Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]

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Amaya & Haiko Uchiwa
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MessageSujet: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Mer 24 Fév - 17:27

  • « I want suffer. »

    Un rire monta lentement vers les cieux d’encres. Tel le passage d’une colombe au milieu des ténèbres, il semblait avoir illuminé la nuit, qui semblait si morte à son apogée. Il était aux alentours de minuit, et une silhouette indistincte restait sur une balançoire à moitié délabrée. Les chaines étaient rouillées. Le siège déchiqueté par les dents d’animaux sauvages. A ces côtés gisait la dépouille hurlante d’un toboggan, qui avait vécu de meilleur jour que celui-ci. Le cadavre d’un tourniquet grinçait sempiternellement sous les coups de la brise. Deux mains gantées de noirs empoignaient fermement les chaînes rouillées, alors qu’un corps se balançait doucement. Le vent fouettait sa chevelure, alors qu’elle gardait la tête dirigée vers le sol. Les yeux clos, Itachi semblait d’humeur forte agitée. Alors qu’il se balançait lentement, d’avant en arrière, sur cette balançoire en décomposition, il leva la tête vers les cieux. La nuit était plus que magnifique. Si froide, insolente, vivace. Secouant légèrement son gracieux visage, chassant ces fugaces pensées de son esprit, il se leva, sa longue et ondulante silhouette se fondant dans la nuit.
    Il remonte ses cheveux, vérifiant que son sabre est fermement accroché dans son dos, alors qu’il s’avance. L’insigne de sa famille, la maison de son enfance. Ses voix qui murmurent à ses oreilles, vrillant ses tympans. La salle de réunion, alors qu’il verrouille la porte. Et le carnage… Ils sont morts, ils sont tous morts. Alors que le cadavre de sa mère se redresse lentement, pantin désarticulé, aux yeux brillants. Un rouge écarlate, qui se fixe droit dans les siens. Il la fixe, elle se retrouve derrière lui, se cramponnant à ses vêtements, lui murmurant à l’oreille, une éternelle question : Pourquoi ? Ses membres deviennent peu à peu pierre, alors qu’elle le mord, arrachant un bout de sa gorge… Le sang, alors qu’elle colle son visage au sien, se décomposant avec lui…
    « POURQUOI ?! »

    Il se réveille en sursaut, passant une main dans ses cheveux lâches. Pourquoi ses rares instants de sommeil étaient encore et encore anéantis par ces cauchemars… Il gronde légèrement, se redressant, sortant de la chaleur rassurante de ses couvertures. Il s’assoit sur le rebord de sa fenêtre, l’ouvrant, portant une cigarette à ses lèvres fines. Une flamme dans la nuit, triste lueur, alors que la fumée s’élève. L’odeur âcre du tabac peuple maintenant la pièce. Son regard rougeoyant se pose sur le réveil. Cinq heures du matin. Son regard glisse alors sur son téléphone portable, aucun message… Une nouvelle journée de repos, il n’allait pas s’en plaindre. Lentement, il reste contre sa fenêtre… Combien de temps ? Il ne le sait, peut-être des heures, ou simplement des minutes… Le temps, cette notion inventée par l’Homme pour calculer les années qui le sépare de sa mort, de son ultime délivrance… Une notion dont beaucoup ne se préoccupait plus, comme l’illustrait si bien Itachi. L’aurore, alors que la lumière du soleil levant l’éblouie quelque peu. Il écrase sa cigarette dans le cendrier, qui c’est bien remplis depuis son réveil, allant à sa douche. L’eau chaude qui frôle son corps… Ressortant au bout de quelques courtes minutes, ébouriffant sa chevelure d’ébène, il enfile un jean noir, bien entendu troué… Comme cela est surprenant Et pour une fois, il innova. Son T-shirt en résille, une chemise rouge par-dessus. Il glisse une cravate noire autour du col de cette dernière. Il la desserre, enlevant un bouton, laissant apparaître la résille. Il attrape une de ses vestes, au hasard. Balançant cette dernière, qui se trouvait être une veste en cuir, sur son épaule, il sort, ferme la porte à clef, et laisse ses pas le mener on ne sait où. S’éloignant de son appartement, il se rend qu’il ne c’est pas attaché les cheveux… Il hausse les épaules, l’apparence était délusoire.
    Le cœur en vrac, les pensées se contredisant, il avait ce pincement. Cette chose qui lui hurlait de partir, de changer de vie depuis si longtemps… Si seulement il le pouvait. Assis sur un banc, sur le quai du Shinkansen, il fixait les départs. Rester, partir… Qu’est-ce que cela changeait au final… ? Tout, justement. Il soupire, portant une nouvelle cigarette à ses lèvres, alors que, du coin des yeux, une silhouette familière ne vint piquer son regard…
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Arata Aya Kitsako
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Jeu 25 Fév - 1:39


    La journée de repos n’en fut pas une réelle pour moi en ce jour. Je m’étais rendue par le Shinkansen, jusqu’à la grande Tokyo car je savais qu’il existait une grande confiserie là-bas, et j’avais envie d’essayer un peu pour mes préparations de Choco de cette année. De plus je voulais aussi trouver un cadeau à offrir à Gockin, étant donné que son anniversaire est pour bientôt. Bref, je m’offrais une petite balade seule dans l’immense ville de Tokyo, et elle portait bien son nom ! Ce qui est génial avec cette ville, c’est que personne ne nous connait, personne ne ragote sur nous, personne ne fait attention à moi. Konoha est certes une très grande ville aussi, mais les ragots fusent et circulent à vitesse Shinkansen. Même si j’avais prit le plus de précautions possible, comme partir avec le premier train, tout fut absolument bondé de monde ! De quoi étouffer si on y reste trop longtemps… Sachant où se trouvait le magasin en question, je n’avais pas mit beaucoup de temps ayant déjà ma liste de courses en tête. Tout fut réglé en l’espace de vingt minutes, top chronos. Me voilà donc dans le train du retour, et je devrais normalement arriver aux alentours de onze heure me semble-t-il. En plus c’est très désagréable de devoir rester debout, écrasé par les gens. Le paysage à l’extérieur défilait à toute vitesse, et le ballotement continuel du train me berça dans mes pensées les plus lointaines. A vrai dire je songeais à Kitsako et à notre dernière discussion. Je lui avais tout dit, tout, à propos des secrets de famille et la fatidique histoire d’il y a presque cinq ans maintenant. Je soupirai. Nous y avions rencontrés Gockin et les jumeaux McDowell aussi. C’est d’ailleurs ce qui m’avait le plus étonné dans tout ça.
    Le train s’arrêta dans une gare, laissant descendre pas mal de monde pour en faire monter deux fois plus… Génial ! Ce train est vraiment pratique, mais très inccommodable… Il ne me restait plus qu’une demi-heure à supporter cette boite de conserve avant de retrouver l’air campagnard de Konoha. C’est quand même impressionnant ; Tokyo et Konoha sont deux très grandes ville du Japon, les plus grandes, et pourtant je trouve que Konoha à sut garder son charme rural, tandis que Tokyo n’est qu’urbanisme à tout les coins de rue. Finalement, je pense qu’on est assez bien sur Konoha, mieux que ce que l’on peut croire en tout cas. De toute manière, nous n’avions jamais quittés le village depuis que nous sommes nés et ne connaissons que ça ; il est normal qu’une nouvelle ville comme Tokyo opère un énorme changement. Cinq ans déjà… Le temps passe quand même assez vite, mais les blessures elles, restent malheureusement intactes. Voyant toutes ses villes défiler, tout ces paysages différents, je me demandais où pouvait bien être Itachi à ce moment même. Que faisait-il, à quoi pensait-il ? Mon porte feuille en main, je vis la dernière photo que nous ayons fait tout les quatre, peu de temps avant le massacre. Mon image se reflétait dans la vitre d’en face, et je ne me reconnu point. Où était donc passé la petite fille joyeuse, celle insouciante, celle qui s’occupait plus des autres que d’elle-même et aimer rire à tout bout de champ ? Elle était loin, très loin, voilà où elle était. Même physiquement… Autant Sasuke que moi avions changés et grandit. Cette promesse, que je me suis faite, je dois m’en tenir, coûte que coûte. Par ailleurs j’avais aussi fait quelques recherches dans Tokyo même sur Itachi, mais en vain. C’est exactement comme trouver une aiguille dans une botte de foin. Au plus les jours passaient plus j’avais l’impression de vouloir saisir l’impossible. C’est pour cela que cette question me revient sans cesse : où peut-il bien être ?! La question de toute une vie, et la question que se pose Sasuke chaque jour intérieurement. Par ailleurs, il n’est pas au courant que je recherche Itachi en secret, à vrai dire, personne n’est au courant. Pas même Hana, pas même Tobi, ni Gockin, ni même Armado. C’est mon affaire personnelle, et je dois régler ça seule. Mon seul et unique but restait de trouver Itachi avant Sasuke, c’est tout ce qui m’importait. Ou alors d’être présente lors d’éventuelle retrouvailles. Je connais ses intentions, même si il n’en dit plus mot, je le connais mieux que quiconque après tout.
    Je soupirai de nouveau. Les gens paraissaient outragés que je soupire ainsi face à eux, mais je n’en avais strictement rien à faire et je leur lançais un regard noir et hautin. Bizarrement, tous détournèrent les yeux… N’importe quoi. Je pris soin de regarder ma montre dans faire tomber le sachet de mes achats. Plus que quinze minute avant la fin du supplice et je pourrai rentrer à la maison ! Même si il faudra que je me mette activement au fourneau pour au moins préparer les Family Choco. Je voulais également en faire un Tomo pour Kitsako et Naruto. Pour les remercier d’avoir été là. Même si je dois avouer que ça me tenterai bien d’offrir un Honmei à Kitsako… Mais non, il faut que je m’en tienne à ma promesse, point barre. Aimer, c’est bien vouloir le bonheur de l’autre plus que le sien non ? Alors pourquoi cet amour platonique me tiraille autant la poitrine… ? Suis-je donc incapable de ne plus être égoïste et de penser à sa protection avant tout ? Car même si je pensais Itachi pas si coupable que ça du meurtre de la famille, je préférais quand même rester méfiante à quelque part, on ne sait jamais dirait-on.
    Le train annonça enfin l’arrivée en gare de Konoha, et ma satisfaction se fit nette. Plusieurs personnes se bousculèrent et me rentrèrent dedans pour se préparer à sortir. Quelle impolitesse ! Ils ne peuvent pas tout simplement attendre l’arrêt du train !? On dirait bien que non… C’est alors que je me préparais à descendre quand je sentis un drôle de truc rampant sur mon arrière train… Ce n’est que quand ma tête se tourna pour apercevoir la cause de ce dérangement que ma colère fut piquée à vive. Je crois que finalement à l’avenir, je vais accepter la proposition de Sasuke pour m’accompagner. Même les vieux sont malpolis et mettent la main aux fesses de la première venue ! Les portes s’ouvrirent et je fus emporté par le mouvement pour descendre, tout en profitant de mettre une belle gifle au vieux pervers ! Alors quand bien même que je venais juste de poser pied à terre, quelqu’un me bouscula, ce qui me fit tomber au sol.


    Ehh ! Vous pourriez quand même faire attention, non mais !

    Je pestais maintenant contre cet inconnu qui ni ne s’était excusé, ni ne s’était arrêté pour m’aider à ramasser mes affaires. Décidément, ce n’est pas mon jour. Le plus rapidement possible, je remis tout en place dans mon sachet et me relevai furtivement et énervée. La jupe de mon uniforme –j’étais passée au lycée avant de partir récupérer un truc- était toute salie à cause de ça… J’vais intérêt à la laver avant lundi si je veux pouvoir retourner au lycée, l’autre est au sale aussi. Et pour la troisième fois, je soupirai. Quelle journée…
    Et dire que je croyais que rien ne pouvait arriver de pire… Je me trompais très fortement. Alors que je me relevai tout en secouant ma jupe maculée de terre et autres saletés, mon regard se porta sur une personne assise non-loin de là sur les bancs du quai… Je retiens un cri en pétrifiant mon corps et mon regard.
    Je vis un homme brun ténébreux, aux yeux rouges, froids, mornes et distants. La vingtaine tout au plus, les yeux cernés. La cigarette à la bouche, les cheveux noirs de jais pendant sur les épaules en bataille… Cette carrure, cette posture… Je l’aurai rencontrai entre mille… Entre un million ! A peine quelque secondes plus tard, je me retrouvai cachée derrière le poteau le plus proche de moi pour reprendre ma respiration sinon j’allais m’évanouir d’hyperventilation. Mon cœur ne voulait plus se calmer et semblait accélérer de plus en plus au fil des minutes… Lui ici, mais pourquoi !? Je n’étais pas prête, je ne m’y attendais pas… Je ne sais pas quoi faire ! Que pourrais-je lui dire si je m’approchai ? Me reconnaitrait-il ? Voudrait-il me tuer ? Mais que faire !? Mon corps restait pétrifié collé au mur et les yeux écarquillés de peur et d’angoisse. J’avais du mal à respirer, et je n’arrivais toujours pas à me calmer au point que mon corps commença à trembler… J’étais heureuse, mais effrayée ! Il est là, il est vivant ! Itachi est vivant ! Nii-san est en vie ! Il est là, il est si réel… Je dois sûrement être dans un rêve… Non, l’environnement autour est trop réel pour que ce ne soit qu’un simple rêve… Alors il était bien là… A Konoha… Mais depuis combien de temps déjà !? Allait-il repartir, et c’est pour cela qu’il est dans la gare du Shinkansen ?! Non ! Il ne faut pas qu’il parte ! Il faut que je sache… Il faut que je sache…
    Ma tête commençait à me tourner, et à me donner des hauts le cœur. Je mis environs cinq minutes à inspirer et expirer afin de calmer tout ça. Ma curiosité piquée à vif, et l’envie de croire en cette réalité ce furent telles, que ma tête se pencha sans même que j’y pense pour constater de sa présence. Il était toujours là, cigarette fumante, le regard vide. Puis j’eus l’impression qu’il regarda en ma direction et je repris ma place dans ma planque. La gare se vidait petit à petit, et le prochain Shinkansen était pour dans une demi-heure… Impossible pour moi de sortir de là sans me faire repérer par Itachi, et je n’allais pas attendre trente minute planquée comme une souris… Il fallait que je l’affronte… Que je l’affronte… Mais j’ai peur, que va-t-il se passer ? Si je lui parle, comment sera construit notre avenir ?
    Il fallait que j’arrête les hésitations… C’est mon grand-frère après tout ! Je l’aime plus que tout et il me manque… Mais je lui en veux, je lui en veux terriblement depuis ce jour… Que faire ? Lâche, lâche ! Je m’étais déjà juré la dernière fois de ne plus être lâche ! Bien, je repris ma respiration en grande bouffée, et sorti de ma cachette le visage dénué d’expression. J’avais l’impression que le temps passait au ralentis, au plus je me rapprochais de lui… Itachi…


Dernière édition par Sachiko U. Kitsako le Dim 6 Fév - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Jeu 25 Fév - 22:12

  • « Back from the past. »

    Un souffle de vent, alors que le train s’arrête. Il la fixe, cette petite ombre dans la foule, ce petit bout de femme. Ses mains tremblent légèrement, alors que son regard se fait dur et méfiant. Pas de toute, cette silhouette, Sachiko… Il se mord l’intérieur de la lèvre, tentant en vain de garder cette apparence impénétrable, cette froideur envers la foule, envers eux, envers elle… Mais à quoi bon se cacher derrière cette carapace, derrière ce caractère qui n’était pas le sien. Il n’avait rien de l’Itachi auquel il voulait faire croire… Lui-même n’adhérait plus à cette illusion. Elle gifle un homme mûr, avant de descendre, se faisant bousculer, son frêle corps chutant. Elle tombe au sol, vociférant envers le passant qui l’avait fait chuter. Il aurait voulus allez vers elle, la relever… Non. Tout ceci était impossible. De loin, de son banc, il admire la finesse de ses traits, de comment elle avait évolué, comme si il ne l’avait pas revus depuis de longues années… Alors que chaque jour qu’il avait de libre, il les suivait, elle, Sasuke, et Hana ; de l’école jusqu’à l’appartement... Il savait tout d’eux, sans qu’eux ne sachent quelque chose de lui. Un frisson parcoure son échine, alors qu’il détourne brusquement le regard, le plantant dans le vide, la fixant du coin des yeux. La jeune Uchiwa venait de le voir… Alors que la panique s’inscrit peu à peu sur sa face, elle se cache, précipitamment, telle une proie ayant aperçus son chasseur… Sauf qu’aujourd’hui, il n’y avait plus de proie, plus de chasseur… Juste le frère et la sœur. Elle se terre derrière un poteau, tentant de disparaître, de ne faire qu’un avec l’asphalte dont était bâtie la gare... Il tourne la tête vers elle… Son cœur accélère lentement, battant de plus en vite… Qu’allait-elle faire, comment allait-elle réagir… ? Avant, cela aurait été si simple, il l’aurait simplement prit dans ses bras, glissant un baiser sur son front… Comme s’il avait simplement disparus. Une sensation étrange l’envahis, partant de ses mains, comme s’il sentait encore le sang chaud coulant le long de la lame de son sabre… Il fume, encore et encore, tentant de sa calmer, ses bouffées devenant rapide et profonde… Il jette sa cigarette sur les voies, en rallumant une autre… Sa main tremble, alors qu’il l’allume.
    Il lève les yeux au ciel, fixant l’azur, lâchant un long soupir. Du coin des yeux, il la voit, se décaler de sa cachette, avancer vers lui. Il se lève, lentement, simplement, le visage baignant dans l’indifférence. Il tire une nouvelle latte, tenant sa cigarette entre deux doigts, avant de tourner la tête vers elle. Cet air résolus sur son visage… Allait-elle l’attaquer avec des mots, ou avec une arme ? Allait-elle se venger ? Voulait-elle le tuer ? Il aurait aimé… Pour ne plus à avoir à porter ce poids sur ses épaules, cette douleur qui le tuait, jour après jour. Il était simplement à bout de souffle, de vivre avec ce cancer, cette maladie que sont les souvenirs les plus noirs… Il avance lentement vers elle, légèrement décalé. Il enfourne ses mains dans ses poches.
    Tant de fois il avait imaginé cette scène, ces retrouvailles. Ce moment où les cris, les larmes, allaient s’échapper, rivière de lamentation, sur les fins et gracieux visages. Combien de fois, il avait préparé ses phrases, rejouant encore et encore ce script muet dans son esprit. Et maintenant les mots lui manquaient, les alternatives semblaient floues. Les surprises, qu’est-ce qu’il détestait ça. Elle s’approche, encore et encore, alors que chaque pas dans sa direction se fait plus long, plus lourd, comme si des poids se rajoutaient à ses chevilles. Il tire une nouvelle latte, avant de la dépasser, la frôlant. Il continue sa marche silencieuse, derrière elle. Il s’arrête peu à peu, ne tournant même pas la tête vers sa silhouette.

    - Oublie que tu m’as vu.

    Il soupira lentement, alors qu’il se tourne vers elle. Il ôte ses mains de ses poches, dégageant la cigarette de ses lèvres. Il darde son regard sur elle, il aurait voulus que ce dernier fusse froid, glacial ; mais seule tristesse luisait dans ce dernier. Tous ses mots, toutes ses phrases, tout cela n’était que l’inverse du langage de sa pensée, de son âme… Il tremble à nouveau, légèrement, alors qu’il passe une main dans ses cheveux détachés. Non, il ne voulait pas qu’elle oublie, il ne le souhaitait point…

    - Oublie tes recherches, oublie l’idée qu’un jour je revienne.

    Il se mord l’intérieur de la lèvre, détournant le regard, lui tournant le dos.


    Il rouvre les yeux. Sortant de cette rêverie éveillée, ce film qu’il se montait en lui-même. Il avance encore vers elle, s’arrêtant. Il lui fait face, l’air simplement neutre, fermé. Son regard impénétrable rencontre le sien. Il la fixe, alors que le vent ne vint faire tanguer sa chevelure de jais, cachant un instant ses yeux, passant une main dans cette chevelure, il dégage son regard sanguin…

    - Petite-sœur…

    Il aurait tant aimé que sa voix soit plus assurée, qu’elle ne laisse pas apparaître le chaos qui régnait en ce moment même en lui-même. Qu’elle ne soit pas la preuve de sa tristesse, de sa faiblesse…

    [Le grand passage en italique est ce qu'il s'imagine, au cas ou i_i ]
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Arata Aya Kitsako
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Dim 7 Mar - 16:24



« Why'd you have to go?
Why'd you have to go?
Why'd you have to go?

Sister to brother, sister to brother
I am broken, but I am hoping
Sister to brother, sister to brother
I don't know you, but I still want to
Sister to brother, sister to brother
I am crying, a part of me's dying
And these are, these are
The Confessions, of a Broken Heart
»
*
Pétrifiée, complètement pétrifiée. Un corps qui refusait de bouger comme il lui était pourtant ordonné, et des yeux qui restèrent accrochés à ce dernier souvenir. Le temps venait de s’arrêter et le monde extérieur n’était plus. Il n’y avait plus qu’eux, et l’ombre d’un triste passé dans cette gare. Un discours silencieux, fait par le regard. Seul le vent sera l’unique témoin de cette scène, car la gare se trouve actuellement vide de monde. Un léger souffle de vent, et son corps tremble telle une feuille mise à nue face à la dureté du monde réel. Ses rêves s’étaient fanés il y a quatre ans de cela, et plus rien en eux n’avaient éclot depuis ce jour là. Un face à face interminable, l’espace temps n’était plus celui dans lequel tout le monde vivait avec insouciance chaque jour, le temps ne suivait plus son court.



    Face à moi… Je n’en revenais toujours pas. Quatre ans de ma vie venaient de s’effondrer au simple battement de ses cils. Quatre ans venaient de s’envoler, pour ne laisser plus qu’un grand vide au fond de mon cœur. Je ne trouvais même plus les mots, ces mots que j’avais préparés pour cette éventualité, rien, je n’avais plus rien. Seul le bruit du vent sifflant résonnait dans ma tête et mes yeux se perdirent dans les siens. Ces yeux d’un rouge sang, triste, fatiguée, portant un trop lourd fardeau pour une seule personne. Plusieurs scenarios me vinrent en tête à ce moment là. L’engueuler, le frapper, m’enfuir, le prendre dans mes bras… Ou tout simplement me laisser sombrer, au plus profond de l’abysse dans lequel je m’étais engloutie depuis quatre années déjà. Devais-je lâcher prise et me laisser couler ? Non… Itachi, il est bel et bien là, face à moi. Alors que j’avais passé la plus part de mon temps à le chercher hardiment, me voilà face à lui sans même avoir eu besoin de fournir un quelconque effort. Je l’aime, mais une part de moi est morte ce jour là sous sa lame. Je l’aime, mais comment lui pardonner ce geste ? Je l’aime… Mais lui m’aime-t-il ?
    Je ne sais pas, je ne sais plus, ma tête est vide, totalement vide. En réalité, je l’avais haï, ou du moins j’avais tenté de le haïr au plus profond de mon cœur. Cette haine avait rempli mon être, ma tête. Et maintenant que je suis face à lui, cette haine n’est plus et je ne suis plus qu’une coquille vide, de tout sentiment, de toute animosité.
    Pourquoi suis-je si faible ? Pourquoi je n’arrive pas à sortir un mot et ressortir toute la haine qui m’a rongé le cœur ? Je suis faible voilà pourquoi… Incapable de ça, incapable de faire ça même au nom de Sasuke qui n’est plus du tout le même qu’avant. Notre cœur a été brisé par cet homme, et on ne peut s’empêcher de l’aimer et de se souvenir seulement du mot « Nii-san… ». De se souvenir de cette main protectrice qui nous aider à traverser la route nationale pour aller jusqu’à l’école. De ces épaules rassurantes qui nous portaient lorsque nos pieds ne purent plus supporter quoi que ce soit. De ces lèvres chaleureuses, déposant un sortilège de protection à chaque contact avec notre front. De ce faible sourire qui nous étaient uniquement adressé. De ces gestes précis et attentionné lorsqu’une blessure quelconque parsemait notre peau d’albâtre… De ces pupilles rouges sang remplie d’amour pur et unique. De tout ce qui constituait ce que nous trouvions comme le « grand-frère parfait », « le père qui nous manquait »… Qu’en était-il de cet être que nous chérissions plus que toute autre chose sur cette terre ? Existe-t-il seulement encore, au fond de ces yeux cernés de douleur ?
    Son corps se tenait simplement face à moi, debout, stoïque. Ces yeux n’exprimaient plus rien que du vide depuis ce jour là. En contradiction à l’accoutume, ses cheveux se baladaient sauvages, au rythme du vent, lui donnant un air du travailler qui se dope à la caféine et qui dort très peu. Cet air légèrement négligé que lui donnait la fatigue est une apparence nouvelle pour moi. Une part de lui dont je ne soupçonnais même pas l’existence. Où était-il ? Que faisait-il ? Avec qui était-il ? A quoi pensait-il ? Trop de questions et si peu de place pour toutes les contenir…
    Une attirance ultime, comme un aimant avec un autre aimant, deux forces qui s’attirent, je ne pouvais pas y résister. Mon corps s’accrocha tout doucement, une main d’abord, s’accrochant sur le T-shirt en le tirant légèrement. Puis un pas, rapprochant les corps. C’en suivit d’une autre main s’accrochant au dernier rêve, à l’ultime dernier espoir qui perdurait au fond de mon être. Puis une étreinte qui m’avait manqué, que je ne voulais plus lâcher. Mes mains s’agrippèrent de toutes mes forces à ce dernier espoir, à ce T-shirt qui finirait froissé sous l’impulsion de mes souvenirs. J’humais alors ce parfum qui m’avait été interdit de respirer depuis quatre ans. Un parfum envoutant mélangé à celui du tabac froid. Un arôme rassurant, protecteur, un ravissement de mon cœur… Je ne pensais plus à rien, si ce n’est que de me blottir ici, et de ne plus en sortir… Plus jamais. De le serrer afin de me convaincre que ce n’est pas une illusion, qu’il est bel et bien là, réellement, et qu’il ne repartira pas… Tout fut fait pour que l’espace temps n’existe plus et ne revienne plus. Du moins jusqu’à ce qu’il prononce les paroles suivantes :


    Petite sœur

    Ce fut le déclic… Mon cœur se remit à saigner, avec les images du passé. Mes larmes s’étaient mises automatiquement à couler avec allégresse. De joie ? De peine ? De peur ? D’espoir ? Je ne savais pas… Elles coulaient tout simplement. Mon étreinte se fit plus forte. Je voulais savoir, à tout prix, à n’importe quel prix. Savoir ce que signifiaient pour lui ces larmes versées, cette peine affligeante qui rongeait son être, son visage si impénétrable pourtant. Etait-il triste ? Apeuré ? Coupable ? Tant de questions… Trop de questions… Ma tête me fit mal, ainsi que mon cœur. La nausée me prit à la gorge tellement j’en fus bouleversée, mais mon corps ne bougea pas d’un pouce. Pétrifié par les souvenirs. Je voulais lui poser toutes ces questions, avoir des réponses, alléger mon cœur et le sien. Mais que restait-il au fond de tout ça, de notre histoire ? Petite sœur… Voilà bien longtemps que je n’avais plus été la petite sœur de quiconque… Voilà bien longtemps que j’avais prit la place de la grande sœur au sein de la famille, que j’avais endossé la place d’Itachi pour m’occuper de toute la famille. Me retrouvait de nouveau petite sœur me donnait l’effet d’un cocon dans lequel je pouvais me loger et oublier tout ces tracas. Un éclair me traversa l’esprit… Je m’étais jetée dans la gueule du loup ouvertement. Et si ces larmes ne signifiaient rien ? Et s’il voulait simplement finir le travail inachevé ? Que ferais-je ? Je crois bien que j’aurai faiblement la force de luter… Sasuke… Hana… Tobi… Gockin… Kitsako !
    A cette pensée mon cœur me pinça… Je devais encore vivre, du moins pour eux si ce n’était pour moi. Au moindre signe d’alerte, je fuirai, comme une lâche, mais je fuirai. Tant pis pour mes recherches, tant pis pour l’espoir d’une reconstruction familiale. Tant pis pour tout ça, tant que n’importe quel geste me donnait une réponse à la question suivante : Le voulait-il vraiment ?


    Pour…

    Un faible son réussit à sortir d’entre mes lèvres asséchées par les réflexions, un son digne d’une souris en cage. Ma gorge était trop nouée pour produire un simple petit son, mon cœur était trop serré pour sortir une émotion… Alors que faire pour exprimer mes pensées avec tout ça ? Je pris une bonne respiration pour pouvoir ouvrir mes cordes vocales et un peu trop d’ailleurs…


    Pourquoi !!? Mais pourquoi !! Pourquoi as-tu fais ça !! POURQUOI …

    Ma voix s’était bel et bien débloquée… Mais plus que ce que je n’avais pus imaginer, j’avais crié et ma voix résonnait dans le hall désert de la gare. Mon souffle se fit haletant et je repris comme je pus ma respiration. Arriver à parler m’avait demandé beaucoup plus d’effort que je n’avais pus le penser à vrai dire. Mon corps continuait de trembler, et je m’accrochais à lui pour ne pas tomber. Je m’accrochais pour ne plus sombrer, pour arriver à atteindre le haut du trou. Il était la seule corde assez solide qui me permettrait de sortir…

    S’il te plait… Explique-moi… Ces larmes…. Pourquoi étaient-elles là ? Je t’en supplie… Itachi… Nii-san

    Le dernier mot fut plus dur à prononcer au travers des larmes. Et même s’il était réellement le meurtrier volontaire, pourrais-je avoir la force, ne serait-ce qu’une demi-seconde, de me détacher de cette corde et de m’enfuir en empruntant une galerie souterraine ? Dans ma tête fusaient trop de questions à la fois et il m’était impossible de toutes les sortir et de me souvenir de toutes.
    Je ne faisais même plus attention à mes sacs de courses qui s’étaient de nouveau retrouver au sol, étalés. Mais peu m’importait la valeur de ces piètres chocolats, face à l’ultime but que je m’étais fixé : retrouver mon grand-frère, et cela avant Sasuke…


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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Dim 7 Mar - 23:51

  • « Breakdown. »

    Elle ne devait pas s’approcher. Elle devait garder cette distance, qui la protégeait, qui les protégeait tous les deux. Avaient-ils tous pensés que cette nuit ne lui avait rien fait ? Qu’aucune larmes n’avaient coulé… ? Et s’il avait pût, si seulement il le pouvait, retourner en arrière, changer le court de son histoire, de leur histoire. Il sert les poings, ses doigts s’écrasant sur le filtre de sa cigarette, qui lui brûle la peau, alors qu’il la lâche. Le mégot toucha le sol, continuant de fumer, alors que le sombre Uchiwa ne sentait même pas la douleur de cette brûlure, fixant sa petite-sœur, droit dans les yeux. Et maintenant… Que pensait-elle de lui ? Qu’était-il devenu au creux de leur cœur, pourrit de haine, d’amertume ?
    Cette main qui s’accroche désespérément à son T-shirt. Il fixe un point droit devant lui, les yeux dans le vague. Ses jambes tremblent lentement, alors qu’elle colle son corps frêle et fin contre le sien… Ses larmes qui humidifiée le coton, ce soubresaut qui agite son corps. Sa psyché se tord, se démembre. Elle pensait qu’il allait la tuer ?
    Lentement, il passe une main tremblante dans ses cheveux de jais, caressant cette chevelure qu’il n’avait pas pus toucher pendant quatre longues années… L’étreinte de sa sœur s’affermit, alors qu’elle semble littéralement lui broyer le torse. Elle tremble, alors qu’il ôte sa main blafarde de ses cheveux. Un vertige l’étreint, alors qu’il fixe les cieux… La tête lui tourne. Son estomac et sa gorge sont nouées.

    « Pour… »

    Ce faible son qui s’échappe des lèvres gercées de sa sœur. Il frissonne… Au final, l’heure des confrontations aurait sonné ?

    « Pourquoi !!? Mais pourquoi !! Pourquoi as-tu fais ça !! POURQUOI … »

    Elle tremble encore et encore, alors qu’il la sent glisser, menaçant de tomber… Il se force à rester stoïque, le regard de glace… Il tremble à nouveau, et cette fois il ne put le cacher. Ce regard bouleversé, entaché de haine, pour lui-même. En un soupir, il envoie valsé cette carapace qu’il avait mis tant de temps à forgé. Tout semblait parti pour rentrer dans l’ordre… Mais le voulait-il vraiment ? Revenir à la vie... Sourire, rire, après tout ce qu’il leur avait fais, en avait-il vraiment le droit ? Après avoir tué père et mère, avait-il vraiment le droit de vivre ?

    « S’il te plait… Explique-moi… Ces larmes…. Pourquoi étaient-elles là ? Je t’en supplie… Itachi… Nii-san »

    Nii-san…
    Il ferme les yeux, alors qu’il larme coule lentement sur son visage anguleux, creusé par la fatigue, par la méprise. Il tremble à nouveau, rouvrant ses yeux si sanglant. Il la fixe, se détachant lentement d’elle…

    -… Ne bouge pas.

    Il ramasse lentement les sachets au sol, la tenant par le bras, l’empêchant de tomber. Et alors qu’il tend une main tremblante vers les sachets au sol, ses jambes tanguent, un nouveau vertige... Il attrape les sachets, fermant les yeux, soupirant, les rouvrant sur cette sœur, cette sœur qu’il pensait avoir perdue. Sans lui demander son avis, il la prend dans ses bras puissants, musclés, la portant comme une princesse.

    -… Calme-toi…

    La larme roule lentement sur son menton, s’écrasant au sol, alors qu’il se dirige vers le banc où il était précédemment installé, la déposant avec douceur. Il reste planté devant elle, fuyant son regard, s’allumant une nouvelle cigarette. Il tremble à nouveau, faisant danser la flamme au bout de son zippo. Il inspire la fumée, la recrachant lentement, l’épurant.

    -… Pourquoi ?

    Il plante son regard dans le sien, il était si froid, d’apparence si calme. Et pourtant, cette larme, cet éclat de tristesse, d’amertume, de bienveillance dans ses yeux, laissait supposer qu’il ne l’était pas tellement…

    - Tu veux savoir pourquoi… Pourquoi j’ai tué mes propres parents ? Mes oncles, mes tantes ? Ma famille ?!

    Il porte une main à son front, alors qu’un rire cynique, torturé s’élevait lentement.

    - Pourquoi je me suis moi-même tué ce soir là ?!

    Son rire disparaît, son sourire aussi, alors que sa main retombe, que les larmes coulent lentement de ses yeux ensanglanté.

    - Tu veux savoir pourquoi j’ai encore la sensation de leur sang sur ma peau ? Pourquoi toutes ces cicatrices ? Ces cernes profondes, car je n’en dors plus la nuit ? Pourquoi je ne te tues pas ?!

    Il se penche vers elle, prenant son menton du bout des doigts, plongeant son regard droit dans le sien.

    - Car tout cela, je ne l’ai pas voulu.

    Il se laisse lentement glisser au sol, ses genoux égratignés tombant brutalement sur l’asphalte. Les larmes s’écrasent, encore et encore…

    - La vérité… La vérité ? Qui serait prêt à l’entendre ? Toi ? Sasuke ? Hana ? Ou bien les autres, Tobi et les Fireruns ?!

    Il se redresse, prenant appuie sur le rebord du banc, tirant sur sa clope, s’approchant d’elle, le visage ruinés de larmes.

    - Qui de toi ou d’eux serait prêt à tout entendre ? A entendre que toute ma vie, je n’ai été éduqué que pour obéir aux ordres ? Et que ses ordres ont causées la mort de toute ma famille ?!

    Un sourire innocent, presque hautain, alors qu’il hausse les épaules, adoptant cette attitude froide, presque nonchalante.

    - Cela m’aurait-il échappé ? Oups.

    Il la fixe une nouvelle fois, la dernière larme s’écrasante au sol.

    - Et toi, maintenant, que penses-tu de moi ?
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Mar 20 Avr - 1:22

    Le contact était étrange. Je m’accrochais à ce rêve devenu réalité plus dur que roche. En premier lieu je n’y avais pas vraiment porté d’attention, mais il n’était plus réellement le même, ce qui était tout à fait légitime. Je sentais à mon étreinte que son corps était plus maigre, et que ses membres tremblaient légèrement. Ses gestes restaient hésitant et je comprenais tout à fait pourquoi. Nous n’étions pas les seuls à plaindre, nous n’étions pas les seuls à souffrir, Itachi est comme nous. Je n’y avais pas fais attention, ou du moins je n’en avais pas encore eu vraiment le temps. Il semblait rester de marbre, mais je voulais en découdre et savoir coûte que coûte.
    Je me risquai alors à relever la tête, d'un geste hésitant et lent. Ce que je vis me fit plus mal au cœur que toute la scène sanglante d'il y a quatre ans. A cet instant, je vis ce qu'on pourrait nommer comme ''le vrai visage d'Itachi'' celui qui, depuis tant d'année, était enfoui sous une carapace de glace en guise de protection. A la lueur du soleil faisant jouer sur les ombres, des cernes immenses et plus creusées que jamais ornées ses deux yeux rougeâtres. Son sourire n'était plus et ne semblait plus avoir existé depuis pas mal de temps déjà. Quant à la lueur dans ses yeux... Éteinte. Son regard semblait perdu, regardant à un point au loin, inconnu. Une destination pour une vie meilleure peut-être ? Ou plutôt l'abysse du regret. Doucement, ses longs cils se baissèrent pour clore ses yeux. C'est à ce moment là que toute la rancune, tout les doutes, toutes ces larmes que j'ai pu avoir n'avaient absolument plus aucune importance. Itachi se montrait enfin comme il était au fond de lui, non, il montrait plutôt ce qu'il était devenu : un être rongé jusqu'à la moelle. Je me demande ce qu'en dirait Sasuke. Le croirait-il ? Lui pardonnerait-il ? Je l'espérais du plus profond de mon cœur. Peut-être suis trop naïve, trop utopiste; mais j'ai envie de croire que les choses peuvent changer. De voir mon grand frère dans cet état m'a donné le message d'alerte et je crois que ce qu'on peut appeler instinct maternel, avaient reprit le dessus. Bien que bien plus grand que moi, j'avais un besoin profond de protéger cet être qui semblait brisé en plus de morceau que ce que l'on pourrait s'imaginer, plus de morceau qu'il n'y paraissait. Mes yeux étaient toujours fixés sur ses paupières fermées, et en essayant d'échapper à mon regard, il se mit à se mouvoir maladroitement. Il m'indiqua de ne pas bouger, et je n'eus pas réellement le temps de réfléchir pour bouger qu'il ramassait déjà le sac que j'avais laissé tombé au sol quinze minutes plus tôt. S'accrochant légèrement à mon épaule pour se baisser et ne pas me lâcher, je le sentis vaciller, tanguais. Je n'étais pas la seule à être perturbée par ces dites retrouvailles.
    Je ne pus réagir, comme si j'étais dans une toute autre dimension, à vrai dire mon esprit n'était plus réellement au Japon, mais ailleurs. Il posa le sac de plastique sur le bas du banc où il se trouvait quelque minute plus tôt et je sentis sans vraiment comprendre pourquoi, le sol se dérober sous mes jambes. Je flottais dans les airs, et plutôt agilement. Mon esprit revint tantôt quelque seconde, et je compris avec surprise qu'Itachi me portait dans ses bras comme les mariés dans les films occidentaux. Mon cœur reprit le chant du tambourin, ce geste me faisait vraiment plaisir, la joie de retrouver un frère que je croyais perdu, mort. Cette image me revint, comme dans les films, à la version ralentis. Les bruits sourds de la foule du Shinkansen se faisait entendre, mais de façon secondaire et mineure. C'est à ce moment là qu'un autre monde s'est crée. Il était là, assit, face à moi, le regard éteins et la bouche fumante. Les gens passaient devant ou derrière moi, ils parlaient, riaient ou même criaient. Mais je n'entendais que des bruits sourds. Mon champ de vision s'était axé sur une seule et unique personne. Il était là au milieu de cette foule transparente. Mes pas se firent hésitant, puis plus rapide. Le chemin que j'avais entrepris jusque là pour le retrouver me semblait bien futile alors. J'avais réussit à l'atteindre. L'ultime but de ses quatre ans... Et je ne ressenti aucune fierté. J'étais juste heureuse, et c'était largement suffisant.
    Il me fallut de nouveau quelque secondes pour revenir à la réalité, il m'avait déposée sur le banc, je n'avais même pas remarqué la distance que nous avions parcourue de là où nous nous tenions il y a quelque instants. Je n'entendis que les mots « calme-toi... » prononcés avec tant de tendresse, de protection que je ne pus que m'en calmer. Alors qu'il m'a déposée sur le banc, lui restait debout face à moi, le regard fuyant. Il sorti une cigarette pour l'allumer et en tirer plusieurs bouffée. Je trouvais ce manège curieux, n'ayant jamais touché à ce genre de chose. Cette odeur de tabac froid faisait désormais parti de l'odeur du grand frère, et elle ne me dérangeait pas le moins du monde. C'est à ce moment là qu'il commença à parler, à se confesser sur une petite partie de l'histoire.


    … Pourquoi ?

    Il planta un regard froid et distant en moi et mes craintes revinrent toutes une par une. Un regard menaçant pouvait le plaider coupable ? Les larmes qui ne cessaient de descendre les unes après les autres en prouvaient tout simplement le contraire.

    Tu veux savoir pourquoi... Pourquoi j'ai tué mes propres parents !? Mes oncles, mes tantes ? Ma famille ?

    Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je reçu ces phrases comme des coups de couteau au cœur. Derrière cette assurance jouée, dans quel état pouvait bien être son cœur au plus profond ? Sa main se porta à son front, pour soupirer l'espace d'un instant. Il lâcha un rire cynique, montrant l'ironie du sort dans lequel il était prisonnier depuis sa naissance. Je ne savais que faire, j'étais en face de la réalité, celle que j'avais cherché à savoir depuis des années, et voilà qu'enfin face à elle je me retrouvais dénue. L'histoire ne semblait pas concerner uniquement lui, du moins c'est ce que j'en déduisais.
    [/i]
    Pourquoi je me suis tué moi-même ce soir là !?

    Ce fut la phrase déclic. Mes craintes, mes doutes, tout c'était envolé en l'espace d'un mot. Je n'avais plus besoin d'y croire, c'était réel, Itachi n'est pas un meurtrier. Ou du moins théoriquement si... Sa main retomba au même rythme où son sourire s'était peu à peu affaissé. Et aussi lentement que le temps s'écoulait selon mon point de vue, ses yeux s'étaient de nouveau poser sur les miens, en larmes et parsemés de vaisseaux sanguins tous éclatés dans les yeux donnant un aspect encore plus rougeâtres accompagnant les pupilles rouges sang.

    Tu veux savoir pourquoi j’ai encore la sensation de leur sang sur ma peau ? Pourquoi toutes ces cicatrices ? Ces cernes profondes, car je n’en dors plus la nuit ? Pourquoi je ne te tues pas ?!

    Au travers de ses yeux, de la lueur déchirée de peine et de haine, je revivais la scène mais au travers de ses yeux. La remémoration d’un souvenir légèrement flou, distordant et rongeant l’âme de son hôte. Tout comme Sasuke il n’en dormait plus la nuit… Tout comme Hana, il avait la vision et la sensation du sang sur la peau, et tout comme moi il y avait laissé des cicatrices. Le hasard fait de drôles de choses quand même… Mais, était-ce réellement dû au hasard ? Je n’en sais trop rien à vrai dire… Car tout cela je ne l’ai pas voulu… Car tout cela je ne l’ai pas voulu… Car tout cela je ne l’ai pas voulu… Un refrain trottinait dans ma tête, celui des dernières paroles prononcées par Itachi actuellement. Je crois bien que jamais je n’oublierai cet instant, ce visage, ces paroles… Il se pencha alors vers moi, collant presque son visage au moins au point que je puis sentir le tabac froid sortant de sa bouche. Il prit mon menton et le releva pour être sûr que mon regard n’allait pas se dérober. Allait-il parler ? Révéler enfin tant d’années de secrets en souffrance ? Mais, au fond de moi, avais-je réellement envie de l’entendre, cette vérité ? Et si elle était tout autre, une affaire plus grosse que ce que je ne pensais… Comment ferais-je ou réagirai-je ? On verra bien…

    La vérité… La vérité ? Qui serait prêt à l’entendre ? Toi ? Sasuke ? Ou bien les autres, les Fireruns ?!

    Qui serait prêt à l’entendre ? Sûrement que moi… Sasuke n’écouterait rien, je le connais bien il n’en fait qu’à sa tête… Quant à Tobi, je ne pourrai dire si il le voulait ou non. Minute papillon, pourquoi LES Firerun ? Gockin aurait donc une famille du côté Firerun encore vivante !? Il faudra que je pense à lui demander un jour… Itachi connaissait donc l’existence de ce côté-ci de la famille ? J’ai bien l’impression que les secrets de famille s’élevaient à bien plus qu’un simple commérage de quartier et qu’une vérité atroce pouvait se cacher derrière tout ça. Que faire ? Deux choix s’offraient alors à moi : Garder l’image de Père et Mère comme je les ai toujours connus enfant, ou bien savoir ce qui se tramait réellement dans les coulisses de la scène familiale ‘‘parfaite’’ –ou du moins c’est ce que pensais la plus part des habitants de Konoha, les Uchiwa sont une famille parfaite ! Ca se voit qu’eux n’ont jamais vécu dans ce quartier depuis leur enfance… Et encore, je suis bien ignare en rapport aux adultes de la famille sur beaucoup de choses. Ma décision est prise, ils sont morts maintenant, et la seule chose qui puissent encore changer, ce sont mes sentiments restaient envers eux. Si cela pouvait m’aider à tirer un trait sur tout ça, finir mon deuil une fois pour toute et arrêter d’être aussi asociale… Alors je suis prête à entendre, à l’écouté miette par miette. Itachi reprit la parole, et c’est ce qui me fit sortir de mes pensées.

    Qui de toi ou d’eux serait prêt à tout entendre ? A entendre que toute ma vie, je n’ai été éduqué que pour obéir aux ordres ? Et que ses ordres ont causés la mort de toute ma famille ?!

    Éduqué pour n’obéir qu’aux ordres ? Et que ce sont les ordres qui ont causés la mort de la famille !? Comment ça !? Alors mes suspicions étaient justes ! C’est bien quelqu’un qui a ordonné à Itachi d’exécuter tout le monde… Mais quel monstre pouvait bien ordonner ça ? Ce que je trouve étrange quand même, c’est que les enfants aient eu la vie sauve. Peut-être bien qu’Itachi ne pouvait pas nous tuer ? Non, c’est bien trop prétentieux de ma part de penser ça, c’est sûrement une autre raison. Il s’était mit à genoux juste devant moi, l’air complètement désemparé. Je ne savais que faire. Comment devais-je réagir ? Que devais-je ou que pouvais-je donc bien faire afin d’apaiser ce mal qui le ronge, le consume !? Que faire… Apparemment il avait parlé sans l’avoir vraiment calculé avant, il s’excusa d’avoir laissé s’échapper quelque information sur l’histoire de sa vie.

    Nii-san…

    Ce sont les seuls mots qui réussirent à s’échapper de ma gorge nouée… Ces secrets semblaient peser si lourd autant les uns que les autres… S’il m’en parlait il pourrait au moins s’alléger d’un petit poids. Même si ce n’est pas grand-chose, ce serait toujours mieux que rien… J’aurai bientôt 18 ans, d’ici 5 mois environs si ma mémoire des chiffres ne défaillent pas. Je peux dire que je n’étais plus une enfant, et que j’étais prête à écouter son histoire et même à l’endosser même si ce ne serait pas carte facile. Tant pis, je courrai le risque de le faire.


    Et toi, maintenant, que penses-tu de moi ?

    La question fatidique, celle à laquelle on à envie de crier de tout son cœur le fond de sa pensée. Mais je resterai calme, il le faut. En fait, sur ça, et c’est ce qui me fit le plus bizarre, je n’avais aucune hésitation désormais. Les yeux encore un peu embué, j’entrepris de poser mes deux mains sur l’une des siennes, la plus proche de moi, posée sur son genou. Mes mains paraissaient encore si petites en rapport aux siennes… Et pourtant je n’étais plus une enfant… Quoiqu’il advienne, il restera éternellement mon grand-frère, et c’est une chose tout à fait normale. Mes mains étaient encore gelées comme des glaçons. Finalement beauté frigide me va à ravir comme sobriquet… M’enfin bon. Revenons à la question principale. Sans crainte, ni doute, je le fixai dans les pupilles, des pupilles rouges sangs familières.

    Itachi… Si tu souhaite en parler, je suis là et prête à entendre. Je peux paraître faiblarde, maigrichonne et frêle, mais je te rassure que je ne suis plus une enfant. Ce que je pense de toi, je te le confesse et cela sans aucune hésitation.

    Je repris mon souffle calmement.

    Si j’ai bien écouté, tu n’es pas auteur de ses ordres, et donc pas coupable en totalité… Depuis que j'ai rencontré Gockin Firerun notre cousin, j'ai commencé à réfléchir et à ouvrir les yeux sur la famille. Cette famille cache de trop gros secrets c'est ce que j'ai pu remarqué. Et je soupçonne aussi fortement qu'ils soient non -coupable dans tout ça. Pour toi... Je l’ai bien vu, ce jour là, d’il y a quatre ans… Ces larmes, ce regard ne sachant plus où se poser… C’est pour cela que je t’ai cherché sans relâche depuis ce jour. Je t’en veux pour ce geste, mais je pense que c’est légitime. Tu reste quand même l’être le plus cher que j’ai, mon grand-frère. Longtemps a régné le doute dans mon cœur, à propos de toi. Mais après que tu m’ais confessés ceci, le doute n’est plus. Je t’adore, je t’aime ! Je t’aime de tout mon cœur Itachi !

    Mon regard se faisait insistant dans le sien, et je comptais bien lui montrer que j’étais là pour lui, coûte que coûte. Hana serait facile à convaincre elle n’attend qu’une chose : son retour. Mais pour Sasuke ce ne sera pas mince affaire… Tant pis, ce sera le nouvel ultime but de ma vie ! Faire changer Sasuke. Tant pis si je devrai lui mentir alors qu’ont s’étaient promit de ne rien se cacher. Tant pis si je devrai trouver mille et un stratagèmes afin de le convaincre. J’y arriverai ! Alors peut-être pourrions-nous reprendre un nouveau départ ? Commencer une nouvelle vie ? Être enfin heureux…

    Sache que désormais, tu n’es plus seul. Je suis là, je resterai là. Pour ce qui est des autres, Hana n’attend qu’une chose : pouvoir te voir et vivre avec toi de nouveau. Quant à Sasuke… C’est une autre histoire dira-t-on…

    Mon regard se baissa à cet aveux… Comment dire à son frère que son unique petit frère qui l’a toujours tant admiré le déteste plus que n’importe quelle autre chose au monde aujourd’hui ? De toute manière je ne pourrai pas lui cacher bien longtemps et je pense qu’il doit s’en douter fortement connaissant le caractère teigneux et têtu de son petit frère. Maintenant que j’y pense, je ne connais vraiment rien de la vie qu’à pu vivre Itachi à première vue… Je ne connaissais même pas cet homme que je prénommais grand-frère…


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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Lun 26 Avr - 22:28

    « Strange feelings. »

    Le filtre de sa cigarette fumante rejoignit bientôt ses lèvres closes. Une longue bouffée sembla comme lui brûler la gorge, le ronger un peu plus, avant qu’une toux rauque et éreintée ne lui racle la trachée. Il reste face à face avec elle, avant de détourner le regard, faisant disparaître ses larmes d’un revers de main. Son visage fin sembla se refermer, comme si un rideau de fer venait de se dresser entre ses émotions et sa sœur… Il lâcha un long soupir, respirant encore cette fumée putride qui le rongeait un peu plus tous les jours. Sa main trembla un instant. Idiot, il avait été idiot. Pourquoi s’être laissé emporter ? Pourquoi avoir révéler cette vérité ? Un seul cœur à pourrir, à gangréner, cela ne lui suffisait-il pas ? Son regard se planta à nouveau dans celui de Sachiko, cette froideur glaciale était revenue, simplement, calmement. Comme si une glace éternelle venait de prendre possession de son cœur en pièces. Révéler toute l’histoire, il n’en n’avait pas le droit. Trahir cet idéal, ou encore une fois trahir sa propre famille… ? Autant mentir, autant, encore une fois, terrer la vérité, dans une malle avec tous ces sales petits secrets.
    Il se contentait simplement de la regarder. Lui dire toute la vérité ? Il n’en n’avait pas le droit. Il n’avait pas ce droit, celui de la détruire plus qu’il ne l’avait déjà fais. Il n’avait pas le droit de leur causer plus de torts que maintenant. Et si seulement il avait pus revenir en arrière, si seulement il pouvait changer le court de cette histoire. Il aurait tellement souhaité épongé tout ce sang qui souillait ses mains, toute cette haine qui pourrissait leur cœur, le sien, le leur… Il se laissa glisser à côté d’elle, sur le banc, levant son visage creusé par la fatigue vers les cieux. Ses pupilles sanguines se heurtèrent avec dureté sur le béton qui formait la gare. Une cage. Toute cette vie n’était qu’une cage d’asphalte. Et chaque jour passant, son plumage se trouait un peu plus. Chaque jour il perdait son sang par litre, chaque jour une parcelle de son âme disparaissait dans l’érèbe. Une légère brûlure aux doigts lui fit comprendre qu’il n’avait plus rien à fumer, alors qu’il envoyait valser le mégot au loin, rallumant presque automatiquement une autre cigarette. Une légère brise agita sa chevelure de jais, cachant ses yeux. Sa gorge était si sèche… Son estomac si noué. Et à chaque bouffée d’air qu’il inspirait, ses poumons manquaient d’implosés. La nausée s’emparait de lui à chaque seconde passante. Qu’avait-il fait, pourquoi lui avait-il dit ? Pourquoi lui avoir fait comprendre qu’il n’était qu’un chien, un chien de garde, dresser et conditionner pour courir et batifoler pour le bon plaisir de tierces crétins ? Il tourna légèrement la tête vers Sachiko… Déchiré entre deux envies. Celle de s’évanouir dans la foule, celle de la prendre dans ses bras, de simplement sentir son cœur battre…

    « Nii-san… »

    Le contact de deux mains, qui lui semblait presque tièdes. Il planta ses yeux droits dans ceux de sa sœur, fixant du coin de l’œil ses mains, posées sur la sienne…

    « Itachi… Si tu souhaite en parler, je suis là et prête à entendre. Je peux paraître faiblarde, maigrichonne et frêle, mais je te rassure que je ne suis plus une enfant. Ce que je pense de toi, je te le confesse et cela sans aucune hésitation. »

    Une douleur dans la poitrine, alors qu’il avait sentis son cœur faire un bond, battre la chamade. Il se mordit l’intérieur de la lèvre, entre-ouvrant sa bouche, s’apprêtant à rétorquer, alors qu’elle reprenait lentement son souffle, enchaînant.

    « Si j’ai bien écouté, tu n’es pas auteur de ses ordres, et donc pas coupable en totalité… Depuis que j'ai rencontré Gockin Firerun notre cousin, j'ai commencé à réfléchir et à ouvrir les yeux sur la famille. Cette famille cache de trop gros secrets c'est ce que j'ai pu remarqué. Et je soupçonne aussi fortement qu'ils soient non -coupable dans tout ça. Pour toi... Je l’ai bien vu, ce jour là, d’il y a quatre ans… Ces larmes, ce regard ne sachant plus où se poser… C’est pour cela que je t’ai cherché sans relâche depuis ce jour. Je t’en veux pour ce geste, mais je pense que c’est légitime. Tu reste quand même l’être le plus cher que j’ai, mon grand-frère. Longtemps a régné le doute dans mon cœur, à propos de toi. Mais après que tu m’ais confessés ceci, le doute n’est plus. Je t’adore, je t’aime ! Je t’aime de tout mon cœur Itachi ! »

    Un nouveau bond. Alors que son cœur semble louper un battement. Lentement, il se lève, le doux contact entre eux se brisant silencieusement. Une nouvelle inspiration de fumée, alors qu’il lui tourne le dos. Quelles étaient les larmes qui coulaient sur son visage… Des larmes de joie ?

    « Sache que désormais, tu n’es plus seul. Je suis là, je resterai là. Pour ce qui est des autres, Hana n’attend qu’une chose : pouvoir te voir et vivre avec toi de nouveau. Quant à Sasuke… C’est une autre histoire dira-t-on… »

    Il lui tourne toujours le dos, tirant encore et encore sur cette cigarette, comme si elle était la seule à pouvoir contenir sa douleur, sa peine, cette amertume.

    - … Ne réfléchis pas trop Sachiko. Il y a trop de choses qu’il vaut mieux ignorer sur notre famille… Et je souhaiterais que tu les ignores encore longtemps. Tu peux me dire que je suis égoïste, mais je préfère porter ce poids seul… Je veux que les seuls souvenirs que tu gardes de nos parents soient dignes et honorables…

    Un fin sourire étire ses lèvres, alors qu’il se tourne vers elle, ses yeux à nouveau cachés par sa chevelure d’ébène. Sourire alors que l’on pleure, singulière réaction…

    - … Je sais pour Sasuke. Ne va pas croire que je ne vous ai pas surveillé pendant ces quatre années. J’étais toujours là, jamais très loin…

    Il passa une main moite dans sa chevelure, essuyant ses larmes au passage, la fixant droit dans les yeux. Ses propres paroles le blessaient cruellement, mais il se devait d’être clair…

    - Je ne pense pas que revivre tous ensemble soit envisageable…

    Il ne pouvait pas. Pas après tout cela. Pas après avoir porté ses poids… Et sa double-vie, cela ne les mettraient-ils point en danger ? Le doute lui enserrait le cœur. Lentement, il s’approcha à nouveau d’elle, s’abaissant pour mettre son visage à sa hauteur.

    - … Sasuke… Il va bien ?

    ( Pas envie de faire plus long ^^ ' )
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Lun 10 Mai - 23:18

« Tu t'accroches à ton passé
Comme si tout s'était figé
Aujourd'hui
Il faut céder
Abandonner
La douleur qui s'installe
Cette absence qui fait si mal
N'aie pas peur
Écoutes ton cœur »
*


    Je le vis s’affaler à mes côtés, prenant une nouvelle cigarette à peine celle en main entièrement consumée. Je fis les gros yeux, mais je ne pense pas qu’il le vit vraiment. Ces choses le détruisaient de l’intérieur, et il en avait consumé un nombre incalculable depuis que je l’ai revu… Et si c’était ça en fait ? Et s’il cherchait au fond, qu’à se détruire à petit feu ? Je n’en savais vraiment rien. Au final ces années, ces cinq années furent si longues… Elles sont la cause de ce profond gouffre qui nous séparait désormais. Il se leva, dos à moi, et je ne pus au final voir ses réactions. Jusque là je voyais tout, sa façon d’agir, de revenir à lui-même face à moi. Mais ça ne dura qu’un temps, très vite il retrouvât cette barrière de glace, servant à murer son cœur contre le monde et les autres.

    … Ne réfléchis pas trop Sachiko. Il y a trop de choses qu’il vaut mieux ignorer sur notre famille… Et je souhaiterais que tu les ignores encore longtemps. Tu peux me dire que je suis égoïste, mais je préfère porter ce poids seul… Je veux que les seuls souvenirs que tu gardes de nos parents soient dignes et honorables…

    Digne et honorable ? La famille Uchiwa ? J’avais presque de quoi en rire… Digne, certes, la dignité faisait parti de l’éducation même d’un Uchiwa. Mais jamais cette famille ne sera honorable autant à mes yeux qu’à ceux en faisant parti. Elle savait paraître honorable, et beaucoup considérait cette famille comme l’exemple même de la famille japonaise parfaite ; autant niveau finance, apparence qu’une soi-disant bonne éducation. Une bonne éducation où l’on passait la plus part de notre temps à éduquer les enfants à devenir de vraies machines, de vrais toutous, sans leur communiquer la moindre petite affection. Il n’y avait qu’en public que Père et Mère savaient jouer les parents comblés de bonheur et vraiment très proches de leurs enfants. Je me souvins alors d’un jour accompagnée par Mère et Sasuke en ville. Une des seules fois où elle avait prit du temps pour nous, mais c’était pour que l’on aille s’inscrire au collège privé du coin, vu qu’elle ne nous voulait plus dans le public. Nous faisions trop « honte » à la famille, ah ah, laisse moi rire. Elle était incapable de savoir notre date de naissance… Elle avait sorti je crois bien un 14 Octobre, alors que Sasuke et moi sommes nés un 23 de Juillet. Comment porter de l’amour ou de l’affection pour une femme pareille ? Seuls ceux de ma génération –les enfants- sont ceux à qui je porte de l’affection. En somme, les Firerun, Itachi, Tobi et Sasuke. Les autres cousins étaient quasiment tous aussi pourri que le reste de la famille et ne faisaient qu’être hypocrite à longueur de temps. Cette famille n’est vraiment pas un cadeau, ces yeux rouges en reflètent bien ce que notre famille est : souillée par le sang, des démons pêcheurs. Malgré cette ignorance, j’avais tout fait selon leurs attentes, car je savais qu’en faisant bien, j’avais leur reconnaissance, j’avais un soupçon d’affection même si fausse. Et c’est comme cela, qu’en cherchant l’amour et l’affection parentale, que l’on devient le petit toutou de la famille… Mais je ressentais quand même le besoin urgent de conquérir leur attention, leur amour. J’étais naïve que de croire qu’en les aimants, qu’en faisant bien, ils m’aimeraient en retour. Et ça, je ne l’ai comprit qu’il y a quatre ans, un an après que la famille fut décimée, au moment où mes esprits reprirent le dessus sur la crainte et la tristesse.

    Digne peut-être… Mais honorable, sûrement pas. Mes seuls souvenirs de nos parents sont ceux qui me reflètent une totale indifférence.

    J’avais prononcé cette phrase en marmonnant presque sur un ton morne et complètement désintéressé, montrant bien à quel point Père et Mère ne m’inspiraient plus qu’un souvenir lointain, une exaspération. Il disait qu’il y avait des choses qu’il valait mieux que je ne sache pas ? Je me demandai bien quel genre de saloperies ils ont bien pût commettre. Itachi préférait endosser ça seul, comme toujours, tout prendre pour lui afin de nous protéger, Sasuke et moi. Tout ça me faisait de la peine, pour lui, pour Itachi… Il avait toujours dû endurer tout et cela tout seul, jamais personne n’avait été là pour lui. Mais lui était toujours là pour les autres. Mon cœur se pinça… Lorsque l’on est plus jeune, on est souvent égoïste, ne pensant qu’à ce qui pourrait nous rendre heureux, sans chercher à rendre les autres heureux. Je m’en voulais de ne pas avoir pu être auprès d’Itachi lors de ma période où l’égoïsme soit disparait, soit s’accentue. Être là pour lui, du mieux que je pouvais… Et même là, étant quasiment adulte, je ne pouvais toujours rien pour lui. Je me sentais au plus profond inutile à la personne qui m’était le plus chère, je baissais les yeux.
    Que je l’ignore encore longtemps ? J’en déduisais qu’il y avait des chances pour que dans un futur bien que lointain, je puisse en être informé. Mais ce temps me semblait trop long, et ma nature curieuse ne tiendrait pas aussi long malheureusement… Je voulais à tout prix savoir ce qu’il s’était passé, mais je savais très bien qu’Itachi n’en démordrait pas un mot. Et bien, j’irai mener mon enquête seule, tant pis… Sans en parler à Sasuke. Après tout, j’avais bien vécu près de cinq ans en cherchant Itachi de partout sans en piper mot à Sasuke, qui ne se doute de rien.


    … Je sais pour Sasuke. Ne va pas croire que je ne vous ai pas surveillé pendant ces quatre années. J’étais toujours là, jamais très loin…

    Mon teint prit une teinte rosée. A la fois d’indignation envers moi-même, et de stupéfaction face à cette révélation. Je l’avais cherché jusqu’à Tokyo, et durant tout ce temps, il était l’homme assit au bar lisant un journal, ou celui encapuchonné, ou encore celui observant au travers des buissons… Durant tout ce temps, il était plus proche de moi que ce que je ne le pensais ! Je sentis que ces cinq dernières années furent bien vaines, et je m’en sentais plus que découragée à cette annonce. Mais dans un sens, cela me ravissait. Il ne nous avait pas oublié, il nous aimait toujours au point de nous surveiller de loin au cas où. Je me demande bien comment réagirait Sasuke s’il venait à l’apprendre… Non en fait, je ne préfère pas imaginer cette scène. Sans même que je m’en rende compte, alors que mon cœur battait une drôle de chamade, il s’était retourné et s’était mit à me fixer yeux dans les yeux. Ce qui, je dois me l’avouer, me déstabilisa quand même pas mal. Tout ce que je pus sortir à cette annonce fut un pauvre :


    A.. Ah…

    De stupeur. Ce regard là, se voulait inexpressif. Mais au fond, tout au fond, je pouvais observer cette lueur qui brillait, ces larmes cachées… Qui me firent mal à la poitrine.

    Je ne pense pas que revivre tous ensemble soit envisageable…

    Bam ! Une nouvelle douleur, plus vive que la première, me lacéra de nouveau la poitrine. Suis-je sotte ?! Comment avais-je pu espérer cela et être aussi naïve… Évidemment qu’il ne reviendra jamais avec nous… Je le savais au fond de moi, au plus profond, mais je refusai d’y croire réellement, ou plutôt je restai avec cet espoir utopique.

    Est-ce… L’ont pourra au moins se voir, de temps en temps ?

    Un autre de mes rêves utopiques fut formulé. Quoi que celui-là fut moins utopique que le premier qui était invraisemblable tout simplement. Mais si, même en cachette, je pouvais le revoir de temps à autre… Ce serait quasiment parfait. Il me manquait, comme un fou. Et je voulais à tout prix être à ses côtés, le soutenir un peu de cette lourde, trop lourde peine. Il s’approcha en se mettant accroupi à ma taille assise, son visage à la même hauteur que le mien, me perçant à jour par ses pupilles rubis.

    … Sasuke… Il va bien ?[/font]

    Sasuke… Il s’inquiétait aussi pour Sasuke, c’est tout à fait légitime. Mais que devrais-je faire ? Lui dire la vérité ? Et puis, même si je lui mentais, je me doute bien qu’il sait vraiment comment va Sasuke en vu du comportement qu’il a pu adopter ces cinq dernières années envers la société. Lui mentir ne servirait effectivement à rien, mais lui dire directement que Sasuke était détruit en milles pièces, ferait plus de mal à Itachi qui porte déjà trop sur ses épaules. Il fallait donc que j’allège un peu. Oui c’est ça !

    Il garde toujours ses distances avec les autres, mais il s’en remet à sa manière.

    Ce n’était pas du tout vrai, Sasuke ne s’en remettait pas du tout et sa haine envers Itachi est toujours tel quel et d’actualité. Il n’avait qu’une chose en tête : la vengeance. Plus rien autour ne comptait réellement à vrai dire. Quoi que j’ai pu déceler un certain changement de sa part depuis l’année dernière. Cette classe dans laquelle nous étions n’était pas vraiment comme les autres, et il se laissait emporter petit à petit par l’ambiance, je le voyais. Mais c’était avant tout grâce à Naruto. Je soupirai en regardant le ciel au loin. Bien que l’hiver fût encore présent, les oiseaux chantaient déjà à pleins poumons. Au final, j’avais moi aussi changé un peu grâce à Kitsako. Il était l’ami toujours joyeux, toujours présent pour ses amis et bien entouré. Il me fascinait et mes sentiments pour lui était bien plus qu’une simple amitié, je le crois bien. Là n’était pas vraiment le sujet actuel. Je vis au loin une silhouette marchant, en s’approchant du quai de la gare. Tiens, le prochain train serait-il pour bientôt ? Et quelqu’un arriverait-il à l’avance afin de pouvoir le prendre ? D’après les horaires, c’était tout à fait véridique, mais il n’y avait vraiment personne d’autre attendant le prochain, ce que je trouvais bizarre. Cette silhouette était étrange… Elle portait une sorte de perruque rouge, et son corps svelte et élance semblait surplombé le reste de la population si elle se serait trouvé dans une foule. Il ne me fallut alors que deux minutes, en plissant les yeux, pour reconnaître Gockin-san. Pourquoi était-il ici ? Je me le demandais bien. A cette découverte, mon corps se redressa, ou du moins mon buste vu que j’étais toujours assise. Et mes yeux prirent une expression d’incompréhension. Mais après tout suis-je bête, il est aussi de Konoha, et à tout à fait le droit de se trouver ici afin d’utiliser le train. Je voyais Itachi être plus sur ses gardes qu’avant, et Gockin-san froncer les sourcils après avoir reconnu les deux personnes siégeant vers les bancs… Quelle relation entretenait-il tout les deux ? Je me le demande….


Dernière édition par Sachiko U. Kitsako le Dim 6 Fév - 20:37, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Mar 17 Aoû - 7:28

Des dizaines de têtes tranchées...Des litres et des litres de sang s'écoulant à terre...Des corps gisant sans vie...Des tâches de sang avaient éclaboussé les murs...Le tonnerre était fort...Il frappait fort...Très fort...La lumière qui émanait des éclairs éphémères illuminaient un bref instant une ombre s'avançant dans un long couloir, le corps d'un homme tremblait à la vue de l'ombre bouger...Deux yeux d'un rouge maléfique étincelant brillaient dans le couloir...C'était un regard mauvais, haineux...écarlate...La pitié n'existait pas dans ce regard...Des hurlements de douleur, de peur et d'agonie résonnaient encore dans le bâtiment...L'ombre aux yeux rouge s'avança lentement, très lentement...Un coup de tonnerre se fit voir...et entendre...La lumière émise par l'éclair éclaira le visage de cette ombre...un garçon...affichant un sourire sadique, prêt à tuer...Tel un prédateur s'approchant de sa proie pour l'achever...Le garçon brandit sa lame étincelante malgré les nombreuses taches de sang...

STOP IT ! STOP !!! NOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!

La déferlante de haine explosa jusqu'au plus profond des entrailles du malheureux homme froidement et sauvagement exécuté, décapité, lacéré, mutilé, démembré, éventré...La Mort emporta l'âme qui venait d'être retirée de son corps...Ce cadavre en morceaux baignant dans son sang tel un banal morceau de viande...Sous le sourire et le regard impitoyable du garçon aux yeux de sang...Ce dernier tourna les talons, traînant sa lame sur le sol, il avait accompli sa mission...A l'extérieur du bâtiment, il prit le sang de ses ennemis de sa lame, avant d'écrire sur le mur :

Seigi wa kisei... -Justice est faite-

Le garçon écarlate porta son index à son oreille droite, émettant un signal radio à son frère, ce dernier se trouvant dans une salle informatique du bastion ennemi, dévalisant les informations du SWAT par milliers sur une multitude de clé USB

- Tu t'en sors, Ryû ?
- Ouais, c'est bon, j'ai tout piraté, j'ai forcé le système de sécurité de l'ordinateur central...
- T'as toutes les données de tous les ordinateurs, à l'octet près ?
- Ouais, c'est bon ! L'antivirus n'était pas vraiment assez performant pour parvenir à arrêter les transferts de données, j'ai été légèrement négligeant sur la reconnaissance digitale mais c'est bon, j'ai tout...
- OK, j'appelle le QG et on repart pour le Japon...


A peine avait-il fini sa phrase qu'un hélicoptère était descendu dans la cour...En moins de vingt minutes, le bastion ennemi était déjà dépouillé en armes, informations et vivres, les cadavres étant tous carbonisés...Night se trouvait près de l'hélico devant les frères Firerun

- En route pour le Japon ?
- OUAIIIIS !!!
- Ouais...
- Un problème, Gockin ?
- Nan, je me disais jusqu'à maintenant que jusqu'à la fin de la mission, c'était reposant de ne pas entendre Ryû gueuler...
- Les bonnes choses ont une fin, Gock', tu peux pas nier qu'il est mauvais en mission, il est très sérieux...
- S'il pouvait l'être plus souvent...
- Le guerrier parfait n'existe pas...


L'hélicoptère décolla, les frères Firerun à l'intérieur, Des conteneurs pleins d'infos, de papiers, d'armes et de vivres à l'arrière...Gockin avait récupéré son sac à dos, Ryû aussi, ils avaient accompli une mission des plus périlleuses...Ils progressaient de jour en jour...Le moindre entraînement les renforçait, La Shinteck avait de l'avenir avec les deux frères écarlates...Tandis que Ryû craquait ses doigts, Gockin, lui, nettoyait sa lame avec un chiffon humidifié, l'épée était impeccable..Totalement immaculée de la souillure du sang des SWAT...Perdu dans ses pensées, le garçon à la coupe écarlate se souvint d'un évènement précis...deux ans auparavant...La première rencontre avec...Elle...

Sachiko-chan...

Night l'avait entendu, il souriait...Il avait l'air de vouloir la voir...Gockin devait lui annoncer la nouvelle...Que Justice était faite...Plus aucun agent du SWAT vivant ne se trouvait aux États-Unis...Il compta sur ses doigts un instant...

- Un...Deux...Trois...
- Tu comptes quoi ?
- Les Agents du SWAT encore vivants à ma connaissance...
- Ah oui ?
- Edward McDowell...Aaron McDowell...Lily McDowell... Kyo Kazana... Ana Kazana...Itachi Uchiwa... Et le traitre de Shininchi Katsuyo... Tous sont au Japon..
- Les gars, j'ai trouvé quelqu'un que vous connaissez...On est juste au dessus d'une gare de Shinkansen...J'vous fais descendre ?
- Ok...J'descend...Ryû, tu peux rentrer si tu veux...
- Sûrement pas, j'descend avec toi !


Les frères sautèrent ensemble au dessus de la gare de Shinkansen, sac au dos...Night quittant rapidement le secteur...Ryû fut le premier à toucher le sol...Gockin fut le deuxième...Ils se séparèrent, pour trouver la personne qu'ils connaissaient...Ce fut l'aîné des frères qui vit une poupée de porcelaine...Des cheveux faisant penser au chaos...Des yeux d'un rouge brûlant...à côté d'un homme lui ressemblant étrangement, des cernes longues...un regard plus frigide...Itachi...Le guerrier rouge cerna le regard fortement à sa vue...Ryû sentit la perturbation dans l'esprit de son frère, contournant le bâtiment pour passer derrière l'homme du SWAT...Gockin afficha un doux sourire néanmoins, s'approchant de la demoiselle...Sa cousine adorée...Il la prit tendrement dans ses bras une fois arrivé devant elle...Une forte étreinte, quatre doux baisers du garçon écarlate se posèrent sur le visage de Sachiko, aux joues, au front et aux lèvres...Il posa ses mains sur ses épaules, en pleurant un peu de joie ayant revu sa cousine qu'il considérait comme sa soeur...

- Salut, Sachiko-chan...Tu m'as manqué...Comme tu as grandi ! J'ai...J'ai un cadeau pour toi, je voulais te l'offrir à ton anniversaire, mais je n'étais pas disponible à ce moment là...J'étais aux États Unis, j'en reviens à l'instant...Attend deux minutes que je cherche dans mon sac...

Il ouvrit son sac, cherchant minutieusement le cadeau...Ryû arriva à la hauteur de l'homme empestant le tabac, sans doute avait-il fumé...Gockin trouva enfin le cadeau qu'il chechait depuis quelques minutes déjà...Il le sortit, le montrant à la demoiselle, ayant un peu changé depuis leur dernière rencontre...Un pistolet Beretta 9 millimetres...Le seul pistolet Beretta à avoir 13 coups...C'était le premier pistolet que Gockin avait lorsqu'il est entré dans la Shinteck...

Spoiler:
 

- Pour te défendre, ça te sera certainement très utile...En retard certes mais...Bon Anniversaire, Sachiko-chan...Mon premier révolver...Mais maintenant que je n'en ai plus besoin, j'estime que tu peux l'avoir...

Il avait regardé méchamment Itachi qui était de dos, occupé avec Ryû...C'est alors que Ryû arriva à la hauteur de l'Uchiwa...Gockin croisant les bras en souriant à sa cousine

- C'est donc toi Sachiko...Enchanté de te connaître, chère cousine...
- Ryû, mon frère jumeau dont je t'ai parlé à plusieurs reprises...


Les deux Firerun regardèrent la petite Sachiko ayant néanmoins assez bien grandi en deux ans...Gockin était heureux de la revoir...Ryû l'était de la rencontrer...
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MessageSujet: Re: All these things I hate revolve around me ~ [Sachiko]   Mer 18 Aoû - 15:12

  • « Damaged. »

    Ses poings se serrèrent alors qu’il grinçait des dents. Pourquoi devait-il toujours brisé les rêves des autres ? Il fixa Sachiko, touchant du bout des doigts sa joue, la caressant un instant. Il la connaissait, tellement bien, trop bien même, et son regard voulait tout dire. Il eut un léger sourire amusé, alors qu’il lui pokait le front.

    - Et ne t’avises même pas de mener l’enquête seule. Écoute-moi, juste cette fois…

    Il s’appuya contre le banc, croisant les jambes, lâchant un soupir alors qu’il tirait une nouvelle fois sur sa cigarette. Il fixa le ciel, renversant sa tête en arrière. Pourvu qu’elle l’écoute, juste une fois, une seule et unique fois. Savait-elle vraiment ce qu’elle pourrait découvrir ? Savait-elle vraiment ce que cachait leur famille ? Tous leurs sales secrets ? Il lâcha un long soupir, fermant les yeux.


    « Est-ce… L’ont pourra au moins se voir, de temps en temps ? »

    Se voir ? Il le voulait tant. Rattraper le temps perdu, se faire pardonner… Etait-ce seulement possible ? Oublier le passé, les erreurs commises, simplement recommencé à zéro… Il passa une main dans ses cheveux, rouvrant doucement les yeux. Laissant à nouveau ses deux pupilles vermeilles parcourir le monde. Il se releva, expirant la fumée qui lui brûlait la gorge, alors qu’il faisait craquer ses doigts.

    - Bien sûr.

    Il esquissa un léger sourire à son intention, attendant simplement une réponse vis-à-vis de son frère. Et celle qu’il reçut n’était pas vraiment celle à laquelle il s’attendait. Il haussa légèrement un sourcil, jetant sa cigarette qui n’était plus qu’un tas de cendre au bout de ses lèvres. Il enfourna ses mains dans ses poches, fixant le quai du Shinkansen.

    - S’il le prend comme ça, tant mieux…

    Ses yeux sanguins furent bientôt attirés par une tache rougeâtre, qui se dirigeait vers eux. Une longue chevelure de feu, et deux yeux de la même couleur. Gockin ? Toutes expressions s’envolèrent de son visage, alors que se murant dans le silence le plus total, il laissa ce « cousin » s’approcher, le détaillant, l’analysant. Si l’un des jumeaux était présent, l’autre ne serait surement pas loin. Il alluma une nouvelle cigarette, son visage se défigurant d’un rictus remplis de sarcasme, il fallait vraiment toujours qu’il soit au mauvais endroit au mauvais moment. Et rencontrer deux membres de la Shinteck en présence de sa sœur… Espérons que ceci ne tournerait pas à l’affrontement. Il poussa un soupir las, alors qu’il fixait Gockin embrasser sa sœur, sur le front, les joues… Ses lèvres. Peu surpris de ceci, l’Uchiwa ne fit rien, ne réagit point, après tout, l’inceste n’était-il pas profondément ancré dans la famille ? Il l’écoute attentivement, sur ses gardes… Et voila qu’il offrait une arme à sa sœur. Il tourna rapidement la tête, fixant Ryû droit dans les yeux. Ils tentaient de l’encercler ou quoi ? La cigarette en bouche, ses lèvres se tordirent bientôt en un sourire malsain, alors qu’il tournait un instant le dos à Gockin et Sachiko, se plantant face à Ryû. Ils revenaient à peine des States ? Ainsi donc, c’étaient eux qui avaient éliminés les membres du Swat, et dérobés les informations, son sourire s’étira, si seulement ils savaient que cette base de donnée n’était qu’un appât, un simple trompe-l’œil. Ils n’avaient récupérés que du vent… Mais le massacre, lui, était bien réel. Peu à peu, son sourire s’effaça, laissant à nouveau place à cette épaisse carapace froide et glaciale.

    - Joliment joué là-bas.

    Ses yeux se plantèrent dans ceux de son cousin, mon dieu que la conversation allait être intéressante entre deux murs de glace. Il ne le lâcha pas du regard alors qu’il sentait le regard de Gockin peser sur son dos. Lentement, il se retourna vers eux, alors que Ryû rejoignant son frère, saluant Sachiko. Laissant la fumée frôler son visage, il ne dit rien, restant en retrait. L’heure de tirer sa révérence avait-elle sonnée ?

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