Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 Vivre pour Mourir [PV Nanako V.]

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MessageSujet: Vivre pour Mourir [PV Nanako V.]   Mer 16 Nov - 19:10

"La Vie n’est que salle d’attente de la Mort"


C’est ainsi la vision qu’Hisagi avait de la vie, un parcours dont on ne connaissait que la fin. Nul ne pouvait déterminer où, comment ni quand mais tous pouvaient affirmer que cela se produirait un jour. Chacun avaient un compte a rebours a l’image d’une épée de Damoclès dés la naissance, chacun étant programmés pour s’arrêter a un jour différent, un âge incertain, parfois trop tôt certain dirons, parfois trop tardivement en prenant compte de leur état. Mais alors me direz-vous, pourquoi vivre si on sait que tôt ou tard l’on mourra ? Je vous répondrais simplement qu’il faut profiter de chaque moment pour apprécier la vie comme elle nous vient. Apres tout on ne peut rien y faire, c’est bien la seule chose devant laquelle chacun d’entre nous, que nous soyons riche, pauvre, populaire, anonyme ou important. Chacun d’entre nous espère, essaye du moins de prolonger son espérance de vie, la science évolue sans cesse en ce sens. Prolonger le temps qui nous ais donné afin de profiter de quelque chose d’unique pour chacun, faire ce que l’on désire au maximum de ce qui nous est offert, tel est la vision qu’il en avait. Penser à l’instant présent, ne pas regarder en arrière pour regretter ni devant pour attendre, sans quoi vivre devient un cauchemar qu’une seule personne saurait arrêter. Oui, cet homme vêtu de noir portant une fau, du moins c’était la représentation qu’en avaient fait les peuples à travers l’histoire, désigné comme quelqu’un décidant de la date, l’endroit et les circonstances de notre extinction. Vivre pour mourir voilà en quoi ce résumait tout ceci.

Hisagi n’était pas du genre pessimiste, il aimait cependant réfléchir, prendre les choses a leur racine, décrypter un événement, une émotion ou tout autre chose d’ailleurs, il n’avait pas vraiment de thème défini, cela lui venait en lisant un livre, voyant une personne ou encore se promenant dans un endroit, en l’occurrence un cimetière pour aujourd’hui. En effet, ce matin il sortit de chez lui comme a son habitude et se dirigea vers le parc pour se promener, sauf qu’il bifurqua vers le cimetière avant d’y arriver, simplement par envie. Enfin ce n’est pas par envie que l’on allait au cimetière, disons plutôt par réflexion, il s’était lancé sur le thème de la tristesse, la peine infligées aux familles. Il se promenait donc entre les tombes, lisant chaque petit mot laissé par les familles à leur défunt. On pouvait y lire « Aussi solide que tu sois, la vie t’a quittée » ou encore « Une joie de vivre que tu partageras avec eux ». Elles étaient censées apporter un peu de gaieté, embellir la mémoire de celui qui y reposait.

Il avait d’ailleurs un mauvais avis sur cet endroit, il considérait cela comme un amât de souffrance rassemblé au même endroit. Apres tout le cimetière n’était pas là pour nous rappeler la mort d’un être cher et aimé alors que l’on préférait seulement s’en souvenir sans avoir à raviver notre tristesse. Pourquoi revivre cela chaque fois que l’on s’y rend, l’homme était donc si adepte de se faire souffrir ou était-ce son inconscience qui le pousser à agir ainsi ? Pourquoi ne pas simplement brûler le corps du défunt et continuer sa route en le laissant dans notre passé. L’enterrer, revenir le voir n’était-ce pas vivre dans le passé ? Il ne disait pas dans ce sens, de l’oublier, mais simplement de vivre dans le présent, pas le passé, a quoi bon regretter ce qui est arrivé, ne vaut-il pas mieux avancer et en tirer comme leçon que la vie est trop courte pour être gâchée ? C’était la vision d’Hisagi, éviter de renouveler la souffrance que l’on avait eut a la perte d’un être cher, vivre en s’en souvenant. Pleurer ne servait a rien tout comme regretter cela ne faisait que nous déstabiliser en aucun cas ca n’arrangerait les choses. Déprimer, se plaindre, se décourager autant d’émotions, de sentiments qui ne faisaient que nous prendre un précieux temps comptés. C’était de là qu’il détenait son optimisme, il disait toujours « il vaut mieux se dépêcher d’en rire que de devoir en pleurer », c’était sa phrase fétiche pour avancer.

Pourtant il s’y promenait de temps autre dans cet endroit chargé de souvenir, étrange me direz vous pour quelqu’un qui le considérait comme un endroit triste et utile qu’a la souffrance, alors pourquoi s’y promenait-il ? Eh bien sachez que c’était l’un des seuls endroits ou l’on pouvait profiter de ce qui nous entourait, être seul l’espace de quelques instants, s’assoir sur un banc et réfléchir sans dérangement, car le passage y était rare a l’exception d’un jour dans l’année ou l’on « fêtait » les mort, un peu lugubre comme fête, vous ne trouvez pas ?

Il était donc là, assis sur un banc, un peu dans le milieu du cimetière, le regard vagabondant, laissant ainsi son esprit penser librement, un moment de tranquillité très agréable. Il était vetu d’un pantalon noir, avec une chemise de la même teinte, a croire qu’il avait prévu dés le matin de s’y rendre. Un chapeau noir accompagné le tout. Son sabre attaché a la hauteur de son bassin était la seule « tache » dans cet accoutrement mais il ne s’en séparait jamais, un peu a la manière d’un samouraï. Il avait d’ailleurs beaucoup de respect pour ses combattants mais l’heure n’était pas à disserter sur ceux-ci, elle était au repos.

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MessageSujet: Re: Vivre pour Mourir [PV Nanako V.]   Jeu 29 Déc - 0:00

*
La journée venait tout juste de débuter, laissant place à la fraîcheur de saison. Je venais d'entamer mon second mois hivernal au pays du soleil levant. Toujours bercée par la chaleur et les 23°C en fin décembre, la température du Japon me laissait de glace. Ou plutôt, comme un glaçon. Néanmoins, je n'étais pas de nature à rester enfermée, encore moins une journée sans cours ! HaJin lui préférait se prélasser tranquillement dans le salon, Moon était toujours de sortie avec des filles et Kitty ne sortait que peu l'hiver. Il fallait donc que je me contente d'une sortie en solitaire, tant pis. Enfilant mes bottes et ma veste rembourrée -qui tient bien chaud!- ainsi qu'un bonnet, je ne pris même pas la peine de saluer la larve qui s'extasier devant un film macho à la télé sur le canapé. Le connaissant, il n'aura même pas capter mon départ. Konoha, me voilà !

* Cela faisait maintenant bientôt deux heures que je marchais, faisant du lèche-vitrine par curiosité, fouillant les petites rues à la recherche de nouveauté et évitant bien évidemment celle où je devais me rendre chaque soir de la semaine. Rien de bien intéressant dans le collimateur, pas même dans le quartier Otaku pour de nouveaux accessoires ou de nouvelles perruques... Rien ! A croire que les étalages s'étaient vidés avant les fêtes. Pourtant, ce n'est pas un cadeau courant, un élément de cosplay ? Pensant aux fêtes et autres célébrations, je pensais à mon père resté à Nice. Je ne lui avais toujours pas trouver de petit cadeau pour noël, ni même à Nathalie ! C'est vrai ça, en fait noël m'avait totalement échappé cette année et je n'ai encore fait aucun cadeau à personne. Je me demande bien si Senseï accepterait de recevoir un cadeau venant de ma part ? Non, ce serait trop déplacé, enfin... Dressant la liste des éventuels achats pour chacun, je me retrouvai vite à refaire le tour des boutiques que je venais de voir en chemin. Je prendrai également un petit quelque chose pour Miki et Sakura, après tout noël est un moment de partage et de générosité. Bien noté !
* Les heures passant encore, j'avais réunit tous les cadeaux que je souhaitais, il m'en manquait juste un pour Moon, dont je ne savais pas du tout quoi lui prendre. C'est fou quand même, nous sommes sorti ensemble quelques mois et je ne suis même pas capable de trouver quoi lui faire plaisir. Tant pis, il me reste du temps pour réfléchir. Bien, ayant finit ce que je j'avais à faire, je me décidai à refaire un dernier tour du côté du periph' de la ville avant de rentrer. Mes pas me guidèrent avec un automatisme un peu trop encré en ma paranoïa. Car cette partie là de la ville n'était pas une partie de plaisir à visiter pour moi, mais elle servait tantôt à me rassurer et me conforter dans le fait qu'Eiji soit toujours en vie. Bien, ne pensons pas à ces choses lugubres ! Une odeur me titilla soudainement l'odorat... Une délicieuse odeur... Un stand de crêpes !! Je sautai sur l'occasion, gourmande comme j'étais. Finalement, mon choix se porta sur des pommes entourées de chocolat. J'en mangeais souvent quand j'étais petite et cette occasion me donnait envie de retomber en enfance. Bien évidemment, j'en avais aussi prit pour les deux zouaves de la maison et pour Moon. Sans oublier, la supplémentaire ! En cas de petit creux dans la nuit.

* J'arrivai donc vers ma destination toute tracée. Ces deux grandes portes en ferraille massif, imposantes et intimidantes. Chaque fois que je m'y rendais, je ne pouvais m'empêcher d'avoir une boule au ventre, cette peur presque paranoïaque d'y voir inscrit son nom. C'est étrange comme cette manie de venir ici m'avait prise il y a quelque peu et restait. Un jour comme ça, j'avais pris conscience qu'il se pouvait qu'un jour je le retrouve, mais pas forcément vivant... Alors autant venir s'en assurer dès que mes doutes reviennent au galop. La liste se trouvait là, de l'autre côté, il me suffisait juste d'un pas. Inspirant une grande bouffée d'air, je pris mon courage à deux mains -ou plutôt pieds- et entrait dans le cimetière. Je me sentais quand même assez honteuse, de venir ainsi déranger le repos éternel des morts et le recueillement des familles en deuil tout ça pour entretenir ma paranoïa. Tant pis, désormais j'y étais et je ne pouvais pas détaler comme un lapin. La liste était là, sous mes yeux... Cette liste accueillant le nom de tout ceux n'ayant pas eu de famille dans Konoha ou les villes alentours pour s'occuper de leurs obsèques. Un coup d’œil à la lettre A, aucun nom... Je ne pus m'empêcher de soupirer de soulagement à cette nouvelle.
Me sentant presque vidée de mes forces après cette montée d'adrénaline, je ressorti ma pomme pour en croquer un bout et ressentir la douce et rassurante descente sucrée. C'est à ce moment là que je vis un jeune homme assis non loin de là où je me trouvais. Sa posture le laissait paraître plutôt songeur, et son regard vide lui donnait plutôt un air morose. Je me demandais s'il était perdu dans le fil de ses pensées ou bien tout simplement dans un souvenir ? Après tout, cet endroit est le temple aux souvenirs perdus... Avait-il perdu un être cher ? Perdu ou non, je n'aimais pas voir les gens morose et triste, c'est triste justement ! Je m'approchai de lui et me permit de m’asseoir sur le banc où il s'était posé. Attendant quelques secondes, je finis par sortir la pomme supplémentaire de mon lot et la lui tendre tout en croquant dedans.


- Tenez, le sucre est toujours le meilleur des remèdes !

* Faut vraiment que je me rende compte quand je parle.... On dirait une grosse morfale. Remarque, ce n'est pas déjà ce que je suis ? Oh et puis zut, la nourriture c'est bon, ça permet de vivre et d'avoir de l'énergie tout en se régalant. Quoi de mieux à demander !? C'est ça, je me contente de peu et des bonheurs simples, mais au moins je suis heureuse ! Et puis tant pis sur ce qu'il pensera de moi après cette phrase, surtout me voyant manger allègrement ma gourmandise. Après tout je ne le connait ni d'Adam ni d'Eve, son avis ne m'importe pas. C'est quand même dans ces genres de moments que je me dis que je parle -enfin, pense- souvent pour rien. C'est affreux ! Ma tête ne pourrait pas se taire de ces conneries un peu !? J'vous jure.
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