Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 Le retour des Uchiwa. 8D

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Sachiko & Sasuke
@ Kaiki niveau 5 - Prof. d'anglais et des Kaiki // Médecin Conférencier

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Féminin Scorpion Coq
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Age : 24
Métier désiré : Est déjà enseignante / médecin
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Fiche d'identité
Pouvoir: Contrôle du feu
RP en cours:

MessageSujet: Le retour des Uchiwa. 8D    Dim 8 Juil - 16:15

○ AVATAR : OC - Dahlia

○ NOM : Kitsako (anciennement Uchiwa)

○ PRENOMS : Sachiko

○ SURNOMS : Sachi, Sacchan

○ ÂGE : 44 ans (D:)

○ DATE DE NAISSANCE : 23 Juillet 1992

○ LIEU DE NAISSANCE : Konoha

○ ORIGINES : Japonaises

○ CLASSE : /

○ ORIENTATION SEXUELLE : Hétéro

○ METIER (ACTUEL ou ENVISAGÉ) : Professeur d'anglais et d'entraînement aux Kaikis


Spoiler:
 


Pouvoir


Type : Élémentaire feu
Pouvoir : Contrôle et création du feu
Comment je me débrouille avec : Kaiki de 1ere génération, elle fut infecté dès le ras-de-marrée suite à des blessures après son accouchement. Autant dire que depuis le temps, et après avoir brulé de nombreuses fois son jumeaux, elle réussit plutôt bien à le maîtriser, au tel point qu'elle reçu le titre de Professeur d'entraînement aux jeunes Kaiki. De niveau 6, elle peut utiliser le feu comme le créer de ses mains. Mais la création du feu ne peut se faire qu'à ses extrémités, comme les pieds et les mains. Jamais elle ne pourra créer du feu venant... de son coude ! (image plus bas)
Mes inconvénients : Au début, elle ne le savait pas, mais son pouvoir la rendait stérile. Suite à son premier enfant mort-né, elle du attendre quelques années avant de comprendre (après avoir refusé quelques temps de l'utiliser) les relations de causes à effets. Mais elle s'est bien rattrapée ! La voilà mère de 6 enfants :p


Spoiler:
 


Physique


Maigre. Si si, un vrai tas d'os. Pourtant pas anorexique, mangeant même plutôt avec appétit, Sachiko n'a jamais était du genre à prendre du poids, qu'importe ce qu'elle mangeait. Le teint pâle aussi, et des yeux souvent cernés d'une magnifique couleur rubis. Et pourtant, malgré ces aspects, cette femme n'a pas une apparence aux airs malades. Les joues plutôt rosées, un maquillage légèrement noir laissant ressortir la couleur de ses yeux, uniques. Typique de la famille à laquelle elle appartient, les Uchiwa. Longtemps elle porta des cheveux longs et raides, lui donnant un aspect morbide, bien qu'elle ne fut pas ce que l'on pourrait appeler moche. Depuis sa découverte du broshing, et que les cheveux plus courts étaient nettement plus pratiques, elle ne quitta plus cette habitude. De temps à autre, elle se plait à les laisser lisse, mais c'est plus rare. Plutôt dans la taille moyenne, atteignant les 1 m 64 (accompagné généralement de talons).
Ce qui est de son style vestimentaire, comme les vieux. Comme dirait certains de ses élèves. Certes un style un peu démodé au yeux des jeunes gens auprès de qui elle enseigne, mais son éducation lui rappela toujours de garder un minimum de classe dans la garde robe. Tailleur, chemisier, jupe droite ou pantalon de toile. Il lui arrive même parfois, de porter des jeans ! La seule fois où elle pore un ensemble qui semblerait plus adapté à la pratique sportive, c'est lors des cours d'enraînement aux jeunes Kaiki. Même chez elle, croyez le, elle ne se relâche jamais vestimentairement parlant ! Bien que parfois, elle reste une partie de la matinée en peignoir.
 


Spoiler:
 

Caractère


On est foutu, turlututu ~


L'exemple même de la dame parfaite, vous voyez ? Vous avez tout compris dans ce cas. Miss Frigide girl, comme on l'appelait si souvent dans sa jeunesse, n'a jamais laissé tombé son masque de glace derrière lequel elle se complait à disparaître. Seuls ses frères et son maris sont capables d'entrevoir des brides d'elle-même au travers des fissures, et c'est aussi uniquement face à eux qu'elle oserait baisser les bras. Ne jamais montrer ses faiblesses, voilà ce que lui avait apprit la vie depuis tout ce temps. Rester fier, respectable en toute circonstance et ne jamais laisser transparaître une once de doute. Et pourtant, malgré tout ça, elle offre son amour à sa famille et ses amis de manière considérable. Capable de se plier en quatre jusqu'à en oublier de dormir, parfois strict, parfois trop généreuse. Ses enfants et les autres savent qu'ils peuvent trouver en elle une confidente non négligeable. C'est grâce à ce masque permanent qu'elle est également capable de garder un quelconque secret, du plus bénin, au plus affreux. Ses principaux attraits restent donc qu'elle est douce, calme et conciliante, bien qu'elle s'est forgé avec le temps, un petit caractère qui des fois peut paraître désagréable. Et pourtant, avec ses élèves, elle se manifeste comme ayant un certain sadisme, aimant les taquiner plus que tout. Chose aussi importante, c'est qu'elle ne parle que rarement d'elle, préférant laisser le soin aux autres de se mettre à découvert afin d'être conseillé. Non, vous n'entendez que rarement ce qui lui pèse sur le coeur, ou alors attendez la présence de ses frère, son mari ou Naruto. Souvent mélancolique, elle aime passer du temps à flâner en solitaire, profitant du temps ou du paysage continuant quelques fois sa passion pour la photographie (ayant même intégré une galerie d'art avec  ses oeuvres une fois). Pour ce qui est de la musique, cette passion ne l'a jamais quitté et souvent elle accompagne son mari à son studio pour chantonner quelques airs avec lui. Mais ce qu'elle préférait -lui étant impossible dû à l'âge de ses enfants- c'était le chant avant le coucher. Chanter des berceuses tout en contemplant les êtres qui lui sont chers étaient pour elle le plus beaux des cadeaux.  


Spoiler:
 



Famille





Armado Kitsako : 44 ans, marié depuis 25 ans, musicien professionnel, souvent en déplacement.  Homme sympathique, aimant rire et faire rire et passer du temps avec ses enfants lorsqu'il le peut.

Ryôga Kitsako : 25 ans. Fils aîné déjà dans le monde du travail. Bon vivant, n'aimant pas rester à stoïque. Son truc, c'est les animaux et la vie en extérieur.

Rui Kitsako : 21 ans. Fille en 2eme année de fac. Très indépendante, elle décida de quitter le foyer familial pour Tokyo dès ses premières années d'études de lycée. Kaiki niveau 3, clairsentance.

Ayane Kitsako : 16 ans, dit Aya. Fille en 1ere année de lycée. Douce, aimante, réfléchie, elle est l'incarnation de l'élève studieuse et passionnée. Membre du comité des élèves.

Arata Kitsako : 16 ans. Fils en 1ere année de lycée. Avant il était drôle, social, aimant profiter de l'instant. Depuis la mort de sa petite amie (assassinée) au collège, il a perdu son sourire d'avant, tire tout le temps la gueule et se réserve. Kaiki niveau 2, pouvoir de lévitation.

Chizuru Kitsako : 13 ans. Fille en 2eme année de collège, très coquette et aimant les choses mignonnes. On la distingue de sa soeur par ses longs cheveux. Kaiki niveau 1, élémentaire de vent.

Kaoru Kitsako : 13 ans. Fille en 2eme année de collège, un peu garçon manqué et aimant le sport. On la distingue de sa soeur par ses cheveux courts. Kaiki niveau 1, élémentaire foudre.



Sasuke Uchiwa : 44 ans, frère jumeau. Chirurgien à l'hopital de Konoha, il a souvent des cernes sous les yeux et a l'air constamment fatigué. Il se dispute souvent avec sa femme.

Miki Uchiwa : 41 ans, belle soeur, femme de Sasuke. Anciennement Hirosawa. Rédactrice en chef dans un magasine de mode et ancien modèle photos. Elle aime les gentlemen et pose un point d'honneur sur l'éducation de ses enfants, usant souvent de la menace.

Fukuto Uchiwa
: 17 ans, neveux, en 1ere année de lycée. Fils de Miki et Sasuke. Teigneux, petit merdeux, il ne s'entend plus avec Arata depuis la mort de sa petite amie (rf. fiche d'Arata/Ayane). C'est un kaiki niveau 2, avec une force physique décuplée.

Masaki Uchiwa : 15 ans, neveux, en 3eme année de collège. Fils de Miki et Sasuke. Autant dire qu'il est la star de la famille, son ambition ? Être acteur. il aime se pavaner imitant un défilé de mode, jouer la comédie et se donner en spectacle.

Shinobu Uchiwa : 13 ans, nièce, en 2eme année de collège. Fille de Miki et Sasuke. Petite fille adorable, sauf si l'on embête son grand frère Fukuto. Elle passe son temps à être obsedée par sa ligne, voulant être élue Pop-teen.


Itachi Uchiwa : 53 ans, grand frère. Travaille comme agent du SWAT, et cumule d'autres boulots, par goût d'une vie active. Il ne vieillit pas vraiment et paraît plus jeune que son petit frère et sa petite soeur (bien des secrets autour de ça!).

Nanako Verlet : 52 ans, belle soeur, femme d'Itachi. Elle est journaliste pour la chaine d'info et créatrice d mode autodidacte dont le cabinet se trouve chez elle. Un peu folle, souvent à courir après ses enfants, elle aime faire des blagues et est très appréciée du public.

Amaya Uchiwa : 16 ans, nièce en 1ere année de lycée. Fille d'une prostitué et d'Itachi Uchiwa, elle n'est arrivée dan la famille qu'il y a quelques mois (de l'année 2037) et s'impose déjà avec ses lois. Arata ne semble pas indiférrent face à elle... Kaiki niveau 2, contrôle du métal.

Haiko Uchiwa : 16 ans, son filleul et neveux, en 1ere année de lycée. Fils d'une prostituée et d'Itachi Uchiwa; il n'est arrivée dan la famille qu'il y a quelques mois (de l'année 2037) et semble être très apprécié des plus jeunes de la famille. Mais il semble distant sur pas mal de choses...

Ayame Uchiwa : 15 ans, nièce,  2eme année de lycée. Fille de Nanako et Itachi. Aucune information pour le moment

Shishui Uchiwa : 14 ans, neveux, 1ere année de lycée. Fils de Nanako et Itachi. Gay, aucune autre information pour le moment.

Léandre Uchiwa : 12 ans, neveux, 1ere année de collège. Fils de Nanako et Itachi. Aucune autre information pour le moment.


Ringo DelShikaku : 40 ans, demi soeur dont elle ne connu l'existence lors de sa 1ere année de fac. Aucune autre information.

Ezio DelShikaku : 40 ans, mari de Ringo, beau frère. Aucune autre information.

Ichiho DelShikaku : nièce, Aucune autre information.

Mikan DelShikaku : nièce, Aucune autre information.

Suika DelShikaku : Neveux, Aucune autre information.


Ryû Kitsako : 51 ans, beau frère, grand frère de son mari. Il lui manque un bras et est passionné d'équitation. Aucune autre information.

Ryohei Kitsako : 20 ans, fils de Ryu et ???. Neveux. 1ere année de fac. Aucune autre information.

Kohei Kitsako : 17 ans, fils de Ryu et ???. Neveux. 2eme année de lycée, Kaiki. Aucune autre information.


Ezio Akihide : 18 ans, Fils d'Hiroshi et Emilie, son filleul.

Ethan McDowell : Grand frère de Sakura, âgé de 19 ans, 3eme année de lycée. Kaiki niveau 2, pouvoir d'intangibilité. Il a été receuillit chez elle lorsqu'il avait 7 ans (elle 9) car il était orphelin.

Rose McDowell : Grande soeur de Sakura et jumelle d'Ethan, âgée de 19 ans. 1ere année de fac, kaiki niveau 3. Receuilli chez elle car orpheline.

Sakura McDowell : Filleule, âgée de 14 ans, 3eme année de collège. Kaiki niveau 1, technopathe. Elle a été receuillit chez elle lorsqu'elle avait 2 ans car orpheline.

Monica Belmont : 16 ans, fille d'Edward McDowell et Hana Firerun (sa cousine).

Raphael Belmont : 19 ans, fils de Kajin et Gockin Firerun (son cousin). Son filleul

Kayla Tokoyama : 19 ans, fille de Yaelle Tokoyama et de Ryu Firerun (son cousin)


Fils Tsumi (London, Romeo, Paris et ) : Enfants de Nick Tsumi, grand ami de son jumeau. A la disparition de leur père, Sachiko leur offrit un appartement au quartier Uchiwa pour qu'ils n'aient pas à payer de loyer. Ils sont sous la tutelle de London.

Kawazu Mikura : Fille de Kazuma et d'une étrangère, elle est la nièce de son frère. A la disparition de son père, elle fut receuilli chez son parrain.

Kazuma Mikura : Grand ami de son frère, revenu du passé jusqu'au futur, à l'âge de 19 ans. Seuls Sasuke et Sachiko sont au courant. Il est officiellement le cousin de Kawazu.

Spit Fire : Dans le même cas que Kazuma. Concubin de Kazuma dans le futur.

-> Tous vivent au quartier Uchiwa (sauf les Belmont et Kayla).



In Real Life

○ Prénom / Pseudo : Michi
○ Âge : 18
○ Présence : Très régulière
○ Ancien Pseudo : Sachiko & Sasuke Uchiwa
○ Code : Ta mère en tutu.
○ Autre :


Dernière édition par Sachiko U. Kitsako le Mer 10 Oct - 0:42, édité 19 fois
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Arata Aya Kitsako
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MessageSujet: Re: Le retour des Uchiwa. 8D    Lun 29 Oct - 22:03

Histoire




Enfance.


Cette journée était normalement vouée à être belle à en déduire le chant tumultueux des oiseaux et le soleil luisant d'une chaleur réconfortante. C’était sûrement aux alentours de midi, étant donné la hauteur du soleil dans le ciel. La douce chaleur et l'énorme épaisseur de la couverture formait un cocon rassurant et protecteur, dont je ne voulais pas sortir; blottie à moitié en boule. Je ne savais pas quel jour on était, juste que la saison tournait aux alentours de l'hiver vu la lumière scintillante reflétée sur la neige qui tapait sur le plafond. J'ouvris difficilement les yeux... Le soleil tapait directement sur mes yeux, m'empêchant de continuer à dormir et m'étouffant sur le surplus de chaleur. Je pris donc la difficile décision de m'extirper de ce cocon de chaleur. Mon pied se posa sur le sol, et j'eus comme l'impression de chuter sur le sol, me préparant mentalement à m'étaler sur le sol... Mais rien ne vint, je n'étais pas tombée, je n'avais même pas bougée d'un pouce. Sûrement dû au fait que j'étais restée trop longtemps allongée. D'un pas las, et pas du tout décidé, je me dirigeai vers la salle de bain de notre chambre, manquant par moment de choir réellement en titubant tel le lendemain d'une cuite. -Du moins, je n'avais vu ça que dans les films-. Je pris peur lorsque je vis la tête horrible que j'entretenais. Mon teint déjà livide était devenu plâtreux, et mes yeux étaient cernés. Je frissonnais de dégoût. C'est là que me revint le fait que j'étais malade, et que je n'étais pas allée en cours sous ordre impératif de ma mère. D'où le fait que j'avais pu traîner aussi tard dans le lit, il n'y avait personne dans la maison. Mais c'était quand même étrange, qu'il n'y ait absolument personne... Mais ce n'est pas très important; qu'un détail en somme. D'un geste décisif et déterminé, je me giflai la figure avec de l'eau glacée. Et j'avoue que ce geste, bien qu'un peu fou, me fit un bien incomparable ! Mes joues se rosèrent légèrement, me donnant meilleure mine. J'affichai un sourire satisfait. Puis quelque chose retint mon attention, une sorte de brouhaha constant venant de la petite salle d'à côté; la salle de réception de la famille, se trouvant dans une sorte de petite maison à part du quartier.
Aussi lentement que j'étais venue, je retournai le passe las vers ma chambre; me préparant dans la même cadence. Une fois totalement préparée, je ne pris même pas la peine de me chaussée pour sortir et pris de vieilles pantoufles. De toutes les manières, je devrai les retirées pour entrer dans la salle, alors à quoi bon ? Le froid de l'extérieur le me fouetta le visage et me donna un énorme frisson. Quelle idiote je fais, j'étais sortie sans veste ! Tant pis, la chaleur de la pièce devrait suffire. Mais bizarrement, j'avais du mal à avancer, comme si une force invisible m'en empêchait, me retenait et ne voulait pas que j'avance. Alors je persistais, encore et encore, à contre courant. Quand je réussi enfin a contrer cette force, ce fut comme si elle m'avait lâché d'un seul coup, manquant de m'étaler sur le palier de la salle. Haletante, je repris mon souffle, une main sur le cœur; et celui-ci battait une chamade étrange dont j'ignorais encore la cause. Mais soudain, un cri des plus stridents se fit entendre, me perçant les tympans, et me déchirant le cœur. Je n'entendais plus rien, hormis un bourdonnement à la fois sourd et strident. Mes mains se plaquèrent par réflexe sur mes oreilles, voulant stopper ce supplice. Les cris s'intensifièrent et ceux des femmes se mélangèrent à ceux appartenant sûrement à des hommes. Mais que se passait-il donc dans cette pièce !? D'un pas prudent, mais surtout étourdis -mes oreilles ne voulant pas me laisser la paix- je m'avançai vers la porte, l'ouvrant d'un coup sec en y imposant tout mon poids. Et lors que mon regard se porta sur la pièce, il y avait du sang partout, et des cadavres entassés par dizaines à tout coin de la pièce... Cette vision me révulsa au point que je faillis en dégurgiter tout mon repas de la veille. Mes genoux fléchirent et en un rien de temps ils touchèrent le sol. Itachi était là, au fond, seul survivant, semblant surplomber le tout fièrement, mais tout en pleurant... Il était assis sur un fauteuil, tel un roi, et quelques cadavres lui servant de bonniches. Je ne comprenais plus... Je ne comprenais fichtre rien à la situation !! Un survivant rampa jusqu'à ses pieds, le suppliant et l'implorant... Il sorti un sabre de nul part et il s’apprêta à achever ce dernier des survivants ; je ne pouvais pas le laisser faire non ! C’était notre famille ! Et comme si la scène se déroulait au ralentis, ma course pour atteindre le pauvre malheureux se fit vraiment lente ; mais heureusement que les mouvements d’Itachi avait subit le même effet que mes jambes. Alors que je voulais absolument traverser la pièce pour tenter de sauver ce dernier survivant, certains cadavres reprirent vie et s’agrippèrent à mes jambes, manquant de me faire choir contre mon gré de nouveau. Mais ma détermination était plus que là, il fallait que j’y arrive ! Comme si c’était l’ultime but de ma vie. De plus en plus de cadavres rampèrent jusqu’à moi pour m’empêcher d’assouvir ma quête. Rien… Ne… M’en… Empêcherai !! Enfin, après de nombreux efforts, j’arrivai à sa portée, alors qu’il allait porter le coup de grâce. Ma main se tendit en avant pour tenter d’atteindre le bras de mon frère, en vain… L’épée transperça le cou du survivant d’un seul coup distinct, sous mes yeux effarés et apeurés. Le sang s’éparpilla dans tout les coins, et formant un cercle aux pieds de la malheureuse victime. Il ornait aussi désormais mon visage. Le liquide chaud coula le long de mes joues, je restai statique… Cette vision d’horreur m’avait pétrifiée, je ne pouvais plus dire un mot, plus bouger un seul de mes membres. Ce qui me fit revenir à la réalité, fut une douleur atroce sur ma hanche… Mes yeux roulèrent vers le bas et aperçurent alors une blessure sur toute la hanche, saignant autant que la tête manquante du malheureux. Itachi avait le visage quasiment collé au mien, je ne voyais plus le sien, mes yeux se troublèrent, et lui montait le sabre de plus en plus haut, sûrement pour me le planter au plus profond de ma poitrine, et lorsque la lame s’abattit sur moi…


« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!!!! »


« - Sachiko ? Eh Sachiko !?? »

Quelqu’un me secouais... Lorsque je repris enfin la conscience des choses, je me rendis compte que j’étais simplement dans son lit, le visage et la nuque en sueur. Par pur réflexe ma main se posa instinctivement sur ma hanche, donnant un indicatif du rêve à la personne qui venait de m’en extirper. Ma hanche n’avait rien, je sentais juste la petite bosse que formait la cicatrice, mais aucun sang ne coulait… Puis mon attention se porta seulement quelques secondes après sur la personne responsable de mon réveil soudain ; ce n’était autre que Sasuke, mon frère jumeau. Son visage inquiet m’indiqua que j’avais dû crier un peu trop fort…

« En… Encore ce rêve !? » Demanda-t-il à mon égard

Je lui répondis que d’un signe de tête, étant encore trop estomaquée pour pouvoir produire un son de ma bouche. Mes yeux se baissèrent, gênés. Une petite mine désolée s’installa sur mes traits figés. Il s’installa du coup sur le rebord du lit, me poussant un peu pour pouvoir poser les deux fesses et me prit la main, j’en déduisit que c’était dans le but de me rassurer. Mes yeux glissèrent lourdement jusqu’au réveil digital, par curiosité. 02 : 42 affichait-il. Un détail me sauta donc aux yeux, pourquoi, -alors qu’on était en semaine- Sasuke était-il toujours habillé ? Comme à l’accoutume, il n’avait pas trouvé le sommeil, du moins c’est ce que je suspectais fortement. Mon regard se fit réprobateur, mais il n’en démordit pas pour autant. Il l’ignora tout simplement. J’y avais gagné des cauchemars horribles, et tous plus bizarres les uns que les autres ; et Sasuke des troubles du sommeil. Pendant que Sasuke regardait ailleurs, j’entrepris une observation de ses mains qui tenait les miennes. Un drôle de déclic se fit en moi… Ces mains me paraissaient si grandes comparées aux miennes… A la fois si forte et si rassurante, des mains d’hommes. Mais quand en était-il devenu un ? Il n’y a même pas quatre ans, il était encore un petit garçon aux mains à la peau duveteuse. Mais il avait grandit, sans même que je m’en aperçoive. Sasuke prit complètement place, dos adossé au mur et les jambes étendues sur le lit, me serrant contre lui en attendant que je me rendorme. Je logeai ma tête sur son torse en le prenant dans mes bras, je m’y sentais si bien. Vingt ou dix minutes passèrent, je ne sais pas, et Sasuke trouva finalement le sommeil avant moi.
Mes pensées se plongèrent alors vers le passé… Toute notre enfance. Jamais nous n’avions manqué de quoi que ce soit, ayant tous grandit dans une famille assez riche. Dès notre plus jeune âge, nous avions apprit les bonnes manières, et les meilleures façons de se tenir, ce qui pourrait passer pour une prétention chez certain. On avait juste été éduqués comme cela, c’est tout. Par ailleurs s’en suivait de multiples réceptions toutes les plus ennuyeuses les unes que les autres. Il n’y a que les réceptions familiales qui étaient légèrement moins ennuyantes. Tout autant que Sasuke, je ne connus par vraiment notre père, toujours en train de travailler au four et au moulin, et jamais là pour nous. Il en était quasiment pareil pour Maman, mais elle faisait son possible pour nous donner son amour. Mais ce ne fut qu’Itachi qui s’occupa réellement de nous, jouant le rôle de la père et du père. Itachi était devenue le modèle à suivre de Sasuke et voulait absolument lui ressembler, encore plus car Papa ne faisait jamais attention à lui et qu’il avait énormément besoin d’un père pour modèle. Le temps passa, jusqu’à ce que nous entrions à la petite école avec Sasuke, la petite école privée du quartier, nous empêchant d’aller jouer avec les autres. Je me souviendrais toujours de l’image des enfants jouant au square municipal, et mon irrésistible envie de les rejoindre ; ils avaient tellement l’air de s’amuser. Mais le majordome n’en démordit pas et me tira jusqu’à la voiture par la manche, jouer avec les gosses du village nous était interdit. Tout le long de notre scolarité, c’était toujours la même chose à vrai dire, il fallait avoir le succès et être premier de la classe sous peine de réprimande sévère par Papa qui ne s’occupait de nous que pour ça.
Et tout s’enchaîna comme ça, au fil des années et des années. Le collège devait se passer dans le même topo, interdiction de sortir voir les autres enfants ; mais cette fois ci Maman avait réussit à nous faire intégrer dans une école publique où nous pouvions au moins avoir des amis. Mais c’était quand même assez restreint comme amitié, ne pouvant jamais les voir en dehors des cours. Tous ces enfants que j’avais vus dans ce square semblaient être pour la plus part présent ici. Étant à l’époque assez sociables, souriants et avide de découvrir un monde que nous ne connaissions pas, et nous étions très vite devenus populaire au sein de l’établissement.
Mais ce temps ne dura que peu de temps. Ce fut vers le milieu de notre première année de collège avec Sasuke, qu’Itachi passa à l’acte. Alors que Sasuke était en cours, je dû sous obligation formelle de Maman, de rester au lit pour la journée. Ma température étant assez élevée et ayant le visage plâtreux. Ce jour là fut le jour qui marqua le plus gros penchant de notre vie, à tous. Itachi décima toute la famille, et comme dans mon rêve, croyant à un dernier survivant, me blessa à la hanche. Le dernier souvenir qu’il me resta alors de mon frère n’était autre que ce visage triste et en larme, ce visage déchiré par la peur et le regret. Ce visage qui hante constamment mes pensées... Et étant la seule à l'avoir vu, personne ne semble croire à la possibilité d'un acte forcé. Après ça, nous avons abandonnés le quartier résidentiel, et nous nous sommes installés dans l’appartement d’un cousin en centre ville, ne voulant absolument plus vivre dans cet endroit où il y avait eu tant de morts, et mon esprit incapable d'effacer la scène. C'est un grand cousin, Madara aussi appelé Tobi, qui nous prit en charge, revenant exprès sur Konoha. Mais tout comme le reste de la famille Uchiwa, il était un adulte, et toujours absent et occupé à son travail. C’est à partir de ce moment là que nous avions perdu la totalité de nos amis, restant froids, distants et très peu sociables. Tout comme moi, Sasuke ne voulait avoir de nouvelles relations ; car le prix à payer d’avoir des gens qu’ont aiment, c’est de devoir les quitter ou de les perdre un jour. Le temps passa, et malgré les épreuves, nous faisions notre chemin.

J'y fis également une drôle de rencontre, un dénommé Gockin Firerun, se présentant comme mon cousin ?! Voilà encore un des nombreux mystères de cette famille -qui a mon goût possède trop de secrets... Mais c'était une partie de la famille qui avait été reniée, d'où le fait que je ne l'avais jamais vu au paravent. De plus, nous avions sympathisé dès les premiers moments et je l'adorai déjà. Malheureusement mon frère ne semblait pas du même avis....


Adolescence.


Le collège prit fi Sasuke et moi entrions sans problème, et même sous dossier l’année suivante dans la plus prestigieuse des écoles du Japon. Tobi nous avait mit en garde sur la magie de cet établissement, il aurait la capacité de faire changer les gens. Mais Sasuke, autant que moi d’ailleurs, n’y croyons pas vraiment à ce genre de chimères. Désormais, mon seul but était d’entrer dans les forces de l’ordre et de me servir de ce statut pour servir le bien; Sasuke lui était malheureusement trop prit par sa vengeance contre Itachi…
Et au final, Tobi s’avérait avoir peut-être raison ? Lors de ma première année, bien que je fus froide et que je n’approchai personne comme à l’habitude, je fis la rencontre d’un certain Kitsako Armado. Ce garçon là n’avait pas eu la vie facile non plus, et je ne savais pas vraiment pourquoi je m’étais éprise de compassion pour lui. Nous étions à la plage lors de notre première rencontre, et je n’avais alors jamais remarqué que nous étions dans la même classe –étant rentrés que depuis deux mois, je n’avais pas encore toutes les têtes enregistrées. Mon attention s’était donc portée sur ce mystérieux brun de ma classe. Et au plus je l’observais, au plus je me sentais étrange, sans savoir vraiment pourquoi. De toute manière, je suis absolument sûre qu’il ne savait même pas qui j’étais et qu’il s’en contre fichait complètement de moi, alors à quoi bon s’attarder ? Et puis je m’étais fait la promesse de ne plus m’attacher à quiconque, je ne veux plus jamais avoir à revivre ce que nous avions vécu. Mais alors pourquoi donc ce garçon me rendait-il toute chose !? Un coup à se prendre un mal de tête pour rien … En tout cas, je n’en ai jamais touché mot à personne, et me contente de l’observer en silence, et cela durant un an déjà.
Et c'est ainsi que se débuta ma première année dans le lycée. J'y retrouva également Naruto, meilleur ami et mon premier amour, au détour de nouveaux conflits. Car il est vrai qu'il nous avait laissé ces années de collège, alors quand bien même qu'on avait le plus besoin d'être entouré avec Sasuke. Mais ce n'était pas tout. Cette année fut plus bouleversante pour moi que les autres, de part mes retrouvailles avec celui qui fut mon amour d'enfance, de part celui qui m'avait ouvert les yeux sur celui qui hantait mes nuits et les remplissait de cauchemars. Avec Sasuke nous ignorions toutes les tentatives de Naruto de se rapprocher de nous. Ça semblait plus m'affecter que Sasuke en premier lieu, mais avec le recul et la réflexion, les choses étaient d'autant plus difficiles pour lui. Mais un incident malencontreux finit par nous réunir à nouveau. Minato Namikaze, 4eme directeur que l'école ait connu, trouva la mort dans un accident suspect. Mais avant d'être simple directeur, il était aussi et avant tout le père de Naruto, son dernier parent vivant. Ne le voyant plus se présenter aux cours, je pris la décision contre la volonté de Sasuke, d'aller le voir. Mais alors que je m’apprêtais à toquer à la porte, je fus devancée par un Sasuke qui avait décidé de lui pardonner ses maladresses. C'est ainsi qu'à l'honneur d'une ancienne amitié, nous redevînmes ce que nous étions avant, de grands enfants ! Nos caractères n'étaient plus tout à fait les mêmes, je le concevais très fortement, mais en sa présence tout semblait devenir si simple... Je retrouvais la légèreté d’antan. Quelques temps après, une annonce titilla mon attention. Il s'agissait d'un recrutement pour un groupe de musique, n'ayant présentement qu'un chanteur-guitariste. Jouant de la basse depuis mes 10 ans -Itachi m'ayant apprit les bases rudimentaires- et Sasuke sachant très bien jouer du piano, je lui émit l'idée. Il n'était pas partant, bien évidemment ! Et puis la popularité que lui apporterait le groupe serait d'autant plus lourde qu'elle ne l'est déjà. Seulement, Naruto qui avait tout entendu trouva l'idée bien plus entraînante. Et nous accompagnant nous inscrire, Sasuke finit par nous rejoindre. Pourquoi ? A l'époque, j'ignorais ses raisons. Mais maintenant je sais qu'il n'agissait que par pure et simple jalousie. Et oui, Armado Kitsako était le créateur de l'annonce du groupe et Sasuke ne semblait pas du tout aimer sa manière de se comporter envers moi. Il est vrai qu'il me troublait, et je pense qu'il l'avait bien remarqué. Deux autres personnes nous rejoignirent au final, des jumeaux américains se trouvant aussi être dans notre classe. L'avantage, c'est qu'étant tous de la même classe, nous avions le même emploi du temps. C'est ainsi qu'est né Black Diamond, sans doute la meilleure expérience musicale de toute ma vie... Et tout ça servit également à remonter le moral de mon meilleur ami. Je me souviens aussi très bien des concerts que nous faisions à chaque fêtes de l'école, nous nous amusions tellement ! Ah et c'est aussi à ce moment là que beaucoup de choses changèrent... Le 3eme directeur avait reprit ses fonctions après la mort de Mr Namikaze, en attendant que quelqu'un puisse en assurer les compétences. Seulement, il était vieux, et il finit par trépasser. Le parrain de Naruto obligea donc son filleul à venir avec lui, afin de convaincre une femme de venir prendre la tête de la boutique. Il loupa deux semaines de cours, si mes souvenirs sont bons. Et ces deux semaines... Woah. Tout d'abord il eut le bal de noël, où ne jouions pas cette fois-ci. Voulant lui parler d'une idée pour le groupe, enfin si ce n'était pas qu'une simple excuse pour pouvoir lui parler, je le cherchais des yeux, en vain. C'est donc vers le toit que ma quête se porta, voulant un peu prendre l'air. Ce petit coin me plaisait énormément et il était idéal pour fuir la foule ambiante. C'est alors que je le vis, là, adossé à la barrière de sécurité, regardant la vue de l'école sous la neige. C'est ici qu'il m'avoua pour la première fois ses sentiments envers moi, prétextant ne plus pouvoir les contenir. Et voyant que je restai dubitative face à son aveux, il se contenta de m'embrasser le front avec un sourire triste, m'accordant tout de même une danse. Avec le recul, je me dis que l'on est bien bête lorsque l'on est jeune, de penser plus aux contraintes qu'à ce qui importe vraiment, l'amour. Suite à cela, notre relation n'a heureusement pas changée. Mais ce n'est pas ce qui m'importa le plus dans cette fin d'année. Non, Naruto n'était pas revenu seul de son petit voyage, la nouvelle directrice prit alors ses fonctions. Et je sentais également naître en Naruto des réactions bizarres à mon égard. Encore plus en présence d'Armado par ailleurs. Mais notre plus grosse surprise fut quand même celle là... Le retour de Nasu. A Konoha ! Elle se souvenait de l'adresse de Naruto et en avait profité pour lui rendre visite, et il en profita pour lui avouer tout ce qui avait changé depuis le temps... C'est à dire beaucoup de choses. Affolée lorsqu'elle apprit la mort de notre famille et de celle du père de Naruto, elle demanda à nous voir immédiatement. C'est donc sous les larmes de nostalgies que se déroulèrent nos retrouvailles si longtemps attendues. Naruto ne pouvait pas nous faire plus beau cadeaux ! Et ça, Sasuke s'en souvient encore, un sourire mélancolique sur le coin des lèvres. Son amour d'enfance retrouvé, les deux tourtereaux ne se lâchaient plus d'une semelle, rendant Naruto d'autant plus nerveux qu'il ne l'était à l'ordinaire. Ils n'avouaient pas être ensemble, mais ça se voyait à leurs regards échangés et à la bonne humeur soudaine que semblait afficher Sasuke. L'autre changement, ce fut le jour de la Saint Valentin. J'étais partie un peu plus loin que la ville, et en revenant, quelle ne fut pas ma surprise de trouver mon grand frère, livide et transparent, faisant consumer sa cigarette sur le quai. Les premières minutes furent dures, difficiles à admettre et j'étais apeurée. Seulement, les paroles d'Armado me revinrent en tête, ainsi que ce visage larmoyant et désemparé de ce jour d'orage... Prenant un courage que je ne me saurai douté, je finis par renouer les liens avec celui qui fut autre fois, l'homme de ma vie. Itachi était d'accord pour revenir dans ma vie, mais pas dans celle de Sasuke apparemment. Il disait qu'il n'était pas prêt. A quoi ? Je ne le savais pas encore à cette époque là... Mais de l'avoir retrouvé me fit un bien fou, croyez moi.


C'est ainsi que nous entrions dans notre deuxième année de lycée. Il débuta avec une once de folie néanmoins… La ville, en partenariat avec l’école organisa une sorte de grand jeu, réunissant ainsi les deux grandes écoles. Et ma popularité étant apparemment plus importante que je ne pus l’imaginer, je fus nommée Reine Blanche pour l’événement : Konoha In Wonderland. Bien entendu dans l’équipe du Staff et de l’organisation, je ne connaissais qu’une personne, qui était également dans ma classe. Shikamaru Nara, qu’il s’appelait me semble-t-il. Bref, alors que je me sentais totalement ridicule dans le costume de la Reine Blanche, Armado me remonta quelque peu le moral avec deux ou trois compliments bien tournés. Je ne sais pas trop ce qui me décida à franchir finalement le cap, sûrement la fougue de la jeunesse et d’un amour naissant. Mais à la fin du jeu, je lui remis une récompense que je lui avais promise en début de jeu, une réponse positive à sa demande. Et c’est ainsi que se déroula le début d’une longue histoire… Et qui n’est toujours pas prête de se finir ! C’est fou tout de même, à ce moment-là, jamais je n’aurai pensé une seconde que cette histoire allait durer… Non pas que je ne le voulais pas, mais nous étions au 21eme siècle, et les couples n’ont jamais eu la réputation de tenir autant de temps. Enfin bon… C’est également cette année-là que je découvris nos origines et la véritable identité de ce qui était autrefois ma famille. Je savais bien sûr que les Uchiwa n’étaient pas de réputation très nette, mais étant de leur sang, ma vision en faisait d’eux des presque-anges. Il ne s'agissait en fait que d'histoire de consanguinité et de magouilles génétiques pour la jeunesse éternelle... Et apparemment ce n'était pas vain ! Madara, Tobi... Il avait plus de 100 ans d'après les archives. Cette révélation m’abasourdis plus qu'autre chose. Et encore plus lorsque j'appris qu'Itachi était également un cobaye réussit. Sauf qu'en absence du produit ci-joins aux documents, il risquait de voir sa vie écourter... Mais le dosage resta un mystère pour moi et pour les scientifiques à qui j'avais légué ça. Et Itachi ne semblait pas plus emballé que ça que de trouver un remède qui lui sauverait la vie... Malgré le fait qu'il soit un adulte responsable, je le trouve justement impétueux et irrespectueux pour sa famille. Malheureusement il dit qu'il ne s'agit que de choses de la vie, et qu'il faut vivre avec... Cela me fait beaucoup de peine. Enfin, parlons d'autre chose. Si je me souviens bien, c'est également à cette époque que nous avions rencontré Nick Tsumi. Et que Sasuke donna ses premiers cours de soutiens à domicile, où il rencontra la jeune Miki, qui deviendra plus tard une source intarissable de soutiens... Et de disputes. Oui, vous avez bien compris, Miki est ma belle-sœur, et je les ai vu plus se disputer que de se faire des mamours. Chacun sa façon de l'exprimer après tout. Oh, et j'oubliais un événement quand même majeur... Notre récompense pour avoir participer ou d'avoir gagner le jeu de début d'année ! C'est un bateau qui devait mener les gagnants et les organisateurs sur un petit séjour d'un mois de vacances d'été, accompagné bien entendu d'une séance de soutiens. Et les autres, un simple séjour sur une île-musée pour une journée et retour à la normal par la suite accompagné de cours d'été bien entendu. Et tout cela s'est au final soldé par... Un naufrage ! Si si, des deux bateaux en plus... Et celui dans lequel je me trouvai, tout le monde semblait avoir un kit de survie accroché dans un sac... Oui, ce naufrage ne semblait pas être des plus naturels, mais nous n'avions jamais compris ce qu'ils voulaient nous enseigner en nous faisant subir ça... Enfin. Les choses ne se sont pas réellement bien déroulées durant ce mois, et il était difficile de survivre dans un endroit où le soleil tape aussi fort qu'un four au thermostat maximum. Et au retour de cette aventure pittoresque, on nous apprit une nouvelle qui fut aussi lourde que la perte de notre famille entière. Ce fut le père de Nasu lui-même qui vint nous apprendre son décès, ou plutôt son meurtre, encore aujourd'hui irrésolu... Cette révélation détruisit notre quatuor, brisant chacun de nous en plusieurs morceaux. Seulement, le plus atteint fut encore Sasuke. Je me demande encore comment il fit pour tenir la barre hors de l'eau et ne pas songer à sombrer... Enfin, à ce moment là. C'est aussi à cette période là que Sasuke revit Itachi, qui n'était là que pour raviver cette flamme de vengeance qui avait commencé à s'éteindre avec le temps... J'en ai toujours voulu à Itachi d'avoir fait ça à ce moment là. Quoique n'importe quel moment fut mal choisit pour ce genre de choses. Je pense que sa rencontre avec Miki aida pas mal de chose tout de même.

Et si je pensais qu'après tout ça, ma vie serait un long fleuve tranquille, je pouvais dors et déjà faire une crois dessus. Nous entrions donc dans notre 3eme année de lycée avec Sasuke, avec toujours autant de maladresses. Pourtant, nous nous étions fait des amis... La vie est parfois étrange tout de même. Nous avons fait une rencontre, des moins anodines si je puis dire... Il s'appelait Sean Kelley, et il était apparemment intéressés par ce que pouvait révéler nos secrets familiaux. Bien entendu, Itachi, Madara et moi étions les seuls à en avoir la connaissance. Mais ce fut Sasuke qui en subit encore le plus. Les choses se sont corsées mais nous fîmes la rencontre au club de Karaté d'Elio Shunsûke, connaissant apparemment plus que bien ce Sean. Je crois que sans lui, nous ne nous en serions jamais tirés indemnes... Par ailleurs, Sasuke avait finit par sortir avec Miki, par la force des choses et les visites de cours particuliers jamais abouties par du travail mais plutôt par... D'autres choses. Par ailleurs le harcèlement ne s'était pas arrêté là, nous avions même finit par recevoir des menaces, Naruto aussi... Je crois que je n'ai jamais autant vécu dans la peur et dans l'insécurité qu'à cette époque là. Sasuke avait même trouvé des mouchards dans l'appartement. Pour me protéger de tout ça, Armado me fit la proposition de venir habiter avec lui dans une maison appartenant à son père et qui lui reviendrait à l'âge adulte, ou quand il souhaiterait emménager et construire sa vie. Bien entendu, Sasuke était aussi le bienvenue mais il refusa, ne voulant pas quitter le centre ville. Je trouvais ça un peu brusque, voir même précipité. Mais l'insécurité me fit réfléchir plus vite. C'est ainsi que débuta notre vie à deux, à Armado et moi. Dans cette maison de bord de mer qui est actuellement sous location. Les mots, les insinuations continuaient de plus belle et sans interruption, au point qu'il ne pouvait même plus dormir tranquillement (bien entendu ce détail fut omit durant des années), et il prit une décision qui me sembla être une nouvelle fois une épreuve pour lui, se séparer de Miki. Et malgré ça, l'effort fut soldé par son enlèvement. Je ne me rappelle plus exactement les détails, mais nous avions réussit grâce à l'aide d'Itachi et Madara, à les sortir de là... Ah oui, Sasuke fut lui aussi prit en otage, bien évidemment... Enfin tout est bien qui finit bien, sauf pour Miki qui ne voulu plus entendre parler de Sasuke... Peu de temps après, je reçu ma demande de fiançailles de Armado, me soldant qu'il avait eu trop peur de me perdre et qu'il avait alors prit conscience de l'importance que je prenais dans sa vie. Et l'importance qu'il prenait dans la mienne... Et je ne regrette jamais mon choix, celui d'avoir dit « oui ». Malheureusement mon bonheur s’entacha à nouveau par la dégradation de Sasuke... Toutes ces nouvelles, notamment celle d'un éventuel futur mariage, ne le mettait pas du tout en joie et il avait perdu sa joie de vivre. Il sortait souvent le soir, jusqu'à je ne sais quelle heure n'étant pas là pour vérifier, rentrant dans des sales états -visibles le matin au réveil- et restant dans son mutisme permanent... Je ne savais que faire pour lui venir en aide... Et ça, ce n'était que le commencement de ce qui était déjà la fin...

Car si les choses commençaient un peu à se calmer, nous étions à nouveaux victimes de notre famille et des problèmes qu'elle eut engendrer. Il s'appelait Yuzuji, c'est la seule chose que je savais sur son identité. Apparemment, le côté mafieux des Uchiwa avait finit par assassiner sa petite sœur en qui tous ses espoirs se plaçaient. Malheureusement pour nous, il était également le régisseur d'une grande bande de Yakuza prêt à en démordre pour leur chef... Et encore une fois, alors qu'il s'en prenait à Sasuke à plusieurs, Elio nous vint en aide en les divertissant, nous permettant de fuir. Mais avant tout, nous avions commencé notre première année d'étude en faculté, à l'école supérieure d'enseignement de Konoha. Sasuke s'était inscrit en médecine, et moi en section Éducation avec Naruto dans la même classe. Heureusement, Sasuke finit par rencontrer une autre fille, Junko, qui réussit à adoucir les sombres habitudes dans lesquelles il s'était logé. Suite à cela, ce fut à mon tour de sentir un peu la présence de la solitude, Armado partant quatre mois aux états-unis, afin de rejoindre le pays porteur du symbole rock et pop, voulant s'assurer une carrière dans la musique avec Edward, le guitariste de notre groupe au lycée. Oh, j'oubliais un gros détail... Une surprise m'était survenue suite à notre première nuit de fiancés, un joli ventre rond ! Et comme je me trouvais être contre l'avortement, je décidai d'un accord conjugal, de garder le fruit de notre amour. Et ce fut Naruto qui fut choisit pour être le parrain de cet enfant, la marraine encore inconnue à nos répertoires. Le temps passa, et Sasuke même avec la présence de Junko, ne semblait pas se remettre de son état semi-végétatif, quasi-agressif. Et un jour, alors que je me rendais à l'appartement suite à des appels inquiétants de la part de Junko, je vis la vision que je n'aurai jamais préféré voir dans ma vie. Croyez-moi, c'était la dernière chose dont j'avais besoin et sûrement une des images les plus traumatisantes, avec l'assassinat de la famille et la perte que j'eus à encaisser plus tard. Il ne répondait pas, mais j'avais le double des clés. Il était dans la salle de bain, sans aucune réponse audible provenant de sa part. Et part une curiosité qui peut paraître mal placée, j'ouvris la porte pour voir le spectacle désolant d'une tentative de noyade dans la baignoire, accompagné de coupures au niveau des avants bras. D'un temps trois mouvements mon sang ne fit qu'un tour dans ma poitrine. Je me jetai à l'eau pour récupérer son corps et l'en extirper, il respirait heureusement encore... Je crois que je n'eus jamais aussi peur de toute ma vie, ni autant crier de désespoir... Pourquoi !? Rien ne servait que je me répète la question, je le savais au fond de moi.. Ce fut mon impuissance face à son mal-être qui me rendit le plus malade. J'eus la chance d'être là, d'avoir pu le sauver à temps... Je ne sais pas si j'aurai pu survivre de le perdre... C'est donc le cœur lourd que je choisis de revenir à l'appartement du centre ville afin de m'occuper de lui le temps qu'il se remette de ses émotions. Jamais je n'aurai pu prévoir ce qui pouvait se passer par la suite, s'il aller s'en remettre... Mais chose sûre, il avait vu mon affaiblissement de jour en jour, la grossesse presque à son terme n'arrangeant rien. Je ne sais pas quel fut l'élément déclencheur, mais le matin en me levant, alors que je me dirigeais jusqu'à sa chambre pour le réveiller -après tout nous étions presque en fin d'année- je la trouvas vide. Plus de Sasuke, plus d'affaires importantes ni dans l'armoire ni dans la salle de bain... Et le frigo quelque peu vidé de ses réserves... Avait-il osé faire ça ? Malheureusement oui. Je vis quelques minutes après, un mot écrivant qu'il partait, et qu'il était bien entendu inutile de chercher à l'en arrêter. Il ne reviendrait qu'une fois ses questions intérieures mises à nues et résolues. Et ce fut vrai, mais ce départ me fit souffrir plus qu'autre chose, bien que s'avérant bénéfique pour lui. Je me sentais comme abandonnée par ceux que j'aimais, entre autre mon frère jumeau et celui qui serait quelques mois plus tard, mon mari.
Et si seulement je croyais que rien de pire ne pouvait arriver, je me trompais à nouveau très lourdement. Je me souviendrais toujours de ce jour-là, cette journée là en particulier... Le temps semblait ordinaire, comme si rien ne semblait présager le désastre qui nous attendait alors. J'avais rendez-vous avec Naruto et sa nouvelle copine et son frère au parc d'attraction. Apparemment bien décidé à me faire sortir de ma morosité. Ni Armado ni Sasuke n'étaient rentré, mais au moins je savais Armado en vie. J'appris sur place que Yuna -femme de Naruto- venait de tomber enceinte, et je ne fus qu'heureuse pour Naruto qui allait décocher son diplôme d'ici peu de temps et donc subvenir au besoin d'une famille. J'avais un petit pincement au cœur tout de même, je tenais énormément à Naruto et le fait qu'il soit amoureux me fit sentir quelque peu jalouse. Mais de mon côté je ne pouvais pas réellement protester, ayant déjà mari et enfant en préparation. Et ce fut là que tout nous tomba dessus, les murs, les barrières, les établis. Si, au sens littéral et figuré. Ce fut alors le plus gros tremblement de terre que le japon eu connu et Konoha ne fut pas épargné. Et comme ma chance est désormais légendaire, la brutalité me fit perdre les eaux, à prématurité de deux mois. Ce fut donc la panique la plus totale, déjà que nous n'étions pas très tranquille dans nos têtes... Personne ne savait quoi faire bien entendu... Et fort heureusement, alors que Naruto gesticulait dans tous les sens ne sachant quoi faire et que Yuna me soutenais, nous avions fait la rencontre d'Itachi et d'une jeune femme qu'il traînait avec lui, Nanako -désormais ma belle-sœur, par ailleurs. Apparemment fille de médecin, elle avait quelques fois assisté à des accouchements prit de vitesse dans les couloirs de l’hôpital, alors qu'elle l'attendait pour rentrer. Elle eut même à en assister deux ! C'est donc grâce à ses soins que je réussis sans trop de mal, à accoucher de celui qui sera mon premier enfant. Suite à un commun d'accords, nous avions décidé de nommer notre premier enfant Ryôga s'il se trouvait être un garçon. Et ce fut le cas ! Seulement, les choses ne se passèrent pas -comme si tout allait se finir pour le mieux... Un évènement marquant, qui ne s’effacera jamais de la mémoire commune. Un tsunami. Alors que nous reprenions notre souffle après toutes ces agitations malencontreuses, une nouvelle menace pesa au-dessus de nos têtes. Itachi le remarqua le premier, pointant du doigt d’un air peu assuré l’horizon, présentant une énorme vague prête à s’abattre sur la ville toute entière. Cette nouvelle nous figea de stupeur et l’effroi se prit de nos corps. Mes yeux se portèrent alors vers les êtres qui m’étaient chers, présents avec moi… Comment ferai-je si le sort avait décidé d’en ôter un à la vie ? Sans que nous ne pussions rien faire ? Il ne fallait pas y penser, il fallait surtout penser à un moyen de tous se mettre en sécurité. Yuna repéra assez vite le toit de la bâtisse, semblant assez solide pour résister et assez haut pour ne pas être submergé. D’un commun d’accord, nous nous préparâmes à tous y accéder le plus rapidement possible. Seulement, une nouvelle secousse prit, manquant de tous nous faire tomber par la fenêtre brisée… Mon inquiétude ne fut que plus grande lorsque je vis que le drap qui entourait Ryôga était resté accroché plus loin, mon fils dedans … Et tout s’écroula. Ce fut le début de ma descente aux enfers, le terminus… N’ayant eu le temps que de faire un pas pour tenter de le ramener à moi, une partie du mur s’écroula, là, à cet endroit. Pas un autre, non, celui-ci. Juste celui-ci… Je ne me souviens plus trop des choses qui ont suivies, ou du moins comment tout s’est enchainé… Je me souviens juste de mes cris, mes pleures. De la panique… Je crois même que Naruto criait avec moi. Puis tout le monde se mit à paniquer voyant que la vague n’était plus très loin désormais. Mais plus rien ne m’importait, mon temps s’était figé. C’est Itachi qui, me prenant dans ses bras, m’emmena dans leur course folle jusqu’aux étages supérieurs, afin d’atteindre le toit avant que tout ne s’éclate. Nous avons survécu avec tant bien que mal à tout ça, tous accrochés sur le bord du toit, priant de tous nos corps que les dieux soient clément avec nos vies et ceux que nous connaissions. Mais moi, je n’arrivais plus à prier. Mon esprit était figé. Tout s’enchaîna vite suite à cela, je n’avais plus aucune notion du temps qui passait. Ma première semaine à l’hôpital se passa sans même que je ne m’en rende compte. Je n’existais tout simplement plus. Comme si j’étais resté là, accrochée avec le drap, coincée sous tous ces éboulis… De ce qu’on m’a raconté, je suis restée un peu plus de deux semaines sans décrocher un mot, sans décrocher un sourire ou un regard empli d’expression. Même la nourriture n’arrivait pas à me faire ouvrir la bouche, au point que l’on dû me brancher sous perfusion quelques temps. Mon esprit n’était plus là de toute manière, ce corps ne me servait plus à grand-chose. Je recevais régulièrement la visite de Naruto et Yuna, ce dernier faisant tout son possible pour arriver à me faire réagir. Mais même lui, mon premier amour, mon meilleur ami, ne réussit rien… Itachi vint aussi, et à ma grande surprise –bien que je n’en avais pas l’air-, Nanako aussi. Plus souvent que lui par ailleurs, chose que je trouvai adorable de sa part. J’eus aussi la visite inattendue du grand frère à Armado, ce qui me rassura, de le savoir en vie. Tous ces gens présents pour moi, et sotte je suis n’arrivant pas à remonter la pente glissante que je venais de finir. Au fond du trou, oui, je crois que je n’ai jamais ressentis ce vide intérieur auparavant… Une chose me fit réagir néanmoins. Lui. Il fut autorisé à revenir au Japon au bout d’un mois, dès que les pistes des villes alentours furent remisent en état de marche. Suite à une discussion, il me confia que ce jour là fut le plus stressant mais aussi le plus salvateur de toute son existence… Il me savait en vie, et c’était le plus important pour lui. Lorsqu’il me vit dans ce lit d’hôpital, mal en point et maigre comme tout, il ne put s’empêcher de me prendre au creux de ses bras. Son odeur réveilla mes sens, cette chaleur réchauffa mon cœur glacé. Et les larmes coulèrent. Enfin. Suivit de cris, de tout ce que je contenais depuis presque un mois. Me vidant l’esprit, le corps, me lavant de tous ces remords… Je n’eus rien à lui expliquer, Itachi et Naruto s’en étaient chargé pour moi fort heureusement… Il versa quelques larmes avec moi, mais je voyais bien qu’il se retenait, voulant se montrer comme étant mon fort de soutiens, mon pilier inébranlable. Mais ma surprise la plus grande fut celle qui suivit… Sasuke.
Ce passage mérite un petit flash-back. Si tout ceci a pu être possible, c'est grâce à Naruto. Dès qu'il se rendit compte que je ne sortais pas de l'hôpital non pas parce que j'étais encore blessée, mais plutôt par total abandon de la vie, il s'enquit à envoyer plusieurs textos par jour à mon frère, jusqu'à ce qu'il réponde. L'insultant apparemment de tous les noms, de lâcheur, de sans cœur, d'égoïste même. Et de tas d'autres choses dont je n'oserai jamais prononcer les lettres... Mais l'important, c'est qu'il était là. Devant moi. Jamais il n'eut pu me faire plus beau cadeau. Son état stoïque et chagriné m'indiqua qu'il ne comptait pas repartir loin de moi de si tôt... Du moins je l'espérais. Si j'avais pu à ce moment là, je me serai jeter dans ses bras, pendue à son cou et je ne l'aurai plus lâché jusqu'au lendemain. C'est presque ce qu'il s'est passé à vrai dire, mais ce n'en fus pas moi la protagoniste. Comblée, c'était le mot. Malgré ce trou béant qui se présentait sur ma poitrine, malgré mon cœur en miette, ils étaient là. Les hommes de ma vie.
Les choses changèrent après cela, du tout au tout. Nous fîmes la rencontre d'un nouvel ami de Sasuke, avec qui il avait noué quelques liens lors de son voyage. Blessé du tremblement de terre, il resta quelques temps à l'appartement en centre ville avec Sasuke. Et chacun de notre côté, nous nous transformions en monstre... Je sortis de l'hôpital une semaine et demi après le retour de Sasuke en ville, ce dernier ayant veillé à mon chevet très souvent durant ce temps. Finalement, et à mon grand étonnement, mon frère me laissa aux bons soins d'Armado dans notre nouvelle maison. Mais j'eus du mal à rentrer à nouveau dans cet endroit et la porte de la chambre du bébé fut condamnée, les clés jetés par la fenêtre dans un excès de rage. N'étant pas en assez bon état pour redonner à la ville son aspect luxurieux d'antan, Armado passa ses journées à l'extérieur, accompagné des jumeaux, Sasuke et Naruto. Je n'eus rien à faire, si ce n'est retrouver l'ordre qui régnait dans la maison avant le tremblement de terre. Par chance, le Tsunami n'avait pas frappé dans cette zone de la ville, ni même là où se trouvait l'ancien quartier familial. Et ce fut là que tout commença, où des choses étranges se mirent à voir le jour... La présence du feu dans ma vie devint de plus en plus imposante. D'abord devant les fourneaux, il suffisait que je sois irritée ou trop concentrée, pour que la gazinière se mette à produire un surplus de flammes, n'ayant pourtant aucune raison d'être. Plusieurs fois je crus que notre cuisinière était tout simplement mal réglée. Mais d'autres apparitions étranges firent leur venue. Parfois, ma main prenait feu, ou mes pieds, et cela sans raison. Ces apparitions me rendirent folle, je ne savais plus comment les gérer et pourtant je ne pouvais pas l'ignorer comme étant une simple divagation. Ce feu me semblait étrange, il ne me brûlait pas. Je me souviendrais toujours de ce moment où les infos commencèrent à fuser sur d'étranges phénomènes. La ville semi-reconstruite laissait apparaître des créatures étranges, comme tout droit sorties d'un film de sciences-fictions. Et pourtant, nous étions bien dans la vie réelle, et non pas dans un quelconque jeu ou film. Et outre cela, les supers héros commençaient eux aussi à prendre place dans la réalité. Le chaos des esprits et de l'institution... Le gouvernement avait peur de tous ces changements. Tout cela m'inquiéta, étais-je comme ces bêtes de foires ? Ces monstres qui nous faisaient trembler et nous dissuadait de sortir trop souvent ? Ce feu ne m'était hostile, et il ne l'était à Armado que lorsque je me trouvais énervée contre lui. Je n'étais pas la seule à le voir, ce qui m'était rassurant. Et c'est en l'annonçant à Sasuke, que je fis une découverte... Je n'étais pas seule... L'ami qu'hébergeait Sasuke, Kazuma, se trouvait lui aussi en possession d'étranges apparitions... De flammes. C'est ainsi que commença notre vie de Kaiki. C'est ainsi que furent nommer nous autres possédant une sorte de … Don. Nous faisant sortir de l'ordinaire. Si seulement tout aurait pu être aussi simple... Tout comme je les voyais avant de ne savoir que je leur appartenait, le gouvernement ne vit que des monstres, dangereux et incontrôlables. Souvent, l'on voyait à la télé, des histoires de ces hommes devenus fous dans l’incompréhension de leur situation. C'est donc en compagnie de notre nouvel ami, que j'appris à maîtriser ce que j’appellerai mon don.
Suite à cela, je pus reprendre mes études, ou du moins le mois qu'il en restait, ainsi que les examens. L'économie du Japon avait perdu de sa splendeur, mais l'emploi ne fut jamais aussi glorieux et recruteur. C'est avec brio que je fus reçu en tant qu'enseignante d'anglais à la nouvelle Konoha Gakuen, encore en prise de pleins de changements. Et d'autres un peu plus personnels, qui allait changer le cours de nos vies, avec un retour au passé plutôt agréable.

Vie Active.



Ces péripéties ne sont pas aussi catastrophiques que le reste de ma vie, mais ma sortie de l'hôpital ne m'aida pas en tout. Certes nous avions condamné cette chambre, et Sasuke était revenu. Mais ce n'était apparemment pas le cas de mon moral. Je n'arrivais pas à encaisser la perte de cet enfant, hantant mes nuits encore et encore. Je me sentais comme souillée, incapable... Fort heureusement ma capacité à étudier outre-passait mes états d'âme, ce qui m'aidait à réussir ce concours. Seulement le sommeil et l'appétit ne suivait pas, je recommençais à me murer dans un mutisme effrayant. De plus le petit jeux Itachi-Sasuke s'étant réinstallé et cela sous mes yeux, je ne pus le supporter encore. Et comme si le destin voulait me tirer un pied de nez en se moquant de ma situation, Naruto eut quelques temps après, son premier enfant. Je ne pouvais que me réjouir de son état de béatitude, mais ça ne fit que m'enfoncer dans ma nouvelle pente glissante. A le voir si heureux, les voir si comblés... J'en avais presque envie de vomir de jalousie. L'école me donna pas mal de soucis et mes états-d'âme avaient réussit à prendre le dessus sur toute raison et motivation. Je n'arrivais plus à rien, je ne supportais plus grand chose. Mais au moins, tout ce mal-être aura servi à quelque chose qui me tient à cœur... L'enterrement de la hache de guerre entre mes deux frères. Ringo m'aida aussi quelque peu (oups, j'ai omis ce détail important... Petit aparté, Ringo est la fille illégitime de notre père, en quelque sorte notre demi-sœur. Au début, elle ne nous portait pas dans son cœur et cela pouvait se comprendre. Mais nous avons apprit à nous connaître, et les choses se passent mieux désormais. Elle est venue me voir lors de ma grossesse, et quand j'étais à l'hôpital aussi apparemment. Voilà maintenant un an et demi qu'elle est entrée dans notre vie). Pour comprendre tout cela, il faut quelques autres explications... C'est Armado, qui, inquiet, avait téléphoner à Itachi pour savoir quoi faire, et surtout comment faire pour arriver à me venir en aide. M'ayant proposé une solution que je refusa, il demanda à Sasuke de venir me parler pour me convaincre. Il n'en vint pas à bout de ma ténacité, et je commençais à perdre patience de les voir ainsi insister. Pour moi ce n'était qu'une mauvaise passe, qui passerait au prochain coup de vent. Mais ce n'était apparemment pas l'avis de ceux qui avaient à me supporter depuis quatre mois dans cet état... Je fus donc menée contre mon gré chez un psychiatre, par, à ma grande surprise, Itachi et Sasuke -sans oublier l'accord de mon mari. Je leur en voulait beaucoup dans les premiers temps, mais je ne crois pas que j'aurai été capable de m'en sortir seule. Malgré la prison de glace qui m'entourait depuis de nombreuses années, je n'étais qu'une enfant brisée en son intérieur, une multitude de morceaux qu'il fallait recoller. Armado s'en ait beaucoup voulu aussi de n'avoir rien pu faire pour pouvoir m'aider ou ne serait-ce que m’apaiser. Mais jamais je ne lui en ai voulu. Comment aurai-je seulement pu ? Il faut néanmoins que je revienne sur un point... C'est Itachi qui vint en premier tenter de me convaincre, et sans même le savoir, Sasuke se ramena le même jour. Je crus que la fin du monde était arrivée... Oui, l'orage qui gronda dans ma maison ce jour là fut plus puissant encore que le tsunami. Armado qui n'était au courant de rien des histoires de famille ne comprit pas comment Sasuke pouvait haïr à ce point celui qui portait l'appellation de grand frère. A vrai dire, tout ce qu'il savait résidait dans le fait que j'avais un frère jumeau, un grand frère, une demi-petite sœur et pas de parents... Ce ne fut qu'à ce moment là que des questions lui virent en tête. Pourquoi? Quand le problème fut réglé par des explications d'Itachi ne voulant plus que la guerre continue, et qu'ils soient surtout souder pour me venir en aide, mon mari tomba dénue. Il comprit tout, le pourquoi de nos comportements à Sasuke et moi, cette distance que je tenais entre nous, et surtout ma fragilité... Je dois dire que les choses furent plus facile ainsi. Heureusement, il ne prit pas la fuite et continua à m'épauler malgré le fait qu'une partie de lui venait elle aussi de s’effondrer à l'écoute de notre histoire.
Une chose me rassura, Sasuke était bel et bien parti pour rester. Il se ré-inscrit à la fac pour reprendre sa deuxième année de médecine qu'il avait laissé en plan. Il était même allé retrouvé Miki et Junko pour s'excuser. Et apparemment avec Miki, tout va pour le mieux... Enfin, ils se sont réconciliés d'un accord plutôt charnel, dira-t-on. On ne les changera jamais.

Le gouvernement changea avec l'arrivé de ceux que l'on appellera désormais Kaikis (ou dit monstres, dans le plus clair des langages. L'appellation populaire était même la traduction du mot monstre en lui-même : Kaibutsu.). L'information passa à la télévision et désormais le Japon entier était mit dans ce secret d'état. Les étrangers furent interdit durant de nombreux mois d'embarcation et seul le commerce étranger pouvait encore passer les frontières. Chaque personne décelant une part de pouvoir en eux se devait de se présenter à l'infrastructure la plus proche de leur habitat, afin de se faire recenser. Et c'est ainsi, que comme des bêtes de foire, nous furent enchaîné à l'étiquette qui nous serait attribuée à vie. Et gare à ceux qui osait prétendre être normal... Des mois voir des années de prison était à la clé. Oui, une vrai dictature c'était mise en place petit à petit... Lors de mon recensement, je retrouvais quelques têtes connues. Notamment Yuna la femme de Naruto On se vit attribuer des numéros, suivit de codes-barres apposés sur la nuque, et ceux qui osaient s'y opposer subirent le même traitement que ceux voulant déserter leur devoir. Puis des changements se mirent en place au fur et à mesure. Tout d'abord des machines capable de détecter les personnes possédant des pouvoirs, réduisant ainsi le crise de désertion. Et certains se mirent même à la solde du gouvernement, créant ainsi une police d'élite, aussi puissante envers les infectés que les non infectés. Vint après cela un système de classement de niveaux de puissance. Du niveau 1, pour ceux n'ayant découvert leur don que récemment. Jusqu'au niveau 7, où le pouvoir est maîtrisé à sa perfection. Mais tout cela ne se mit en place qu'après d'intenses recherches sur le développement des pouvoirs de chacun. Et comme chacun tentait tant bien que mal d'améliorer ses capacités surnaturelles, créant des amalgames de Kaikis dans des rings de combat improvisés. Le gouvernement chercha à canaliser ça aussi, en créant des formations au pouvoir. Et c'est ainsi que ma profession se divisa en deux... Ma maîtrise du feu s'améliora au plus je l'utilisais et j’atteins vite ce qu'ils appelaient, le niveau 5. C'est ainsi qu'en plus d'être enseignante d'anglais, je me mit à enseigner l'art de l'entraînement Kaiki, entre autre, une salle où il était possible d'apprendre à maîtriser son pouvoir et à ne pas le rendre dangereux pour autrui.



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Le retour des Uchiwa. 8D

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