Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]

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MessageSujet: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Mer 25 Jan - 0:21

~ Event Konohappocalyptik - Chapitre 1 ~



Namie venait de quitter les locaux effondrés et irrécupérables de la bibliothèque et se dirigeait maintenant vers la sortie du lycée.
Elle avait cru entendre des cris, mais c'était ses oreilles qui lui jouaient des tours. C'était soit des tuyaux de gaz griffés qui sifflaient leur air, soit des grincements aiguës des structures métalliques, soit ses acouphènes. Elle tendait l'oreille le plus qu'elle le pouvait, mais tout n'était que grincements menaçants et effondrements assourdissants.

Sa toux se calmait, mais sa gorge était définitivement asséchée et lui brûlait de plus en plus à chaque respiration et à chaque déglutition. Namie ne pleurait plus non plus. Cependant, ses larmes avaient formé des sillons propres sur son visage qui avait recueilli les cendres et la poussière des couloirs qu'elle avait traversés. Deux marques claires qui s'assombrissaient à leur tour, mais qui formait déjà sa première cicatrice. Deux balafres distinctes, aussi droites et nettes que le furent les traits dessinés par le sismographe lors de la première et violente secousse.
Elle était encore sous le choc d'avoir perdu sa bibliothèque et d'avoir été secouée dans tous les sens. Et elle était encore plus abasourdie et anéantie de voir le lycée éventré de part en part.

Elle n'avait jamais vu pareil décor, pas même dans un film puisqu'elle ne regardait que des comédies romantiques. Le désastre régnait en maître sous toutes ses formes architecturales. Partout, les vitres étaient cassées et leurs brisures s'étaient jetées au sol pour former mille miroirs. Les portes s'étaient défaites de leurs gonds, les chaises renversées sur leur flanc. Des tableaux ne tenaient plus qu'à un seul clou, pendant diagonalement, ne demandant qu'à s'effondrer par terre à leur tour. A certains endroits, des poutres avaient traversé sols et murs, éventrant les parois du lycée. Et toujours cette poussière partout.
Et le feu s'était aussi invité au carnage. Les lampes n'avaient pas explosé qu'à la bibliothèque, dans plusieurs salles aussi, leurs étincelles dévastatrices s'étaient attaqués au bois qu'elles avaient touché. Ce n'était que de petites flammes sur les bois des bureaux et des chaises comparées au fournaises dans lesquelles Namie avait laissé les livres à leur mort.
La chaleur se mélangeait aux courants d'air, qui balayaient qu'encore plus la poussière ambiante et la lançait dans les yeux et la gorge de Namie, malgré son foulard.

Accrochée dans le couloir, un lycéen avait oublié sa veste d'uniforme. Namie n''hésita pas et s'en recouvra, malgré la chaleur. Elle allait sortir, et c'était la nuit dehors, et elle n'avait pas eu le temps de récupérer ses propres affaires. Et ça la protégerait toujours, d'une manière ou d'une autre.
Et elle continua son chemin vers la sortie.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Lun 30 Jan - 1:12

L'apocalypse venait de commencer. Les gens courraient de partout dans la rue, se bousculaient, tombaient, se fichaient des autres. Malgré la nuit, la lune arrivait à éclairer la catastrophe, aidée par quelques bribes de flammes, d'étincelles dans les rues. Tout ce désastre, ces cris, ces larmes, c'était à vous couper le souffle. La terre continuait de trembler sous les pieds des rescapés qui s'enfuyaient on ne savait où, en courant. Les fissures présentes sur le sol s'agrandissaient à certains endroits, provoquant un vacarme en plus de la foule et du séisme. Un unième batiment venait de s'écrouler, faisant sûrement des tonnes de blessés, voir pire, des tonnes de morts. Cris de douleurs, de peur. Funeste nuit.

"Mais oui, c'est ça. Pff, totalement débile."

Nick éteigna la télévision d'un coup de zapette avant de balancer l'objet sur le canapé, soupirant. Revêtu d'une veste en cuir, casque sous le bras, clef dans une main, il observait la maison à la recherche d'une trace de vie. Mais à part la télé et ce téléfilm absolument débile, rien ne bougeait. C'est dans les moments comme ça que l'on se dit qu'un animal ne ferait pas de mal : vous accueillir à votre retour, vous tenir compagnie quand vous êtes seul, donner un peu de vie à une maison terne. Bon, d'habitude, ce rôle était celui d'Adrian, mais apparemment, il n'avait pas l'air d'être là ce soir.. Bizarre. Il posa son caque sur une table et se rendit dans sa cuisine. Alors qu'il ouvrit son frigo pour sortir une brique de lait, un papier rouge attira son attention, accroché au mur : "Je travaille ce soir, je rentrerai tard. Adri'. " Mystère résolu. Il porta la brique à ses lèvres et but quelques gorgées. Alors qu'il rouvrit le frigo, son regard se porta sur une bouteille d'eau : l'eau tremblait dans la bouteille. Doucement, l'eau continua son jeu, de plus en plus fort. Bientôt, ce fut le corps de Nick qui se mit à trembler avec le sol, les murs : tout l'appartement remblait. Les secousses se faisaient puissantes. Il fut quand même une bonne dizaine de secondes avant que Nick ne réagisse. Quand il commença à comprendre, il était à terre sous les violentes secousses, la brique de lait se vidait prêt de lui. Sans attendre une seconde de plus, il se releva en galère, manquant de se prendre une chaise et se dépêcha d'atteindre la porte d'entrée, esquivant au passage des objets qui tombaient au sol. Son objectif : retrouver son cousin.

Il était prêt de 23h15, cela faisait "à peine" un quart d'heure que Nick venait de quitter son logement et pourtant, il avait l'impression de courir depuis des heures. La peur était si intense qu'il ne sentait même pas le point de côté présent. Peut-être que ce qu'il se passait autour de lui était semblable au film qu'il avait coupé il y a une vingtaine de minutes mais... Pourquoi s'obstiner à regarder ce qu'il se passe autour ? Dans ce genre de situation, on ne pense plus qu'à une chose: regarder droit devant soi. Pourquoi regarder autour ? A quoi cela servait à part s'effrayer encore plus ? Il s'était renfermé : il n'entendait rien d'autres que ses pensées, ne regardait rien d'autre que le chemin du Lycée. Il courrait tellement vite que les larmes qui coulaient avaient à peine le temps de dire ouf, avant de tomber dans le vide. Machoire serrée, comme les poings, son coeur battait la chamade comme jamais. Même l'incendie qu'il avait autrefois connu, là où il avait faillit mourir n'avait pas causé autant de peur et de tension. Quelques fois il s'arrêta, observa deux rues, avant d'en choisir une, pensant qu'il irait plus vite par là. Il n'avait fait ce trajet qu'en moto de toute sa vie. Dur de savoir où allait, sans oublier le manque d'éclairement. 23h20, il venait de stopper sa course devant le portail du lycée. L'espagnol tenta de l'ouvrir, mais ce fut sans succès. Les injures commencèrent à pleuvoir, tandis qu'il essayait de forcer le cadenas. Pressé, il finit par escalader le portail, dérapant légèrement, il se retint dans sa chute. Essayant d'oublier la douleur produite par le haut du portail dans le ventre, il reprit sa course, voyant à travers les fenêtres, des flammes. Il monta les marches 4 à 4 avant d'ouvrir la porte principale et de se mettre à courir dans les couloirs. Etaient-ce ses pas qui résonnaient ? Ou ceux d'une autre personne ?

- ADRIAN !

Sa voix résonnait, mais était masquée par divers bruits de la catastrophe. Alors qu'il tourna à un coin de couloir, cherchant l'étage des langues, il freina net en voyant une jeune femme, qui avait l'air tout aussi appeurée que lui. L'aider ? Non, le portail était ouvert, elle pouvait s'en sortir toute seule. Alors qu'il alla reprendre sa course, il la stoppa dans sa course en l'attrapant par le poignet :

- Est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre dans le batiment ?

Ce qui est désagréable dans ce genre de situation, c'est le temps. Il n'y avait pas de temps à perdre et il avait l'impression d'en perdre énormement. Peut-être avait-il attendu plusieurs secondes ou à peine une poignée, mais il s'en ficha, la réponse de cette personne était trop longue. Il finit par lâcher son poignet et commença à s'en éloigner, avant d'être freiné brusquement. Lorsqu'il tourna la tête, il vit la jeune femme le retenir par le poignet. Etait-ce une réponse ou tout simplement un "sauve ta peau"? Il fronça les sourcils, interloqué et impatient, désireux de savoir si son cousin était bien ici, ou non.

- Lachez-moi !
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Lun 30 Jan - 21:23

Namie crut entendre un cri, un vrai. Elle se rua à toutes jambes vers cette indice de présence humaine.

Là, quelqu'un !

Il courait dans sa direction. Namie tendit son bras pour retenir son attention, et enfin avoir un contact humain dans toute cette catastrophe, mais au lieu d'un contact amical, le jeune homme lui attrapa violemment le poignet. Celui-ci lui demanda s'il n'y avait personne d'autre dans ce bâtiment.
Namie voulait d'abord dégager son poignet avant de répondre mais le jeune homme le maintenait avec la force d'un désespéré. Elle ne tenta alors plus rien et voulut commencer à répondre qu'elle n'en savait rien, mais qu'en tout cas, elle n'avait croisé personne sur sa route. A peine avait-elle ouvert sa bouche que le jeune homme la relâchait sans ménagement et commençait à repartir vers le fond du couloir d'où elle venait.
Une deuxième fois, son sang ne fit qu'un tour, et elle agrippa à son tour le poignet du jeune homme, mais à deux mains.
Le jeune homme rouspéta, mais pour une des rares fois de sa vie, Namie s'énerva et hurla à son attention.

- Il est hors de question que je vous lâche ! Pas avant que vous m'écoutiez ! Je viens de là, et il n'y avait personne ! N'y retournez pas, c'est dangereux, je ne peux pas vous laisser y aller ! C'est sur le point de s'effondrer, il faut sortir !

Elle disait tout ça en tentant de le tirer vers la sortie, mais elle donnait plutôt l'impression de vouloir déchirer son bras tout en patinant sur place.

-Puis d'abord, qui êtes-vous, qui êtes-vous venu chercher dans le lycée ?! Il est 23h, normal qu'il n'y ait personne à part la sotte bibliothécaire que je suis ! Il faut partir je vous répète !

Namie commençait à re-pleurer, mais cette fois-ci, c'était parce qu'elle ne voulait pas être de nouveau seule dans ce décor apocalyptique, et elle s'en voudrait trop si cette personne mourait par sa faute. Elle aurait voulu ne pas craquer, mais cette pensée l'effrayait trop.

-Ne me laissez... pas... seule...
sanglota-t-elle.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Mar 31 Jan - 21:51

Bon, elle allait répondre à la fin, oui ?! Ou alors, qu'elle le lâche. Il avait l'impression de perdre encore un temps fou, retenue par cette sangsue, qui lui tenait le poignet à deux mains. Impossible de s'en échapper, elle était décidée à le retenir. Quelle teigne! Il n'avait jamais vu une fille s'accrocher ainsi. (Pourtant, Dieu seul sait à quel point les filles s'accrochent à ce bel espagnol, huhu. ♥) Bon après tout, c'était quand même un petit bout de femme. Voir un peu plus, elle semblait "beaucoup" plus âgée que lui même. Une surveillante ? Qu'est-ce qu'elle ferait là ? Un professeur ? Oui, sûrement. Il ne l'avait jamais vu de toute sa scolarité. Ou une stagiaire peut-être ? Non, Adrian avait dit être le seul stagiaire aussi bien du lycée que de l'Université. Bref, dans tous les cas, elle avait un minimum de poigne, ce qui empêcha l'espagnol d'aller plus loin. Il la froudroya du regard. Peut-être que la vie de son cousin dépendait d'elle. Ses yeux pouvaient alors être comparables à deux revolvers, brillants de rage. On avait l'impression d'avoir la meme esperance de vie qu'une carotte au milieu d'un champ de lapin affamés. Bref, une esperance de vie bien basse, ajoutez à cela le tremblement de terre et les flammes qui les entouraient. Mais quelque chose fit revenir sur terre Nick : la voix. Il rêvait ou elle s'était mise à lui crier dessus comme un gamin de 10ans ?! Pour qui se prenait-elle, cette furie? La rage avait laissé place à la surprise, puis à un grand soulagement. Qui ne dura que quelques secondes.

Genre elle avait fait le tour du lycée avant d'en sortir! Peut-être qu'elle n'était pas de l'étage des langues! Peut-être qu'elle mentait, uniquement pour qu'il fasse chemin arrière! Pendant que l'ex mannequin tentait de savoir si c'était la vérité, la jeune femme faisait du surplace, désireuse de le faire sortir de là. Pas question, il voulait en avoir le coeur net! Mais pourtant, elle n'avait pas l'air de mentir. Elle semblait ne pas vouloir sa mort sur la conscience. Dur de faire le pour et le contre dans une telle agitation. Et disons que sur ce point là, sa fierté avait pris le dessus. Pas question d'obéir à une femme qui lui parlait sur un tel ton, même si elle était paniquée! Oui, fucking fierté. Il faut sortir, il faut sortir... Ecoute cocotte, tu sors toute seule et tu oublies l'avoir croisé dans les couloirs ? Il est assez grand pour savoir ce qu'il devait faire, non ? Elle marqua un blanc. Nick pensa qu'il pouvait enfin en placer une, mais au moment ou il ouvrit la bouche pour lui répondre sur un ton peu agréable, elle reprit. Hop, enervomètre en hausse ! Elle recommençait à gueuler. Mais apparemment, vu la fin de la phrase, elle semblait presque s'en vouloir d'être restée ce soir-l). Une bibliothécaire ? L'une de ces femmes qui serait prête à mourir pour sauver sa bibliothèque, une femme qui grogne dès que l'on arrache sans le vouloir un bout de page ? A partir de ce moment là, la jeune femme commença à faire quelques pas en direction de la sortie, le tirant. Il semblait convaincu, mais résitait encore. Le brun finit par répondre :

- Mon cousin devait travailler tard ce soir ici! Il n'est pas à la maison, pas question que je reparte sans lui, je dois le retrouver!

Ca y est, les larmes qui avaient séchées finirent par flouter de nouveau son regard. La bibliothécaire, elle, commençait serieusement à pleurer, tirant encore plus. Il fronça les sourcils mais il finit par craquer. Elle reprit la parole et sembla cette fois n'être qu'une simple femme, morte de peur. Là, il eut du mal à lui refuser ça. Il n'était pas sans coeur non plus et disons que sa détresse avait l'air profonde. Normal, tout le monde, homme comme femme devait être pétrifié devant tout cela. Il fit un pas en avant, de lui même, puis un second. Il hôcha la tête, lançant un regard rapide vers l'inconnue avant de se rendre à la sortie, entrainant la jeune femme.

- Je veux vérifier moi même, je vous met à l'abris et j'irai voir de mes propres yeux.

Pas question de croire une inconnue appeurée. Et puis, quoi, les femmes sont connues pour êtres des créatures menteuses. (mwahaha.) Nick se dépêcha d'atteindre la porte. Bien que le décor restait chaotique et que les cris fusaient, l'air nocturne avait quand même quelque chose de... Doux. Alors qu'il continuait de courir, il sentit quelque chose partir de sa poche et faire un petit bruit métallique. Il se stoppa net, coupa tout contact avec la jeune femme et se retourna : son téléphone. Il se dépêcha de récupérer son portable et la coque qui avait fouttu le camp avant d'interrompre son regard sur le voyant de son téléphone. Un message ? Il le débloqua et commença à lire un message... D'adrian! "Met toi vite à l'abris, rdv au centre ville dès que possible". Un sourire illumina le message de l'espagnol... Il avait dû finir son boulot plus tôt. Il retourna vers la jeune femme avant de rajouter :

- On va directement se mettre à l'abris, il n'est pas là.
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Dim 5 Fév - 21:48

Avant de pleurer, elle avait écarquillé les yeux un instant. Ce jeune homme venait donc chercher son cousin ? C'est sûr, comme ça, ça avait l'air d'une excuse normale, mais elle fut de la plus haute importance pour Namie. Ce jeune homme avait dû venir chercher un élève du lycée ou de l'université, mais Namie était presque sûr qu'aucun élève n'était resté. A la limite un professeur...
L'esprit de Namie ne partit pas dans ces considérations. Non. Son esprit se focalisa sur autre chose.

Est-ce que quelqu'un serait venu chercher Namie ?
Non.
Personne.
Lyndsay aurait été susceptible de venir la chercher, mais elle avait des projets ce soir, si ses souvenirs étaient bons.
Mais ! Justement, et Lyndsay ? Va-t-elle bien ? Où est-elle ?!

La voix du jeune homme lui firent reprendre les pieds sur terre. Quoi ? Il voulait quand même aller vérifier ? Mais puisqu'elle n'a entendu personne ! Bon en même temps, elle n'avait pas fait le tour complet, et ce jeune homme courrait sûrement plus vite qu'elle. Mais si jamais un plafond s'effondrait sur lui subitement ? C'était trop dangereux !
Mais elle avait déjà dit tout ça, et ce jeune homme ne voulait pas l'écouter apparemment. De toute façon, il la conduisait déjà vers le portail de l'école avec fermeté. De ces gestes taciturnes qui disent "on ne discute pas, moi aussi je fais ça pour votre bien".
Namie comprenait maintenant qu'elle ne représenterait qu'un poids supplémentaire, un boulet accroché à la cheville par une chaîne. Et elle ne souhaitait pas ça. Elle aurait aimé être un bouclier léger et résistant à tout projectiles, mais la réalité était tout autre.

Une fois arrivé à l'extérieur, elle eut l'impression de respirer à nouveau. Ici, plus de poussière dans l'air, mais une brise nocturne, et la lune qui, par sa lumière céleste, contrastait avec les lueurs maléfiques des flammes à l'intérieur.

Le jeune homme commençait à repartir quand il fit tomber son portable et le ramassa. Deux secondes après, il annonçait leur départ imminent. Namie était rassuré que plus personne de restait dans le lycée. Enfin, espérons-le.

Ce bonheur fut bien vite balayé quand les deux individus s'enfoncèrent dans la ville.
En effet, des alarmes retentissaient dans tous les coins, des cris aussi. Les logements grinçaient sur eux-mêmes, et la route était fissurée de part en part, de fait qu'on ne pouvait la chevaucher qu'en étant un piéton. Bien qu'il était tard (on devait maintenant approcher les minuit), beaucoup de monde étaient dans les rues. A courir comme eux, à plusieurs ou seuls, hurlant ou silencieux, en sang ou indemne. A côté, l'université dont ils venaient de sortir était un lieu tranquille.

Namie abaissa son masque fortuit sur son cou pour mieux respirer. Entre deux halètements de course, elle eut la force de dire :

- Ah, attendez, stop !

Il venait de passer devant un combini vide, mais laissé ouvert. Il fallait prendre de quoi survivre au cas où. Elle fit signe au jeune homme de ne pas bouger, et fonça à l'intérieur piquer rapidement deux bouteilles pour chacun. Elle n'avait rien pour transporter, et ça les alourdirait. Elle but plusieurs gorgées de sa bouteille, assoiffée, et envoya l'autre au jeune homme en le rejoignant. Elle profita de cette pseudo-pause pour demander :

- Où allons-nous maintenant ? Est-ce qu'on pourra s'arrêter pour que j'appelle quelqu'un ? Appelez moi Namie... Quel est votre nom ? Et aussi, je vous interdis de vous perdre sans moi à partir de maintenant, est-ce clair ?!
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Dim 12 Fév - 0:32

Qu'est-ce qu'elle allait lentement... A l'heure qu'il est, il serait déjà à l'abri s'il n'avait pas à trainer cette inconnue. Dans quelle galère il s'était fouttu ? S'inquiéter pour son cousin et tenter de sauver sa peau n'était pas déjà assez dur, il fallait en plus se coltiner une femme d'âge mûr ? Si à la base elle avait l'âge de Nick, nikel pour faire le héros! Je te sauve, tu me remercies, etc. (Ok je sors.) Bref, passons. Nick et la femme se "dépêchèrent" d'aller le plus vite possible en ville et cette fois, il fut bien obligé de voir la réalité qu'il avait ignoré tout à l'heure. Il voyait le massacre qu'il avait vu à la télé... Multiplié par 10 au minimum. Il y avait une sacré différence entre cet endroit et le batiment scolaire. C'était presque un paradis là bas, si on oubliait les alarmes incendies, les flammes, etc. Alors que le décor chaotique défilait sous ses yeux, il se stoppa. Nick fut freiné net et manqua de tomber en arrière tant l'inconnue l'avait arrêté brusquement. Comment ça "attendez" ?! Comment ça "stop" ?! Elle croyait qu'ils ont du temps à perdre ?! Alors qu'il allait répliquer contre sa décision, elle était déjà partie. Il la suivit du regard et la vit rentrer dans une petite supérette. Il fronça les sourcils. Elle allait y faire quoi ? Elle ui fit comprendre de ne pas bouger... MON C... La pensée de la laisser toute seule commença à peine à lui effleurer l'esprit qu'elle revint avec deux bouteilles dans ses mains. Il rattrapa de justesse la bouteille, à quelques millimètres de son torse, la fixant ensuite boire plusieurs gorgées. Il observa sa bouteille, puis la jeune femme... Du vol ? Enfin, non.. Mais oui, en quelques sortes. Pas question d'en boire une seule gorgée. Et puis même, il n'avait pas soif pour l'instant. Têtu, oui. Trop, c'est ce qu'on lui avait souvent repproché. Et ce pourquoi il n'était plus mannequin.

Il n'eut même pas le temps d'en placer une que la miss se mit alors à parler.. Parler.. Et parler. Où ils allaient ? Ah, parce qu'elle comptait encore rester avec lui ?! Bon.. Pourquoi pas. Après tout, il n'avait pas envie de rester seul. Et vu l'état de la situation... Une crise d'angoisse pouvait arriver à tout moment. Mieux vaut rester avec un adulte. Il soupira à cette idée. Il se mit à accepter ce qu'elle disait, tout. Est-ce qu'ils pourront s'arrêter pour qu'elle appelle quelqu'un ? Oui. L'appeller Namie ? Oui. Son nom ? Oui. Comment ça, ça ne répond pas à sa question? Nick fixait la bouteille qu'il avait entre ses doigts, son regard semblait loin, il semblait absent. Non, il ne semblait pas, il était perdu. Tout s'emmelait dans sa tête, toutes ces lumières, tous ces bruits, ces cris et cette pipelette. Ses doigts se crispèrent sur la bouteille en plastique qui se mit bientôt à se plaindre en craquant légèrement.

"LA FERME BORDEL!"

Il lâcha sa bouteille d'une main, les poings fermés. Il ferma les yeux, se les cachant de sa main libre, tentant de reprendre son calme. Il devait se calmer, il n'osait même plus observer la dénommée Namie qui faisait tout pour qu'ils s'en sortent bien. Il s'adossa contre le poteau derrière lui, essayant tant bien que mal d'oublier son coeur qui battait la chamade. Bientôt, les larmes se mirent à border les yeux de l'espagnol qui se mettait enfin à paniquer veritablement. Non, il devait se contenir. Il essuya discrètement ses yeux mouillés et retourna dans la réalité.

*Respirer.. Surtout, respirer...*

Ses yeux bleu se posèrent sur Namie, s'en fichant qu'elle ait été choquée par la vulgarité de l'espagnol. Il ne prêta pas attention à sa réaction et tenta de reprendre le controle de soit meme, redevenir "lui".

" Moi c'est Nick. Et a-rrê-te de parler autant, ça stresse! Derrière le magasin, ça sera plus "calme". On y va, on appelle nos proches et on se sépare, je ne vais pas me trimballer une pure inconnue, dans ce genre de situation, c'est CHACUN POUR SA PEAU!"

Oui, bon, ce n'était pas le vrai Nick mais il paniquait. Et c'était soit il pétait un câble et passait ses nerfs sur quelqu'un, soit il craquait et partait en crise. Sans attendre une quelquonc réponse de Namie, il lui tourna le dos et lui fit signe de venir par là. Il recommença sa "petite" course, doucement du moins, son rythme cardiaque n'allait déjà pas fort. Il se freya un chemin jusqu'à l'endroit calme et en effet, il l'était. Détruit, c'était sûr, mais bon. Il pénétra la petite rue et sortit son téléphone et sans attendre, appella Adrian. Il tremblait, tellement, qu'il ne savait même pas si c'était la terre qui continuait à gronder ou si ce n'était que lui. Répondeur. Il rappella. Répondeur. Bon sang, qu'est-ce qu'il foutait ?!
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Mar 28 Fév - 20:50

Un triple oui. Seulement trois petits oui, courts et concis. Le jeune homme n'avait rien répondu d'autre. Il n'avait même pas bu non plus. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? C'était le choc ? Pourtant, il n'avait pas l'air le plus choqué des deux. Namie se sentait bien maintenant qu'elle avait bu, elle se sentait plus alerte et disponible même si la poussière restait toujours là, aux recoins de ses yeux ou de sa gorge. Nous ne te quitterons pas cher hôte, semblaient-ils dire. On va rester ancrés autant que les images qui défilent devant toi. Rester là tant que l'horreur ne sera pas passée. Un problème ? Regarde plutôt la personne à qui tu t'es jointe pour cette aventure...

Namie leva les yeux sur le visage de M. Oui. C'est à cet instant qu'il hurla ses mots. Ils craquèrent comme un éclair dans le ciel. A moins que ce ne soit un ancien écho du craquèlement de la terre ? Qu'est-ce qui lui avait pris de crier de la sorte ? Elle n'avait pourtant pas beaucoup parlé. Elle n'avait pas sursauté, et elle ne pleurerait pas non plus. Namie était juste abasourdie que le jeune homme ait haussé la voix, elle n'était pas habituée aux sautes d'humeur. Et pour la première fois, deux envies se confrontèrent en elles : celle de gifler l'opportun pour le rappeler à l'ordre ou au contraire lui montrer de l'attention maternelle pour le calmer. Il lâcha sa bouteille et celle-ci, bien qu'en plastique, propulsa son bouchon au loin sous le choc du contact au sol et se déversa sur le goudron, se mélangeant aux particules et tournant au marron sombre, presque noir. De l'eau aussi se répandait maintenant des yeux du jeune homme, mais elle gardait une certaine clarté en comparaison.
Pourquoi s'adossait-il contre un poteau maintenant ? Il ne se sentait pas bien finalement ? Il aurait dû boire !

Il s'exprima enfin.
Nick. Apparemment, il y avait des choses qu'il avait du mal à supporter. Namie ne répondit alors rien. Son deuxième sentiment de tout à l'heure prit alors le dessus. Elle voulut s'approcher de lui et tenter de le réconforter, que ce soit en lui posant la main sur la tête ou aller jusqu'à le prendre dans ses bras s'il le fallait, mais il se releva et partit derrière la boutique sans rien demander.

Pendant qu'elle voyait son dos devant elle, elle se répétait ses derniers mots : "dans ce genre de situation c'est chacun pour sa peau". C'est vrai qu'elle était une parfaite inconnue pour lui et que c'était elle qui s'était accrochée à lui, qui avait tenu à le suivre, à ne pas être... seule. S'il y avait bien une chose que Namie ne pouvait pas faire dans ce genre de situation, c'était justement de jouer seule. Que ce soit pour sauver sa peau, ou parce qu'elle serait laissée. Au dernier moment, qui peut vous assurer un dernier secours ? Qui peut vous assurer que tout va bien ? Qui, quand ce ne peut pas être vous, coincée sous une poutre à ne pouvoir fixer que le plafond qui craquera tôt ou tard et vous écrabouillera comme un insecte dont il ne restera que des organes en bouillie difforme. Qui peut vous faire rester humain jusqu'au bout ?

Namie avait maintenant rejoint Nick derrière la boutique. En effet, c'était plus "calme". Les cris étaient presque éteints, plus rien ne craquait, plus rien ne tremblait.
Le calme après la tempête.
La bibliothécaire était toujours dans ses pensées, alors, bien que Nick n'aimait pas qu'on parle trop, elle allait devoir dire une phrase.

- Si c'est chacun pour sa peau, pourquoi vous démenez-vous à appeler quelqu'un qui ne répond pas ?!

Et ce dit, elle lui tourna le dos à son tour. Elle entra de nouveau dans le combini, prit cette fois une carte de la ville et repassa devant Nick sans croiser son regard.

- Adieu.

Elle continua de marcher vers une petite ruelle qui s'ouvrait derrière le combini, et s'enfonçait maintenant entre les immeubles. Ce qu'elle faisait lui pinçait le cœur, mais Nick avait raison sur un point, c'est que ces deux-là ne pourraient pas survivre ensemble. Elle s'arrêta rapidement, toussa et à son tour, s'adossa. Contre un mur cette fois. Ça lui faisait mal.
Elle sortit son portable de sa poche de jupe, et composa le seul numéro de son répertoire, celui de sa nièce, Lyndsay.
Elle colla le portable contre son oreille, et dans un fébrilement attendit sur fond d'une ligne qui sonne au loin. On décrocha.

- Allô ? Allô ! Lyndsay tu m'entends ? Allô ? Ca grésille, mais j'ai l'impression d'entendre ta voix. Lyly, où es-tu ? Tu vas bien ? Parle, j'entends très mal ? Où es-tu ?!
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Jean Pierre
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MessageSujet: Re: Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]   Mar 6 Mar - 14:38

Un vieil homme courrait -du mieux qu'il pouvait- à travers la ville. Là où il passait, les gens trépassaient. Il bousculait tout le monde, cherchant à sauver sa peau ridée. Passant dans une ruelle, puis dans une autre, Jean Pierre courrait au hasard. Il passa dans une ruelle, apercevant l'espace de quelques secondes un brun, qu'il bouscula, étant au milieu. Sans rien ajouter, il continua sa course, dans une seconde rue. Les tremblements de firent ressentir de plus en plus fort. Le concierge arriva finalement dans un autre espace et sans s'arrêter, il la traversa d'un trait, bousculant une jeune femme, la propulsant à terre. Il ne s'aperçut même pas qu'il venait de faire tomber la demoiselle en plein sur la ligne de chute d'un poteau electrique. ♫
Bonne Catastrophe.
JP ♥
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Ce n'est pas le moment de rester là ! [PV Nick]

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