Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

Partagez | 
 

 • Dame de Fer, la belle affaire!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Seiji Mokushi
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
avatar


Masculin Messages : 101
Métier désiré : Biologiste
Humeur : Lunatique

Fiche d'identité
Pouvoir: Créateur d'illusion.
RP en cours:

MessageSujet: • Dame de Fer, la belle affaire!   Mer 28 Nov - 15:17



C'est par une journée pluvieuse que Seiji, comme pratiquement tous les matins, se réveillait en même temps que son alarme, puis traînait dans son lit jusqu'à dix à vingt minutes avant de se décider à se lever pour de bon. Bien entendu, il était une fois de plus en retard. C'est donc en quatrième vitesse qu'il s'habillait, faisant au passage un minimum de toilette avant de chausser ses docks rouges pour filer en cours. Ce matin là, il n'avait qu'une heure et demi de cours, dès la première heure. La suite de ses cours reprenaient en après midi. Il avait été tenté de rester dans son lit et de simplement sécher cette heure, mais entre sécher et après aller justifier son absence et ne pas sécher mais dormir en cours... Il n'y avait pas photo. La surveillance faite pour les élèves dotés de don était si pesante que Seiji préférait encore être présent tout en glandant aux chaud plutôt que régler ses absences avec la confrérie des « cul-coincés » comme il aimait si bien les nommer. Les « cul-coincés » étaient en grande partie les élèves humains qui assuraient l'ordre au sein des établissements. Le temps étant trop triste à son goût, Seiji n'avait donc pas envie de jouer au chat et la souris avec eux ce jour ci. Il se rendit donc en cours, suivit plus ou moins, récoltait une note plus que convenable et s'endormit sur son bureau. Il est inutile de dire que son professeur en avait plus que marre de lui, il faisait parti de ces élèves qui même distrait pouvait avoir avec une facilité déconcertante une moyenne avoisinant les plus hauts plafonds. Comment ? Soit il était un alien, soit ses insomnies servaient à quelques choses en fin de compte.

Une fois le cours passé, c'est avec une extrême lenteur qu'il alla se caler dans la salle commune. Au début, il ne savait pas quoi faire de sa carcasse. Du coup, au début il se fit les ongles avec le petit canif qu'il garder dans l'une de ses poches. Après un temps, il finit par se faire distraire par un groupe de gars qui jouaient aux cartes. Puisqu'il manquait un joueur, il finit par faire une partie de cartes avec eux. Puis deux et enfin trois, jusqu'à ce que l'attention de Seiji se porte sur une jeune fille qui était assise à la table en face de lui. Elle lui rappelait étrangement quelqu'un et lorsqu'il finit enfin par se déconcentrer un peu du jeu, il remarquait enfin que s'était la fameuse fille de la fête foraine. Depuis combien de temps était elle là ? Il ne l'avais pas vu arriver. A dire vrai, ça faisait un bon moment qu'il ne regardait plus qui allait et venait ici depuis ce matin. Après un petit coup d'eux vers les fenêtres qui étaient les seules à apporter un peu de lumière à la salle, il constatait que la plus continuait à tomber à la même cadence que lorsqu'il s'était levé. Il n'aimait pas l'humidité et lorsqu'on lui proposa une nouvelle partie de cartes, Seiji refusa gentiment avant de se lever et d'aller prendre une chaise à côté de Miss Côte-de-maille. Avec un grand sourire, il s'assit à califourchon sur une chaise et croisait ses bras sur le dossier de la chaise. Au début, il ne parlait pas, il la regardait fixement avec un grand sourire. Ceci pouvait faire peur... un garçon avec un style vestimentaire plutôt mauvais garçon, assit comme un cow-boy, vient s'asseoir devant vous avec un grand sourire. La question qui vient dans la tête de toute personne saine d'esprit est : « Mais qu'est-ce-qu'il me veut celui là ? ». Et bien Roxane n'aura pas pu la poser réellement, car il finit par lui dévoiler son identité.


- Salut Miss Côte-de-maille ! Alors ? Comment ça va depuis notre petite escapade à la fête foraine ?

Pendant un instant, un grand silence vient se poser dans la salle commune et les regards se posèrent sur eux. Il avait parler un peu trop fort... peut être même clairement trop fort. Mais ceci était fait exprès, car il n'avait aucun regret à le dire se moquant terriblement bien qu'on puisse se poser des questions. Il se demandait déjà à comment elle pourrait réagir. L'empoigner de force une fois de plus et faire comme si elle était une Dame de Fer ? Ou bien ferait elle semblant de ne pas savoir de quoi il parle ? Il se demandait aussi si elle allait le reconnaître du premier coup ou bien s'il devrait lui donner plus d'infos sur la fête foraine pour qu'elle puisse se rendre compte que la personne qu'elle avait devant elle, était complètement différente physiquement de celle qu'elle avait rencontré là bas .



Revenir en haut Aller en bas
Roxane Verlet
Kaiki niveau 3 - Section Droit

avatar


Féminin Messages : 38
Métier désiré : quelque chose qui lui permette de faire valoir les droits des kaikis. Probablement avocate.
Humeur : maussade.

Fiche d'identité
Pouvoir: Magnétisme.
RP en cours:

MessageSujet: Re: • Dame de Fer, la belle affaire!   Ven 7 Déc - 12:12


Journée de merde. C'est la pensée qu'avait l'air de refléter la majorité des visages qui fluctuaient dans son champ de vision. La pluie y était certainement pour beaucoup, rares sont les heureux au vu d'un temps pareil. Pas Roxane, pourtant. Mieux, elle aimait ça. Rien de masochiste là-dedans, elle avait simplement beaucoup plus de goût pour la caresse de la pluie que celle du soleil - que dis-je, que la brûlure du soleil. Allez comprendre.

Malgré que ce ne soit pas l'envie qui lui manque de sortir se faire tremper un peu pour le plaisir, Roxane devait remettre ce moment à plus tard. Ses horaires du jour n'étaient pas les plus flexibles de la semaine et en plus, le seul trou de sa journée serait consacré à l'élaboration d'une plaidoirie qu'elle allait devoir présenter en cours pour le lendemain - ou le surlendemain, pour ce qu'elle s'en souvenait. L'idée de tenir enfin le rôle de l'avocat de la défense n'était pas pour lui déplaire. À défaut d'une spécialisation dans telle ou telle profession juridique, qui n'aurait lieu qu'en 3e cycle, les étudiants étaient tirés au sort pour entrer dans la peau du juge d'instruction, du procureur, de témoins, de l'accusé ou encore d'avocats au cours de procès mis en scène qui leur servaient à s'exercer. Si le sujet du litige qui avait entraîné le soi-disant procès était dérisoire, Roxane comptait bien travailler sa plaidoirie à fond pour ne laisser aucune chance à l'accusation. Simple question de fierté personnelle.

Son Code et son trieur sous le bras, elle franchit le seuil de la salle commune et repéra aussitôt une table libre, qu'elle s'empressa d'aller occuper sans se soucier du reste. Une heure dut passer, au cours de laquelle elle avait déjà noirci deux feuilles recto-verso et avait feuilleté son Code d'innombrables fois pour en tirer ses références. On tira une chaise en face d'elle. Machinalement, Roxane leva les yeux, juste histoire de voir quelle tête avait le type en face d'elle. Elle aurait dû les reposer aussitôt sur sa feuille mais elle ne le fit pas. Le gars qui s'était installé à sa table avait l'air bizarre, même si on passait outre son look loin d'être des plus communs. Il la dévisageait, là, en silence, en souriant comme un con. ... Bon d'accord, pas comme un con, se corrigea aussitôt Roxane. Son arrivée avait brisé son effervescente productivité et ça la rendait un peu hargneuse. Surtout que le tableau qu'ils offraient tous les deux, à se regarder dans les yeux sans rien dire, commençait à lui taper sur les nerfs. Qu'est-ce qu'il lui voulait celui-là, merde ?! Elle était à la recherche d'une vacherie à balancer pour stopper son manège quand il brisa enfin le silence. Et quand on parlait de briser le silence, c'était briser le silence. Toutes les conversations baissèrent voire s'arrêtèrent pour se concentrer sur eux. Plus fort, se retint de rétorquer Roxane, les gars à l'étage au-dessus ont pas entendu. Pas que le fait que les kaikis soient généralement les sujets de conversation soit inhabituel ou même important à ses yeux, mais si elle pouvait éviter des rumeurs sentimentales à la con, elle s'en porterait mieux. Parce que même si pour le moment elle n'avait rien capté à ce qu'il venait de dire, le coup de "la petite escapade à la fête foraine", ça pouvait être interprété n'importe comment par une oreille extérieure. Alors si elle pouvait au moins se l'épargner ...

Du reste, Roxane commençait à bouillir. Elle détestait ne pas comprendre, et là, elle ne saisissait rien. Qu'est-ce que c'était que ce mec au look de corbeau, complètement inconnu au bataillon d'ailleurs, qui venait l'aborder joyeusement comme s'ils s'étaient séparés la veille après un rendez-vous romantique bien dégoulinant à la fête foraine ? Elle voulut lui conseiller d'aller se faire foutre et de mieux retenir le visage de ses conquêtes à l'avenir. Pourtant, en se repassant mentalement ce qu'il venait de dire, elle tiqua. Miss cotte-de-mailles. Il n'en avait qu'un qui lui avait octroyé ce surnom douteux ... et c'était pas exactement celui qui se trouvait en face d'elle ! Roxane, dans un ultime effort de compréhension, plissa les yeux pour détailler son visage. Et soudain le déclic se fit, si fort qu'on aurait presque pu en entendre le bruit.

- Tiens, fit Roxane en ouvrant de grands yeux, mi-surprise mi-sarcastique. Si c'est pas l'esprit de joli-cœur coincé dans le corps de ce mâle ténébreux !

Elle commença à réunir ses papiers, sans trop savoir pourquoi. C'est pas comme s'il allait les lui voler, mais bon. Elle l'étudia du regard, de ses cheveux noirs à sa veste en cuir en passant par ses piercings. La moue sceptique qu'elle afficha perdit quelque peu en crédibilité lorsqu'elle se changea en demi-sourire moqueur.

- Mouais ... Je préférais ta chevelure blonde, quand même. Ça te donnait un petit côté "princesse" très attachant.

Elle referma sa trousse d'un coup sec, pressentant que le reste de sa plaidoirie allait devoir attendre.

- Et puis : très bien, pour te répondre, reprit-elle. Pourquoi ça n'irait pas ?

Toute personne normalement constituée retournerait la question à son interlocuteur, mais ce genre de chose passait bien évidemment des kilomètres au-dessus de la tête de Roxane.
Revenir en haut Aller en bas
Seiji Mokushi
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
avatar


Masculin Messages : 101
Métier désiré : Biologiste
Humeur : Lunatique

Fiche d'identité
Pouvoir: Créateur d'illusion.
RP en cours:

MessageSujet: Re: • Dame de Fer, la belle affaire!   Ven 14 Déc - 18:56


Qu'il était amusant de la voir ainsi avec un air mi-agacé, mi-surprise. A force de plisser ses petits yeux de fille boudeuse, elle avait enfin fini par comprendre qui était assit à côté d'elle au grand plaisir de Seiji. Non pas qu'il était content de la revoir, mais il aurait donné bien des choses pour voir la tête qu'elle ferait en le voyant de nouveau dans la zone de son champ de vision. Ses yeux tantôt à demi-clos s'ouvrir enfin, aussi grands que des fleurs qui voulaient capter la lumière chaude et réconfortante du soleil. Tellement et si bien d'ailleurs, que Seiji cru bien à un instant qu'ils allaient tomber de leur orbite. Bien que sa langue claquante et cinglante comme un coup de fouet sur le dos d'un martyr pouvait laisser paraître une réplique moqueuse, le jeune homme la prit comme un compliment et ne laissait alors que la partie droite de ses lèvres émettre un semblant de sourire. Son regard d'un vert grisé laissait cependant clairement sous entendre une réplique du genre « Rira bien qui rira le dernier Miss ». Silencieux, il la regardait ranger ses affaires, puis comme s'il n'avait rien d'autre mieux à faire, l'observait elle même pour y découvrir un sourire moqueur sur le visage de son interlocutrice. Ses piques ne s'arrêtèrent pas là et pourtant Seiji n'éprouvait pas la moindre utiliser à se mettre de mauvaise humeur. En temps normal, il aurait déjà probablement répliqué deux ou trois vacheries, mais allez savoir pourquoi, la blondinette y échappait de justesse. Probablement en vérité qu'elle avait réussi en l'espace d'une nuit à attirer son attention et son respect, peut être même était elle à demi l'origine de ce changement soudain. Lui avait elle ouvert les yeux sur l'espèce qu'ils étaient tout deux ? Des Kaikis. Seiji avait longuement réfléchit avant de trouver une hypothèse valable à son refus de jouer avec les humains sans mutation. Il avait aussi mit un temps avant de comprendre pourquoi elle lui proposer de rejoindre d'autres de leur espèce si on peut dire ça. Maintenant qu'il l'avait à quelques centimètres de lui, il pouvait lui demander, mais comment amener le sujet?

- Vraiment ? Moi qui pensais te faire plaisir en te laissant une chance d'être la Princesse en détresse. Il faut dire que ce rôle t'irait bien... Ben écoutes, tant mieux si tout va bien pour toi.

Il laissait un moment de silence avant de répondre, cherchant comment en venir au sujet qu'il avait envie de débattre avec elle. Ses yeux zonant la table à la recherche d'un petit indice qui pourrait le mettre sur la voie. C'est en voyant le Code juridique, d'une taille non négligeable, qu'il haussait un sourcil faussement surprit. Accompagné d'un sourire théâtral, il poursuivit d'une voix plus basse et discrète afin que leur discutions se noie dans celle des autres.

- Du Droit ? Ça explique pourquoi tu ne voulais pas faire de mal aux petits couples de la nuit dernière... J'en ai fait aussi. Un temps. Puis l'envie met passé. Il faut dire que vos bouquins ne donnent pas très envie. Et toutes ses dates, lois, articles à retenir … Ma copine continue dans cette voie, bien que je ne donne pas chère de sa peau lors qu’arrivera vos examens. Enfin... Elle verra que j'ai raison quand elle verra ses résultats.

Il parlait d'un air si sûr de lui et si moqueur à la fois que cela en devenait presque héritant. Que cherchait il à faire ? L'énerver ? La provoquer ? Probablement. Il avait de toute évidence cherchait les limites de ce qu'il ne connaissait pas que ce soit dans une activité, dans un règlement, ou bien encore avec les gens. C'était une manière bien maladroite de faire connaissance. De plus, cette méthode indiquait clairement sa situation. Il était en couple, certes, mais apparemment avait bien peu confiance en sa partenaire et assez peu d'amour pour elle. Une fille bon chic bon genre comme il aimait le dire. Malgré les informations qu'il pouvait donner sur lui même, on n'avait facilement l'impression de ne pas le connaître ou du moins, de le connaître qu'en surface. D'humeur joueuse, il saisit d'un geste lourd de sa grande main le Code et le feuilletait un instant avant de lui demander.

- T'es plutôt bonne ? … Enfin, dans ta division bien sûr.

Avec un petit sourire qui laissait sous entendre bien des choses, Seiji les yeux rivaient sur les pages fines et aux doigts agiles, semblait retrouver ses bonnes vieilles habitudes de quand il passait ses nuits à feuilleter chez sa copine du moment, ses bouquins de Droit.

- On va voir ça tout de suite... Alors si je te dis, Article 739 du Code Civil ?


Cet article, comme de nombreux autres, avaient été revus par la suite, interdisant aux Kaikis bon nombre de liberté qu'ils auraient du avoir.

Revenir en haut Aller en bas
Roxane Verlet
Kaiki niveau 3 - Section Droit

avatar


Féminin Messages : 38
Métier désiré : quelque chose qui lui permette de faire valoir les droits des kaikis. Probablement avocate.
Humeur : maussade.

Fiche d'identité
Pouvoir: Magnétisme.
RP en cours:

MessageSujet: Re: • Dame de Fer, la belle affaire!   Ven 28 Déc - 0:46


Pour toute réponse, Roxane s'esclaffa. Elle, la princesse en détresse ? Très peu pour elle, merci. Sa préférence allait plutôt pour le rôle du justicier à la volonté de fer - et en particulier pour le moment où ledit justicier imprimait les quatorze phalanges de sa main droite sur la joue du méchant et signait ainsi la fin de l'histoire. Voilà qui lui convenait beaucoup mieux.

Sa petite remise en ordre de papiers avait apparemment attiré le regard de joli-cœur, qui ne tarda pas à briser le silence. Du Droit ? Eh oui, du Droit. Quoique son père avait toujours dit qu'elle aurait eu tout à fait sa place en sport études. Mais bon, même si Roxane adorait le sport, ce n'était pas avec des abdos dignes d'un mec qu'elle parviendrait à changer les choses pour les kaikis, loin de là. Alors autant opter pour un cursus plus prometteur de ce côté-là. Et puis, sa fougue trouvait toute son utilité ici aussi : mieux vaut être défendu par un avocat impliqué et passionné par sa cause que par un vieux croulant à peine lui-même convaincu par ce qu'il dit, non ? C'était du moins le point de vue de Roxane. Elle se rembrunit d'ailleurs en entendant la phrase qui suivit. Là, par contre, il se fourrait le doigt dans l'œil : elle aurait pu être fille de ministre, avec un père au bras assez long pour couvrir tous ses écarts, qu'elle n'aurait pas touché aux bouffons qui lui servaient d'amis. Il ne s'agissait pas d'une question de sécurité, mais de principes. Leur différence génétique vis-à-vis du reste de la population ne les autorisait en rien à l'oppression. Du reste, le gouvernement avait peur d'eux, ce serait leur fournir une occasion trop belle de durcir davantage les sept foutus commandements qui leur gâchaient déjà la vie. Mais Roxane ne put en toucher un seul mot à joli-cœur, qui reprenait déjà et lui apprit qu'il avait touché au Droit, lui aussi. C'est étrange, mais elle s'en serait douté. Il avait bien la tête d'un type à étudier dans un cursus qui nécessitait une quantité appréciable de neurones bien connectés entre eux. Elle se demandait ce qu'il faisait alors, si le Droit n'était pas parvenu à le séduire plus que ça. Économie ? Sciences ? Littérature ? Mystère. Et il avait de la chance qu'elle l'ignore, auquel cas elle ne se serait pas privée pour lui dire tout le bien qu'elle pensait de sa filière, elle aussi. Comment ça, "vos" bouquins ne font pas envie ? Tss, c'était de la rigolade comparé à tout le baratin que les étudiants en médecine doivent se fourrer dans le crâne !

Roxane voulut lever les yeux au ciel en l'entendant parler de sa copine - pour ce qu'elle en avait à foutre, de savoir s'il en avait une ou pas ... -, mais l'envie lui passa aussitôt. La manière dont joli-cœur parlait de sa petite amie, sans réelle émotion voire avec moquerie, la faisait hésiter entre hausser des sourcils perplexes et pouffer de rire. En voilà une que son copain aimait de tout son cœur, tiens ... Roxane retint la remarque qui lui brûlait les lèvres et se contenta plutôt d'observer joli-cœur qui s'était saisi de son Code et le feuilletait joyeusement. D'ordinaire, voir ses affaires dans d'autres mains que les siennes sans son autorisation expresse avait tendance à l'irriter, mais pas aujourd'hui - pas si c'était lui, du moins. Elle avait toujours à l'esprit ce qu'elle lui devait depuis cette fameuse nuit à la fête foraine et, toute impulsive qu'elle était, elle souhaitait tout de même éviter de se comporter de façon incorrecte vis-à-vis de lui tant qu'elle n'aurait pas remboursé sa dette. Justice disais-je, justice. Enfin, justice, il ne fallait pas trop pousser non plus : elle voulait bien être moins rude parce que c'était lui, mais s'il la poussait réellement à bout, elle ne garantissait pas de ne pas s'asseoir sur sa résolution cinq minutes pour lui dire sa façon de penser. Elle ne savait pas vraiment, en fait, Roxane. Elle ne savait pas vraiment s'il lui plaisait ou s'il l'insupportait, si sa langue plutôt pointue elle aussi traduisait une réelle confiance en soi ou bien au contraire un manque d'assurance. C'était encore une énigme, joli-cœur. Pour longtemps ou pas, ça restait à déterminer. En tout cas, le double-sens de sa question eut pour effet immédiat d'arracher à Roxane un sourire amusé.

- Oui. Et ... peut-être, ajouta-t-elle avec malice.

Toujours le sourire aux lèvres, Roxane croisa les bras et récita doctement :

- Article 739 du Code Civil : « à défaut d'héritier des deux premiers ordres, la succession est dévolue aux ascendants autres que les père et mère ».

Autrement dit de l'arménien pour les néophytes. Roxane, elle, trouvait cet article d'une simplicité enfantine. Premier ordre des héritiers : les enfants et leurs descendants. Deuxième ordre : les parents ainsi que les frères et sœurs (et leurs descendants). Donc, si un pauvre hère n'ayant pris aucune disposition testamentaire passait l'arme à gauche sans enfant, sans parent, sans frère ou sœur, la succession reviendrait aux oncles, tantes, cousins, grand-parents et compagnie - une moitié pour la branche maternelle, l'autre pour la branche paternelle. Et si quelqu'un parmi tout ce beau monde se trouvait être kaiki, plop ! adieu la part d'héritage. Et le conjoint dans tout ça ? Même topo : tant qu'il est normal, tout va bien. Qu'il soit kaiki et plop ! adieu les intérêts qu'on a fait fructifier aux côtés de sa moitié. Adieu le moindre droit de propriété sur quoi que soit, en fait. Tout ça pour que le kaiki ne devienne plus personne aux yeux de la loi à la mort de son conjoint. Une mesure vicieuse de plus pour lutter contre le mariage des kaikis - et la procréation. Pour que l'espèce disparaisse. Le sourire de Roxane se fit amer :

- Et je t'épargne les modifications de l'article destinées aux kaikis, ça m'arracherait la bouche.

Aucun doute qu'en tant que kaiki et connaisseur du Droit, joli-cœur devait savoir de quoi il retournait. Quoique renfrognée à la pensée de ces injustices légales, Roxane préféra aborder un tout autre sujet - un peu plus réjouissant :

- Au fait, toujours pas décidé à la faire, cette virée au K-Paradise ?

Elle aurait pu s'arrêter là, mais Roxane restait Roxane, et formuler une phrase qui ne soit pas sarcastique alors qu'elle le pouvait relevait de l'insurmontable. Aussi ne put-elle s'empêcher d'afficher un petit rictus moqueur pour ajouter, railleuse :

- À moins que tu ne sois embêté à l'idée de laisser ta copine seule pour une soirée ? Oh, comme je te comprends, tu sais : tu as l'air de déborder d'amour pour elle !
Revenir en haut Aller en bas
Seiji Mokushi
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
@ Kaiki niveau 3 - Section Science
avatar


Masculin Messages : 101
Métier désiré : Biologiste
Humeur : Lunatique

Fiche d'identité
Pouvoir: Créateur d'illusion.
RP en cours:

MessageSujet: Re: • Dame de Fer, la belle affaire!   Ven 4 Jan - 3:55



Tout en se redressant sur sa chaise, Seiji écoutait l'étudiante avec attention, laissant peu à peu un sourire moqueur étirer ses lèvres. Comme il l'avait pensé, elle s'était trompée et son air sérieux et théâtral ne faisait que rendre le moment plus amusant pour la tête à claque que pouvait être Seiji par moment. En vérité, l'article qu'il avait choisi était sur le mariage et non la succession. C'est donc comme un petit bout en train qu'il s'empressait de lui montrer le Code Civil japonais, l'index sur l'article en question, bras croisé sur le dossier de sa chaise armé d'un sourire victorieux sur les lèvres.

- Perdu ma p'tite. C'est sur le mariage. M'enfin, cet article va vite être mit de côté vu la vitesse de création des nouvelles lois faites par l'empire promulguant que nous n'avons même plus droit à une vie normale. Même les bêtes sont mieux traitées.

Seiji ne voulu pas en parler d'avantage, ses dents grinçaient déjà. Il préférait donc reporter son attention sur la question de la blondinette. Voilà qu'elle attaquait de plus belle avec sa boutique d'antiquité.

- Pourquoi j'irais ? Pour me sentir encore plus clandestin dans mes actions ? Si j'ai envie de boire, je vais dans un bar ou bien je reste chez moi ou encore chez des amis. Je vois pas ce que tu lui trouve à ce coin...


Lorsqu'il du en venir au sujet de sa copine, puisqu'elle l'avait introduit dans le sujet, Seiji lui fit un sourire mesquin et se pencha un peu plus vers la table comme s'il souhaitait se faire discret. Or, sa voix roque allait en opposition total avec cet effet de confession.

- Plus amoureux que moi tu crèves ! C'est une sans pouvoir, elle est populaire, belle... Que demander de plus ? Jamais une loi ou une règle ou bien encore une jurisprudence n'a dit qu'on devait l'aimer pour être avec. Du moment que je ne lui fais aucun dommage physique ou moral digne de ce nom. Je suis dans mon droit.

A trop faire le malin, Seiji risquait la claque voire un coup monumental. Remarquant qu'il allait un peu trop loin, il passa la main sur les plies de son front comme si un mal de tête pointait le bout de son nez.

- De toute façon. Elle sait pas ce que je suis et je n'utilise jamais mes capacités ici. Puis... Je pense bien qu'elle se doute que je ne tiens pas tant que ça à elle donc tu peux ranger tes aiguilles.

Là encore, Seiji n'avait pas vraiment envie de s'étendre sur le sujet, trouvant déjà sa vie sentimentale bien étrange et compliquée à son goût. Entre avoir une petite amie et ne pas l'aimer et avoir une pseudo éventuelle petite amie par le net sans jamais l'avoir vu, on ne pouvait pas dire qu'il était bien chanceux. Un temps s'écoula pendant lequel Seiji avait prit un crayon dans la trousse de Roxane pour gribouiller sur la table. Les réflexions de la jeune femme avaient jeté un froid, Seiji n'avait déjà plus véritablement envie de discuter puisqu'il s'occupait déjà avec autre chose. Puis, sans qu'on ne sache réellement pourquoi, il finit par s’intéresser de nouveau à son interlocutrice.

- T'as pas les traits nippons. Encore moins l'accent. Du coup, tu viens d'où ?

Il pouvait parler, lui aussi n'avait pas du tous des traits asiatiques et n'avait aucun accent lorsqu'il ne se forçait pas. En même temps, avec des parents anglophones de base, même s'il était né à Konoha, il n'avait pas vraiment la carrure d'un japonais. Relevant légèrement les yeux vers Roxane un instant, il se demandait d'où elle pouvait bien venir et pourquoi elle avait quitté son pays pour venir ici. A moins qu'elle était dans le même cas que lui, un enfant venant de parents étrangers résidents néanmoins ici.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: • Dame de Fer, la belle affaire!   

Revenir en haut Aller en bas
 

• Dame de Fer, la belle affaire!

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» BELLE TAPISSERIE
» Notre Dame de Paris
» Le futur d''Haiti selon l''homme d''affaire Mike Spinelli
» Arrivée d'un Seigneur ébouriffé et d'une blonde Dame
» Haïti-Justice : L’affaire des 200 enfants empoisonnés bientô

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1 :: Corbeille V.3/V.4 :: Sujets divers-