Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 _ Escape. [Pv Nanako]

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Amaya & Haiko Uchiwa
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MessageSujet: _ Escape. [Pv Nanako]   Sam 31 Déc - 1:08

«  Volte-face »

    Les damnés souffriront toujours, dans la joie, la tristesse, dans l'amour ; dans le chaos et dans l'accalmie. Il y aura toujours cette arrière pensée causant la douleur. Toujours ces visages souriant en la mémoire qui causent les pleurs, qui causent l'angoisse.
    Toujours ces visages qui vous font sombrer dans la pire des folies.


    Il avait peur. Trop peur. Horriblement peur. Comme tout le monde. Et terré sous son masque calme et froid, son être hurlait son angoisse. Le temps est assassin, la famille est la seule chose qui demeure immortelle. Il devait les trouver. Eux, ces visages coupables de ses plus grands maux. Eux, ce frère, cette sœur. Il avait quitté son refuge malsain, se précipitant dans les rues dévastées de Konoha. Il avait plongé dans ce tumulte de cris, cette cacophonie de douleurs et de dévastation. Les enfants hurlent à la recherche de parents disparus, d'autres pleurent la perte d'êtres chers. Les premières secousses avaient été mortelles.

    Ses poumons le brûlaient, alors que l'air fouettait son visage d'albâtre. Courir, encore et toujours. Après des rêves, après un espoir. Après l'envie presque vitale de les voir, d'entendre les battements de leurs cœurs. Dans un instant de pitié, dîtes lui qu'ils sont en vie. Dîtes lui qu'ils vont bien, que son cœur se calme enfin, que son esprit stoppe son infinie torture. L'ignorance est le pire de tous les maux. C'est dans cet espace vide que se glisse tous nos doutes, nos espoirs ; dans cet espace vide que s'entassent toutes nos questions. Dans cet espace vide que la mort frappe, rapide et fourbe, plantant un poignard dans le dos.

    Le feu qui coulait dans ses veines semblait lui donner un second souffle, cette force inconnue de toujours se tenir debout, malgré la peur. Malgré les pleurs. Malgré la mort qui nous guette.

    Et soudain. Ce fut le choc.
    Il fut propulsé à terre, atterrissant lourdement sur le sol déchiqueté. Ce qu'il c'était passé ? Il l'ignorait. Il se redressa lentement, détachant sa carcasse de la poussière. Il toisa alors la masse chaude et tremblante qui l'avait percuté. Reconnaissant ces deux grands yeux d'azurs. Dans l'anarchie alentours, il esquissa un sourire, l'un de ces sourires que seul elle pouvait lui soutirer.

    - Il semble que tu sois condamner à me rentrer dedans.. ~

    Il planta son regard flamboyant dans celui de la jeune femme, lui tendant sa main pour doucement la relever.

    - Hn. Tu va bien.. ?

    L'analysant de bas en haut à la recherche de toutes blessures potentielles, il soupira bruyamment.

    - Mais. Qu'est-ce que tu fais dehors ? On ne vous a jamais appris que l'extérieur est une zone bien dangereuse lors d'une catastrophe, à l'université ?

    Qui pourrait bien faire de l'ironie en pareille situation, si ce n'était Itachi.
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MessageSujet: Re: _ Escape. [Pv Nanako]   Dim 1 Jan - 23:47

Une journée qui semblait s'être terminée dans un calme plutôt draconien. Les fêtes de noël étaient passées, et la seule personne à qui je n'ai toujours pas pu offrir son cadeau de noël c'est Senseï. Tant pis, la rentrée scolaire approchait à grand pas, je finirai bien par le voir. Enfin bon, je n'avais rien eu à faire de particulier si ce n'est de courir après Pearl dans tout l'appart' pour que Moon puisse la mener au vétérinaire. Rien de bien palpitant en soi. La soirée débutait dans le même refrain, au rythme des chansons enfantines de Kitty et du programme télévisé de HaJin. Pas de travail non plus ce soir... Que me restait-il à faire ? Plus grand chose, sauf l'ennui. Ce fut une publicité qui me donna la petite note d'espoir contre l'ennui : des pains chauds à la viande ! Après tout, le petit conbini du coin en vendait, pourquoi pas. Vingt deux heure quasiment vingt-trois, et je mit un pied à l'extérieur. La température me semblait anormalement chaude pour la saison, mais je n'en tint pas vraiment vigueur. Après tout, le temps est changeant.
La saison de noël, de la nouvelle année... Tant de festivité et une si grande ville où l'on se sent facilement seule. Non pas que je l'étais réellement, mais je n'ai pas eu les fonds suffisant pour rentrer en France cette année et mon père me manque. Ici noël n'est pas coutume à la famille, mais plutôt aux amours. Et il faut dire que depuis Moon, je n'ai pas eu d'autres hommes dans ma vie. Il y a bien quelqu'un en ce moment, qui me plaît plus qu'un autre, mais pour le moment la situation ne prête pas à une éventuelle relation. Voilà des fêtes signées sous un petit coup de blues, mais je ne m'en fais pas trop, les cours reprendront bientôt et les examens aussi. Argh... C'est vrai que Mars n'est plus très loin !
Sur le chemin vers le conbini, l'ambiance festive alentours me redonna un peu la pêche. Voir les décorations lumineuses, les guirlandes, les chants de noël, les vitrines pailletés... Je me sentais l'âme enfantine ressortant après dix ans d'emprisonnement. Une enfant... Voilà ce que je voulais redevenir. Une enfant avec un père, une mère et un frère présents sous le sapin, un bon repas et des rires. Une vision idéaliste, mais vraiment plaisante. Entrant dans la petite supérette, je saluais les deux-trois personnes présentes avant de me diriger vers le rayon de ma convoitise. Mmmh, j'en salive d'avance ! Alors que je passais en caisse, la lumière commençait à clignoter légèrement, comme une coupure de courant. Ce conbini ne me rassurait guère au final, de la racaille traînait en fond de rayon près de l'alcool. Je crois que je ferai mieux de me dépêcher de rentrer.


Les premières secousses.

Sortant du magasin et ayant fait à peine quelques mètres, l'air me semblait étrange. J'avais une boule au ventre, un mauvais pré-sentiment. A peine eu-je le temps de penser ça que le sol se mit à vibrer telle une pile électrique. Mon regard se porta sur les alentours, les immeubles trembler, les voitures bougeaient dans tous les sens, les lumières clignotaient pour au final s'arrêter. Je ne comprenais plus ce qu'il se passait autour de moi, tout se passait si vite que je n'avais pas le temps d'assimiler. J'avais même l'impression que c'était mon cerveau qui me jouait des tours. Ce fut les cris déchirants des passants effrayés qui me ramenèrent à la réalité. C'était réel ! Ça se passait réellement sous mes yeux ! La terre tremblait... J'avais encore du mal à y croire, la peur me pétrifiait mais les secousses me poussaient à ne pas rester sur place. Les toits, les constructions, les bâtisses, le tout s'effondrait dans une harmonie un peu trop effroyable. Le seul échappatoire qui me venait à l'esprit fut celui de courir, courir le plus vite possible, le plus loin. Le problème dans ce genre de cas, c'est que courir ne sert à rien. C'était partout pareil. Dans la rue principale, le trottoir commençait même à se fissurer, les gens continuaient à hurler. La poussière volait en tout sens, réduisant le champ de vision à seulement quelques mètres. Je suffoquais, je cherchais en vain un espace d'air à peu près respirable. Même mes yeux commençait à en souffrir de cet amas de poussière trop imposant. Alors que j'avançais à tâtons, bras en avant pour éviter les mauvaises surprises, je fis la rencontre d'un corps étranger.

- Aie! Qu'est-ce que...?

Mes yeux se levèrent vers la personne que je venais de faire tomber et mes joues ne purent que s'empourprer de désarrois. Lui, il était là ! Était-ce un coup du destin ? La situation était après tout assez loufoque. Comment était-ce possible que l'on se retrouve tous les deux ici, à cet endroit et à cette même heure ? Les probabilités étaient pourtant faible, mais je ne peux que m'en réjouir. J'avais au moins sous les yeux la preuve qu'il n'avait rien, qu'il était en vie. Soupirant de soulagement, je me rendis alors compte de notre position : il était allongé sur le sol, et moi légèrement relevée sur lui... Mon dieu !! L'embarras... Mais malgré le fait que la situation soit cocasse, je n'arrivais plus à bouger, les derniers événements m'avaient totalement pétrifiée. Me tendant sa main, il s'inquieta de savoir si j'allais bien ou non. Mes lèvres s'entrouvrirent, mais aucun mots n'en sortir, même après deux tentatives. Le seul mouvement qui me vint à l'esprit fut de poser ma main dans la sienne, et de l'attirer vers moi pour l'enlacer aussi fort que je le pouvais, et surtout tant que je le pouvais encore. Sentir son contact contre moi me rassurant dans le désastre ambiant. Si j'avais dû être seul dans cette histoire, je ne sais comment j'aurai terminé... Ma conscience me revint alors tout à coup. Et tout les autres ? Comment allaient-ils ? Étaient-ils seulement encore en vie !? Mon dieu... C'est horrible, affreux, invivable, cette sensation de doutes, d'impuissance. Au loin on pouvait encore entendre les fracas des bâtiments s'effondrer.

- Maintenant, oui... *un temps* et v-toi?

De son bras, il nous releva tous les deux, et je ne pus quitter ses bras que quelques minutes après avoir réussit à calmer mes tremblements personnels -si l'on puisse dire.

- Mais qu'est-ce que tu fais dehors ? On ne vous a jamais appris que l'extérieur est une zone bien dangereuse lors d'une catastrophe, à l'université ?
- Non, ils comptaient réduire les effectifs faut-il croire..

Cette réflexion me fit le plus grand bien, esquissant un sourire amusé, gardant sa touche d'anxiété. Mon sourire resta skotché à mes lèvres tellement ma joie de l'avoir en face de moi me prenait aux tripes. Mon regard se porta alors sur les alentours

- C'est quoi ce foutoir, y a même pas eu d'alerte... Tout s'effondre. Et tous ces gens, peut-être n'ont-ils pas eu notre chance ! C'est horrible !Y en a certainement qui sont... sont...

Non, je n'arrivais pas à envisager la possibilité de la fin de ma phrase. Je sorti mon portable pour premier réflexe de contacter tout le monde afin de s'assurer de leur bon état de santé. Ce que j'y vis me dépita autant qu'il me dit me sentir bête... Aucun réseau. Ce qui semblait être une chose normale sachant qu'il n'y avait quasiment plus de lumières dans la rue...
Deuxième secousse.
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MessageSujet: Re: _ Escape. [Pv Nanako]   Mar 3 Jan - 0:26

« Holding on to you. »


    La ville s’effondrait. Le sol s’éventrait doucement. Une pénombre morbide gagnait Konoha. Le monde mourrait autour de lui, mais le temps semblait s’être arrêté depuis que son regard avait croisé le sien. De longues c’étaient écoulées avant qu’il n’arrive enfin à détacher ses yeux des siens, remarquant la… Position on ne peut plus cocasse. Ses lèvres s’ouvrirent doucement, tremblante, sans qu’aucun son ne passe l’entrebâillement de ses mâchoires. Sa main se glissa dans la sienne, sa peau chaude contre la sienne, si froide. Et l’instant d’après, sans savoir comment, elle l’enlaçait de toutes ses forces. Ses yeux se fermèrent alors que dans un soupir, il la serrait contre lui, à son tour, respirant son parfum. Etrange sentiment qu’est cette sensation. Cette satisfaction, ce contentement généré par une simple étreinte. Ce soulagement. Elle était en vie. Elle était dans ses bras. Le monde pouvait bien disparaître, peu lui importait ; elle était là.

    - Maintenant, oui... *un temps* et v-toi?

    A nouveau, elle lui soutira un sourire, alors qu’ils se relevaient lentement. Elle tremblait. Et lui aussi, du moins, sûrement. Il n’y faisait plus attention à vrai dire. Les minutes passant, elle finit par se calmer, et quitter l’espace de ses bras. A nouveau, il reposa ses yeux dans les siens, y lisant toute son anxiété, sa peur. Lui ressemblait-il à ce moment ? Son visage était-il lui aussi déformé par l’angoisse ?

    - Hmm… Oui.

    Quoi de plus logique après tout, le monde est en pleine catastrophe et ils vont tous les deux super bien. Logique vous dis-je. Par habitude, ou peut-être pour se calmer, il sortit une cigarette, l’allumant quand…


    - Non, ils comptaient réduire les effectifs faut-il croire..

    .. Il ria, s’étouffant à moitié avec la fumée. L’humour était la meilleure arme pour tenter de garder un semblant de raison dans les pires situations.

    - C'est quoi ce foutoir, y a même pas eu d'alerte... Tout s'effondre. Et tous ces gens, peut-être n'ont-ils pas eu notre chance ! C'est horrible !Y en a certainement qui sont... sont...

    - Ils sont morts. Oui.

    Brusque retour à la réalité, alors qu’il toisait les alentours. Une telle horreur… Tout cela était-il bien réel ? Il la vit du coin de l’œil sortir son téléphone… Le réseau avait disparu depuis longtemps, malheureusement.

    - Il ne faut …

    Cette phrase restera à jamais en suspend. Les lumières s’éteignirent alors complètement. Le sol se remit à trembler. Déséquilibré, il réagit au quart de tour. Il attrapa Nanako, serrant sa main dans la sienne.

    - Ne me lâche pas.

    Ne lâche pas ma main, ne la lâche jamais. L’entraînant avec elle, il se mit à courir, le plus vite possible. Ils ne pouvaient pas rester là, ils étaient à découvert, exposés. Son cerveau fonctionnait de toutes ses immenses capacités, alors qu’ils bifurquaient à un coin de rue. Des craquements. Encore et toujours ces bruits de destruction. Mais, cette fois, quelque chose était différent. Ils étaient proches. Bien trop proches. Dans la pénombre et la poussière, il ne put qu’apercevoir une masse sombre fondre sur eux.

    Son cœur c’était arrêté.

    Il était un bouclier. Une âme là pour protéger les autres. Et aujourd’hui, c’était elle. Elle qu’il voulait protéger. Dans un tourbillon de poussière, il l’avait entraîné en bondissant dans une boutique déjà à moitié détruite, la plaquant contre le comptoir, faisant barrière de son propre corps.

    Et sa main était toujours dans la sienne.
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MessageSujet: Re: _ Escape. [Pv Nanako]   Sam 7 Jan - 21:32

« Dear God. »


Je n'ai jamais cru en dieu, ni en une quelconque autre divinité de toute ma vie. Et pourtant, en ce moment, en ce lieu, toutes mes prières se dirigeaient vers une entité supérieur qui aurait don de nous sauver. Que pouvions-nous faire si ce n'est espérer de pouvoir échapper à la sinistre faucheuse ? Elle semblait vouloir nous poursuivre, dans un plaisir vicieux. Je me demande quel est le pire dans tout ça. Le bruit lourd et fracassant d'une vie qui s’effondre, l'air irrespirable brûlant les poumons ou les cris déchirants ? Mes yeux se rouvrirent alors, distinguant quelques formes dans la fumée nous entourant, laissant apparaître quelques liserés transversaux de lumière. La réalité revint à moi comme un coup dans la face, nous étions sous une sorte de comptoir, protégeant nos deux corps d'une éventuelle chute. Mes yeux balayèrent la salle, plusieurs personnes se protégeaient la tête sous les tables de la salle. Ce n'est qu'au dernier moment que je vis qu'il était sur moi, me tenant au creux de ses bras, protégeant ainsi mon corps de tout obstacle. Cette scène resta en suspend dans ma mémoire, comme une sorte de choc impossible à effacer.
Je le revoyais alors, quelques minutes plus tôt fumant sa cigarette, rigolant -ou plutôt pouffant- à mon sarcasme sur les leçons de protection de la fac... C'est vrai, ça me revenait aussi. Les leçons de secourisme anti-incendie de France, les leçons de secourisme en cas de tremblements de ma mère lorsque nous voyagions au Japon. Étant Japonais, pour sûr qu'il les connaissait. Je revoyais tout, toute la scène qui s'était déroulée lors de la deuxième secousse. Tout était passé tellement vite que je n'avais pas eu le temps de me rendre compte de ce qu'il s'était déroulé, que déjà j'ouvrais les yeux dans la poussière sous le comptoir... D'un geste franc et rapide, il m'avait saisit la main, m’entraînant dans une course à la survie alors qu'une bâtisse d'à côté semblait tout simplement s'effondrer... Sa main dans la mienne m'avait également fait oublier une part de la réalité, comme si ce geste avait suffit à arrêter le temps, le suspendre dans un slowmotion impitoyable. Et sans même que je ne comprenne le pourquoi du comment, je me retrouvais sous lui dans ses bras.


Ne me lâche pas... Ne me lâche pas...

Sa main était toujours dans la mienne et je la serrai du plus que je pouvais, ne voulant pas qu'il disparaisse. Que malgré cette situation chaotique et à pleurer, tout ne soit qu'une illusion. Que la poussière m'ait fait halluciner ou encore que je sois en fait inconsciente sous un débris de bâtiment, agonisant pitoyablement. Ce fut lorsque je bougeais ma main qui atterri sur un morceau pointu me lançant une douleur qui me prouva que je n'étais pas dans un rêve. Alors que je faisais fît de la douleur, je repris mon attention sur lui. Il ne bougeait toujours pas, immobile, silencieux. Une angoisse me prit à la gorge. Et s'il lui était arrivé quelque chose parce qu'il avait voulu me protéger ? Et si c'était grave ? Comment pourrais-je faire pour lui venir en aide si je suis seule ? Mon esprit avait totalement oublié les gens présents dans la boutique, je ne savais même pas s'ils serraient en mesure de me venir en aide si je devais le faire sortir d'ici...

- Itachi ? Itachi !? Réponds moi !! T-Tu n'as rien !?

Ma voix étouffa un sanglot. Je ne pouvais le concevoir. Si je devais le perdre, là, maintenant, je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi encore... Loin de ma famille, loin d'Eiji... Non ! Non ! Non ! Rien n'était dit encore, rien n'était joué. Et puis il était peut être juste blessé, pas forcément mort. Non ! Même ça c'est inconcevable, horrible, torturant... Ma tête commença à tourner tant mes méninges s'activaient de questions sordides, incongrues et … Inspirer, expirer, inspirer, expirer. Je n'y arrivais pas ! Ma gorge était trop serrée pour arriver à reprendre ma respiration calmement et normalement. Alors que j'avais l'impression qu'une dizaines de minutes s'étaient écoulées -seulement une pourtant, ma panique reprit. Je finis même par dire ce que je pensais tout bas...

- t'en supplie... J'ai encore besoin de toi... Reste-moi...
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MessageSujet: Re: _ Escape. [Pv Nanako]   Dim 8 Jan - 4:46

« Fade away. »

    Tourbillons de poussières. Fracassants débris. Le monde s’écroule brusquement. L’univers tombe en morceaux. Une flamme s’éteint, soufflée par un courant d’air. Le feu vacille, flammèches dansantes dans la nuit. Une douce lumière qu’il ne faut pas éteindre. Sa lumière.
    Des vagues de douleurs agitaient son corps tremblant. Frénésie de peur qui faisait battre, trop vite, son cœur. Et cette petite flamme dans ses bras. Cette petite femme, sa petite lumière.
    Elle ne devait pas s’éteindre.

    La poussière lui brûlait la gorge, alors que toujours les yeux clos, il pouvait la sentir dans ses bras.


    - Itachi ? Itachi !? Réponds-moi !! T-Tu n'as rien !?

    Il ne répondit pas, laissant une effroyable tension s’installer. Dans le noir, il pouvait percevoir les gémissements douloureux des autres personnes présentes dans la boutique. Les craquements des structures métalliques, du bois. De leurs os. Etait-il vraiment en vie ? L’adrénaline laissait place à une morbide torpeur. Une fatigue lourde et pesante. Puis la douleur. Oui, il était encore vivant.

    - t'en supplie... J'ai encore besoin de toi... Reste-moi...

    Ses yeux s’ouvrirent doucement sur le visage baigné d’inquiétude de la jeune femme, alors que dans un sourire qu’il voulait réconfortant, il posa son front contre le sien, murmurant.

    - Où voudrais-tu que j’aille me perdre loin de toi… Bien sûr que je te reste…


    Les faux semblants étaient terminés. Les petits non-dits aussi. Etait-ce la possibilité que ce jour soit le dernier qui le conduisait à s’exprimer aussi librement ? Il resta longtemps immobile, las de bouger, las de vouloir fuir. Ils n’avaient nulle part où se cacher après tout. Alors, autant qu’elle reste dans ses bras. Autant qu’il demeure cette barrière protectrice. Son être était engourdi, alors qu’enfin, il se décidait à remuer, éloignant son front du sien, desserrant son étreinte. Il écarta les débris, l’amoncellement des restes de la bâtisse, jusqu’à être capable de légèrement se redresser. Toujours sur ses genoux, il put enfin constater l’ampleur des dégâts. Un autre bâtiment c’était écroulé sur eux. Et par miracle, ils n’avaient rien. Du moins, presque rien.
    Son sang coulait lentement le long de ses plaies. Des éclats de verres, incrustés dans sa chair, ouvraient sa peau. Il n’avait que de simples coupures, alors qu’ils auraient pus y rester, tous les deux. Il balaya l’endroit du regard, affrontant l’horreur de la situation. Au travers de la poussière, il pouvait nettement distinguer des corps allongés, sans vie. Une main, appartenant à un corps trop jeune, dépassait des décombres. L’atrocité n’épargnait personne.
    Ses yeux sanguins se reposèrent sur elle, alors qu’il avançait doucement sa main vers la jeune femme. Il la posa sur sa joue, alors qu’il lui lançait d’un air amusé.

    - Je pourrais presque croire que tu t’inquiètes pour moi..


    Disait-il, alors que son cœur battait encore à tout rompre. Lui qui mourrait d’inquiétude, qui tremblait de peur rien qu’à l’idée qu’il ait put lui arriver quelque chose. Son regard croisa celui de la jeune fille, alors qu’il attrapait sa main blessée, avec toute la délicatesse dont il pouvait faire preuve, l’attirant contre lui. Il serra contre son corps tremblants celui de la jeune fille, lui glissant à l’oreille.

    - Tu n’as rien.. De grave ?


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MessageSujet: Re: _ Escape. [Pv Nanako]   Lun 13 Fév - 4:48

I will never wake up without an overdose of you.

« Où voudrais-tu que j’aille me perdre loin de toi… Bien sûr que je te reste… »

Ces dix dernières secondes sonnèrent comme les pires de mon existence. Comme si le temps, aussi vicieux pouvait-il l'être, avait décidé de s'estomper afin de faire durer l'attente. Néanmoins, il semblait vivant, c'était pour moi le principal. Sa voix se répercuta en moi comme un écho rassurant, une mélodie apaisante. Il avait usé de son corps afin de me protéger, de me sauver d'un quelconque danger. Bien que le désastre ambiant me glaçait les sangs, me pétrifiant, la chaleur de sa présence suffit à me faire lâcher toute crispation. Je posais ma tête au creux de son épaule, m'enfouissant comme pour m'enfermer dans ce cocon protecteur qu'il pouvait m'assurer. Mes yeux parcoururent alors son échine, tendue, musclée. C'est bien la première fois que je ressens ça je crois. C'est … Étrange. Je ne le voyais plus comme mon professeur, ni même comme quelqu'un que j'adore au plus haut point. Non, je le voyais comme... Comme un homme. Une épaule sur laquelle l'on pourrait se reposer aisément, des bras bien fins mais assez fort pour supporter le poids de la misère et des coups durs. Pourquoi ma vision avait-elle changé du tout au tout en l'espace de seulement quelques minutes ? Un frisson me parcourra le dos, il ne fallait plus que j'y pense, il y a tellement de gens qui doivent avoir besoin d'une aide, qu'importe soit-elle, je ne devais pas penser qu'à ma propre personne, surtout pas en ces temps là. Une douleur me tirailla le ventre, me donnant la nausée. Perdre un être cher m'effrayait. Je ne voulais pas avoir à vivre ça à nouveau... Et dire que pendant ces dix longues secondes, j'ai bien cru que ça allait être le cas. Ma respiration fut bloquée rien qu'à cette pensée, je pris le temps d'expirer et d'inspirer le plus calmement possible. Je n'allais pas non plus faire de l'hyperventilation un jour pareil.
Ses yeux s'ouvrirent et son front se posa tout contre le mien, ayant pour causalité de me calmer immédiatement, colorant mes joues quelque peu. Sa main se posa sur ma joue, un léger sourire amusé sur les lèvres, se moquant de mon attitude, la rendant dérisoire et lointaine à cette situation catastrophique. J'eus un léger rictus sur le visage, partagée entre la communication de cet humour et la déchirure malgré tout présente. S’inquiétant de l'état sommairement blessé de ma main, j'eus l'impression qu'il profita du moment pour m'enlacer à nouveau, me trouvant confrontée à sa musculature de plus belle, me reposant.

- Rien de grave, et t-toi ?

Je sentais son corps trembler, plus que le mien. Savoir garder son sang froid dans ce genre de situation n'est pas donné à tout le monde, je lui vouais mon plus grand respect. La seule chose que j'arrivais à faire, c'est rester passivement passive, observant les événements se dérouler d'une manière totalement impuissante.
C'est alors que notre étreinte s'éloigna quelque peu, nos yeux se rencontrant encore une fois, apeurés, rassurés, fatigués, amoureux... Nos visages étaient si proches que je pouvais sentir le souffle de sa respiration caresser ma joue, y apposant une touche de douceur et de chaleur. Nos regards, toujours l'un dans l'autre, nos souffles mélangés, nos esprit communiquant de manière silencieuse C'est comme si je m'étais perdue dans l'enfer de ses yeux, me brûlant d'une ardente passion m'en déchirant les tripes. Sans que je n'en prenne conscience, nos visages se rapprochaient déjà l'un de l'autre et je ne pus tenir l'haleine plus longuement. Prenant l'initiative folle de tenter l'expérience, d'assouvir cette frénésie, mes lèvres rencontrèrent les siennes, plutôt timidement, puis plus passionnément. Ma main se glissa avec quelques réserves derrière sa nuque, sentant comme une vague de bien-être et d'insouciante m'envahir. Comme si tout le reste avait disparu, comme s'il n'y avait plus que lui et moi. Je ne saurai dire combien de temps s'est écoulé depuis, tout ce que je sais, c'est que seul l'instant présent semblait compter plus que tout autre chose. Je le sentais comme répondre à mes avances, me stimulant d'autant plus.

Ce fut un fragment de réalité qui me ramena à la raison. Une prise de conscience soudaine qui me lacéra la poitrine d'un coup ardent. Nous n'étions pas seuls, en situation de crise et il restait toujours ce que l'on appelle communément, mon professeur. D'un geste de recul regretté, mon regard apeuré se noya à nouveau. Une légère secousse de la tête me remit les idées en place.

- Je.. Je n'aurai peut-être pas du..

Ce retour à la réalité me permit néanmoins de notifier quelque chose qui m'avait échappé jusque là ; son bras. Sa main prenait une tinte légèrement bleuté, d'une courbure plutôt excentrique. En croyant mes connaissances médicales me venant de mon père, cette apparence ne signalait rien de bon.

- Mon dieu, ta main !
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