Konoha Gakuen [Next Gen] 2.1
Bienvenue à Konoha High School !
Depuis les événements dramatiques de 2011, beaucoup de choses ont changées... Une étrange bactérie du fond des océans vint semer la zizanie et les humains ne sont plus vraiment pareils... La ville de konoha, 25 ans plus tard, sous le signe du chaos et d'un régime totalitaire, venez vivre l'aventure !
Oserez-vous vivre dans un monde où la normalité n'existe plus ?



 

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 ► Ravissante connaissance.

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MessageSujet: ► Ravissante connaissance.    Jeu 12 Mai - 21:43






Les yeux cernés, les lèvres sèchent… Clyde descend les marches du petit théâtre, épuisé. Toute la nuit, il a joué, sans s’arrêter il a répété les mêmes gestes et dit une bonne centaine de fois son texte. Sa veste pendante sur son épaule gauche semblait tout aussi froissée et chiffonnée que lui. Notre jeune comédien trompettiste avait un petit sourire fatigué mais fier de lui. En bas des marches, il s’arrêta un instant, posa l’étui de sa trompette entre ses jambes et chercha dans les poches de son pantalon en toile de quoi fumer. C’était la une bien mauvaise habitude qu’il avait prit depuis ses années de lycée. Depuis, elle ne l’avait pas quitté cette saleté qu’on s’amuse à rouler et à caresser du bout des lèvres et des doigts. Cela faisait combien de temps maintenant ? Dix ans ? Il avait déjà pensé à arrêter, mais au final, jamais il commença vraiment à le faire. Pensif, il reprit son étui en main, rangea d’une main las son briquet et son paquet avant de rejoindre l’arrêt de bus qui allait le reconduire chez lui.

Assit sur le petit siège, attendant patiemment le transport en commun, le dos contre le support de l’abri, il somnolait déjà. Sa nuit avait été longue et éprouvante. Dans deux jours il devrait, sa petite troupe et lui, présenter en avant première sa petite pièce de théâtre. Cela faisait déjà plusieurs mois qu’il travaillait dessus pendant ses temps libres. Il lui arrivait parfois de gribouiller quelques plans en cours, pendant que ses élèves s’affairaient à leurs toiles. Maintenant, tout était près. Dans deux jours ils pourraient présenter leur œuvre et récolter les fruits de leur dur labeur. A cette idée, il trépignait d’impatience et n’avait ni l’envie d’attendre lui, ni même l’envie de dormir. Pourtant, il se devait de prendre un peu de repos. Le week-end venait de commencer, il n’était pas question de sortir et de faire la fête toute la nuit comme un jeune adolescent puéril. Le bus arriva enfin, il s’étira, écrasa sa cigarette, abaissa un peu son chapeau noir sur ses yeux et se leva pour grimper à l’intérieur de cette machine roulante.

Pendant le trajet, Clyde s’assoupit un peu et ce n’est que par chance qu’il se réveilla à temps pour descendre au bon arrêt qui menait jusqu’à son appartement. A peine avait-il mit le pied dans l’immeuble qu’il croisa sa bonne et vieille amie, sa voisine. Elle avait l’air très heureuse et sautillait gaiement d’un pas léger, étonnant pour son âge. Elle prit Clyde par le bras et l’entraina, sans qu’il n’ait eu le temps de réellement sans rendre compte, dans une folle petite danse. Quand il s’en rendit compte, Clyde souleva la petite mère avec un grand sourire sur les lèvres. Il lui demanda ce qu’il pouvait bien se passer pour qu’elle soit si heureuse aujourd’hui. La bonne mère, calmant sa joie ravageuse, annonça à Clyde qu’ils avaient une bien belle et gentille voisine de plus maintenant. Il eut un petit sourire en coin. Une nouvelle voisine ? Intéressant. Il profita du fait que la petite retraitée soit dehors pour lui offrir deux places pour le spectacle qu’il donnerait dans deux jours. Elle le remercia, mais ne prit qu’une invitation sur les deux, prétextant qu’elle n’avait personne à inviter d’autre et qu’il devrait proposer celle-ci à la jeune arrivante.

Clyde fut assez surprit et dû la quitter ainsi, son lit le réclament trop. Proposer cette invitation à la jeune nouvelle ? Hum. C’était une question à méditer. Après tout il ne la connaissait pas et craignait un peu les retours et interprétations douteuses qu’elle pourrait faire. Arrivé à la porte de chez lui, il chercha ses clés, ouvrit et avant de refermer la porte derrière lui, jeta un coup d’œil à celle de sa voisine. Il avait deux jours pour lui demander au pire des cas… Soupirant, il claqua doucement la porte de son appartement, ôta ses chaussures, jeta son chapeau sur le bureau, posa son étui sur le fauteuil et enfin, il sombra dans l’autre monde. Alors que son esprit plongeait doucement dans l’inconscient, ses bras serraient un peu plus les cousins et les draps contre sa tête. Il était persuadé que son corps était devenu plus lourd que le ciment. Il ne pouvait plus bouger. Il ne voulait plus bouger de ses draps propres et frais qui l’avaient attendu toute la nuit.

Combien d’heures étaient passées ? Clyde n’en avait aucune idée, il avait l’impression qu’il venait juste de fermer les yeux et pourtant, quand il les rouvrir, il était déjà un peu plus de midi… Il s’étira tout en baillant. Quelqu’un venait de troubler son doux repos. La porte donnant sur le salon et la mini cuisine-bar était victime de petits coups. Qui pouvait bien frapper à sa porte à une telle heure ?! Enfin, c’est ce qu’il aurait pu se dire s’il avait été Minuit au lieu de midi. Trainant les pattes, il alla jusqu’à sa porte, encore un peu endormit. D’un regard mauvais il risqua un œil dans le juda. Son iris se rétrécit à la vue de cette couleur verte. Le regard alors pétillant et l’air bien trop curieux, il ouvrit d’un grand geste la porte avec un grand sourire. Cette fois ci, il était bien réveillé ! Mais qui était donc cette jeune inconnue verte ? Il avait complètement oublié la nouvelle voisine… Et oui, la fatigue fait oublier des choses.

- Bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?





Dernière édition par Clyde Barrow le Jeu 27 Oct - 19:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Ven 13 Mai - 22:49


Nous voici donc le jour que j'attendais avec tant d'impatience, mon déménagement ! Que j'avais soigneusement préparé il y a déjà quelques semaines, entassant cartons sur cartons dans tous les recoins de la résidence familiale. Heureusement que ladite résidence est très spacieuse, sans quoi j'aurais eu des problèmes concernant ces fameux cartons, mais aussi le déplacement de mon piano. Un objet plein de souvenirs, je me le suis offert à mon arrivée au Japon, et j'ai énormément composé dessus. Il était donc hors de question que je m'en sépare, même pour ce déménagement, c'est pourquoi j'ai fait appel à des professionnels. Ça m'embête un peu, mais il n'y pas d'autre solution pour le transporter. Y a plus qu'à espérer que le voisinage sera agréable ...
Je sors de ma voiture, soigneusement stationnée devant mon nouvel immeuble, et me plante devant ce dernier afin d'en observer attentivement la façade, le temps que les déménageurs se garent. Une agréable sensation me chatouille l'estomac, provoquée très certainement par l’irrépressible impatience qui m'habite à l'idée de connaître mes voisins. Je fouille dans ma poche, en sors les clés de mon appartement, et montre le chemin aux deux baraqués qui m'accompagnent, mon piano solidement emballé (et démonté) sur les épaules. Après avoir gravi quelques étages, je leur ouvre la porte et les laisse ensuite déballer et remonter l'instrument pendant que je dévale l'escalier en sens inverse, pour aller chercher mes cartons qui m'attendent au fond de ma voiture. Je vais devoir tout transporter seule. C'est ça de déménager en semaine : toute la famille est au boulot ou en cours. Et les déménageurs sont payés uniquement pour s'occuper du piano. Pas que ça me dérange de faire des allers-retours dans la cage d'escalier, ça me fera suer un peu.
La journée est bien avancée à présent, et je viens de terminer de vider le denier carton. Satisfaite mais moulue, je m’accorde une pause et ouvre la grande fenêtre du salon pour m'accouder au rebord, contemplant le soleil couchant. Après quelques minutes passées ainsi, je me retire de cette vue imprenable et revient à mes cartons. Ces derniers sont tous vides, je les empile méthodiquement avant de sortir pour les mettre au local à déchets. La pile de cartons que je porte est si haute que l'on ne voit plus ma tête, et je ne distingue pas non plus ce qui se passe devant moi. Je réalisai mon problème quand, en avançant à pas prudents, je me heurtai à quelqu'un. En penchant la tête sur le côté pour voir qui j'avais bousculé, j'eus la surprise de découvrir une petite mamie souriante, qui, sans se soucier de l'incident, me bombarda de questions. Je lui répondis aimablement et déclinai mon identité, précisant que j'habitais à l'étage au-dessus, dont je venais de descendre l'escalier. La sourire de la vieille s'accentua et, d'un ton ravi, se présenta sous le nom de Madame Chang et m'annonça qu'elle se trouvait être ma voisine du dessous. Sans me laisser le temps de réagir, elle me planta là, sur un Attendez-moi ! enjoué. Elle reparut la seconde d'après, un panier de nourriture dans les mains, et me le tendit avec un sourire qui lui faisait trois fois le tour du visage. Je la remerciai avec ferveur avant de saisir le panier et de prendre poliment congé d'elle, pour descendre jusqu'au local à ordures où je me débarrassai avec soulagement de mon encombrant chargement. Je gravis les escaliers, le cadeau de Madame Chang à la main, pour retourner d'où je venais. La porte de mon appartement fermée derrière moi, je posai un regard satisfait sur mon nouveau chez-moi, dont j'avais nettoyé, aménagé et rangé l'intérieur durant toute la journée. Après un instant détente bien mérité, où je dégustai les onigiris de Madame Chang, je décidai subitement d'aller me présenter à mon voisin de palier. Je m'exécutai et sortis, puis me risquai à frapper à cette porte en face de la mienne. Aucune réponse. J'avais visiblement choisi le mauvais moment, aussi retournais-je derechef dans mon appartement. Moulue par cette journée de déménagement, je pris la décision de ne pas traîner pour ce soir et d'aller vite me glisser sous mes draps. Pas sans avoir auparavant pratiqué mon petit rituel du soir, qui consistait à jouer sur mon fidèle piano blanc la première mélodie qui me venait à l'esprit, ou bien à peaufiner celles que j'avais récemment composées. Je m'installai devant l'instrument, et m'exerçais quelques instants. Puis je posai les doigts sur le clavier et tentai de jouer sans trop de faux accords une petit mélodie de mon invention qui me trottait dans la tête depuis quelques jours. Bien que je m'apprêtais à la jouer au piano pour la première fois, je l'avais tellement répétée intérieurement que j'étais certaine de m'en tirer sans trop de fautes.

Spoiler:
 

La dernière note achevée, un sourire satisfait naquit sur mes lèvres. En me promettant de retravailler cette mélodie le lendemain, je me levai et pris la direction de ma chambre.
Comme à l'accoutumée, je m'éveillais aux aurores, habitée par une éternelle bonne humeur incontrôlable. Elle en était doublée ce matin, tant j'étais heureuse d'avoir passé ma première nuit dans mon nouvel appartement. C'est une pensée bien enfantine, je le reconnais ... Après un rapide petit-déjeuner, je m'habillais (aussi originalement que possible) et sortis respirer l'air matinal, marchant d'un pas guilleret. Je passai ma matinée à me balader, explorant mon nouveau quartier en empruntant autant de rues que possible, bien que la plupart de ces dernières me soient inconnues. Je repérai également bon nombre de boutiques qui me seraient utiles à l'avenir, ainsi que quelques supérettes dans lesquelles je fis mes courses de la semaine. Tant que j'y étais, autant en profiter. Aux alentours d'onze heures, je pris le chemin du retour, de nombreuses emplettes en main. Parmi celles-ci se trouvait de quoi préparer des cookies, les véritables cookies américains, dont je tenais à préparer plusieurs assiettes en vue de la crémaillère que j'organisais dans quelques jours. Je savais mes petits cousins friands des friandises américaines, c'est pourquoi j'avais décidé de m'entraîner un peu avant ce jour. Une fois rentrée, je m’exécutai, et en peu de temps une douzaine de biscuits dorèrent au four. Pendant que je laissais mes doigts glisser distraitement sur le clavier de mon piano, une pensée que frappa l'esprit soudainement : hier, quand j'avais frappé à la porte de mon voisin de palier, il s'était avéré qu'il était absent. Or, la politesse exige de se présenter de façon correcte à ceux que l'on va côtoyer jour après jour, non ? Il était environ midi, n'était-ce pas le bon moment pour réitérer ma tentative ? Je me mordis le doigt : je ne pouvais pas débarquer comme ça, quand même ... Il me fallait apporter un petit quelque chose, mais quoi ? Tandis que je me faisais ces réflexions, le four émit une sonnerie stridente, signe que les biscuits étaient prêts. Un sourire étira mes lèvres : voilà, j'avais trouvé. La mine malicieuse, j'emballais les cookies dans un petit paquet et sortis sur le palier, avançant vers la porte voisine à la mienne, et y toquai doucement. Après quelques instants, la porte s'ouvrit, et je faillis en avaler ma langue quand j'aperçus celui qui se tenait en face de moi. Il me dominait d'une tête, et de longs cheveux mauves encadraient son visage fin. Il me fixait de ses yeux bleus pétillants, puis prit la parole, le sourire aux lèvres.

- Bonjour ! Que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour ! J'ai emménagé hier, et je suis à présent votre nouvelle voisine de palier ... Je suis donc venue me présenter. Lyndsay Johnson, enchantée, fis-je joyeusement en m'inclinant, n'ayant rien perdu des cours sur les habitudes nippones dont m'avait dispensé ma mère.

Après avoir conservé cette position environ trois secondes, je me relevais et plantai mes yeux dans les siens, bien que pour cela il me fallut lever la tête. Je lui tendis le petit paquet contenant les biscuits :

- Tenez, j'ai préparé ça, pour ne pas avoir l'air d'être une voisine trop détestable, riais-je.


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Dernière édition par Lyndsay Johnson le Dim 15 Mai - 20:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Sam 14 Mai - 14:43



Clyde ne pouvait pas quitter les jolis yeux vert émeraude de la jeune femme. Il avait encore l’image qu’il avait vue à travers le juda de sa porte. Deux belles sphères parfaitement colorés avec en plus de jolies petites mèches vertes. La vieille Chang avait vu juste ! Elle était bien jolie cette voisine de palier et méritait bien qu’on l’invite à de multiples soirées. Passant sa main droite sur sa nuque, Clyde la regardait apparemment amusé par son style et surprit qu’elle vient se présenter avec un petit paquet à la main. Il faut dire qu’avec Madame Chang il n’avait pas peur de mourir de faim. Très souvent elle venait lui donner quelques petits plats ou l’invitait à venir manger chez elle. Son frigo était d’ailleurs encore remplit des restes de son dernier repas. Clyde n’avait pas vraiment le temps de se faire à manger et parfois même il n’avait pas le temps de manger. Il devait courir à droite, puis à gauche, alors ces repas étaient très souvent des petits encas qu’il prenait en chemin. Voir cette gentille voisine lui apporter un paquet le bloquait un peu, quand aurait il le temps de tout manger ? Il l’écoutait d’une oreille attentive, après tout il devait faire un petit effort pour retenir son prénom, ça le mettrait dans une mauvaise posture si jamais il ne savait plus le prénom de sa propre voisine de palier… Il lui rendit son salut avec toute la courtoisie et le respect qu’il devait apporter à ce geste. Une fois les salutations terminées, les jolis yeux de Mademoiselle Jonhson se plantaient dans ceux du pauvre Clyde qui avait bien du mal à résister aux yeux clairs. Tout en souriant, il prit délicatement des mains de la jeune femme le petit paquet encore chaud et s’écarta un peu de l’entrée.

- C’est très gentil de ta part. Mais je t’en pris, tutoie moi, j’ai l’impression de prendre un gros coup de vieux ! Ne reste donc pas sur le palier, entre, je serais un bien piètre voisin en te laissant dehors après que tu m’ais apporter ceci.

Il plaisanté bien sûr. Avec ou sans paquet, il lui aurait quand même ouvert sa porte. Etant quelqu’un de très sociable, sa porte, les rares fois où il était présent chez lui, était toujours ouverte aux bons voisins. Il attendit qu’elle fasse quelques pas à l’intérieur avant de refermer doucement la porte et de se poster derrière le petit comptoir de la cuisine. Sa décoration d’intérieur était très futuriste, des couleurs claires et assez pâles régnaient en maître dans ses pièces en plus de quelques plantes et quelques sphères décoratives. Du fait qu’il était très peu présent chez lui, la seule pièce qui pouvait être assez mal rangé était sa chambre. Chance pour lui, c’était une pièce qu’elle n’allait pas visité. Il la laissa s’installer à son aise. Elle avait largement le choix entre un canapé long et moelleux de son salon et un haut tabouret de son comptoir. Il fut ravit quand il vit les cookies. Cela faisait pas mal de mois qu’il n’en avait plus gouté un seul depuis son départ des États-Unis. C’était sûr, les cookies ne resteraient pas longtemps en vie chez lui. Pendant qu’il les disposait dans un plat, il demanda à la jeune femme ce qu’elle désirait boire avant qu’il ne fasse plus ample connaissance. Elle avait de la chance, il était libre de tout le week-end jusqu’au dimanche soir, moment où il donnerait sa représentation théâtrale.

- Ah ! Des cookies ! Mais c’est génial ! Ca fait longtemps que j’en ai plus mangé en plus ! Grâce à toi je vais retrouver un peu le gout de mon pays ! Disait-il en riant. Tu veux boire quelques choses ? J’ai de l’eau, du Coca, Fanta… Une bière si tu veux.

Il posa l’assiette de cookies près d’elle, sortit deux verres et se posta près de son frigo pour prendre l’une des bouteilles qu’il avait au frai. Non loin d’eux, des petits poissons rouges les zieutaient dans leur aquarium. Peut-être étaient ils encore plus étonnés de voir que leur propriétaire n’était pas le seul à avoir une coiffure des plus étranges ou peut-être avaient ils juste envie de gouter eux aussi aux délicieux cookies fondants. L’appartement de Clyde était très reposant. En effet, cet artiste avait besoin de calme et d’un certain petit contact avec la végétation pour se sentir calme et détendu. Vivre en ville n’était absolument pas son truc et les bruits de celle-ci le fatiguaient très souvent. Heureusement qu’il pouvait compter sur son petit appartement en guise de bulle. Une fois les verres remplient, il les apporta et s’installa non loin de la jeune femme. Il prit un cookie et y gouta sans plus attendre, savourant la douce matière encore fondante.

- Délicieux… Mes félicitations Miss, ils sont aussi bon que ceux de mon père et c’est un bon cuisiner, je peux te l’assurer. Arf… Avec tout ça, je ne me suis même pas présenté… Faut dire que je suis encore un peu endormi. Moi c’est Clyde, Clyde Barrow et je suis ravi de faire ta connaissance. Alors, d’où nous viens-tu ?




Dernière édition par Clyde Barrow le Jeu 27 Oct - 19:21, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Lun 16 Mai - 18:54


Lorsque j'eus achevé ma courbette de salutation, je vis mon voisin de palier en faire de même, les gestes assurés et gracieux. Un petit sourire s’étira sur mes lèvres quand je vis, tandis se relevait, ses longs cheveux mauves ondoyer au gré de ses mouvements. On pouvait se vanter d'être au moins deux excentriques dans cet immeuble ... Sans quitter mon sourire, je le vis prendre doucement le paquet de biscuits encore chauds, puis s'écarter légèrement de l'entrée.

- C’est très gentil de ta part. Mais je t’en prie, tutoies-moi, j’ai l’impression de prendre un gros coup de vieux ! Ne reste donc pas sur le palier, entre, je serais un bien piètre voisin en te laissant dehors après que tu m’aies apporté ceci.

Il ponctua son invitation d'un grand sourire, et je fis de même tout en lui répondant d'un ton jovial :

- De rien, c'est un plaisir ! Et puis c'est d'accord pour le tutoiement, après tout le vouvoiement est trop formel. Merci de l'invitation, ajoutais-je sur un hochement de tête en entrant.

J'esquissai quelques pas et pénétrai dans la pièce tandis que la porte se refermait derrière moi. Je décidai de satisfaire ma curiosité et balayai du regard ce qui m'entourait. L'intérieur de l'appartement semblait à l'image de son propriétaire : original. Couleurs claires, déco futuriste, plantes vertes ... Cela offrait un ensemble agréable et reposant, qui contrastait plutôt avec ma propre décoration intérieure, principalement basée sur un style baroque aux couleurs fraîches. D'un petit signe de main, mon voisin m'invita à m'asseoir où bon me semblerait. Je le remerciai d'un hochement de tête et prit place sur l'un des hauts tabourets qui s'alignaient le long du comptoir qui marquait une limite entre la cuisine et le salon. Bien installée, je m'accoudai audit comptoir et regardai le jeune homme ouvrir le paquet contenant les cookies. En les apercevant, il s'exclama :

- Ah ! Des cookies ! Mais c’est génial ! Ça fait longtemps que j’en ai plus mangé en plus ! Grâce à toi je vais retrouver un peu le gout de mon pays ! (il rit) Tu veux boire quelque chose ? J’ai de l’eau, du Coca, Fanta… Une bière si tu veux.

Je ris également. A présent, mes petits cousins n'étaient plus les seuls de mon entourage à raffoler des cookies !.. J'entortillai une mèche verte autour de mon index, mi-songeuse mi-amusée. Il avait dit retrouver le goût de son pays ... Cela signifiait donc que nous étions tous deux originaires des États-Unis. Que de points communs ! Me tirant de ces réflexions, qui n'avaient duré qu'une fraction de seconde, je répondis jovialement :

- Contente que mon petit cadeau te plaise ! Puis pour répondre à ta question, ce n'est pas de refus. Et si tu as quelque chose de frais et de pétillant, genre Coca ou Sprite, je t'en serais reconnaissante !

Sur un sourire, je le vis poser l'assiette de cookies près de moi, puis sortir deux verres et ouvrir son frigo pour prendre de quoi les remplir. Quand ce fut fait, il s'installa à côté de moi, et prit sans plus attendre un des cookies dispersés dans l'assiette. Je ne m'empêcher de sourire devant sa mine avide, et but une gorgée dans mon verre pour dissimuler ma mine malicieuse.

- Délicieux… Mes félicitations Miss, ils sont aussi bon que ceux de mon père et c’est un bon cuisiner, je peux te l’assurer. Arf… Avec tout ça, je ne me suis même pas présenté… Faut dire que je suis encore un peu endormi. Moi c’est Clyde, Clyde Barrow et je suis ravi de faire ta connaissance. Alors, d’où nous viens-tu ?

- Merci beaucoup, ça me fait plaisir de savoir que tu les aimes ! Très bien, Clyde, répétai-je pour moi-même. Enchantée également ! Pour te répondre, je viens de Kyôto, j'ai déménagé pour le boulot. Tu dois t'en douter, vu que je ne suis pas très typée japonaise, mais je suis née aux États-Unis. Et toi, fis-je avec intérêt, tu as toujours vécu à Konoha ?

Bien sûr, je savais pertinemment que non, grâce à la remarque de Clyde un peu plus tôt, mais souhaitais faire durer cette conversation autant que possible. Pour tout avouer, c'était la première fois que rencontrais quelqu'un qui me fascine autant, et ce en tous points.
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Mer 13 Juil - 18:20



Le mariage Coca-Cookies commençait à bien le réveiller. Son sourire qui allait jusqu’aux oreilles était toujours présent et véritablement bien encrait. Heureusement pour lui, sa peau de son visage un peu élastique laissait apparaitre un sourire grand certes mais mince et donc beau. Dans le cas contraire, Clyde aurait pu passer pour un détraquer mental. Ses yeux bleus fixaient la jeune femme et plus particulièrement les lèvres de celle-ci. Après avoir admirait ses yeux, Clyde s’était passionnait pour sa petite bouche malicieux qu’elle semblait vouloir cacher avec un verre de Coca. Intrigué par ses yeux émeraude et ses lèvres d’un rose saumon, Clyde se balançait légèrement en arrière sur son tabouret, le visage tourné vers elle et les yeux détaillant les moindres gestes de la jeune femme. La fatigue du petit matin semblait avoir totalement disparu, il était prêt, pétillant et dynamique quoi qu’un peu affamé. Ainsi elle venait des Etats-Unis, cela ne le surprit pas puisqu’elle avait fait des cookies excellents et qu’en plus de ça elle n’avait absolument pas le look n’y même le physique des jeunes japonaises. Avant de lui répondre il bu une gorgée de Coca puis réfléchit. Il n’avait pas envie d’oublier quoi que ce soit et souhaitait être le plus clair possible sans pour autant lui déballer toutes sa vie.

- Mon père est un pur américain, fan de baseball, d’aventure, de nourriture et de cultures. A l’époque il était un petit cuisto et voulait se spécialiser dans la nourriture asiatique. Donc il a fait un stage et est allé cinq à six mois en Chine, Japon et autres… Il a finit par rencontrer ma mère et il n’a pas voulu rentrer au pays sans elle. Elle l’a fait attendre au moins un an avant de le suivre aux états unis avec une bonne partie de sa famille. Ils se sont installés à Chinatown à New York pour pas que ma mère et ses parents soient trop désorientés. Quelques mois après je suis né et quelques années après ma sœur m’a rejoins.

Il marqua une pause et termina son verre de Coca. Une fois celui-ci vide, il se leva, s’étira un peu et alla jusqu’au frigo typiquement américain pour prendre la bouteille de Coca. Il se resservit et d’un petit geste assuré de la main il tendit la bouteille vers le verre de Lyndsay lui proposant ainsi de nouveau du Coca avant de reprendre le fils de la conversation.

- Tu en reveux ? J’ai grandi à New-York dans le quartier asiatique avec ma petite sœur, mes parents, la famille … J’ai fini par faire des études d’arts, comédies et musiques. Ca n’a pas trop plu à ma mère qui préférait que je fasse des études de droits ou de médecines. Une fois celles-ci terminées, j’ai prit mes affaires et hop ! Je me suis retrouvé ici à postuler en temps que prof d’art à l’université du coin mais avant tout… En temps que comédien dans la troupe de la ville ! Combiner les deux est parfois difficile mais ça va … pour le moment j’arrive à gérer ça et je gagne suffisamment bien pour avoir cet apparentement et continuer mes passe-temps à côté. Et toi ? Tu fais dans quoi ?

La jeune femme avait à peine commencé à répondre qu’on sonna à la porte. Clyde posa son verre et lui fit signe de continuer ce qu’elle était en train de dire. Quand il remarqua que c’était Madame Chang qui arrivait avec des plats dans les mains, Clyde eu envie de pleurer son frigo. Il pouvait être sûr de ne pas mourir de faim avec elle. Gentiment il ouvrit la porte et la débarrassa des plats qu’il posa sur le comptoir. L’heure du repas avait donc sonné et Clyde ne voulant pas garder autant de plats sur les bras trouva l’idée lumineuse qui allait le sauver.

- Lyndsay, je te présente ma seconde mère, Madame Chang. Si un jour je meurs dans mon appartement, tu peux être sûre que ça ne sera pas de faim ! Et bien, puisque vous êtes là, autant manger tous ensemble non ? Puis vous n’avez pas vraiment le choix, je ferme à clé tant que les plats ne seront pas vides…


Il avait bien sûr dit tout ceci sur le ton de l’humour pour ne pas froisser sa vieille voisine qui prenait autant soin de lui. Pendant que les deux femmes discutaient, Clyde mit la table et prépara les entrées qu’il installa par la suite sur la table.

- Voilà, si vous voulez bien prendre place mesdames …~

Le comédien était de retour sur scène et Clyde s’amusait à faire le majordome en tirant et poussant les chaises, servant les verres et les assiettes avant de prendre place sur sa chaise. En entrée, Madame Chang leur avait fait une salade au poulet, crevette et nouilles de soba. Pour que le silence ne s’installe pas, Clyde prit sa petite télécommande et mit en route la chaine hi-fi pour qu’un peu de musique les accompagne durant leur repas. Il avait à peine commencé à manger que Madame Chang fit une remarque qui le fit légèrement s’étouffer avec ses nouilles.

- Alors ?! Qu’est ce que je t’avais dit ! Elle est charmante n’est ce pas ?! Tu vas lui faire visiter Konoha hein ?! Faudrait pas qu’elle se perde… Elle se tourna vers Lyndsay. Tu sais, chez nous aussi il y a des voyous ! Oh ! Rien que la nuit dernière, il y a un groupe de jeunes qui ont mit le feu à la poubelle en bas !

Pour calmer son étouffement qu’il essayait de retenir, Clyde bu discrètement quelques gorgées de coca avant de répondre à Madame Chang, sa voix était encore un peu étranglée.

- Oui… Tout à fait … Charmante. M’enfin oui, si elle n’a rien d’autre à faire cette après midi, pourquoi pas ? Sortir un peu pour visiter ça ne fait de mal à personne.


- Mais oui mais oui ! Et puis toi ça te détendra avant ce soir ! Ça fait longtemps que je n’ai pas vu une fille avec toi ! Tu sais, la voisine du second avait fini par croire que tu étais… enfin tu sais… Gay.

Clyde vira au rouge pivoine, manquant de peu de recracher le Coca qu’il était en train de boire.

- Hum… C’est que je n’ai pas vraiment le temps pour c’est chose là pour le moment. Entre les cours et le théâtre. Et puis depuis qu’elle a vu mes cheveux elle est sûre que je suis gay alors bon… Elle va croire quoi quand elle verra Lyndsay ? Qu’elle vient de Mars ou qu’elle est une Yankee ?

Il commença à rire doucement, les vieilles femmes du quartier n’avaient rien d’autre à faire qu’à épier les jeunes sans cesse et ça l’agaçait assez. Pour cette raison, Clyde venait le moins possible chez lui et s’assurait que tout soit complètement fermé lorsqu’il était chez lui. Seules les fenêtres donnant sur le paysage étaient ouvertes pour laisser la lumière du jour ou celle de la nuit entrer chez lui.


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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Ven 28 Oct - 0:19

Lyndsay vidait son verre à petites gorgées, se délectant de l'agréable sensation offerte par le pétillement des bulles sur sa langue. Le déménagement de la veille ainsi que sa balade matinale lui avaient ouvert l'appétit, aussi la jeune femme croqua dans un cookie pour tromper sa faim naissante, peu désireuse qu'un gargouillement se fasse entendre dans les instants à venir. Lyndsay se pourlécha les lèvres pour en retirer toute trace de biscuit et leva des yeux attentifs sur Clyde quand il commença à formuler sa réponse. Elle ne put réprimer un sourire en l'entendant dire qu'il tenait ses origines américaines de son père et ses racines japonaises de sa mère. Cela leur faisait un nouveau point commun. Décidément ... Leaf ne manqua pas non plus de noter que son interlocuteur était lui aussi l'aîné de sa famille. La jeune femme sourit en pensant à Yûki, son petit frère adoré, qui résidait également à Konoha mais dans un quartier plus éloigné. Clyde marqua une pause, durant laquelle il se resservit en soda et proposa la même chose à son invitée. Cette dernière hocha affirmativement la tête et plongea les lèvres dans sa boisson, les yeux braqués sur le jeune homme quand ce dernier reprit son récit. Ainsi, il avait grandi à New York ... Sa ville natale, San Francisco, se situait totalement à l'opposé. Qu'importe, on ne pouvait pas avoir des traits communs partout. Son sourire s'agrandit encore quand Clyde précisa qu'il était professeur d'arts à l'université de la ville. Cela faisait donc d'elle son homologue féminin, en milieu lycéen toutefois. Puis le mot comédien attira son oreille, et Leaf posa sur le jeune homme un regard admiratif. Le théâtre était une chose qu'elle avait toujours estimée. À l'instar de la cuisine, c'était un art qui changeait au fil des frontières, le rendant doublement passionnant. Lyndsay se pourlécha les lèvres - léger tic chez elle - avant de répondre à Clyde qui lui avait retourné sa question.

- Eh bien, c'est justement ça qui me faisait sourire : je suis moi aussi professeur d'arts ! Pas à l'université en revanche, au lycée de Konoha. J'ai fait des études artistiques, tout comme toi. Diplômée, je me suis mise à chercher un emploi, puis j'ai appris que Konoha Gakuen recherchait un professeur d'arts et de dessin. Alors j'ai répondu présente, j'ai fait mes preuves, et voilà. J'ai -

Un coup de sonnette l'interrompit. Clyde posa son verre et lui fit signe de poursuivre avant de se diriger vers la porte.

- J'ai donc déménagé à Konoha pour être plus proche du travail. Autrement, je vivais à Kyôto avec ma famille.

Lyndsay acheva sa phrase promptement, curieuse de voir qui venait de sonner. Elle regrettait quelque peu que cette visite impromptue l'ai interrompue, elle aurait aimé parler plus d'elle et de sa famille à Clyde qui n'avait pas hésité à la renseigner sur ce sujet. La porte s'ouvrit finalement sur madame Chang, les bras chargés de plats de toutes sortes. Lyndsay ne put réprimer un sourire à la vue de cette adorable vieille dame qui prenait visiblement très à cœur le bien-être de chaque résident de l'immeuble. Clyde la débarrassa de son chargement et Lyndsay se leva pour la saluer. Quand tous les plats furent déposés sur le comptoir, le jeune homme présenta affectueusement madame Chang à Lyndsay. Sa deuxième mère, hein ? Pas étonnant si elle lui apportait autant de nourriture aussi souvent, pensa-t-elle, amusée. La jeune femme émis un petit rire quand Clyde, avec une pointe d'humour, l'invita à déjeuner en compagnie de madame Chang. Toutes deux acceptèrent et s'installèrent sur le canapé pour discuter pendant que leur hôte installait les couverts et déballait les plats apportés par sa voisine. La vieille femme, souriante, abreuva Lyndsay de questions, désireuse de savoir si son emménagement s'était bien passé, si elle ne manquait de rien, ce qu'elle faisait dans la vie, où résidait sa famille, etc. Puis Clyde les invita à prendre place à table, avec une grâce de majordome feinte qui fit sourire Lyndsay. Tous trois se penchèrent sur leur assiette, profitant de la musique tout en dégustant leurs nouilles. Le silence s'était à peine installé que madame Chang, visiblement très bavarde, se tourna vers Clyde et l'apostropha :

- Alors ?! Qu’est ce que je t’avais dit ! Elle est charmante n’est ce pas ?! Tu vas lui faire visiter Konoha hein ?! Faudrait pas qu’elle se perde …

Lyndsay adressa un signe de tête à la vieille femme pour la remercier de son compliment, pendant que cette dernière reprenait déjà, lui parlant des voyous qui traînaient autour de l'immeuble. Leaf lui répondit par un hochement de tête approbateur accompagné d'un sourire gêné. Si l'adorable vieille dame savait qu'il y a moins de dix ans, c'était elle qui mettait le feu aux poubelles, voire pire ... Une réaction adolescente stupide, se disait-elle toujours en repensant à cette époque. Lorsque Lyndsay a apprit que son père battait sa mère, elle en a été si désemparée qu'elle a noyé son désarroi et sa colère dans la violence. Pas aussi dangereuse et irascible que les véritables yankees, elle n'en était pas moins agressive et belliqueuse, prête à coller son poing dans la figure du premier qui l'importunait. Et comme être violent avec autrui se paye toujours, il lui arrivait bien souvent de subir des représailles de la part de telle ou telle bande de voyous, ce qui expliquait qu'elle était constamment couverte de pansements. La voix de Clyde la fit sortir de ses pensées, et elle tourna vers lui un regard légèrement inquiet en le voyant réprimer une quinte de toux. La jeune femme acquiesça d'un sourire, confirmant d'un signe de tête qu'elle était effectivement libre cet après-midi pour une visite de Konoha. Et madame Chang continuait, imperturbable, apparemment inconsciente de n'avoir aucun tact, ce qui fit sourire discrètement Leaf en voyant son hôte rougir lorsque la vieille femme lui fit part des incertitudes du voisinage quant à son orientation sexuelle.

- Hum … C’est que je n’ai pas vraiment le temps pour ces choses-là pour le moment. Entre les cours et le théâtre. Et puis depuis qu’elle a vu mes cheveux elle est sûre que je suis gay alors bon … Elle va croire quoi quand elle verra Lyndsay ? Qu’elle vient de Mars ou qu’elle est une Yankee ?

Lyndsay éclata de rire, retenant de peu le « tu ne crois pas si bien dire ! » qui lui brûlait les lèvres. Elle coinça une crevette entre ses baguettes qu'elle mastiqua avant de demander innocemment :

- Vous avez dit tout à l'heure que de me faire visiter la ville le détendra avant ce soir, commença-t-elle à l'adresse de madame Chang, mais que ce passe-t-il de si spécial ce soir ? finit-elle en fixant Clyde.

L'intéressé n'eut pas le temps de répondre, car une petite mélodie l'interrompit. Une seconde d'incompréhension générale flotta avant que Lyndsay ne s'écrie :

- Ah, c'est mon portable ! Excusez-moi ! dit-elle en se levant pour aller recevoir l'appel dans la cuisine, afin de ne pas déranger Clyde et madame Chang.

La jeune femme se posta près de la fenêtre et décrocha. Il s'agissait de son frère, qui lui passait un coup de fil pendant sa pause déjeuner au commissariat afin de savoir si l'emménagement s'était bien passé, si le voisinage était agréable, et si tout allait bien pour elle au lycée. Lyndsay lui assura que tout se passait pour le mieux et le quitta rapidement, histoire de lui laisser le temps de déjeuner et de ne pas paraître impolie envers ses deux voisins en faisant durer la conversation. Elle se rassit et leur adressa un petit sourire d'excuses :

- Voilà, je suis désolée ! Alors, que disions-nous ?
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Ven 28 Oct - 23:56



S'il avait su plutôt que manger avec Madame Chang en présence de sa voisine était si stressant et dangereux pour sa santé, Clyde aurait probablement revu son invitation. La vieille voisine avait comme qui dirait un peu trop parlée et maintenant voilà que la petite américaine était curieuse et voulait savoir. Deux choix lui venaient alors en tête, zapper la question et changer de sujet comme ci de rien n'était au risque qu'elles le prennent mal ou bien lui dire qu'il jouerait ce soir et qu'il était assez tendu car c'était la première fois que sa troupe et lui allait jouer ici. Il n'était pas très décidait à parler et Madame Chang avec son grand sourire ridé lui donnait encore plus de stress car il avait l'impression que s'il ne le disait pas, elle le ferait à sa place. Avec le temps, les personnes âgés perdent cette notion de tact et se presse pour un rien et s'impatiente bien vite. Tout en essayant de finir son entrée, cherchant un potentiel autre sujet qui ferait oublier à Madame Chang qu'il y avait mieux à s'occuper que sa vie priver... Mais hélas rien ne lui vint en tête et des sueurs froides commençaient à couler sur la nuque du jeune artiste. Il avait la désagréable impression de présenter à sa mère une future belle fille lors d'un repas. Il respira profondément à cette idée qui le terrifiait déjà, les filles avaient toujours le chic pour mettre les hommes mal à l'aise et les mettre au pied du mur.

Par chance, une miraculeuse mélodie fit que la jeune femme du se retirer à côté pour pouvoir prendre un appel. Soulagé, Clyde souffla toute l'air qu'il avait stocké jusqu'à là et avec un sourire aux lèvres, la regarda quitter la table. Alors qu'il pensait que son heure de mort avait reculé, Madame Chang lui donna un bon coup de coude dans les côtes et notre petit trompettiste cru qu'il allait s'étouffer une nouvelle fois avec son verre. Une conversation à voix base comment ça alors à se faire et lorsque la jeune femme poser son regard sur eux, Clyde et Madame Chang lui firent de grands sourires en prenant un air tout à fait naturel. Hors, la vieille voisine n'arrêtait pas de le questionner sur le temps immense qu'il prenait pour inviter la jeune fille au théâtre ce soir. Le pauvre Clyde avait beau se justifier en disant que peut être ceci ne l’intéresserait pas, qu'elle avait sûrement mieux à faire et qu'il n'avait pas envie de lui en parler maintenant, mais la vieille Chang insistait tellement, le menaçant de son index que s'il ne le faisait pas maintenant il gâcherait probablement sa dernière chance d'oublier Vanessa. Clyde soupira, avait elle véritablement besoin de mettre Vanessa sur le tapie une nouvelle fois ? Clyde détestait qu'on lui parle encore d'elle, après les coups qu'il avait reçu pour elle et les faux espoirs qu'elle lui fit de nombreuses fois... Il l'avait encore en travers de la gorge et pourtant il tombait encore dans ses pièges lorsqu'elle jouait avec lui. Tout en serrant ses dents et contractant sa mâchoire, il finit cul-sec son verre et regarda ailleurs tout en écoutant Madame Chang lui rappeler les mauvais coups de son ex.

Peu à peu il semblait ne plus du tout écouter la petite grand mère qui lui parlait à voix basse. Ses yeux s'étaient alors posé sur Lyndsay. Est-il si perdu pour que Madame Chang lui demande de passer à autre chose avec la première fille qui venait dans son champ de vision ? Elle était bien gentille mais Clyde n'était pas si superficiel et ne pouvait pas s'attacher si rapidement à quelqu'un surtout lorsqu'il était encore éprit pour son ex... Il refusait que tout soit perdu et pourtant il devait bien avouer qu'au fond il en avait plus qu'assez de ressembler à un bon petit toutou devant elle. Il fut un temps où elle n'était absolument pas ainsi et Clyde espérait qu'elle redevienne la gentille et douce jeune femme qu'elle avait été. Nouveau soupire s'échappa alors de sa bouche. Et s'il invitait Lyndsay, qu'allait dire Vanessa ? Car celle ci jouait après tout elle aussi dans la troupe … C'était ça le problème, il la connaissait bien et une fois jalouse elle était une véritable furie. Dans un second cas, elle pouvait aussi l'oublier ou plutôt l'ignorer... Mais dans ce cas là, Clyde n’apprécierait pas du tout. Mais dans le meilleur des cas, c'est vrai qu'il aimerait bien que sa nouvelle voisine soit là et que effectivement cela pouvait être super que la demoiselle soit en sa compagnie dans les coulisses pour fêter leur première pièce ici. A chaque réussite ils s'étaient jurés de faite ça dignement en coulisses en petit comité avant de fêter ça en ville. Peut être même accepterait elle de jouer au moins un petit rôle dans leur prochaine pièce ? Tant de choses étaient si tentant... Elle n'avait pas l'air d'une fille méchante puisqu'elle lui avait apporté des cookies quand même et puis elle était américaine c'était un très bon point si on finissait par parler de ceci de manière humoristique.

- Nous disions que notre petit Clydounet était tendu en ce moment. C'est qu'il a beaucoup de travaille ! Il n'a pas le temps de faire à manger ou parfois même de manger... Une fois il nous a fait une chute dans les escaliers ! Qu'est ce qu'on avait eu peur ce jour là ! Alors maintenant, quand j'ai le temps, je lui fais un petit quelques choses à manger.

Les yeux de la petite vieille se plissait et son sourire s'agrandit en même temps qu'elle frottait la tête de Clyde. Le jeune homme lui lança un petit regard noir mais en même temps pas si méchant que ça puisqu'il avait un petit sourire en coin et laissa sa langue claquer contre son palais. Gentiment il prit la main de la petite vieille et la serra légèrement avant de reporter son regard d'azur sur la jeune femme.

- Non, pas ça... Nous parlions de ma représentation de ce soir. C'est ce soir que je joue au théâtre de Konoha à guichet fermé. Une grande première.

Un petit silence s'installa et Clyde lâcha la main de Madame Chang pour pouvoir continuer à manger. Quant à elle, elle avait une petite moue boudeuse à l'égard du jeune homme et pour se venger décida de confier à la jeune fille.

- Oui ! Et il m'a proposé d'aller avec lui, mais j'ai du refuser car j'ai autre chose de prévu ce soir là. Mais je suis sûre que vous serez ravis de prendre ma place n'est ce pas ? Et puis il faut une jolie femme à ses côtés sinon mon pauvre petit va nous revenir en petits morceaux avec ses harpies !

Clyde fronça les sourcils en regardant Madame Chang. Une véritable mule ! Elle ne le laisserait pas choisir. Comprenant qu'il n'aurait pas le dernier mot avec elle, il préféra se ranger de son côté et donc inviter indirectement Lyndsay.

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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Mer 2 Nov - 1:57

Pendant que madame Chang, avec un enthousiasme débordant, rappelait à Lyndsay le sujet dont ils discutaient avant que son téléphone ne sonne, cette dernière fixait la vieille d'un air vaguement méfiant. Un coup d’œil d'une fraction de seconde, pendant son appel, lui avait permis de la voir chuchoter quelque chose à Clyde. Elle n'en avait pas vu davantage, car un geste de celui-ci lui avait fait retourner la tête, de peur qu'il se retournât et la surprît. Quelques minutes plus tard, elle avait de nouveau pivoté la tête, titillée par la curiosité que lui inspiraient ces messes basses. Mais sa tentative fut surprise par madame Chang qui cessa de parler pour lui adresser un grand sourire ingénu, et Lyndsay était retournée à sa conversation, l'air de rien. La jeune femme observait d'ailleurs leur vieille voisine frotter affectueusement la tête de Clyde tout en parlant, et eut alors la certitude que ses grands yeux innocents, son sourire candide et son entrain démesuré ne lui disaient rien qui vaille. Pas que l'adorable vieille dame semblait sournoise, non ; mais elle paraissait du genre à manipuler légèrement les évènements afin que ceux-ci tournent selon son bon vouloir.
Son assiette vidée, Lyndsay posa les coudes sur la table, joignit les mains et y posa son menton avant de lever les yeux sur Clyde qui s'adressait à elle, corrigeant madame Chang tout en prenant sa petite main ridée avec affection.

- Non, pas ça... Nous parlions de ma représentation de ce soir. C'est ce soir que je joue au théâtre de Konoha à guichet fermé. Une grande première.

Lyndsay en ouvrit des yeux ronds de surprise et ses lèvres s’étirèrent en un petit sourire ravi sans qu'elle ne put s'en empêcher.

- Oh ! s'exclama-t-elle allègrement. C'est vrai, ce soir ? C'est dommage que ce soit à guichet fermé, je serais bien venue te voir ! Et ne t'en fais pas, ajouta-t-elle en se souvenant des propos de leur vieille voisine lui disant que Clyde était tendu en ce moment, je suis sûre que tout se passera bien !

La jeune femme ne pouvait s'empêcher de sourire, habitée d'une sorte de béatitude provoquée par son adoration du théâtre. Elle adorait bien sûr l'Art - avec un A majuscule - sous toutes ses formes, mais ceux qui mettaient en avant le corps d'une personne en lui-même, comme le pantomime - la danse -, les arts de la scène ou le cinéma, avaient une petite place au-dessus des autres dans son cœur. Sa félicité fut d'ailleurs quelque peu entachée par la déception d'apprendre trop tard que Clyde et sa troupe jouaient ce soir. La fréquence de ses sorties théâtre diminuait en ce moment à cause de son travail et plus récemment de son déménagement, et elle mentirait si elle disait que les fauteuils de velours rouge ne lui manquaient pas. Et puis, au fond, elle était aussi très curieuse de voir Clyde sur scène et de découvrir les membres de la troupe avec qui il travaillait.

- Oui ! Et il m'a proposé d'aller avec lui, mais j'ai dû refuser car j'ai autre chose de prévu ce soir là. Mais je suis sûre que vous serez ravie de prendre ma place n'est-ce pas ? Et puis il faut une jolie femme à ses côtés sinon mon pauvre petit va nous revenir en petits morceaux avec ses harpies !

Le visage de Lyndsay s'éclaira d'un énorme sourire radieux à la proposition de madame Chang. Elle avait déjà oublié depuis quelques instants les soupçons qu'elle nourrissait pour la vieille femme, tant elle était heureuse du cadeau que lui faisait leur vieille voisine. Elle allait pouvoir aller au théâtre ! Là, le soir même ! Et voir Clyde à l’œuvre sur scène !

- Merci, merci ! répéta-t-elle en prenant les mains de la vieille dame, éperdue de joie. Si vous saviez comme j'adore aller au théâtre ! J'étais vraiment déçue d'apprendre trop tard pour la représentation de ce soir, et vous ... Vous m'offrez votre place ! Merci beaucoup !

Lyndsay rayonnait littéralement de joie, à la manière d'une enfant à qui l'on vient d'accorder un jouet très convoité. Elle se tourna soudain vers Clyde, consciente d'avoir été emportée par son ravissement :

- Enfin ... J'espère que ça ne te dérange pas que je vienne à la place de madame Chang, fit-elle en portant la main à sa nuque, légèrement honteuse de son brusque sursaut d'euphorie. J'ai un peu éclaté de joie ... poursuivit-elle avec un sourire gêné. Et pardon d'être curieuse, mais ... "harpies" ? Tu es courtisé de tous les côtés ? ajouta-t-elle avec un petit rire.
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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Dim 13 Nov - 18:18




Clyde fut surprit de la voir d’un coup si pétillante et si émerveillée en entendant le mot « théâtre ». Elle aimait, il n’y avait aucun doute là-dessus à moins qu’elle jouait les grandes hypocrites, chose que Clyde n’arrivait pas à imaginer venant d’elle-même s’il venait juste de la rencontrer. Elle n’avait pas l’air de l’une de ces filles superficielles qui aiment que ce qui brillent et vaux chères. Il était de nature à penser qu’elle était plutôt plus réaliste que ça. Au fond, ceci lui fit plaisir qu’elle eu ce genre de réaction, il avait l’impression d’avoir près de lui, une adolescente et sa mère lui confiant une place pour le concert de ses rêves. Tout en se raclant la gorge, Clyde restait discret. C’était là sa nature première, il parlait peu et en compagnie de Madame Chang il était encore plus difficile de lui parler puisqu’elle prenait généralement la parole à sa place. D’un sourire amusé et entendu, il fut donc ravi que Lyndsay accepte l’invitation de Madame Chang même s’il aurait préféré lui demander lui-même, plus tard, probablement. Terminant tranquillement son repas, il laissait donc les deux femmes discuter de sa vie comme s’il était presque absent à cette table. Il s’autorisait de temps en temps quelques rires discrets lorsqu’il écoutait Madame Chang décrire les anciennes conquêtes du jeune homme ou bien encore quelques autres détails que Lyndsay n’aurait probablement jamais découverte toute seule. Malgré tant de racontars et anecdotes sur sa vie, Clyde restait dans un mystère épais du fait de son mutisme. Lyndsay pouvait connaitre quelques banalités et ragots de bonnes femmes, cela ne l’aiderait pas à mieux connaitre le jeune homme qui mangeait en face d’elle. Elle pouvait juste en tirer de brèves conclusions, qu’il avait peu de temps, qu’il séduisait de jeunes femmes et qu’il s’occupait pendant son temps libre d’une troupe de théâtre.

Comme tous comédiens, Clyde avait ses fans même s’il était encore très peu connu du publique. En général c’était des jeunes filles qu’il avait comme élève où qu’il aurait si celles-ci décidaient de prendre le chemin des arts. Ceci ne gênait pas vraiment le jeune homme et cela le faisait rire la plus part du temps car souvent sur scène il jouait le rôle du méchant, du philosophe ou du chevalier distant et mélancolique. Alors il voyait en ces jeunes adolescentes plus le reflet du grand cavalier noir et ténébreux qui fait baver les jeunes filles de cet âge, plutôt que son propre reflet d’un homme stressé, passionné qui vivait à cent à l’heure jusqu’à ce qu’il rentre chez lui pour retrouver une atmosphère calme et parfois presque aussi froide et aussi vide que sa vie. Elles aimaient l’acteur, pas le jeune homme calme et réfléchit qu’il était réellement. Il est vrai que son côté artiste ressortait énormément et passait facilement au dessus de la personne qu’il était véritablement. Et c’était probablement pour cette raison que Clyde se refusait maintenant une quelconque vie de concubinage, de crainte de tomber une fois de plus sur une femme qui préférait l’artiste à l’homme qu’il était. Il n’avait pas envie de jouer un rôle toute sa vie. Il voulait séparer ou du moins changer de masque. L’un pour les cours, celui du prof passionné par son métier. Un autre pour l’artiste qu’il est, ce musicien et grand peintre qu’il pouvait être lorsque son âme s’emballait. Et enfin, le dernier de ses masques, celui de l’homme qu’il était lorsqu’il se voulait simple. Ce dernier masque n’en était plus vraiment un car depuis un moment déjà, ce visage ne se découvrait que lorsqu’il était seul. Egoïstement, ou probablement par crainte, il avait fermait cette partie de lui aux jeunes femmes trop curieuses qui n’avaient rien comprises à son art de vivre.

- Madame Chang appelle les harpies, les jeunes femmes qui viennent dans ma loge après le spectacle pour me demander quelques conseils ou juste pour me dire qu’elles ont aimées ma représentation. Des jeunes filles tout à fait charmantes qui n’ont pas besoin qu’on les nomme ainsi, n’est ce pas ?
- Oh… ça reste encore à voir mon mignon. Tu es bien trop gentil avec elles. Elles gloussent, te tirent dans tout les sens, cries et hurles … La dernière fois, j’ai bien cru que j’allais te ramasser en petit morceau.
- Mais non… Il m’en faudrait bien plus pour ça. Elles sont juste un peu jeune et un peu sur leur petit nuage. Je suis sûr qu’en temps normal elles sont tout à fait saines d’esprit.
- Et bien pas moi ! Et si tu t’avises d’en ramener qu’une seule dans mon immeuble… Oooh … tu verras se qu’il va t’arriver ! De véritables folles !
- Je n’en ramènerais jamais, elles ont l’âge d’être mes élèves. Alors je ne me vois vraiment pas en faire entrer une ici… Sur ce, du café Lyndsay ?


Tout en débarrassant la table, Clyde riait doucement aux propos que Madame Chang continuait à tenir dans son dos. Elle n’aimait véritablement pas ses jeunes filles coureuses de pantalon comme elle les appelait. Elle racontait alors à Lyndsay la manière dont elle était outrée que les jeunes filles se comportent ainsi car à son époque, ses amies et elle ne s’étaient jamais comportées ainsi devant des hommes. Lorsqu’elle eu fini de faire connaitre son mécontentement sur les jeunes filles de ces temps nouveaux, elle quitta la table, embrassa Lyndsay puis Clyde. Annonçant qu’elle ne resterait pas pour la fin du repas car elle devait encore faire quelques affaires avant d’aller jouer au mah-jong avec ses amies. Clyde ne la retint pas d’avantage et alla même l’accompagner jusqu’à la porte lui souhaitant de passer un bon moment avec ses copines de son âge. Avec un sourire satisfait il retourna à la salle à manger prenant au passage la télécommande de sa chaîne hi-fi pour mettre en route le cd de coldplay qu’il avait laissé la veille de dans. Puis il retourna derrière le comptoir pour préparer le café. Une petite créature qui émergeait de son sommeil n’était pas très heureuse de sentir la présence d’une inconnue dans la demeure de son maître et d’elle en revanche. De sa démarche féline, elle vint se blottir dans les jambes de Clyde avant de se rendre véritablement compte de la présence de Lyndsay. En mode chasseuse, elle avança doucement, le ventre presque collé au sol, prête à lui bondir dessus. Elle attendit ainsi un instant avant de finalement bondir et s’agripper à l’aide de ses petites griffes dans le dos de la jeune fille. Prenant conscience des agissements de sa jeune chatte, Clyde alla ôter Miss Tick du dos de sa voisine et donna une petite tape à l’animal qui alla directement se cacher sous le canapé.

- Outch ! Navré, j’aurais du y penser plus tôt. Miss Tick n’aime pas vraiment les étrangers et avec la venue de Madame Chang j’ai complètement oublié de te présenter cette Chipie. Ca va aller ? Elle n’a pas trop… Plantée... ses griffes ?



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MessageSujet: Re: ► Ravissante connaissance.    Lun 6 Fév - 1:34

Lyndsay mit la main devant sa bouche juste à temps pour stopper un éclat de rire provoqué par la manie de madame Chang, dont elle avait curieusement déjà pris l'habitude, de contredire aussi souvent que possible et d'exposer son avis sans aucune gêne. La jeune femme, tout sourire, écouta donc madame Chang exposer son opinion peu élevée vis-à-vis des jeunes femmes qui adulaient son protégé, et voir ce dernier prendre leur défense semblait lui hérisser le poil. Lyndsay la regardait silencieusement arguer avec énergie, et songeait, amusée, que sa vie ne risquait pas d'être triste aux côtés de cette petite mamie dynamique et pétillante.
La proposition de Clyde la ramena sur terre, et ce fut de bonne grâce qu'elle hocha la tête pour accepter :

- Volontiers !

Quand il se leva pour desservir, madame Chang en profita pour poursuivre sur le sujet des « harpies » dont elle désapprouvait le comportement, tandis que Leaf l'écoutait vitupérer avec amusement. Toutefois, quand la vieille dame commença à parler des hommes, autant ceux de son époque que d'aujourd'hui, Lyndsay ne l'écouta plus que d'une oreille, plongée dans ses pensées. Ah, la gent masculine ... Un sujet qui la rendait bien nostalgique, car autant qu'elle puisse s'en souvenir, Lyndsay n'avait jamais été chanceuse avec les hommes. Les histoires plus ou moins durables s'étaient succédées, finissant par lui enlever le goût de chercher celui qui saurait lui plaire, qui saurait la faire rire, qui saurait la faire se sentir belle, et qui saurait surtout la dompter, elle, Lyndsay la fantasque, l'exubérante, l'ingérable. Mais chacune de ses tentatives s’étaient soldées par un échec plus ou moins amer, ce qui entamait petit à petit son énergie vis-à-vis des hommes. Et sa mère qui n'avait de cesse de lui répéter qu'il fallait qu'elle s'active, qu'elle venait d'avoir vingt-cinq ans, l'âge « raisonnable » du mariage au Japon ... Pourtant, Lyndsay n'y était pour rien. Les deux seuls hommes auxquels elle avait réellement tenu - et dont l'évocation lui pinçait le coeur bien qu'elle ne veuille pas l'admettre - étaient son petit ami à l’université, qui l'avait trompée avec une autre fille, et Kakashi Hatake, avec qui elle était restée trois ans et qui était brutalement sorti de sa vie en disparaissant un beau matin sans plus jamais donner de nouvelles. Mais Leaf l'avait revu il y avait peu, au lycée, et ces retrouvailles plutôt amères l'avaient ébranlée davantage qu'elle ne l'aurait imaginé. En réalité, elle ne savait plus vraiment où elle en était ; son cœur balançait : pardon ou rancune ?
Le raclement de chaise provoqué par madame Chang, qui se levait afin de prendre congé, la sortit de sa torpeur. Lyndsay lui adressa un grand sourire ainsi qu'un signe de main amical avant que la vieille dame n'embrasse Clyde, qui lui tenait la porte, et ne quitte l'appartement sur une dernière recommandation au jeune homme sur sa santé. Lyndsay, repue, posa les coudes sur la table et croisa les doigts avant d'y déposer son menton. Quelques notes de Talk de Coldplay, une de ses chansons favorites, lui parvinrent. La jeune femme dû presque se faire violence pour ne pas fredonner les paroles qu'elle connaissait par cœur, et se contenta de sourire une énième fois. Décidément ... La découverte de tant de points communs entre elle et Clyde en un peu plus d'une heure semblait finir par ne plus relever du naturel ! En se faisant ces réflexions, Lyndsay sentit soudain un poids sauter sur son dos et des aiguilles lui traverser la peau. Elle se redressa et laissa échapper un petit cri, avant de comprendre qu'il s'agissait d'un chat lorsque Clyde ôta sa féline amie de son dos en s'excusant.

- Outch ! Navré, j’aurais dû y penser plus tôt. Miss Tick n’aime pas vraiment les étrangers et avec la venue de Madame Chang j’ai complètement oublié de te présenter cette chipie. Ça va aller ? Elle n’a pas trop … planté ... ses griffes ?

En effet, Leaf sentait sur son dos dix petits points qui la démangeaient vaguement, mais rien de plus. Elle eut geste rassurant :

- Non non, ne t'inquiète pas ; ce n'est rien. J'en ai vu d'autres, tu sais !

La jeune femme fixa Miss Tick avec amusement, et celle-ci se contenta de plisser les yeux avant de s'éloigner de sa démarche gracieuse. Leaf se rassit et, lorgnant la cafetière qui semblait en avoir bientôt terminé, lança avec entrain :

- Bon et pour cette visite de la ville, où pensais-tu m'emmener ? Enfin si tu es bien d'accord, poursuivit-elle en souriant, parce que j'ai l'impression que madame Chang t'a un peu forcé, alors je n'aimerais pas t'y obliger si tu préfères prendre du repos avant ce soir !
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