirables et dont l'arôme est ainsi rehaussé. L'opium brut, sous forme de boules, est tout d'abord coupé et débarrassé des couches intérieures et extérieures indésirables, celles-ci sont réutilisées pour d'autres opérations. Celui-ci est dissout dans de grandes bassines remplies d'eau, filtré, puis chauffé jusqu'à réduction du mélange à une constitution liquide. Il est nécessaire de remuer le mélange pour éviter que le produit ne brûle, risquant ainsi de dénaturer l'arôme du produit final. Une fois la consistance désirée obtenue, on doit répartir dans la bassine le produit sur une épaisseur constante de quelques centimètres. La substance, à ce stade doit être à juste température, ni trop liquide, ni trop solide. La bassine est retournée au-dessus d'un feu de cendres, soigneusement préparé pour une répartition égale de la chaleur. La manipulation nécessite des mains expérimentées car il s'agit de déterminer le bon moment et de retirer, grâce aux ongles ou une spatule, une "crêpe" de 2 ou 3 mm d'épaisseur, qu'on dépose et qui est, une fois refroidie, dure et cassante. On obtient ainsi plusieurs "crêpes" par bassine. Une partie importante des alcaloïdes et des résidus végétaux ont déjà été éliminés à ce stade grâce à la filtration et à la chaleur. L'opération précédente permet également une semi-torréfaction qui rehausse les arômes. Mais faisons court, le chandoo obtenu doit comme pour le vin, un temps de fermentation développant les arômes. Je ne saurais vous dire depuis combien de temps exactement elle les conserve, mais une chose est sûre elle semblait loin de tout après avoir respiré les vapeurs.

Et pourtant, croirait-on cela possible ? Elle suivait parfaitement bien la conversation malgré son allure de jeune fille droguée. Comme la morphine, la boulette d’opium semblait avoir endormit son corps, pas un seul frisson ne faisaient acte de présence sur sa peau incolore. Je cru la voir sourire et porter enfin son regard sur la jeune fille. Ses yeux si bleus, ses yeux si perçant pouvaient ils pourfendre le cœur d’un être ? Pouvaient-ils transpercer n’importe quelle matière ? En tout cas, ils me pétrifiaient sur place quant au petit matin je les voyais dans mon miroir. Telle Médusa, Ruby avait ce regard foudroyant qui pouvait vous changer en une fraction de seconde en statut de pierre. Il ne lui manquait que les cheveux en serpents et elle fut la réplique conforme de cette gorgone mortelle. Je ne comptais plus le nombre d’homme et de femme qui étaient lamentablement tombés dans ses filets. Cela en devenait déprimant… C’est alors que je remarquai le regard que porter la demoiselle sur Ruby. Elle avait ce même regard, ce regard emplit de curiosité fasse à la mystérieuse créature nocturne qu’elle avait devant elle. Si elle continuait ainsi, la pauvre enfant n’allait pas tarder à recevoir les douceurs de cette sorcière. Je craignais déjà qu’elle ne s’approche de trop près d’elle. Au plus profond de moi, je priais… Je priais pour que Ruby laisse cette enfant, pour qu’elle n’y touche pas sous aucunes formes que ce soit. La pauvre petite avait déjà l’air si perdu et si sauvage, elle n’avait pas besoin d’en plus des approches subtiles d’une Vamp bien que Ruby soit aussi sauvage et domptable qu’un fauve, je ne voulais pas voir les dégâts qu’elle pourrait faire en se rapprochant de cette enfant.


- Mmmh… Tu mélanges tout… Le destin n’est pas copain avec la vie. Cependant ils ont effectivement quelque chose en commun qu’on nomme le Temps. Celui-ci est encore plus impitoyable que ces confrères, il n’offre rien, absolument rien de bon. Il coule sans cesse, il accélère au bon moment il ralentit quand on veut qu’il aille plus vite. Jusqu’au moment où, d’un geste brusque, il te laisse t’écraser sur la plage des Damnés. Comme un naufrager tu te retrouves seule, sans notion de ce Temps, sans nourriture et quand tu trouves enfin cette nourriture qui te faisais tellement envie, tu découvres qu’elle a le gout de la cendre froide dans sa bouche… Et c’est seulement à ce moment-là, que tu te rends compte que tu n’es plus… Tu peux vivre tout en étant morte. Comment ? C’est simple, quand tu seras écrasé sur cette plage vide, quand plus rien n’aura de gout, quand tu ne sentiras absolument rien, ni même le vent sur ton visage, ni même l’eau à tes pieds, tu sauras que tu n’es plus rien. Et là ! A ce moment-là, tu remarqueras à quel point la vie était si douce de ton vivant…
Plus elle essayer d’expliquer, plus j’avais l’étrange impression qu’elle l’avait déjà vécu pour décrire autant la mort. En y réfléchissant bien, j’émis l’hypothèse qu’avant d’être moi, avant que tout ceci ne se passe, avant qu’elle ne soit moi à plus de 90%, elle avait vécu cette terrible solitude. Alors grâce à moi, à mon corps, je lui avais redonné la vie ? Je l’avais fait renaitre de l’enfer ? Est-ce vrai ou simplement mon subconscient qui décrivait ce que je pensais au plus profond de moi, de la mort en elle-même ? Après quelques inspirations de ses vapeurs empoisonnantes elle reprit la parole de manière plus douce alors que son premier discours semblait emplit d’une rage et de moquerie contrôlé adressé à ce maudit Temps qu’elle défiait. Celles-ci de paroles étaient pour la jeune enfant qui l’observait, son regard était alors d’une agréable douceur. Un sourire simple se glissa alors sur ses lèvres rosées. Avec un peu de mal je cru voir en elle un air maternelle ou du moins semblable, un regard si doux qui me stupéfia. Comment cette sorcière sanglante pouvait-elle avoir un air si tendre avec cette jeune fille ? Ses paroles étaient aussi douces qu’une goutte de miel qu’on aurait laissé fondre dans une tasse de thé. De nouveau Ruby me surprenait. Combien de masque cachait-elle ? Qui était-elle vraiment ? Ses intentions étaient-elles bonnes ? Je m’alarmais déjà et peut être même pour rien. C’est alors que je me rendis compte, que pendant toutes ses années je n’avais jamais fait vraiment attention à son caractère. J’étais toujours restée à la surface, voyant ses plus vilains défauts me sauter à la gorge pour m’étouffer.

- Rim… On pourrait le traduire comme « Gazelle Blanche ». Prénom que tu portes bien à en juger de la couleur de ta peau ainsi que de ton caractère. Si l’existence n’était pas si précieuse, tu serais restée allonger sur le sable, attendant que la mer te recouvre. Puisque après tout tu m’as dit que tu n’étais rien, alors ton corps sous la mer… Mais, il y a une incohérence entre ce que tu dis et ce que tu fais. Je t’ai aidé à te relever une fois, tu as pris ma main, celle d’une inconnue qui t’as en plus jeté au sol. Puis tu es tombée et malgré tout tu as quand même voulu te relever pour m’imiter et t’assoir sur cette roche.
Alors je ne vois que deux solutions : Soit tu es complétement folle et tu ne sais absolument pas ce que tu fais. Soit tu es tellement chamboulée par un événement que tu en viens à penser que la vie ne te sert à rien, mais pourtant tu te forces à vivre t’accrochant à tout ce que tu peux pour rester la tête hors de l’eau… Ais je vu juste ?

Une nouvelle fois, Ruby retarda le moment où elle allait se présenter. Elle n’appréciait vraiment pas les questions et celle-ci était en plus assez délicate. Que devait-elle répondre ? Dorothy ? Ruby ? Ou bien Yuko, son futur nom une fois qu’elle aurait les clés de la maison des Geishas. Oui une fois qu’on était une Geisha attitrée, on recevait un nouveau nom car généralement les jeunes filles qui étaient là-bas, n’avait plus aucune famille si ce n’est leurs consœurs Geishas… J’attendais d’ailleurs ce moment avec impatience, dans un peu moins d’un an, j’allais être rebaptisé et je pourrais enfin effacer toute ma vie passé… Dans moins d’un an, j’allais ou du moins Ruby allait renaitre entièrement. Toutes ces années j’avais tellement travaillé pour pouvoir un jour toucher du doigt mon rêve même si je n’allais être que passive, je pourrais au moins vivre pleinement une vie de Geisha. Moins d’un an… c’était si près et en même temps si loin. Mais je m’éloigne du sujet une fois de plus. Ruby avait l’air de somnoler à cause des vapeurs et pourtant elle était aussi lucide que l’eau qui s’écoule d’une cascade. Ses propos avaient du sens et pouvaient être parfois déstabilisants pourtant, c’est là qu’on pouvait admirer toutes les caractéristiques de plusieurs années en section littéraire.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Lun 17 Mai - 0:19

Dire qu’il y avait peu de temps, l’enfant était cachée sous les couvertures, glissant dans son monde sombre et sans espoir. Celui qui la faisait souffrir. Celui qui la hantait tous les soirs. Celui qui l’obsède. Mais surtout, c’était ce lieu où elle se sentait en sécurité. Où le monde semblait vide, mais sans personne pour nous blesser. Un monde où la différence ne changeait rien. C’était son monde, le sien et celui de personne d’autre. Personne ne pouvait cogner à une porte pour y entrer. Il était encore moins possible qu’une personne débarque pour faire de ce lieu, le sien. Chacun a son petit jardin secret comme on dit. Son monde à lui qui le représente ou un truc comme ça. Alors chacun restait dans le sien et aimait le sien. Qui aurait dit à un autre qu’il lui vendait son monde ou qu’il l’invitait à venir avec lui? Il est vrai que les gens se trouvent toujours des points communs, mais jamais on ne trouvera deux personnes dans le même monde. Les jumeaux ont un lien, dit-on. Mais ce sont ceux qui échappe à cette règle, parce qu’étant deux personnes qui unis n’en fait qu’une, ils ont le droit d’avoir un monde identique. J’aimerais tant avoir une jumelle, disait l’enfant lorsqu’elle était plongée dans de tels songes. Mais à présent, elle n’imaginait pas quelqu’un souffrir comme elle avait souffert. Une personne est suffisant pour une telle douleur, deux seraient un supplice.

Il y a quelques heures, elle était cachée comme une marmotte dans son lit. Forçant son corps à dormir ou à être plonger dans le noir. Elle avait décidé de bouger, de prendre de l’air. Elle voulait changer d’environnement, mais elle ne voulait pas vivre une aventure ou un événement étrange. Cependant, elle avait sûrement pris le mauvais chemin du destin pour être tomber sur cette personne. Finir la tête dans l’eau avec le risque de mourir à chaque seconde, cela n’est pas ce qui est le plus amusant. Pourtant, la gamine ne regrettait pas son choix de vouloir sortir à l’air frais de la nuit, sous les rayons de la lune. Parce que cette nuit, elle avait rencontré quelqu’un. Cette personne était peut-être dangereuse, mais elle était différente. Elle ne regardait pas l’enfant comme un monstre, ne l’évitait pas ou n’agissait pas de façon aussi blessante que certains n’hésitaient pas à employer contre elle. Non, elle semblait prendre l’enfant pour un être humain, malgré qu’elle n’hésite pas à montrer qu’elle était supérieure à elle. En fait, c’était plus la curiosité qui la forçait à rester sur ce rocher plutôt que de courir se réfugier dans son trou qu’on pouvait plus communément appeler sa chambre à l’université.

Le vent souffla, caressant sa peau délicatement. Cependant, un frisson parcourra l’enfant par le froid qui traumatisait ses membres. Elle avait l’impression qu’un mort était en train de faire passer le bout de ses doigts sur ses bras, sur ses épaules, ses jambes, son dos, bref toutes les places où le tissu de la robe se collait contre elle. La gamine se sentait lourde, comme une éponge qui aurait aspiré l’eau de la mer pour la garder égoïstement avec elle. Cependant, une odeur plutôt désagréable traversa les narines de l’enfant qui ne plus s’empêcher de tousser. Depuis toujours, ces odeurs lui déplaisaient. Elle ne les supportait pas, puisqu’elle ne pouvait s’empêcher de tousser. Juste une simple fumée d’une cigarette, d’une pipe ou de n’importe quoi qui carbonisait afin de ressortir de la bouche après avoir rendu visite aux poumons de celui ou de celle qui venait de l’aspirer. Entre deux petites toux, la japonaise releva les yeux vers la source de la fumée, mais se sentit figé sur place. Une sorte de paralysie, comme si elle venait d’être transformer en un énorme bloc de glace ou de roche. La jeune fille aspirait par de petits coups la fumée avant de la recracher, l’observant d’un regard moqueur. Pourquoi un tel regard? Préparait-elle quelque chose dont seule sa personne était au courant? La cage thoracique de Rim tremblait, ayant envie de tousser. Cependant, la jeune fille ne le faisait pas. Comme si c’était un geste interdit. Une action qu’elle n’avait pas le droit de faire. Ce regard la terrorisait et la pétrifiait, la mettait dans une sorte de cage. Comme si elle était le jouet de la demoiselle face à elle. Comme si les règles du jeu étaient établi par elle et juste elle.

Elle s’exprima de ce même accent. De cette même tonalité. De cette même impression qu’elle sait tout de la vie. Cette fille lui donnait une étrange sensation. Ce sentiment qu’on ressent quand tous nos idéaux et nos pensées se font attaquer par celles d’une autre personne. L’enfant se sentait attaqué et n’avait l’envie que de se cacher dans cette carapace qu’on venait d’ouvrir. Cette jeune fille semblait ne pas s’en rendre compte, à moins qu’au contraire, elle essaye juste de faire cela. L’adolescente avait ouvert qu’un petit peu, mais elle n’avait pas hésité une seconde à la forcer, l’ouvrant peu à peu pour faire confronter l’enfant à la réalité. Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement fermer les yeux et se taire? Pourquoi aurait-elle à devoir subir ce sentiment encore et encore comme un cercle vicieux, un trou sans fin? Ses mots étaient justes et vrai, mais Rim ne voulait pas se le dire. Elle ne voulait pas confirmer ses paroles en y croyant. Oui, le temps est le pire ennemi de tous. À la mort de quelqu’un, on regrette de ne pas avoir eu le temps de lui parler plus. De faire une dernière activité avec lui. De ne pas avoir cherché à la connaître mieux. On regrette et on blâme le temps parce qu’il est responsable de nos douleurs. Plus elle parlait, plus ses mots semblaient tranchant. Plus ses paroles perforaient la tête de l’enfant et la faisait se refermer sur elle-même comme le tatou qui se roule en boule pour se protéger. Comme la tortue qui rentre dans sa carapace. Comme la marmotte qui rentre dans son trou dès qu’elle aperçoit le danger. L’enfant perdit équilibre sur son rocher et se retrouva à nouveau dans l’eau, couché sur le dos.

Ses bras avaient fait le moulinet, sa bouche avait laissé sortir un peu « Gnia » de surprise avant qu’elle ne chute. Ses cheveux collaient contre son visage, cachant à moitié ses yeux puisqu’ils étaient redevenus mouillé plutôt que de rester humide. Elle sentait l’eau salée qui coulait dans sa gorge en brûlant tout en lui faisant faire une grimace. La gamine ne remonta pas les yeux vers la jeune fille. Elle avait peur de les voir, de se sentir à nouveau aussi terrifier. Elle observait le sol tout en se redressant lentement sur le rocher pour reprendre position, mais sans jeter un regard à ses orbes azurs. À nouveau, elle parlait. Affirmant son opinion sans gêne contrairement à l’enfant qui ne pouvait s’empêcher de regretter ses paroles. Ses mots transperçaient Rim qui avait toujours détesté qu’on la lise comme si elle était un livre grand ouvert. Elle disait que Rim signifiait Gazelle Blanche alors que l’enfant n’avait jamais vu une telle traduction de son nom. En japonais, Gazelle est nommé Gazeru alors que blanc était dit Shiroi. Ainsi, la gamine ne pouvait comprendre ce qu’elle voulait dire dans cette traduction. Faisait-elle simplement référence à sa personnalité et à sa couleur de peau comme elle venait de la mentionner? Il ne faut pas se fier à de tels détails.. Il y a un an environs, elle avait trouvé un livre dans la bibliothèque de son père. Un livre qui parlait de la signification des noms. L’enfant n’avait pas trouvé Rim, mais elle avait trouvé son véritable nom, Karima. L’étymologie de son nom était arabe selon le livre, malgré qu’elle ait déjà trouvé que ce nom était de base japonaise. Bref, il signifie bien née et généreuse. Elle était d’accord sur la deuxième traduction, mais pas en la première. Qui serait bien née lorsque on se retrouve sans père et d’une mère qui ne veut pas de nous? Directes, franches et décidées, elles sont autoritaires et directives. C’était les premiers mots de ce livre et pourtant, ils avaient suffi à faire refermer le livre en se faisait dire que c’était que des conneries. Pourtant, les paroles de la jeune fille restaient vrai à 50 %. Elle avait vu juste pour certains points et tort sur d’autre. Pourtant, elle ne répondait toujours pas au question de l’enfant, ne faisant qu’écouter, poser les questions et attendre les réponses. Et Rim les lui donnait, de crainte et de peur, sa voix tremblant toujours légèrement.


- Je.. Je ne suis pas folle. Je sais ce que je fais.. Je crois.. Ta seconde raison est plus véridique.. Mais, il y a une différence.. Il y a le fait de se laisser mourir et celui de continuer de se battre jusqu’au dernier effort.. Ce serait lâche de ne pas faire d’effort après tout ce qu’il a fait pour ma vie.. Sinon, je serais déjà morte si j’aurais pas eu l’effort de vivre.. Mais dit moi.. Suis-je aussi simple à lire qu’un livre? Tu sembles avoir de l’expérience au niveau de la vie.. Tu dis des choses qui.. qui sont bien pensées.. Juste et réfléchis quoi.. Sinon, tu n’as toujours pas dit ton.. ton nom.. Mais, où as-tu trouvé Gazelle blanche comme traduction.. Je n’ai jamais vu ça de ma vie..
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Jeu 20 Mai - 23:45

Effectivement Ruby avait étés assez agressive quand elle avait parlé du Temps. Le faisait-elle exprès ? Oui, je pense qu’elle voulait lui faire peur ou bien peut être était-elle en train de parler à ce Temps qu’elle avait matérialisé juste derrière le dos de la fillette à cause de l’opium qu’elle inspirait. J’avais alors beaucoup de peine pour cette petite en face de moi, elle semblait maintenant se refermer comme certaines fleurs quand la nuit approche. Elle n’avait rien demandé et pourtant Ruby semblait découper son âme à la même vitesse qu’une faux coupant des céréales. Cette voracité, cette fougue… Ruby en était effrayante. Elle semblait défendre comme un chef de meute son territoire. Territoire qui était apparemment, je pense, attaqué par ce Temps s’étant glissé dans le dos de l’enfant, laissant parcourir ses doigts glacés sur sa peau de lait. Ruby s’imaginée plusieurs chose à cause de l’opium. J’avais l’impression de voir la Mort combattre le Temps, celle-ci voulait encore laisser un peu de temps à l’enfante alors que le Temps justement souhaitait le contraire. C’était étrange de voir les hallucinations de Ruby tout en gardant toute sa tête. J’arrivais à séparer l’irréel et le réel, mais de mon point de vue j’avais l’impression de voir un film de science-fiction. De plus tout ceci semblait être de plus en plus vrai quand je vis la jeune fille frissonnait au même contact du souffle du vent glacé sur sa peau et de l’hallucination de Ruby avec les doigts du Temps qui passait sur sa peau. C’était époustouflant, les hallucinations semblaient s’ajouter et fonctionner en fonction des émotions et réaction de la fillette.

Le soit disant combat qu’elle menait était des plus instances. Mon cœur battait de plus en plus fort d’excitation ou de peur ? Je ne saurais être plus précise à ce sujet. Soudain, dans un geste brusque de la main, je vis apparaitre dans celle-ci une grande faux qui trancha d’un coup rapide la tête du Temps, faisant tomber celle-ci dans l’eau et entrainant dans sa chute le corps de la jeune fille. Choc ! Cette hallucination semblait si vraie alors qu’elle était complètement impossible ! Une faux qui apparaitrait d’un seul coup ? Pour faire tomber la tête du Temps en guise de mise en garde envers celui-ci ? Un seul mot me vient alors en tête, « impressionnant » … La jeune fille était véritablement tombé à l’eau, mais je pense que dans le temps normal, elle avait du juste perdre l’équilibre avec la pression, le geste brusque de Ruby et ce vent. A nouveau dans l’eau, couchée sur le dos. Vivant elle encore ? Qui avait gagné ? Ruby ? Ou le Temps en prenant la vie de la fillette ? Je restais pendant un instant dans le doute, le stress et la peur. Pauvre enfant ! Il fallait lui venir en aide et vite ! Mais Ruby ne bougeait pas, elle riait. Un rire narquois, un rire de vainqueur, un rire qui me donnait froid dans le dos… Ses cheveux étaient en avant, sa tête légèrement penchée en avant aussi avec un sourire infernale. On ne voyait plus ses beaux yeux bleus, elle était alors des plus terrifiantes. Puis doucement ce visage de sorcière s’effaça pour laisser place à un visage tendre et d’une voix plus douce et plus calme elle avait repris en parlant du prénom de l’enfant. Tout semblait alors jamais avoir eu lieu. Je n’avais pourtant pas rêvé et cette petite dans l’eau était en train de se relever sous mes yeux. Elle semblait toujours trembler comme une feuille sous le vent d’automne, ses yeux rouges m’effrayaient un peu, mais elle était si frêle qu’il m’était impossible de l’imaginer en mauvaise personne. Ruby ne semblait pas être affecté des différentes anomalies de la fillette, elle semblait ne pas les voir. J’admirais alors ce respect qu’elle avait de ne pas prendre pitié ou d’être différente avec la jeune fille. Elle ne la dévisageait pas, elle l’observait simplement de temps en temps d’un naturel si parfait que je l’enviais d’être aussi indifférente de ses quelques « défauts ».

Etrangement je sentis l’atmosphère s’alourdir quand la fillette parla de signification de prénom. Une absence d’émotion encore plus forte émana alors d’elle et comme une petite poupée de porcelaine, elle ne bougea plus et respirait à peine. Que lui arrivait-il ? La belle semblait alors pétrifiée. Je ne tardais alors pas à comprendre ce soudain moment d’absence. Ruby venait d’avoir un flash en arrière de notre passé. Nous étions sur les genoux d’Elisabeth, dans la bibliothèque du manoir. Sa voix était douce, ses mains si chaudes … Nous étions blottit contre elle pendant qu’elle lisait le dictionnaire des prénoms. Je lui avais demandé de lire le mien, Dorothy venait du grecque, il signifiait don ou cadeau des dieux ou de dieu. C’était un très joli prénom… c’est alors que ma poupée glissa et tomba à terre. A cette époque, Ruby était encore ma poupée, elle me parler, me soutenait, mais ne bougeait pas. Je descendis alors des genoux d’Elisabeth pour ramasser Ruby quand elle poursuit la définition : « Jeune chrétienne condamnée au supplice à Césarée de Cappadoce, en Asie Mineure, vers la fin du 3e s. Dorothy ne succombe aux tortures qu'après avoir converti l'avocat Théophile et deux femmes qui avaient été chargées de la faire apostasier. » Je demandai alors que voulait signifier « apostasier » mais je n’eus aucune réponse, je compris alors qu’Elisabeth avait lu la fin trop fort, comme si je n’aurais pas dû entendre. Très vite elle enchaina alors sur mes qualités sans même me laisser le temps de dire autres choses : « Têtue, Rêveuse ,Sensible, Capricieuse, Calme, Boudeuse, Timide, Câline, Gourmande, Charmeuse ,Emotive, Courageuse, Patiente, Jalouse, Dormeuse, Sage, Fière, Curieuse, Gentille, Casse-cou. » Puis elle referma le lire et me tira vers la salle de musique pour commencer ma leçon de piano comme une véritable poupée de porcelaine. A l’époque nous étions très croyant au manoir, puis au fils des années j’ai perdu cette foi, Ruby me montrait et me prouvait des choses de manière scientifique. Alors tout me paraissait beaucoup plus réel. Je ne saurais dire ce qu’elle ressentit à ce moment précis, mais elle semblait complétement éteinte jusqu’à ce que ses yeux bleus reprennent vie d’un seul coup. Elle ouvrir alors lentement la bouche et d’une voix presque morte répondit à l’enfant encore dans l’eau.

- Il est d'origine arabe… Depuis maintenant quatorze siècles, la plupart des musulmans, de par le monde, qu'ils soient asiatiques, africains, européens ou américains, ont à cœur de choisir pour leurs enfants des prénoms arabes. Cet attachement plonge ses racines à la source même de l'Islam et reste… pour la diaspora, l'unique témoignage de son identité originelle. Est-ce que tu vois qui est Rim Turki ou Rim Turkhi ? C’est une actrice et scénariste tunisienne... Il existe tant de signification que l’on s’y perd facilement …

Elle se tu une seconde fois, ne répondant encore qu’à la moitié des questions de Rim. Ruby observait la montée de l’eau, l’ancien rocher de la fillette était maintenant sous les eaux. Lentement elle se leva puis tira la jeune fille à ses côtés sur le rocher ou elle s’était installée. La fumée les envahissait, l’eau n’allait pas tarder à faire la même chose. Levant alors la tête vers le ciel, Ruby semblait cherchait un moyen de s’échapper de ce piège à souris. Elle n’avait pas envie de nager, ou plutôt je ne savais pas nager et plaquait contre une paroi rocheuse nous ne pouvions pas faire grand-chose. Le talus d’herbe semblait être le dernier point que la mer n’avait pas encore touché. Décidément cette marée était beaucoup plus importante que je ne l’avais pensé. La panique me prenait, alors que Ruby continuait à respirer son opium calmement, gardant la fillette près d’elle d’un bras ferme l’entourant au niveau des hanches. Après un petit moment de réflexion, elle rejeta la fumée en haut de sa tête en direction du sommet de la paroi puis posa les yeux sur Rim.


- Tu n’es pas simple à « lire », je suis juste une très bonne observatrice. Cesse de réclamer mon nom. A quoi te servira-t-il si tu finis au fond des eaux ? Dit moi plutôt si tu te sens capable d’escalader ceci à main nue.

De son kiseru elle pointa la paroi rocheuse. C’était pure folie d’escalader en pleine nuit une telle paroi ! Sa folie avait-elle reprit du service ? Monter ? Et si elle lâchait prise ? Sa tête s’écraserait sans aucun doute contre les vagues et les rochers ! Elles avaient déjà les mains et les pieds humides, leurs vêtements étaient lourds à cause de l’eau, monter était inenvisageable et pourtant, elle le proposait. En même temps, il n’y avait plus d’autre moyen. Dans cette obscurité regagner la berge à la nage était encore plus fou ! Les courants étaient bien trop forts et le temps commençait à se gâter. Ruby plongeait ses grands yeux bleus dans les yeux rougeâtres de la petite. Elle attendait un « oui » un « oui » de pure folie, un « oui » peut être mortel…
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Lun 24 Mai - 7:24

Ses mots restaient figé dans le temps. L’impression qu’il n’avait jamais sorti de sa bouche ou alors, qu’elle était en train de les dire. Cette sensation que le temps s’arrête. Le souffle du vent qui se fait plus doux et calme. Plus lent et délicat. Le bruit de la mer qui résonne dans nos oreilles. Le frappement de l’eau contre la pierre. Le son que font les vagues en s’éclatant sur la berge, le bruit délicat et pratiquement sourd du sable qui se fait traîner par la force de l’eau lorsqu’elle recule. La mer semble tenter de s’échapper. Comme si chaque fois qu’elle frappait la plage, elle tentait de s’évader. Comme si elle reculait pour reprendre de la force et réussir à traverses cette étendue beige et granuleuse. Le mer est prisonnière de ce bassin, de sa propre beauté. Peut-être n’est-ce qu’un jeu ou une illusion dans la tête de l’enfant.

Les mots semblaient pendus à ses lèvres. Sa respiration plus lente, moins présente, effacé dans le trouble du moment. Elle voyait l’inconnue qui portait sa pipe à ses lèvres pour en aspirer un peu. Elle voyait les lèvres qui se collaient lentement contre le bout. Les yeux de la jeune femme se fermer avec le coin de ses lèvres qui affichaient un léger sourire en coin, preuve qu’elle aimait cette sensation. Elle observait les yeux de cette personne qui semblait émerveillé par quelque chose de vue ou plutôt, qui semblait avoir vu quelque chose d’étrange. Avait-elle remarqué cette couleur écarlate? Cette teinte semblable à quelqu’un qui aurait les yeux injectés de sang. Peut-être venait-elle de se rendre compte que c’était réel ou du moins, il y avait quelque chose. L’enfant baissa les yeux, honteuse et gêné à la fois. Terrifié à l’idée de ce que cette personne pouvait lui faire. Frissonnante par le froid et la peur qui l’enveloppait. C’est dans de tels moments qu’on aimerait se coller contre quelqu’un que l’on apprécie bien. À cette pensée, qu’un visage vint se placer dans l’esprit de la gamine, celui du grand brun qui avait été sa première rencontre dans cette ville.

Ses joues prirent une teinte rosée alors qu’elle rentrait encore plus la tête dans les épaules, ayant l’impression que cette personne pouvait voir en elle comme si elle n’était faite que de verre. Elle releva les yeux vers la jeune fille qui riait sans se retenir comme si un fou rire venait de l’attaquer. Elle la voyait, elle et ses traits bien tirés. La tête légèrement penché vers l’arrière, la gorge bien ployé vers le ciel. Ses épaules et sa poitrine qui sursautent face à la pression de l’air. Ce son qui semblait autant rire d’elle que d’une situation. Un rire qui lui rappelait celui des vilains dans les films qu’elle avait écouté. Celui qui donne des frissons et la chair de poule. Un rire que l’on ne veut pas entendre. Le visage vers l’arrière, ses cheveux avaient suivi le mouvement. Guidées par sa tête cambrée vers l’arrière, les plus longues mèches flottaient dans les airs, leurs pointes baignant légèrement dans l’eau salée de la mer. Les plus courtes, c’était contenté d’aller cacher son regard, caressant son menton en voilant son visage de noir. Quelques parcelles de peau restaient visibles, mais pourtant, la jeune femme semblait terrifiante. En fait, elle l’était tout bonnement, créant simplement la frayeur dans l’enfant.

Comme une petite plante qui avait lentement poussé, ce plant avait grossit. Planté par les craintes de la jeune et ces gestes posés par ceux de l’orphelinat, par les parents qui la testait chez eux pour voir si elle pouvait s’intégrer. Cette peur et cette crainte. Cette frayeur et cette terreur. Le petit plant avait reçu une graine puis, petit à petit, avait grandit. Aujourd’hui, il ressemblait à un grand arbre dans son cœur. Il était planté là, les racines bien ancrées dans ce muscle douloureux. Il se nourrissait des larmes de l’enfant et de toute la peur qu’elle possédait. Comment vouliez-vous qu’il ne grandisse pas? Pourquoi l’enfant n’avait-elle pas confiance en soi? Parce qu’il n’y avait rien pour lui dire qu’elle pouvait avoir confiance en elle. Comment une si petite créature pouvait avoir une chance de survis avec ce monde si vaste et grand? Avec son corps si maigre qu’on pourrait la croire en sous poids, malgré qu’elle touchait la limite entre le poids santé et le poids faible. Avec un corps où les muscles semblent avoir disparu, comment pouvait-on simplement se défendre? Lorsque les seuls sentiments qui nous habitent sont ceux qui ne font briller personne? Lorsque solitude se mélange avec frayeur. Lorsque l’amour se fait détruire par la peur. Lorsque le noir envahit un cœur. Cette enfant n’avait aucune chance de survie dans la jungle urbaine de Konoha. Et pourtant, elle s’y trouvait et résistait encore.

Et soudain, le temps sembla reprendre vie. Comme si pendant un instant, il avait fait de l’apnée sous l’eau. Comme s’il s’était retenu de faire avancer les secondes et qu’il avait mobilisé le temps. Comme s’il avait gonflé sa poitrine d’air pour la conserver le plus longtemps possible avant de finir par tout recracher d’une façon accélérer. Elle voyait cette personne prise dans ses souvenirs. Rim voyait l’inconnue bouger les lèvres sans entendre le moindre son. Elle sentit par contre, un peu trop bien à son goût, la mer qui venait caresser ses chevilles, licher ses jambes déjà humides pour les frigorifier à nouveau comme un poison entrant dans ses os. La japonaise tourna la tête pour tenter de trouver un nouveau perchoir pour se couvrir de la marée montante. Mais, bien avant que ses yeux ne trouvent une proie servant de siège, une main l’attrape et comme si l’enfant n’était qu’une simple plume, elle se fit tirer vers un autre rocher qui lui non plus, ne tarderait pas à être ensevelit par l’eau qui commençait à devenir plus fraîche et plus froide.

Lentement, des mots vinrent à ses oreilles comme si le son revenait en écho vers elle. Mais cette fois, elle réussit à entendre ce qu’elle disait. Elle parlait de son nom qui aurait en réalité, une origine arabe, parlant que plusieurs gens le portaient et de petits détails tel quel. Enfin ,la jeune dame lui pointa une partie dans l’obscurité des environs. Elle pointait un vide que Rim eut difficulté à trouver dans la pénombre. Et pourtant, l’enfant trouva une pointe qui se séparait de la noirceur. Un début de falaise. Une petite parcelle de terre qu’elle voulait qu’elle escalade? C’était de la pure folie! Mais, tout ce qui l’entourait était de la folie. Cette mer qui l’entourait. Elle s’était même pas rendu compte qu’elle s’était autant éloignée de la berge. Elle regardait, les yeux plissés, les détails de la roche, avec l’aide de la Lune qui semblait jouait à cache-cache avec les nuages. Elle savait que c’était de la pure folie. Elle n’avait pas la force de monter ça si elle avait de la difficulté à monter la corde en éducation physique. Et encore! Si c’était pour nager, c’était un peu mieux, mais cela pourrait prendre du temps, surtout que la température commençait à se gâter légèrement. Sûrement allait-il pleuvoir bientôt, ce qui n’aiderait pas s’il fallait escalader le rocher puisque la pierre serait mouillé et donc glissante. De plus, elle avait déjà les mains humides et les vêtements bien lourds. Elle hésitait, ne sachant plus quoi prendre comme chemin. N’y avait-il donc pas un autre moyen pour partir de cette mer sans finir dans le fond de l’eau avec les poissons? L’enfant soupira et leva les yeux vers le ciel.


- Je dois avouer que ce nom ne doit alors rien réellement signifier pour moi.. Je suis née sous le nom de Karima, du moins, selon mon certificat de naissance. Mais, je préfère Rim et j’ai décidé de me faire appeler que ainsi. Sauf que ce nom n’a aucune réelle signification je crois.. Mais, j’amie bien Gazelle Blanche.. C’est différent de l’habituel. Pour ce qui est de ça.. J’ai aucune idée.. Je suis terriblement nulle pour ce qui est de tout effort physique donc, je ne crois pas que je serais en mesure de monter ça.. Vous.. Tu.. Il y aurait pas un autre moyen.. ?
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Mer 9 Juin - 13:14

Enfer et damnation ! Comprenez-vous pourquoi je hais cette étendue d’eau salée ? Elle est horriblement condamnatrice quand elle le veut bien, tantôt douce, tantôt folle ! Jamais ! Jamais on ne peut savoir quand Madame va se retourner contre vous et vous noyer sous ses jupons. Si seulement j’avais pu choisir de rester à la maison… J’étais coincé entre la mer et cette paroi rocheuse et pour combler le tout, comme si tout ceci ne suffisait pas, cette fillette chétive et trempée jusqu’aux os près de moi. Ô ! Toi ! Toi la sorcière de mon cœur, tu vas prendre chère une fois que la mer sera loin de nous ! Vous me pensez incapable de me faire entendre par cette traitresse venimeuse ? D’un point de vu extérieur, vous n’avez pas tort, mais d’un point de vu intérieur, je pouvais peut être lui infliger une punition. Moi ! Moi, sa créatrice ! Je devais quand même avoir un peu d’autorité sur elle ! Rage ! Je voulais cracher ma rage et ma peur à son visage de pythie ! Si elle n’était pas moi, je pense que je l’aurais déjà frappé de toutes mes forces. Par ça faute, nous étions coincés ici ! Sur une roche qui allait bientôt s’effacer sous l’eau. Je voulais me faire violence devant cette femme si froide et si stoïque. Ne réalisait elle pas que nous étions perdu par sa faute ? Nous irions bientôt finir notre misérable petite existence dans l’abysse. Qu’elle folle de vouloir escalader cette paroi avec les nuages sombres et imposants qui s’avancer. Nous étions perdues ! Personne ne retrouverait nos corps déchiquetés par les vagues et ses habitants. La fillette nulle en sport et moi tout aussi nulle qu’elle, impossible d’échapper à la mort qui nous guettait de loin. Alors que je la maudissais, Ruby était en train de réfléchir. A quoi ? C’était peine perdue ! Nous allions mourir ! Si seulement j’avais su cela plutôt, jamais je n’aurais souhaité mourir. Pourtant, Dieu sait combien de fois j’ai souhaité mettre fin à ma petite existence. Si j’avais reçu dès le début cette sensation désagréable, jamais je n’aurais souhaité tel vœu. J’aimais donc vivre, même si ce n’étais que vivre dans l’ombre pesante de Ruby, j’aimais horriblement respirer, voir, toucher, gouter, entendre ou encore sentir. Et maintenant je devais dire adieu à tous cela ?

- Il y a en effet plusieurs possibilités, soit tu décide de nager et tu finiras engloutis par la tempête qui approche. Soit tu m’entends ici, au risque d’être déjà engloutis par les eaux une fois que je serais revenue, si je reviens. Soit tu t’accroches à moi et on se dépêche de monter cette paroi avant que l’orage déclenche ses foudres sur nous. Comme tu vas te noyer, et comme je ne compte pas revenir une fois en haut, il ne te reste, en faite, que la possibilité de me suivre du mieux que tu le peux.

Quoi ?! Car en plus il faudrait que nous aidions cette fillette à monter ? Mais Ruby avait elle bien entendu le « nulle » ?! Cette fille avait être un fardeau à notre cheville ! Si jamais elle glissait nous irions mourir dans les profondeurs de la mer si par chance nous avions évité les rochers. Ruby avait l’air de s’en moquer totalement, chose qui me fit encore plus craindre la suite des événements. Lentement elle défit la première ceinture de son kimono et passa celui-ci autour de la fillette pour ensuite le rattacher une nouvelle fois à sa taille. Et comme ci cela ne suffisait pas, Ruby la serra de plus belle. Je crus que j’allais alors mourir, non pas par une chute mortel, non pas par une noyade mais par manque d’air. Sans attendre la moindre réponse de la jeune fille, elle commençait à escalader, la fillette portée comme un nouveau né contre son côté ventral. La position me fit alors penser aux mères koala ou aux mères africaines qui portaient leur petit soit dans leur dos, soit contre leur poitrail. Pour le moment Ruby avait de la force, elle n’était pas fatiguée, quoiqu’un peu droguée par l’opium. Mais pourrait-elle encore porter l’enfant une fois à mi-parcours ? Il aurait étés plus simple qu’elle la porte sur son dos. Pourquoi faisait elle compliquait alors qu’elle pouvait faire plus simple, laisser la petite à son triste sort sur le rocher. Nous commencions à peine à monter que le vent commençait à souffler quelques bourrasques glaciales. Ruby penchait alors son regard vers le rocher que nous venions de quitter, les vagues en bas étaient devenues plus fortes et les eaux étaient sur le point d’engloutir la pierre qui nous avait survit de perchoir pendant un temps. Les mains de Ruby agrippant fermement la roche rongé par le sel, elle se stoppa au beau milieu de sa monté, les bras presque au dessus de sa tête. D’une voix presque sans vie elle laissa couler ses mots :

- Déporte toi sur mon dos, une fois que tu auras fait cela, reste accrochée à moi et immobile. Regarde en bas et je défais ma ceinture pour te laisser t’écraser sur la roche où tu marchais tout à leur.


A ce prix là, elle aurait très bien pu la laisser directement en bas. Généralement quand quelqu’un dit de ne pas regarder, il y a toujours une personne pour faire le contraire. Mais puisque Ruby l’avait menacé en commençant par un « Regarde » au lieu d’un « Ne regarde pas » peut être que la jeune Rim l’écouterait. Rim… Devais-je vraiment l’appeler Rim ? Après tout, elle venait de m’avouer que ce n’était pas son véritable nom. Karima était sa véritable identité. Cette petite s’attirait peut être les bonnes grâces de Ruby en ayant des petits liens presque proches des nôtres. Après tout, Dorothy n’était pas son vrai prénom, c’était avant tout le mien ! Je me nommais Dorothy, Willow, Wandy Butterfly ! Et j’étais très fière de mes prénoms. Alors que Ruby, elle n’avait que ça comme prénom, un simple « Ruby ». Prénom que je lui avais donné à l’époque où Elisabeth me montra une pierre aussi rouge que le sang, mais d’une beauté parfaite. Par la suite Ruby s’était formée elle-même des prénoms, ou plutôt des pseudonymes ou des surnoms tels que Miss Butterfly, Lady Dolly, La Rose Noire, Butterfly… Tous ceci étaient très ressent à dire vrai. Depuis qu’elle avait commencé à fumer un kiseru, à faire des shows dans des boîtes, à la Maison des Geisha, pendant son trafic d’organes… A bien y réfléchir, elle avait commencé à vivre vraiment depuis que j’étais ici, à Konoha. Une chose m’inquiétait chaque jour et chaque nuit, vont-ils m’attraper ce soir ? La police cherchait déjà qui pouvait bien faire ces meurtres. Pour qui travaillait ce criminel ? Comment ses meurtres pouvaient être si propres ? Ruby laissez toujours derrière elle un seul indice, un pétale séché d’une rose noire, voilà d’où elle avait eu le surnom « La rose noire ». Tel le petit poucet, elle semait derrière elle, un pétale séché, signe de son passage funeste.

Soudain un glissement de pierres me fit brusquement revenir à la réalité, j’étais encore au dessus d’une immense étendue d’eau avec sur mon dos cette fillette. Je remarquais alors que mes ongles étaient fortement incrustés dans la terre et la roche. Que s’était-il passer ? Je n’avait rien vu à cause de mon absence sur le passé. Qu’avait fait la fillette ? Ou qu’avait fait Ruby pour que des pierres tombent aussi soudainement ? Je sentis alors une douleur atroce sur le dessus de mon pied. Une pierre, dans sa chute, mais griffé le dessus du pied. Des picotements se faisait alors sentir et à cause du vent, j’eu l’impression de saigner alors que la blessure n’était que superficiel.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Dim 4 Juil - 5:00

Des mots tremblant dans le vide. Dans l’air marin et salé qui les entourait. Les mots quittaient ses lèvres, tentant de se faire capter par l’oreille de cette dame. Après tout, il y avait des grands obstacles pour que cette personne ne les entende pas. D’abord parce que la gamine ne parlait pas très fort. Ensuite, parce que la mer se déchaînait. Parce que les vagues s’entrefrappaient. Qu’elles atterrissaient sur la paroi rocheuse comme si elles tentaient de la détruire. Pure folie, mais d’ici quelques années, peut-être que des dégâts commenceront à être visible. Grugeant encore et encore cette paroi pour passer la terre. Pour agrandir ses frontières. Bientôt, elles allaient être que des victimes de ces vagues sournoises. Ne dit-on pas que la plage est un lieu merveilleux? Que la mer qui brille sous les reflets du soleil est magnifique? Encore plus lorsque le soleil couchant la fait miroiter dans différentes teintes orangés? Et pourtant, il ne suffit que d’une petite chose pour qu’elle se fâche. Le ciel se déchaîne, la mer l’accompagne. Devenant alors sombre, triste et grise, elle montre un nouveau côté d’elle, celui que les marins affrontent, mais que de simples étudiantes n’auraient pas à combattre. Les deux orbes rubis l’observaient. Mordillant ses lèvres, tremblant de froid et de peur, elle regardait. Inquiète. Suspecte. Qu’allait-il se passer durant cette nuit? Les nuages allaient-ils faire la guerre à la terre? Frappant le sol à coup d’éclairs. Faisant frémir les arbres par un vent fort. Créant les peurs dans les profondeurs des mers. Mais surtout, créant vacarme parmi les cieux. C’était ainsi que la nuit était reflété dans son regard. Un orage, comme elle les détestait tant.

Alors, sa voix s’éleva. Encore si franche, farouche. Un son qui pourrait effrayer la gamine. Sa langue claquant comme celle d’un serpent. Cette fille lui semblait encore froide. Elle l’effrayait. Et pourtant, elle avait confiance en elle. Car, cette dame tentait tout de même de l’aider, même si elle était un fardeau dans leur situation. Même si elle avait cette teinte dans ses yeux qui la rendaient différentes au point de vue de plusieurs. Ses mots étaient peu rassurants. Lui offrant des possibilités toutes aussi effrayantes les unes que les autres. Créant dans sa tête ces scènes qu’elle venait de décrire. Parce que l’imagination s’est bien, mais elle joue des tours et peut nous faire voir des choses que l’on ne veut pas nécessairement connaître. C’est ainsi que Rim repartit dans ses songes. Imaginant son corps coulant dans l’eau, se faisant battre dans le courant. Voir la mer se chicaner son corps, le déchiqueter entre ses griffes, l’assommer contre le sol, contre la paroi, contre tout ce qui était solide. D’un certain côté, la mer commençait à l’effrayer. Mais ce qui l’intriguait le plus était la deuxième option qu’elle lui avait donné. Qu’elle pouvait rester ici et l’attendre, si elle reviendrait. Cette femme serait-elle capable de revenir simplement pour voir le corps de la gamine s’effondrer dans le ventre de cette mer? Reviendrait-elle l’aider ou partirait-elle l’âme en paix de la laisser ainsi?

Malgré ses pensées sinistres qui se déferlaient dans son esprit, l’adolescente revint rapidement sur Terre quand elle sentit les mains de l’universitaire contre son dos. C’est ainsi qu’elle remarqua cette ceinture qui la retenait contre la dame. Même si elle détestait le contact physique, Rim ne pouvait pas refuser ce dernier. C’était la seule option afin de réussir à s’en sortir en vie. Qui aurait crue que dans une simple ville, on pouvait vivre ce genre de chose? Qui, aussi, aurait eu la brillante idée d’aller se promener la nuit à la plage? À part elle et cette jeune dame dont elle connaissait toujours pas le nom.. Et encore une fois, la jeune lunatique revint dans son corps, sentant qu’elle ne touchait plus le sol. Ainsi, le monde allait toujours continuer de tourner. D’avancer que ce soit avec ou sans elle. Il fallait qu’elle tente. Suivre ce chemin que tout le monde suit. Nager avec les autres ailleurs. Mais, n’est-ce donc pas plus compliqué de nager alors que les autres se rassemblent et se forment de petits navires pour aller vers les courants plus simple? Pourquoi être seule apportait tant de difficulté? Parce que l’on remarque qu’autour de soi que tout le monde s’apporte de l’aide avec leur amitié et ses relations, ses liens qu’ils ont entre eux. Pour une fois, la gamine aurait bien accepté ce type de relation social. Parce qu’elle commence à être épuiser de nager contre un courant si fort.. Le corps de la jeune fille s’arrêta alors soudainement. Sa voix se fit à nouveau retentir dans les oreilles de l’enfant, mais plus forte cette fois, puisque le vent commençait à souffler de plus en plus fort contre cette sorte de falaise. Quelles parties de « Je suis nulle en sport » cette personne n’avait-elle pas compris? Demander une telle chose à l’enfant était comme vouloir plus rapidement sa mort. N’ayant pas la moindre agilité, Rim devait tout de même tenter de se déplacer vers le dos de l’universitaire sans regarder le sol, puisqu’elle était bien mise en garde qu’elle allait le rencontrer très rapidement si elle lui jetait un coup d’œil. Comment devait-elle s’y prendre pour se déplacer? Elle n’avait pas de support. Ce n’est pas comme lorsque l’on fait de l’escalade et que l’on a un câble qui nous retient contre ce sol.

Alors l’enfant ouvrit ses yeux effrayés, observant ce qui l’entourait. Cette paroi rocheuse bien près de son visage. Ces petits morceaux de plantes sortant d’ici et là dans les craques de la roche. Elle pourrait bien prendre le corps de la jeune dame comme appui pour se déplacer, mais n’en faisait-elle donc pas assez juste en la traînant sans demander d’effort? La japonaise était sûrement capable de simplement se déplacer si c’était pour remercier cette dame. Rim tenta de s’accrocher sur la paroi afin de se soulever légèrement pour se déplacer avec plus d’aise, mais sa main ne pu que glisser. Elle aurait dû tomber, mais ce fût son autre main qui s’accrocha à la fente. Si l’enfant avait glissé, les deux jeunes filles auraient-elles finis écraser comme deux crêpes contre la roche? Rim appliqua son talon contre un trou et se donna une légère poussé pour être capable de se rendre dans le dos de la jeune fille sans pour autant la faire tomber. Cependant, l’enfant aurait dû regarder où elle avait posé son pied. Un craquement sourd se fit entendre et le regard de l’enfant se plaqua en dessous d’elle. Malgré qu’elle l’ait averti, la curiosité fût trop forte. Elle observait les pierres tombés dans la mer, les gobant tout rond en faisant un simple petit Plouf! d’éclaboussement. Rim se confondit en excuse envers la jeune inconnue, remontant rapidement son regard vers le ciel de crainte qu’elle détache la ceinture pour lui faire rejoindre le troupeau de pierres dans le froid et l’humide. Rim se contenta de poser son front sur le dos de la jeune fille, s’agrippant à cette dernière sans non plus l’étouffer en laissant un simple merci se glisser de ses lèvres. Après tout, que dire de plus à quelqu’un qui était en train de risquer sa vie pour soi?

{ HS; Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt >.< }
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Ven 6 Aoû - 14:55

Je sentis Ruby porter la main à sa ceinture. Qu’était-elle en train de faire ? Allait-elle vraiment la détacher et laisserait-elle cette pauvre enfant tomber comme les pierres ? Je la savais cruel et sans scrupule, alors venant d’elle ce geste ne m’aurait pas étonné… Mais contre toutes attentes, Ruby resserrait en faite la ceinture qui liait l’enfant à moi. Je ne sentais ni mes mains, ni mes jambes, ni même mon nez, tout semblaient congelés. Pourtant, le corps presque collé à la paroi, Ruby grimpait cette immense côte qui me semblait infaisable. La pluie arrivait en fin, frappant de plein fouet la roche rendant celle-ci humide et glissante. Mon cœur battait à tout rompre, plus nous avancions plus je sentais mes vêtements lourds à cause de l’humidité. La pluie gênait atrocement Ruby qui avait mes longs cheveux dans les yeux. Mon souffle était fort et pourtant, malgré cette fatigue qui me tirait dans les pattes, je voyais Ruby avancer avec une rage inégalable. A sa place, je n’aurais pas pu faire autant, tout simplement car j’étais bien trop faible de caractère. Le bruit des foudres qui lézardaient le ciel noir me faisaient alors penser aux tambours de guerre des anciens. La colère des dieux devait être des plus fortes ce soir là. Moi qui n’aimais déjà pas les nuits d’orage, j’étais de plus en plus effrayais. Peur que cette foudre frappe ma tête de plein fouet, peur que je perde l’équilibre et que je glisse pour terminer ma chute au royaume des Ondins. C’était à tâtons qu’elle gravissait cette paroi monstrueuse sous la pluie battante et la mer folle de nous voir partir loin de ses griffes acérés. Ah ! J’avais raison de la haïr cette mer ! Tantôt douce et belle puis la seconde d’après aussi dangereuse que l’enfer ! D’ailleurs une chose me vient en tête, puisque Ruby était si mauvaise, l’enfer aurait pu la recracher sitôt qu’elle aurait était aspiré … J’étais tellement fatiguée et à bout de nerfs que je pensais maintenant à n’importe quoi … C’était du grand délire, je pensais à des trucs complètement divagantes et le pire dans tout ceci c’est que je pense que c’était à cause de l’opium qui venait enfin de me monter au crâne ou alors était est-ce à cause de ma peur ?

Cela devait être un peu des deux en y réfléchissant bien car par la suite, Ruby manqua de peu de tomber. Un glissement de terrain qui me fit hurler dans mon fort intérieur. Elle avait réussi à stopper notre basculement avec son genou en le coinçant dans une fente de la paroi. J’eu alors l’étrange impression d’entendre en plus de la pluie et des vagues, le craquement de mon os. Une douleur atroce fit alors émettre de la bouche de Ruby en grognement presque animal. Elle porta alors sa main droite vers son genou pour le dégager de la roche avant de poursuivre. J’avais la dégoutante sensation de sentir ce liquide couler sur ma jambe. Un tremblement soudain fit alors arrêter Ruby, ma jambe blessée tremblait et une douleur rageuse me donnait envie de hurler. Sa main était tremblante et elle commença à chercher ses petites boulettes d’opium. Il n’était certainement pas le moment pour commencer à fumer cette foutu drogue alors pourquoi la cherchait elle ? Je compris par la suite son geste, elle avait prit la petite boulette et l’avait mise en bouche avant de mastiquer. Ainsi elle allait pouvoir sentir l’arome et être de nouveau droguée… Une bonne chose ? Peut être bien, une fois droguée elle ne sentirait plus rien et pourrait plus facilement avancer. Le vent était si violent que je crus à un instant qu’il allait nous arracher de la paroi pour nous propulser vers le fond. Combien de temps encore nous restait-il à gravir cette falaise ? Ou combien de temps nous restait-il avant de chuter … ? L’effet commençait à marcher, je sentais ma tête me tourner légèrement et peu à peu j’en viens à oublier cette douleur. La drogue devait être assez forte pour agir aussi rapidement… J’espérais simplement que Ruby avait fait attention au dosage, une trop forte dose était mortelle. Combien de mètre nous restait-il encore ? Pourrions-nous y arriver avant que la foudre ne s’abatte sur nos têtes telles un dernier jugement ? L’angoisse était là, le stress, le peur de ne pas y arriver. Toutes ces choses qui vous tournent et tordent l’estomac en quelques secondes, secondes qui vous paraissent des heures interminables. Ce soir, nuit qui était surement la dernière pour moi, je compris la véritable signification de ce mot si court « vie ». Si Ruby n’avait pas était là, je dois avouez que jamais je n’aurais eu le courage ni même la force de grimper. Elle avait cette niaque que je n’avais pas, cette force qui la rendait à mes yeux surhumaine. Elle n’avait aucun super pouvoir comme ses idiots un collants et slip moulant. Elle ne venait pas d’une autre planète, puisqu’elle était le fruit de ma douce imagination avancée d’après certain. Je la soupçonnais d’être une femme du pouvoir, impératrice ou reine au passé noir et à la mort tragique. Quel était ses motivations pour aimer autant profiter de ma vie ? Avait-elle dans la tête l’idée de dominer le monde à travers moi ? Ou bien est-ce moi qui vivait à travers elle ? Au final, c’était peut être moi l’être créée de son imagination.

Une lumière m’éblouit soudainement les yeux. Pendant quelques instant, une lumière intensément blanche avait recouvert nos corps et notre vu. Avions- nous déjà attint le paradis ? Ruby avait elle déjà échouée pour la première fois de sa vie ? Non, loin de là. La lumière était en faite produit par le choque de la foudre contre un arbre d’une hauteur inégalable. Plus haut, sur le bout de terre que nous cherchions à atteindre, la foudre venait de frapper de plein fouet un arbre. Une nouvelle crainte naissait alors, si les arbres prenaient feu, nous risquerions d’être piégées comme des rats entre mer et incendie. Je ne sentais ni les bouts de mes doigts, ni même le bout de mon nez et encore moins mes jambes. J’avais la nette impression d’être à bout de force et les dernières mètres allaient être les plus longs. Le visage de Ruby était froid autant en apparence qu’en émotion, à cause de la boue les quelques mèches qui étaient à l’avant s’était collées entre elles. Son visage à la base d’un blanc laiteux et presque aussi pur que la neige fraiche venait de se transformer en un visage grisée, la neige fraiche remplacé par une neige boueuse qu’on aurait piétiné. Ses ongles étaient aussi forts que des pics en acier, ils se plantaient rigoureusement dans la terre de la même manière qu’ils se plantaient dans la chaire de ses amants. Eux aussi avaient pris une couleur effrayante, ils étaient d’un noir aussi sombre que l’encre. Le choisi kimono ne ressemblait maintenant plus à rien, j’avais l’impression de porter des haillons telle une esclave. Du statut de semi-princesse je venais d’être transformer en vulgaire roturière, mais cette fois, je passais l’éponge sur l’allure que me donnait Ruby, ma vie comptait bien plus qu’un costume des plus chères de Konoha, elle était au même prix que celle de la jeune fille qui était encore sur mon dos. Je ne l’entendais d’ailleurs plus, seul son souffle chaud arrivait à la surface de ma peau me permettant ainsi que savoir qu’elle fût en vie et toujours présente. Cette fille aux yeux rouges et à la peau si blanche devait être le sujet de moquerie de pas mal de monde. Elle devait en effrayer plus d’un et exciter la curiosité de quelques uns. Suite à notre petite discutions plus bas, j’avais l’impression qu’elle n’avait pas fois en cette vie, mais qu’elle vivait pour un autre. C’était assez étrange et j’avais bien envie de savoir son lourd secret. Lui poser la question n’était pas correct et elle pouvait alors penser que je ne cherchais qu’à tirer d’elle quelques services comme d’autre curieux. De toute façon j’étais dans l’incapacité de lui demander puisque Ruby avait les commandes. Avec un peu de chance, elle raconterait son histoire à Ruby et ainsi je connaitrais le fin mot de l’histoire. Je n’y comptais pas trop dessus quand même, Ruby n’était pas rassurante alors elle aurait surement beaucoup de mal à se faire passer pour une confidente avec cette jeune enfant.

Se fut avec joie que nous touchâmes enfin le sommet, il ne restait plus qu’un dernier effort à faire, se hisser de toutes nos forces sur le plat. La chose paraissait si simple et pourtant c’était la plus épuisante. Ruby essaya une fois, n’arrivant pas à monter et commençant à glisser, elle fit signe à l’enfant de grimper enfin sur cette terre plate, symbole de notre réussite. Une fois qu’elle eut quitté mon dos, j’étais alors plus légère, je sentais mes jambes trembler, bientôt je n’allais plus du tout avoir de force. Dans un dernier élan, Ruby forçait alors sur ses bras pour gagner à son tour la terre promise. Cette effort me paru surhumain et une fois que nous fume à genou dans cette herbe mouillée, Ruby s’effondrait de tout son long sur le sol en ricanant doucement. Pourquoi riait-elle ? Il n’y avait absolument rien de drôle à tout ceci, on venait d’échapper de peu à une mort terrible ! Lentement elle roula sur son dos et fixait ce ciel pluvieux. Ses rires se faisaient alors plus forts. Si fort que je me demandais si elle n’avait pas perdu une fois de plus la raison. C’était peut-être les effets de la drogue qui lui donnaient cette soudaine euphorie. Après avoir reprit son souffle elle se tournait doucement vers l’enfant, ses yeux semblaient vidés de tout signe de vie. On dit, dans des pays reculés, la où les peuples sont très croyant et superstitieux, que les yeux sont les fenêtres de l’âme. Quand ils sont vide et sans vit, alors notre âme aurait quitté notre corps, elle se serait comme détachée de nous. Je dois avouer que la chose me laissait perplexe, mais dans un sens c’était peut-être vrai. Je sentais mon souffle se raréfier, petit à petit celui-ci devenait plus faible. C’était de plus en plus étrange, j’avais froid. Pendant un court instant je crus que j’allais m’éteindre comme une vulguaire bougie. Après tout ceci, mon heure était finalement arrivé maintenant ? Non… impossible, Ruby ne pouvait pas s’éteindre comme ça, pas maintenant, pas tout de suite ! J’essayais alors de la secouer, de l’appeler de toute mes forces pour qu’elle se réveille. Je l’interdisais de me laisser ici seule avec cette enfant monstrueuse. Elle n’avait pas le droit ! Elle ne pouvait pas me sauver ma minable petite vie, puis s’éteindre alors qu’elle tenait plus que moi de sens sortir vivante !

Alors que je la pensais morte, ma main se remit à bouger et attrapa fermement le poigner de la fillette. Doucement ses yeux semblaient reprendre leur froideur et de cette même lenteur, sa tête se mit à se soulever du sol, légèrement penché sur le côté. Ainsi elle ressemblait à un zombie qui semblait sortir de terre. Halloween était encore loin, elle pouvait donc laisser tomber son masque effrayant à moins que celui-ci fût son vrai visage. Avec elle, je n’étais jamais sur de rien, je ne savais pas quand elle plaisantait ni même quand elle était vraiment sérieuse. C’était son petit grain de folie qui la rendait si différente et si effrayante, c’était peut-être aussi pour cette raison qu’elle attirait certain homme. Brusquement elle tira la jeune fille près d’elle, posant sa main dans les longs cheveux de la fillette, elle lui susurra tout bas quelques paroles.


- Tout est fini…J'espère que ta peur t'as fait comprendre à quel point tu tenais à la vie. Si cela n’était pas le cas, tu serais restée en bas. Ne fait pas l’effort de vivre mais celui de vivre pour toi. S’il t’a donné cette seconde chance, c’est qu’il pensait que tu le méritais et que tu en étais capable tout comme je l’ai fait ce soir. Si tu ne l’avais pas mérité à mes yeux, tu peux être sûre que j’aurais défais ma ceinture quand tu as regardé en bas. Aurais-tu aimé que je te lâche ? Je t’avais prévenue, si tu étais morte, se n’aurait pas été parce que tu n’as pas fait d’effort… Tes yeux eux en revanche exprimaient une autre émotion. La crainte… Au fond de toi, tu dois aimer de vivre. Il te suffit maintenant de trouver cette envie de vivre et non l’effort. Comprends-tu ce que j’essaie de t’expliquer ?

Ses trois premiers mots me firent alors penser à une scène, ces mots on les entendait très facilement sortir de la bouche d’une mère ou d’un père inquiet du sort de leur enfant. J’étais alors un peu jalouse d’entendre Ruby dire de tels mots à cette enfant qu’elle connaissait à peine alors que moi j’avais toujours étais à ses côtés. De plus que pouvait-elle-lui trouver à cette fille ? Elle n’était pas normal, quelqu’un de normalement constitué ne pouvait alors de tels yeux rouges. Elle était en train de s’attirer les bonnes grâces de Ruby et ma colère en même temps. Doucement la pluie cessait, dans l’obscurité je pu apercevoir l’arbre qui avait était touché par la foudre, heureusement c’était un arbre mort et isolé. De celui-ci celle une masse sombre et chaude semblait se dégager avec quelques points de lumière orangé.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Sam 7 Aoû - 7:07

La scène rappelait un koala et son bébé. Attachée contre elle, Rim gardait ses mains bien serré contre la fine taille de l’inconnue. Les yeux clos, la tête toujours caché dans le cou de cette demoiselle, c’était ses doux cheveux qu’elle humait. Une odeur de fumée qui était désagréable, mais un parfum également. Soit en avait-elle mis, soit c’était son shampooing. Son souffle, rapide et constant, continuait de caresser la peau de la jeune fille comme si c’était la chose la plus naturelle et Rim espérait que cela n’allait pas la chatouiller ou la déranger. Elle ne pouvait tout de même pas s’empêcher de respirer et de stresser à tout moment face à cette mort qui la guettait plus que jamais, comme si elle tentait de reprendre ce qu’elle aurait dû voler il y a quelques mois. Cette pression qu’exerçait la ceinture sur sa taille diminua soudainement, faisant ouvrir les yeux de la gamine par inquiétude. Mais, un léger soulagement la conquit lorsqu’elle sentit le tissu se serrer encore plus fortement contre ses os. La japonaise avait craint pendant quelques secondes qu’elle savait qu’elle avait regardé vers le sol plus tôt et donc, qu’elle allait respecter ses paroles. Rim reposa sa tête contre le dos de la jeune fille et ce fût à peine quelques secondes plus tard qu’un liquide froid se mit à tomber contre elles. Heureusement, ce n’était pas l’eau de la mer qui les avalait lentement, mais une simple pluie qui était plutôt violente et glacer. Était-ce mieux? Si la paroi devenait trop humide, alors les mains de l’inconnue glisseraient et donc, les deux jeunes filles se retrouveraient dans les profondeurs de la mer. La pluie perlait dans les cheveux blonds de la japonaise avant de se glisser vers son visage et rouler contre sa peau rougit par le froid.

Un grognement survint. Différent. Unique et terrifiant. Ce n’était pas celui d’un animal sauvage qui aurait détecté les jeunes filles depuis la falaise, ni celui d’une personne frustrée ou en colère. C’était le simple son que dégageaient les nuages. Comme si deux d’entre eux faisant la guerre. Que les dieux avaient décidé de faire un combat de lutte imprévue. C’était l’été et donc, la chaleur de la journée faisait qu’il avait beaucoup d’évaporation et donc, beaucoup de pluie le soir. Rim regretta amèrement de ne pas avoir regardé la météo avant de partir. Elle aurait plus évité d’y être confronter. Se serrant encore plus fortement contre Dorothy, elle remarqua que cette dernière venait de s’arrêter et ses bras se desserrent de peur que ce soit la pression, sûrement plutôt faible, qu’elle exerçait contre son ventre qui l’avait arrêté. Cette dernière mit quelque chose dans sa bouche que Rim ne plus voir. Pas parce qu’il faisait trop noir ou parce qu’elle ne le voyait tout simplement pas. Simplement car son regard était figé sur la lueur qui brillait en haut de leur tête. Une lueur qui l’effrayait, mais surtout ce qui l’avait créé. En à peine une seconde, un éclair avait déchiré le ciel pour frapper cet arbre. En quelques secondes, il avait pris feu pour se colorer de nuances rouges, oranges, écarlates, jaunes. Le feu se battait contre la pluie pour survivre, mais Rim ne pouvait voir si l’arbre était vieux ou non, il faisait trop sombre pour ce genre de détail et la lueur des flammes étaient trop forte pour le distinguer.

Un mouvement lui fit ouvrir les yeux, un geste qui bougeait l’épaule de la jeune fille. Cette dernière semblait glisser, mais également proposer à Rim de monter. Pourquoi donc? Les iris de la gamine se levèrent et en voyant le sol, elle n’hésita pas une seconde pour se hisser sur la terre ferme. Si elle avait été seule, sûrement aurait-elle embrassé le sol, l’aurait-elle câlinée, se rouler dessus malgré la boue qui recouvrait son corps tandis qu’elle restait sur le ventre, les yeux clos contre le sol frais et humide. Sa peau était traversée de frissons et de légers spasmes la faisaient sursauter, mais ce qui l’effrayait le plus, était cet orage. Elle était bien heureuse d’être arrivé en haut de cette falaise. Parce que maintenant la mer ne risquait plus de l’attraper, de la déchiqueter et de l’avaler comme l’un de ces vulgaires cailloux qui s’étaient écrasé dedans un peu plus tôt. Rim attrapa sa tête entre ses mains, se la secouant de droite à gauche en fermant fortement les yeux pour oublier ces sinistres pensées. C’était fini. Elle était en sécurité. Presque. Si elle ne se faisait pas toucher par la foudre.. Si elle ne finissait pas tuer par cette fille. Car, elle se souvenait bien qu’elle s’était rencontrée ainsi. Lorsqu’elle avait tenté de l’étranger, de la noyer ou de la tuer tout bonnement. Mais, le fait qu’elle l’aille porter sur son dos ainsi et aider laissait la gamine perplexe sur ses intentions.

Ce fût cet étrange rire qui fit lever Rim. Cette dernière s’approcha légèrement de la demoiselle qui riait sans gêne, sûrement viré folle ou extenué par cette montée. Rim l’observa sans dire un mot lorsqu’elle se tourna sur le dos, son visage boueux se faisant laver par la pluie. Elle semblait dormir. En paix, autant de corps que d’esprit. Mais Rim, elle n’est pas doué pour savoir ce genre de chose alors, elle suppose simplement. Comme dans les films d’horreur, la main de l’universitaire lui attrapa le bras, faisant crier la japonaise par surprise et par frayeur. Elle regarda sa peau qui se colorait d’une simple teinte blanche sous les doigts de cette inconnue. Son poignet tremblait entre les doigts de la jeune femme. Son corps en entier tremblait. Elle la vit lentement ouvrir les yeux et lever sa tête. Elle la vit la regarder d’un regard si froid qu’il lui fit oublier la pluie qui ne cessait de couler. Rim se sentit attiré vers l’inconnue. Elle sentit sa main qui caressait ses cheveux humides. Elle vit ses lèvres qui se mouvaient lentement. Elle entendit les mots qu’elle lui disait. Des mots qui ressemblaient à un sermon. Des mots qui étaient vrais, dure à entendre, mais reposant également. Les larmes montèrent à ses yeux et les deux rubis se mirent à devenir brillant avant que le liquide salé ne coule contre son visage pour perler à son menton. Sa poitrine se soulevait sous le manque d’air face aux larmes. Elle ne réussissait pas à dire qu’elle comprenait. Car oui, elle comprenait parfaitement. Cette inconnue l’aidait malgré toute cette histoire. Cette inconnue la lisait comme un livre grand ouvert. Cette inconnue disait des mots si justes que cela faisait mal à l’enfant d’entendre une vérité qu’elle tente d’ignorer. Mais maintenant, elle ne pourra plus la cacher. Un autre grognement survint dans le ciel et un éclair se fit jeter des nuages vers un lieu que Rim ne plut voir. La phobie des orages, elle l’avait depuis bien longtemps.. Son poignet restait dans la main de cette jeune femme, mais son corps eut pour reflexe nerveux de plaquer ses mains contre ses oreilles. Déjà à risque de perdre l’équilibre dû au mouvement d’attirement que Dorothy avait effectué, lorsque Rim baissa la tête en formant une sorte de rond dans son dos pour poser sa tête contre ses genoux, elle perdit totalement l’équilibre et sa tête retrouva la place qu’elle avait eu pendant tout le trajet, soit prêt du cou de cette dame. Ses larmes continuaient de couler, mais le ciel avait cessé de pleurer. Mais, Rim ne changea pas de place. Elle aimait bien cette chaleur réconfortante. Cette sensation si rare qu’elle ressentait quand quelqu’un ne la rejetait pas pour la couleur de ses iris. Elle tenta de se calmer, essuyant les larmes de ses joues avant de tenter d’exprimer une phrase audible.


- Je.. Je comprend.. J’ai. J’ai juste peur qu’il me déteste de vivre ma vie.. Alors.. Alors que c’est de ma faute s’il a perdu la sienne.. Il m’a offert une merveilleuse vie.. Et je lui ai volé la sienne.. Je.. Je me disais que vivre ma vie pour lui.. en.. en suivant ses traces étaient une façon de me faire pardonner.. Mais.. Je ne comprend pas.. Je ne comprend vraiment pas.. Pourquoi tu agis ainsi.. Pourquoi tu m’aides.. Pourquoi tu ne me fuis pas comme les autres.. Pourquoi tu ne te contente pas de me regarder avec dégout et partir.. Pourquoi ne me dis-tu pas ton nom..
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Lun 13 Sep - 22:16

Je n’avais jamais vu Ruby aussi calme, comme ci tout ce qui venait de se passer n’avait jamais existé, Ruby semblait avoir tout oublié. Parfois les mots ne servaient à rien pour exprimer ce que l’on ressentait tout au fond de nous même. J’étais assez dégouter d’être présente à ce moment là, car après tout je n’avais rien à voir là dedans et cette petite commençait royalement à m’excéder. Je sentais en moi cette rage étrange qui me donnait envie de frapper cette fille trop proche de ma Ruby. Je ne voulais pas qu’elle s’approche plus d’elle, je trouvais tout ceci anormal, Ruby n’était pas une fille de ce genre ! Comment pouvait-on être si proche de quelqu’un alors qu’on ne le connaissait absolument pas ? Je ne voulais ni croire ni comprendre pourquoi Ruby se laisser autant faire. Elle était bien trop douce, bien trop gentille. Que cachait-elle encore ? Tant de questions qui n’attendaient qu’une chose, que Ruby montre son véritable visage sadique et cruel. Tout ceci ne rimait à rien, elle venait de me donner la peur de toute mon existence et comme ci cela ne suffisait pas, elle était maintenant en train de jouer les bonnes saintes avec cette fille monstrueuse. Ravalant ma rage et ma colère, je remarquais enfin qu’il ne pleuvait plus. Cependant le ciel grondait encore, la tempête avait elle fait exprès de tomber juste à ce moment ci ? Maudit orages d’été, ils ne durent pas très longtemps mais ils sont toujours là au mauvais moment.

Pendant que Ruby calmait la maudite enfant angoissée, je me demandais comment j’allais bien pouvoir rentrer. Je ne sentais pour le moment aucun élancement au niveau de mon genou, la drogue était peut être encore en train de faire effet. Lentement je sentis mon corps se lever de cette terre que je chérissais tant. Ruby avait elle encore vu juste ? Tout était vraiment finit maintenant ? Les doigts longs et fins de mon corps glissèrent sur les joues de l’enfant. De ses ongles qui avaient plus tôt servis à griffer et à saigner, se découvrait maintenant une nouvelle vocation, sécher des larmes d’enfant. Je regrettais alors de ne pas pouvoir lire dans les pensées de Ruby, j’aurais aimé savoir ce qu’elle pensait réellement de cette fillette et savoir à quoi elle était en train de jouer. Une bourrasque vint me sortir de mes réflexions pour me rappeler que nous étions trempées. Je détestais avoir mes vêtements plaqué contre mon corps. S’était s’en doute par gêne ou pour le confort, car déjà que j’étais du genre poids plume, je n’avais pas besoin qu’on pense que j’étais anorexique. De plus, il n’était absolument pas agréable de se sentir compresser dans ses vetements. Du moins, c’était mon avis, Ruby semblait voir les choses d’un autre point de vu. Elle n’avait aucun tabou, aucune retenu, franche et sévère, froide de nature… Alors que j’avais l’impression d’être à l’étroit dans mes vetements, Ruby s’emblait libre et légère. Elle était tout mon opposée et je ne voulais comprendre cette sorcière complètement timbré !

Je remarquais enfin que nous n’étions plus assit, Ruby se tenait sur ses jambes. Je la sentais de nouveau égale à elle-même, droite, au visage inexpressif et aux yeux perçant qui scrutaient avec amertume l’horizon. Je n’avais alors qu’une hâte, rentrer chez moi et me faire couleur un bon bain chaud. Je n’avais aucune idée sur l’heure qu’il pouvait être, ni même si mon chez moi était loin. Je m’en fichais pas mal à vrai dire, j’avais juste envie de faire ma route seule avec ma tendre Ruby. Celle-ci tourna les talons et commença à avancer vers quelque que chose qui ressemblait à une barrière routière. Mais alors que je pensais que nous allions enfin quitter les lieux, Ruby se stoppa avant de franchir cette frontière métallique pour déclarer d’une voix des plus froides quelques mots à cette Rim. Comme à sa charmante habitude, Ruby ne prit pas la peine de se retourner pour lui adresser la parole, sa tête droite, ses yeux fixant un point inconnu dans cette obscurité pesante. A mon grand regret, nous n’allions pas encore rentrer chez nous, Ruby avait apparemment quelque chose à montrer à cette vermine. C’était plus fort que moi, je ne pouvais plus la supporter. Jalouse ? Moi ? D’elle ? Jamais ! Elle nous importunait, ce n’était rien de plus, rien de moins. Bientôt cette enfant sortit de nulle part allait s’inviter chez nous et se glisserait sous nos draps. Il fallait donc couper court maintenant avant que de telles choses ne se produisent.


- Puisque tu veux tant savoir comment l’on me nomme, sache que j’ai plusieurs noms. Comme il serait trop long de tous te les énumérer, retiens seulement Butterfly. Il te conduira directement à moi. Maintenant que tu as ta réponse, suis-moi, j’ai une dernière chose à te montrer avant que nos chemins ne se séparent.

Mmmh, Butterfly… En même temps, tous me connaissait sous ce nom puisqu’il était mon nom de famille et le pseudonyme de Ruby pour ses affaires. Grace au ciel, il n’y avait que les voyous et le bas peuple qui connaissaient ce pseudonyme. Sinon, vous imaginez le nombre de problèmes qui me seraient tombés sur le crâne ? J’espérais en tout cas que cette fillette n’aurait plus besoin de Ruby, je n’avais absolument pas envie de la revoir ou plutôt je n’avais pas envie de Ruby la revoit. A force de penser de tes choses je ne pu observer les choses qui nous entouraient et en un coup de baguette magique, j’étais arrivée je ne sais comment devant la fenêtre d’une maisonnette. A voir l’état de celle-ci, j’aurais juré qu’elle n’avait pas vu un chiffon depuis des lustres ! La maison aussi semblait poussiéreuse et vide. A ma grande surprise je vis à travers de celle-ci une petite fille de dos dans une chaise qui me semblait inconfortable. Ruby n’avait n’y attendu Rim, ni vérifiée qu’elle était bien là et sans s’en soucier, elle frappa à la fenêtre. C’est alors que je cru voir les enfants de l’enfer ! Cette fillette que j’avais seulement vue de dos était en réalité un garçon maigre aux yeux percés. L’aveugle vint ouvrir notre fenêtre et Ruby prit sa main pour y glisser une enveloppe épaisse. Doucement je vis sortir de l’obscurité de la demeure des êtres horribles ! Tous se trainaient à demi, chacun semblaient porteur de maladie. Une odeur étrange vint à mes narines, je reconnaissais celle-ci, car elle mettait bien familière. La mort, l’odeur de la mort sortait de cette maison par cette fenêtre ouverte.

A côté d’eux, Rim semblait une enfant complètement normal. Je ne fus pas au bout de mes surprises, le garçonnet ouvrir l’enveloppe et du bout de ses doigts, aux ongles noircis par la crasse, il en sortit des liasses de billet. Je maudissais Ruby, comment osait-elle donner de l’argent aussi salement gagné à ces crève-la-faim au bord de la mort ? Certes ils allaient se nourrir avec, acheter de la nourriture surement, des médicaments peut être bien mais au final ils allaient tous dans les prochains jours mourir par le manque d’hygiène et de soin. A ce prix là elle aurait pu tous les achever au lieu de les laisser souffrir ainsi dans leur misère dégoutante. Puisqu’elle se disait la faux, la pouvait donc soulager la populas de ces monstres difformes. C’était de l’argent littéralement jeté par la fenêtre ! Avec ce qu’elle venait de lui donner, je n’osais imaginer le nombre de chose que j’aurais pu faire avec cette somme ! Alors que j’étais en train de perdre la tête devant l’argent qu’elle leur avait donné, je ne remarquai pas que les zombies qu’ils étaient avancés tous vers cette fenêtre pour attraper le bras tendu de Ruby. Horreur ! Ils voulaient me toucher ?! Qu’ils aillent tous au diable ! Ils ne m’auraient pas ! Avec un peu de mal chance, ils étaient surement contagieux ou pire ! Cannibales ! Horrifiée, je voulais partir sur le champ, mais Ruby ne bougeait pas et une fois qu’elle pu presque toucher les doigts de certains, la fenêtre se referma, poussait avec violence par une ombre dans le coin. Qui cela pouvait il bien être ? Un homme ? Une femme ? Je n’en avais aucune idée, mais une chose était sûr, c’était un adulte.

Ruby semblait rageuse, elle serrait les dents mais ne faisait rien d’autre pour une fois. J’étais soulagée que cette fenêtre se soit refermée, mais une chose m’inquiétait maintenant. Pourquoi ses enfants aussi laids étaient gardaient ici près de la mer ? Je ne pu m’attarder plus sur cette question, car après avoir attendu dehors sans un mot devant cette fenêtre, elle était en train de partir en silence. Une fois de plus elle n’avait pas fait attention à Rim, je ne savais plus si elle nous avait suivit où non, si elle était encore en train de nous suivre ou pas. La seule chose que j’entendais c’était le bruit du vent et les pas léger de Ruby sur les pavés des petites ruelles sombres. Le temps passa et bientôt je su que Rim n’était plus avec nous, car nous étions maintenant devant chez nous et nous étions belle et bien seules. Je ne sais pour quelle raison je me sentais mal maintenant. Peut être parce que je venais de voir ses enfants mourants ou bien parce que Rim avait totalement disparu de mon champ de vision. Epuisée et ne voulant pas me fatiguer encore un peu plus, je me fis couler un bain chaud et m’y plongea. Ruby semblait éteinte, je la sentais là mais elle restait inactive. Une fois sortie de mon bain, je soignais mes plaies, j’en avais plus que l’habitude maintenant. Ruby devait être lasse ou maintenant endormit, cette maudite sorcière m’avait véritablement choqué ce soir. Bien décidée à marquer à jamais cette soirée, je m’asseyais à présent devant mon bureau pour graver de ma plume sur ce papier blanc l’horreur de cette nuit.
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MessageSujet: Re: †- L’immortelle Amour -†   Dim 19 Sep - 22:28

Cette sensation sur ses cheveux. Identique à celle qu’elle ressentait lorsque son père la bordait la nuit. Les rares fois où il avait le temps de lui lire une histoire, de merveilleux moments, de magnifiques souvenirs, certes douloureux quand elle y repense. Elle disait toujours qu’elle resterait éveillé jusqu’à la fin , mais son petit corps s’endormait avant même qu’il ait lu la moitié de l’histoire. Et pourtant, il continuait de la lire en passant sa main sur la tête endormit sur ses genoux. Présentement, c’était ce souvenir qui lui revenait en tête. Celui de son père adoptif. Non, elle ne confondait pas Dorothy avec un homme. Mais ce geste était aussi délicat que lorsque c’était lui qui le faisait. Les larmes avaient beau être sèchent, Rim gardait cette boule dans la gorge. Elle regrettait son enfance. Elle regrettait ses moments passés avec cette femme et cet homme. Eux, qui l’avait choisit juste du premier regard.

Le vent souffla, collant ses vêtements à sa peau. Elle ne sentit que cela, la texture de cette robe qui se planquait contre elle. Le froid n’était plus là, elle le sentait depuis si longtemps qu’elle en était presque devenu insensible. Du moins, seulement aux places où on voyait morceau de tissu. Ses bras, son cou, son visage, furent fouetté par ce soudain vent qui glaçait sa peau sans gêne. Ses dents claquaient légèrement et ses bras s’enroulèrent autour de ses côtes pour la réchauffer, mais sans grand succès. Alors, elle resta assise, approchant ses genoux de sa poitrine pour se former une mini boule de chaleur. Son regard suivait celui de la jeune femme, mais elle ne la suivait pas. L’adolescente ne comprenait pas comment elle pouvait bouger ainsi, partir comme ça, dans ce froid due à la nuit et surtout, après cette escalade avec elle, comme boulet. Mais enfin, elle sut quel était le nom de cette dame. Enfin, plutôt un surnom ou peut-être un nom de famille. Butterfly..

Alors que Rim tentait d’assimiler l’information, la geisha s’éloignait, lui disant de la suivre. Les membres de la japonaise étaient glacés. Rim fit un mouvement, étalant une grimace sur son minois d’enfant. Lorsqu’elle fût levé, déjà elle était partie.. Comment la suivre dans ce cas? S’approchant de la barrière, elle s’accota contre celle-ci et regarda les alentours, tentant de se situer. Son studio n’était pas très loin, mais l’envie de prendre un taxi lui plaisait tant.. Dommage qu’elle n’ait pas eu l’argent sur elle. Ainsi, elle se mit en route, seule à présent dans le début du matin. Le soleil semblait vouloir montrer le bout de son nez et Rim pressa le pas. Arrivant enfin à son petit nid, elle entra et fila sous la douche, pour sentir l’eau chaude brûlé sa peau glacé. Sortant, elle se jeta sur son lit, tête mouillé et dans un grand pyjama, se demandant qu’est que Buttefly voulait lui montrer. Mais en moins de deux, la gamine s’endormit sous les couvertures, heureuse de retrouvé chaleur et d’être encore en vie..

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